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Spécialistes du sommeil de bébé : késako et 10 témoignages de mamans

Lorsqu’il est question de sommeil, on entend beaucoup de choses inexactes. Ou plutôt, on entend peu de choses exactes !! Par ailleurs, le sommeil étant nécessaire à l’être humain, les parents font une obsession du sommeil de leurs bébés. Cette désinformation couplée à cette obsession relayée par de nombreux professionnels de santé ont fait naître une nouvelle catégorie de professionnels : les spécialistes ou experts du sommeil.

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Qui est ce spécialiste ou expert du sommeil ? 

Ce sont pour la plupart (et j’écris bien « la plupart », il y a tout de même quelques exceptions) des personnes qui n’ont pas de formation médicale, qui ne sont ni professeur, ni universitaire ni chercheur, mais qui se targuent de disposer d’une formation en sommeil, le plus souvent américaine, du type Sleep Sense Program (nous y reviendrons plus bas).

Nous sommes donc dans la commercialisation de services liés au sommeil de nos enfants.

Il est certain qu’expliquer aux parents les bases du sommeil de l’enfant (pour un article sur le sujet, c’est ici) et conclure par « votre enfant se réveille, c’est normal et même sain », ce n’est pas très vendeur !

Alors voyons de plus près ce que proposent ces spécialistes du sommeil.

Commençons par le programme Sleep Sense car c’est la formation dont se prévalent la plupart des « spécialistes » en France.

A la lecture du programme, j’ai l’impression de lire une campagne Slim Fast ou Weight Watchers… On y retrouve tout le panier « succès story garantie » des campagnes commerciales américaines : des slogans accrocheurs, des phrases empathiques (« J’AI vécu la même chose, JE me souviens », etc),

« Looking for a new career? Why not become a Certified Sleep Sense Consultant!? I’ve got one spot left for the May training. » , sur le site de Sleep Sense.

Le site ne dit pas grand chose sur le contenu du programme. On comprend qu’il y a un accompagnement personnalisé (plan de sommeil personnalisé) et un changement des habitudes de sommeil à opérer. En revanche, on nous garantit son succès !

Si on ne trouve rien sur le contenu, on retrouve une bonne dose de phrases anxiogènes :

A good night’s sleep is vital for everyone… but it’s especially important for babies and children because of the rapid pace of brain development during those first few years. And the effects of children NOT getting enough sleep are pretty alarming! Here are just a few of the findings that have been recently published:

  • Children who don’t sleep well have lower IQs than children who do. (Sleep Medicine. 2010 March 11)
  • Children who get less than 10.5 hours of sleep per night are significantly more likely to be obese. (Pediatrics. 2010 February 8)
  • Boys who don’t sleep well are at a significantly higher risk for hyperactivity. (Pediatrics. 2009 November 1)
  • Children who sleep less than 11 hours per night score lower on all kinds of school tests, including math and literacy. (SLEEP Abstract #0040 San Antonio, 2010.)
  • Babies who don’t sleep well at night consistently perform worse on tests designed to assess memory, emotional control, and organization. (Child Development. Nov/Dec 2010.)

En résumé, votre enfant qui ne dort pas (d’ailleurs il n’y a aucune distinction entre l’enfant qui se réveille régulièrement mais qui se rendort aussitôt et l’enfant qui ne dort pas) est voué à devenir stupide, obèse, hyperactif, associal. Tout un programme ! 

Sur la question des pleurs, les spécialistes Sleep Sense ont tous la même réponse :

« Lorsqu’un enfant pleure, c’est un moyen pour lui de protester, et on ne va pas se mentir, changer les habitudes de sommeil d’un enfant a de fortes chances de ne pas lui plaire et ainsi de l’amener à protester. C’est pour cela que je réponds toujours de manière honnête aux parents : il y a des chances pour que votre enfant proteste à un moment ou à un autre. Mais je voudrais être sûre que vous compreniez bien que je ne vous demanderai jamais de laisser votre enfant pleurer tout seul dans sa chambre et de ne pas répondre à ses pleurs. La raison pour laquelle mon accompagnement offre des résultats si spectaculaires est que je reste à votre écoute, et à l’écoute de votre enfant. »

Moi ce que je retiens de cette phrase c’est le « laisser votre enfant pleurer tout seul dans sa chambre » qui laisse entendre que l’enfant pleurera mais que vous ne serez pas loin. Il ne s’agit donc pas d’une méthode exempte de pleurs.

Les pleurs ne sont pas qu’un signe de protestation (bien qu’ils peuvent l’être évidemment), ils sont avant tout LE SEUL moyen de communication d’un bébé. C’est le seul moyen pour un enfant qui ne parle pas de manifester qu’il a chaud, froid, qu’il aimerait être changé, qu’il a mal, qu’il est fatigué, qu’il a peur, qu’il veut un câlin et j’en passe. Alors limiter les pleurs à de la protestation est tellement réducteur. C’est bien pour cela que les méthodes de contrôle du sommeil de nos enfants sont si néfastes, elles partent du postulat que les pleurs sont synonymes de protestation. Avec un enfant qui parle, je veux bien. Lorsque nous avons procédé au sevrage nocturne de Bébé Nova, à ses 26 mois, elle pleurait mais me criait « je veux téter », « je ne veux pas dormir », etc. Elle était en mesure de verbaliser et j’étais en mesure de m’assurer que ses pleurs n’étaient pas des pleurs de détresse ou d’incompréhension.

Mais un nourrisson de quelques mois ? un bébé de 1 an ? Lui ne pleure pas par protestation…Il ne sait même pas ce qu’est une habitude. Son corps et son cerveau ne résonnent que par besoins primaires et besoins de contact.

Je suis donc réellement perplexe sur le recours à un expert du sommeil avant un certain âge.

Et quand je lis sur la page d’une « spécialiste du sommeil » française ce qui suit, je ne peux m’empêcher d’appeler ces personnes des marchands de sommeil :

« De nombreux enfants n’apprennent à dormir que tardivement et les études cliniques montrent que le déficit de sommeil est un problème répandu. C’est parce que de bonnes habitudes de sommeil assurent une bonne santé et rendent les enfants heureux, curieux, énergiques et désireux d’apprendre qu’il est essentiel de les acquérir dès le plus jeune âge. »

Lorsqu’on s’informe sur l’état de la recherche médicale liée au sommeil et sur les neurosciences, on apprend que le sommeil est un processus évolutif, une acquisition liée à la maturation de notre système cérébral. Il ne s’agit en aucun cas d’un apprentissage. Ensuite, parler de déficit du sommeil, alors que 90% des parents qui consultent sa page sont certainement de jeunes parents désemparés, est complètement anxiogène et incorrect : un nourrisson qui se réveille ne souffre d’aucun trouble du sommeil (si le sujet des « vrais » troubles du sommeil vous intéresse, c’est par ici); ses réveils sont normaux et signes de bonne santé. Mettre dans la tête de parents que réveil = trouble du sommeil est à mon sens grave.

Sur un autre site de « spécialiste du sommeil », on peut lire ce qui suit :

« Pour ce faire, les bébés doivent développer leur propre stratégie interne plutôt que de s’appuyer sur une aide extérieure comme le sein de la maman, la succion, le mouvement de la poussette, le bruit de la voiture, le bercement, etc. Environ 20% des bébés trouvent naturellement leur propre méthode pour s’endormir. Les 80 % restants, par contre, s’habituent à avoir besoin d’un élément extérieur. C’est comme si un programme dans leur cerveau leur disait: tu as besoin de la succion, du sein ou de mouvement pour dormir. »

Ces personnes vont donc, contre rémunération, vous aider à faire en sorte que votre bébé ne s’aide plus du sein, de la poussette, d’un bruit blanc ou d’un bercement pour dormir mais en contre partie vont certainement vous suggérer de proposer à bébé un doudou, une tétine, un lange… Remplacer l’humain par ses substituts. Révolutionnaire.

Conclusion :

Je suis consciente que j’écris cet article sans avoir testé les services de ces spécialistes du sommeil et je suis consciente que je suis sceptique sur le contenu de l’accompagnement qu’ils proposent en me basant uniquement sur mes lectures.

Mais lorsque l’on prend le soin de s’informer on constate que les vrais troubles du sommeil ne sont pas vraiment concernés…

Les dyssomnies (troubles de la quantité et de la qualité du sommeil) sont extrêmement rares chez le jeune enfant et leur diagnostic est difficile à établir pour la simple raison que cette période correspond à la période où le sommeil de bébé est en constante évolution et où le « rythme » n’est pas encore forcément trouvé. 

Les parasomnies (du type apnée, énurésie, bruxisme, etc), quant à elles, sont très communes dans la petite enfance. En effet, rares sont les enfants qui n’en présentent aucune. Certaines parasomnies apparaissent tôt dans l’enfance tandis que d’autres se manifestent plus tard. Par exemple, les terreurs nocturnes et les rythmies nocturnes sont reconnues comme étant des parasomnies de la petite enfance, et très peu de nouveaux cas se présentent après 4 ans. Au contraire, la prévalence du bruxisme et du somnambulisme est relativement faible dans la petite enfance et augmente graduellement avec l’âge.

Dans la plupart des cas, il s’agit de phénomènes bénins et transitoires qui ne nécessitent aucune intervention si ce n’est que de rassurer l’enfant et le parent. En effet, la plupart des parasomnies tendent à disparaître à l’adolescence. Certaines parasomnies plus persistantes ou plus sévères pourraient cependant venir perturber le sommeil de l’enfant et celui de la famille, entraîner des blessures ou un haut risque de blessures (dans les cas de rythmies nocturnes, de somnambulisme ou de terreurs nocturnes intenses) ou engendrer de la détresse psychologique (surtout dans les cas d’énurésie et de cauchemars fréquents) et dans ces cas la consultation d’un spécialiste sera recommandée. 

En effet, un enfant qui se réveille fréquemment ne souffre pas systématiquement de troubles du sommeil. C’est pourquoi il est important de savoir repérer les signes des « véritables » troubles du sommeil afin de savoir si vous êtes en présence d’un trouble ou que vous devez simplement revoir votre niveau d’attentes réalistes vis-à-vis du sommeil de votre enfant.

Si vous rencontrez des difficultés avec le sommeil de votre enfant, commencez par vous demander :

  1. Les réveils de mon enfant nous dérangent-ils vraiment ? ou nous dérangent-ils par rapport au regard de notre entourage ? C’est la question préliminaire de chez préliminaire. Avant d’attribuer quelque trouble que ce soit à votre enfant, demandez-vous si vous et votre enfant souffrez vraiment de la situation ? Bien entendu si vous observez une souffrance chez l’enfant, passez immédiatement aux questions suivantes !
  2. S’agit-il d’un souci de synchronisation entre les horaires de bébé et celles des parents ? C’est-à-dire que vous n’observez aucune souffrance chez l’enfant et qu’objectivement, si vous ne deviez pas dormir la nuit mais que vous pouviez vous rattraper la journée, la situation serait tout à fait supportable. Si oui, vous n’êtes probablement pas en présence d’un « vrai » trouble du sommeil.
  3. S’agit-il d’une période difficile ou d’une période d’apprentissage intense ? Analysez les besoins de votre enfant. Si oui, vous n’êtes probablement pas en présence d’un « vrai » trouble du sommeil.
  4. Si vous observez une souffrance ou mal-être certain chez votre enfant ou que vous ne correspondez pas aux 3 premières situations, renseignez-vous sur les différents troubles du sommeil et tentez de repérer les signes éventuels du trouble qui pourrait convenir à votre situation. Et surtout consultez immédiatement, si vous observez une souffrance chez votre bébé !

En fonction des symptômes, et après s’être assuré qu’il n’y aucun soucis d’ordre pathologique autre que lié à un trouble du sommeil, votre médecin vous redirigera vers :

  • un psychomotricien
  • un psychiatre
  • un psychologue
  • un pneumologue
  • un cardiologue
  • un ORL
  • un neurologue

Ainsi, je ne peux m’empêcher de penser des « spécialistes du sommeil » qui ne sont pas issus des professions ci-dessus, qu’il s’agit de professionnels qui surfent sur la détresse parentale.

Aider un enfant de 3-4 ans à trouver un sommeil serein c’est une chose mais « apprendre à dormir » à un nourrisson relève pour moi d’une hérésie. Or, c’est ce que proposent ces professionnels. De même, un spécialiste qui a une formation médicale c’est une chose, un spécialiste qui propose des services sur la base d’une formation Weight Watchers américaine c’est autre chose…

C’était mon humble avis sur la question.

Je conclurai donc en conseillant aux parents qui me lisent et qui seraient tentés de se faire accompagner pour le sommeil de leurs enfants, de commencer par vous renseigner sur la formation de la personne qui vous accompagne, de lire à minima Dormir sans larmes de Rosa Jové au préalable et de tourner les talons illico si l’accompagnant vous parle de laisser pleurer votre bébé, même si vous êtes dans la pièce à côté…

Découvrons maintenant les témoignages de parents qui ont fait appel à différents  médecins et spécialistes du sommeil.

Témoignage de Bérénice maman d’une petite fille de 16 mois : 

« Après 15 jours où bébé se remettait de jaunisse on a commencé à bien en baver tous niveau dodos. 9 mois plus tard c’est co-dodo avec maman dans un lit dans sa chambre endormie avec mini rituel du brossage de dent ou changement de couche puis au sein (Le soir) et papa à côté dans la chambre parentale qui gère les réveils nocturnes + va et vient… des chats! Les siestes c’est porte bébé dehors en marche ou tétées. On est passé de larmes à sourires au moment de dormir !! Pour autant , à ses 4 puis ses 5 mois, nous avons fait deux expériences de supposées « consultante en sommeil » ; l’une puéricultrice et l’autre maman. Compter 90€ la séance d’1h avec un suivi. Des conseils tout pourris… Quand l’une prônait l’espacement des tétées à la demande (!!!) pour l’autre c’était la « non Ferberisation » pourtant bien présente puisque sa méthode consistait à laisser pleurer bébé mais « juste » 1’ puis revenir la prendre dans les bras , puis 2’ (entre autres). J’ai quand même entendu « tout le monde a appris à dormir et elle y arrivera, il faut être ferme ». Grâce aux découvertes des neurosciences et Maja des @lunettesdemaja, j’ai compris qu’en faisant ça on induisait une inhibition dans le cerveau de mon enfant. Qu’elle allait finir par dormir parce qu’on lui aura appris que de toute façon on allait plus venir la chercher… De plus, aucune des deux n’a cherché à aller plus loin alors que bébé a un frein de langue postérieur en plus du frein de lèvre (elle a 16 mois à ce jour et grâce à des séances mensuelles chez une super chiro + l’allaitement et les évictions suite à des intolérances le frein n’est plus un souci que parfois) et des cervicales désaxées (tensions complètement parties après 3 séances). Enfin l’espacement des tétées à entraîné une forte chute de poids… et je n’imagine pas le stress pour bébé… On a quand même appris 2/3 trucs. La seconde nous a mentionné des horaires de sieste, qui même si nous ne les suivions pas, les noter dans ce « cadre » nous a permis de voir que oui après le réveil du matin – entre 9 et 11h de sommeil (jusqu’à ses 11 mois elle pouvait se réveiller 10x mais nous avons noté que c’était dû aussi à des allergies. A 16 mois elle se réveille entre 1 et 3 fois en moyenne), elle fatigue vers 10h puis vers 13h et enfin vers 17h ou 18h. Bien sûr on adapte les journées où les siestes ont sauté et malgré les conseils de la seconde pro « si bébé fait sa dernière sieste qui commence après 17h30 vous pouvez être sûrs qu’elle se couchera pas à 19h ». Elle peut se coucher à 18h et quand même dormir à nouveau à 20h. Récemment nous avons eu des dodos désarticulés (chaleur et intolérances + acquisitions motrices et dents) où elle était éveillée pendant presque 10h d’affilée car elle ne fait plus du tout de sieste en porte bébé mais dans son lit, au sein (elle se détache du sein et se tourne d’un côté depuis ses 11 mois, ce qui est génial car je n’ai plus à être collée collée à elle). J’ai remarqué qu’elle était en meilleure forme quand elle dort 13h/14h par 24h , avec 1h à 4h de sieste en 1 ou 2x dans la journée.

La galère puis la « solution » ! Oui parce qu’on a quand même passé 5 mois à faire toutes les siestes (parfois 7 dans la journée car elle se réveillait de douleur) à bras, sans écharpe, car elle supportait pas le contact (oui oui j’ai eu une tendinite). Finalement, on à trouvé ce qui lui va même si c’est un gros investissement (j’ai quasi arrêté de travailler – je suis à mon compte) et je dors aujourd’hui encore avec elle dans un grand lit dans sa chambre. Elle demande désormais à « dodo » ou est ok quand je lui suggère, c’est une immense étape car beaucoup des dodos se faisaient dans le stress et les pleurs. Aujourd’hui, on joue ou on va au bain si elle a envie avant de faire le dodo ou la sieste; bref on continue d’accueillir et ça se passe tellement mieux !

Des livres et infos qui m’ont aidée après coup :

  • lire le livre « dormir sans larmes » du Dr Rosa Jové 
  • un diagramme qui mentionne les packs d’heures par bambin par âge en moyenne
  • les allergies car notre fille n’est pas allergique mais intolérante (d’où son acné du nourrisson, puis maintenant des petits boutons sur les joues suite au contact d’un aliment qui va aussi perturber son sommeil)
  • materner et jouer avant de faire le dodo ; ça décharge !
  • Attendre que ce soit son heure (et pas forcément la mienne!)

Courage pour ceux et celles qui ont des gros manques (pas pour rien que la privation de sommeil est utilisée comme instrument de torture)! »

Témoignage de Rachel, maman d’un garçon de 3 ans :

« Aujourd’hui nous savons qu’il faut faire avec elle : la rythmie du sommeil. Notre petit garçon n’a jamais bien dormi. Au tout début, c’était un bébé alors c’était normal. Mais les mois ont passés et il a développé un comportement étrange pendant ses phases d’endormissement, surtout dès qu’il a tenu assis : il se balançait contre les barreaux de son lit. Il se balançait si fort qu’il en avait des bleus dans le dos. Nous avons changé son lit pour éviter les blessures et l’avons passé en lit parapluie. Mais les balancements ont redoublés d’intensité, au coucher mais surtout en pleine nuit, selon ses cycles de sommeil. Le bruit était insupportable, comme quelqu’un qui abat une cloison, en pleine nuit, pendant 20, 30 min, toutes les heures et demi… Nous avons passé des heures à tenir le lit en attendant qu’il s’endorme, pour limiter le bruit pour les voisins…Après avoir eu recours à différents médecins, ostéo, homéopathe, shaman, le pédiatre nous a conseillé de consulter un médecin spécialiste du sommeil. Nous avons étudié le sommeil de notre fils pendant 2 semaines et avons filmé les scènes de balancements. Le rdv a commencé par le récit de la grossesse et de l’accouchement. Les bases était posées, le stress d’une grossesse découverte à 16 SA et d’un déclenchement terminé en césarienne en urgence n’était pas étranger à ce comportement un peu autistique : se mettre dans une bulle, se balancer en « chantant » pour de rassurer, se sentir bien (entendez par-là la chanson du sommeil, un chouinement qui l’accompagne vers les bras de Morphée). Le verdict à été très clair : tout allait bien, aucune cause ni conséquence cérébrale à ce comportement, il fallait seulement revoir l’aménagement de sa chambre pour écarter tout risque de blessure et trouver une solution pour limiter le bruit. Rien d’autre. Cette séance ne nous a pas sorti la tête de l’eau tout de suite mais nous avons compris et enfin accepté qu’il n’y avait rien à faire, qu’il fallait attendre que ça passe, et redoubler de présence et de bienveillance. Nous avons changé son lit pour un matelas au sol, et ses balancements ont ainsi évolués vers de violents coups de tête sur le matelas. Nous avons aussi laissé notre porte ouverte et l’avons accueilli dans notre lit dès qu’il le souhaitait (j’étais contre le cododo car je croyais encore les bêtises qu’on me disait à ce sujet…). Aujourd’hui, notre fils à bientôt 3 ans, il s’endort et se rendort en tapant très fort sa tête sur son matelas, il se balance assis quand il est fatigué s’il en a la possibilité, en voiture, en avion, en lit parapluie, il dort avec nous régulièrement, mais il va très bien. Il a juste cette particularité, qu’il nous aura fallu du temps à comprendre et accepter. La rythmie du sommeil est méconnue et inquiète beaucoup les parents. Elle est héréditaire et concerne principalement les garçons. Elle s’atténue souvent vers 3-4 ans mais peut ne jamais disparaître. Et c’est comme ça. »

Témoignage de Claire, maman d’une petite fille de 15 mois :

« Nous avons vu 2 spécialistes du sommeil. Ma fille n’avait que 5 mois quand j’ai contacté une conseillère en puériculture et parentalité connue en France; elle ne faisait plus ses nuits depuis 2 mois et j’avais peur que ce nouveau rythme infernal de 6 à 8 réveils par nuit ne s’installe. J’ai d’emblée précisé que je ne voyais pas de problème à ce que ma fille se réveille 1 ou 2 fois par nuit puisqu’elle était encore toute petite; elle en a déduit que j’avais du mal à me séparer de mon bébé et l’empêchais implicitement de faire ses nuits… Elle nous a donné un protocole précis à suivre: dans les grandes lignes, on devait poser notre fille éveillée dans son lit et retourner très brièvement la voir toutes les 30 secondes, minute ou deux minutes si elle pleurait. Elle a pleuré des heures mais ne s’est jamais endormie. Elle avait la voix cassée, elle s’était cognée la tête sur les barreaux 50 fois et griffé le visage. J’ai moi-même terminé en pleurs en voyant son état. Et surtout, on ne pouvait plus du tout la poser endormie dans son lit sans qu’elle ne se réveille (problème que nous n’avions pas jusqu’alors). Au bout de trois jours d’essais infructueux, j’ai manifesté mon mécontentement à notre conseillère, qui m’a pris de haut et dit qu’elle ne voyait pas à quoi servait de compter le nombre d’heures où notre fille avait pleuré. Résultat des courses: pendant 5 mois ma fille n’a plus pu être posée dans son lit la nuit, faisait donc toutes ses siestes dans nos bras et ne dormait pratiquement pas pendant ses journées de 9h à la crèche. Tout ça pour la modique somme de 200 euros. Récemment j’ai renvoyé un mail à cette conseillère pour lui demander conseil, mais aucune réponse. Sa méthode marche visiblement très bien sur les bébés « faciles », mais aggrave la détresse des bébés aux besoins plus importants je crois. Lorsque ma fille avait 10 mois, nous avons consulté une psychanalyste connue également pour le sommeil et là il y a eu de vrais résultats. Une consultation de 2h, dans son cabinet, avec quelqu’un qui a pris le temps d’observer notre bébé. Elle nous a donné des conseils, et nous a surtout rassuré sur la capacité de notre fille à être autonome compte tenu de son comportement dans le cabinet. Le soir même, elle a commencé à faire des nuits dans son lit, complètes ou entrecoupées d’un seul réveil, et à faire des siestes plus longues à la maison comme à la crèche. La vie avec un bébé n’est pas un long fleuve tranquille, et depuis il y a eu un retour des nuits difficiles, mais on se sent soutenus car ce médecin assure un vrai suivi, elle. Je la recommande vivement. »

Témoignage de Myriam, maman d’une petite fille de presque 4 ans : 

« Ma fille a été allaité jusqu’à ses 10 mois et dès le départ les réveils ont été nombreux et les siestes quasi inexistantes. On se posait énormément de questions. Pourquoi elle ne dort pas ? Pourquoi elle résiste au sommeil ? Qu’est ce qu’on a fait de mal ? Chacun allait de son bon conseils pour « aider ». La plupart du temps en remettant en cause l’allaitement et souvent en proposant le biberon salvateur qui allait la faire dormir. Ces bons conseils on surtout entraîné des doutes et des baisses de lactation… Lactation après laquelle je n’ai pas arrêté de courir pendant 10 mois. J’ai repris le travail à ses 5 mois et la pression autour du sommeil s’est accrue. Il fallait que ma fille dorme ! Trouver des solutions. Il était évident que le sevrage de nuit allait aider. Ma fille a été sevré la nuit… et les réveils ont perduré ! A ses 9 mois, au bout du rouleau avec 3 à 8 réveils par nuit et entre 20 min et 3h à la rendormir… On nous parle d’une fameuse fée dodo. Une consultante en sommeil qui fait des miracles et va nous « aider ». Près à tout pour dormir, on a consulté. Après un email et une consultation via skype (30 min à parler rapidement, 1 ou 2 questions pour donner un semblant d’échange), on s’est lancé dans la méthode. On nous assure qu’il ne s’agit pas de laisser pleurer ! Le tout est de venir toutes les minutes, pour rassurer bébé et lui montrer qu’on est là. Puis toutes les 2, 3, 4 minutes jusqu’à ce que bébé s’endorme. On nous prévient, cela va être difficile et il faut tenir ! Dans 95% des cas en 1 semaine s’est réglé. Notre puce s’endormira seule, avec plaisir et sans réveils. Difficile est un faible mot… et 3 semaines après ma fille ne dormait toujours pas. Les premiers temps elle pouvait hurler 45 minutes jusqu’à s’endormir d’épuisement. Moi en pleurs, mon mari qui continuait le protocole. Au bout d’une semaine on est passé à 30 min, puis 20 min… et nous ne sommes jamais descendus en dessous de 5/10min de pleurs « accompagnés ». Après 1 mois et 3 rdv skype on en vient à l’évidence… elle fait partie des 5% de cas « récalcitrants ». On ne nous propose pas grand chose d’autre. Il faut continuer, ça va venir ! On a continué plus ou moins, avec des pauses, de nouveaux essais, pour finalement totalement abandonner. Je suis convaincue que cela a totalement insécurité ma fille. Que lorsqu’on gagnait en temps d’endormissement, c’était par résignation… Sauf qu’elle fait partie des 5% qui ne se sont jamais totalement résignés. Parfois je pense à ces 95% qui ont lâché, qui se sont résignés quand papa et maman laissaient pleurer. Car oui, il s’agit de laisser pleurer. Au lieu de 5/10/15 minutes… On laisse pleurer 1/2/3 minutes, mais on laisse pleurer. Quatre ans après le sommeil n’est toujours pas acquis. Avec des hauts et des bas. Des périodes où tout le monde dort et d’autres (très difficiles) avec 3 réveils par nuit. Je me pose moins de questions et je l’accompagne au sommeil en m’allongeant avec elle, en étant totalement présente. Plus j’appréhendais le coucher, pire c’était… Plus je gardais à l’esprit que j’avais envie de m’échapper et de retrouver mes soirées… plus elle prenait de temps à s’endormir. Lorsqu’elle se réveille la nuit, je la rejoins, parfois elle nous rejoint. Ma puce a aujourd’hui 3 ans 3/4 et nous avons réellement lâché prise autour de ses 3 ans/ 3 ans et demi. Ça a vraiment apaisé beaucoup de choses et facilité l’endormissement. Difficile de savoir si c’est l’âge ou si c’est le lâcher prise. Mais je pense que ça joue beaucoup beaucoup. Maintenant elle s’endort en 5/15 minutes, moi à côté d’elle (parfois le papa) et ensuite je me relève finir ma soirée. La nuit, je ne me pose plus de question. Si elle m’appelle je vais m’allonger avec elle. Parfois je retourne dans mon lit, parfois pas. Petit à petit nous n’avons quasi plus aucun réveil. »

Témoignage de Marion, maman de Camille, 1 an : 

« Nous avons fait appel a une spécialiste du sommeil lorsque Camille avait 5 mois et demi. Depuis ses 2 mois environ, tout était compliqué : endormissement uniquement au sein qui pouvait durer plus d’une heure, presque pas de sieste (tout au plus 20min max 2 fois par jour) et de très nombreux réveils nocturnes. Nous la couchions dans son lit dans sa chambre et dès le premier réveil je la prenais en cododo : il n’était souvent pas plus tard que 22h. Résultat : des parents épuisés. Des parents épuisés certes mais un bébé tout aussi fatigué ! Beaucoup de pleurs, bébé irritable, grognon.. Nous avons donc fait appel a une spécialiste en sommeil. Après lui avoir communiqué pleins de renseignements sur Camille, sur notre famille, nos contraintes, nos habitudes, elle a établi un plan de sommeil sur 15 jours. Nous avions des rdv téléphoniques tous les 2/3 jours pour faire le point et réajuster. J’avais mes exigences ! Je voulais continuer l’allaitement et hors de question de laisser ma fille hurler seule des heures jusqu’à endormissement/épuisement. Petit à petit, elle a appris à s’endormir seule, sans téter, avec juste un doudou. Pas de tétine, de veilleuse, pas de mobile, rien. Un mois après, le bilan était positif : Camille faisait 2 siestes par jour (souvent 45min/1h le matin et 1h45/2h l’après midi), on la couchait le soir vers 19h-19h30 et elle s’endormait généralement en moins de 10min. Aujourd’hui, le constat est plus mitigé, elle se réveille très souvent encore la nuit et depuis 3 mois aucun endormissement seule… En fait, il faudrait la laisser pleurer (longtemps, pas juste 20 secondes) pour qu’elle s’endorme d’épuisement et je ne veux pas…Mon mari n’est pas d’accord avec moi sur ce sujet donc c’est compliqué… Il y a quand même eu du mieux depuis la spécialiste du sommeil mais ça n’est miraculeux que sur des enfants très réceptifs je pense. Les enfants qui ont de gros besoins de contact et de réconfort comme ma fille, je pense que ça ne marche pas sur le moyen terme.. à moins de la laisser seule à hurler ses angoisses… « 

Témoignage de Caroline, maman de Camille, 3 ans et 3 mois : 

« Notre fils n’a quasiment jamais très bien dormi et se réveillait plusieurs fois chaque nuit… Après 2 ans et demi sans nuits complètes, avoir tenté des dizaines de rituels, ostéopathie et autres solutions magiques (chez les autres…), nous avons consulté une psychologue pour enfant en septembre dernier. Même si il n’y a eu aucune amélioration, cette consultation a été bénéfique. Nous sommes tombé sur une professionnelle formidable qui nous a écouté et qui l’a observé pendant plus d’1h. Elle nous a d’abord « rassuré » en nous disant que ce n’était pas parce qu’il dormait mal aujourd’hui qu’il dormirait mal plus tard, que le sommeil était une acquisition lente et que le cododo était une bonne solution pour le rassurer. Nous étions inquiets quant-à son état de fatigue la journée (il se réveillait à chaque fin de cycle et avait besoin de notre présence pour se rendormir) mais d’après son observation, il était très vif, parlait très bien et il était en total confiance dans ses interactions avec nous, donc il n’y avait pas de problème profond ou d’inquiétude qu’il n’osait pas nous confier, simplement il n’avait pas « acquis » la capacité à se rendormir seul et que ça viendrait probablement vers 3 ans. Aujourd’hui, grâce à cette consultation nous avons juste arrêter d’essayer à tout prix de régler son « problème » de sommeil car nous avons compris qu’il n’y avait justement pas de problème. Puisque nous ne pouvons pas agir sur lui, nous agissons sur nous pour trouver des stratégies pour être le plus reposés possible. Cette consultation nous a surtout permis de répondre à la pression de l’entourage sur son « problème de sommeil » : « la psy a dit que c’est culturel et « récent » de faire dormir un bébé seul dans sa chambre mais que cela n’a rien de naturel, qu’au Japon ils pratiquent la chambre familiale jusqu’à tard (4/5 ans) et de fait n’ont très peu de problème de sommeil comparé à La France. Qu’il finira par dormir quand il aura acquis la maturité suffisante sur ce point ». Même si nous savions tout cela, cela passe toujours mieux quand c’est un pro qui le dit 😉

15 jours avant ses 3 ans, il a fini par dormir toute la nuit sans réveil. A sa demande, il dormait dans la même chambre que sa petite sœur et ça a fini de stabiliser son sommeil. Patience, douceur et accompagnement. »

Témoignage de Myriam, maman d’un petit garçon de 3 ans et 9 mois : 

« Le sommeil de l’enfant. Sujet sensible, surtout quand on est fatigué par le manque de sommeil. Mon fils a 3 ans et ne fait pas ses nuits. Les siestes ont toujours été difficiles aussi. Lorsqu’il était nourrisson je me disais que c’était normal et j’espérais que le portage et le cododo amélioreraient la situation. Puis la fatigue s’est accumulée et la reprise du travail n’a pas aidé. Le médecin traitant nous conseillait de laisser bébé pleurer. Hors de question ! Impossible ! Alors on a commencé par consulter un homéopathe. Beaucoup de granules, 0 changement. Puis un, deux, trois ostéopathes. Tous soit disant spécialistes de l’enfant. Ça nous a coûté cher, mais nous n’avons pas plus dormi. Une des ostéos m’a particulièrement marqué. Son attitude et ses questions me dérangeaient, elle ramenait toujours tout à moi, ma grossesse, mon accouchement. Je comprends bien le lien, mais je recherche une solution. Toujours pas d’amélioration. Parallèlement à ces démarches, j’ai lu. Beaucoup. J’ai parfois été estomaquée des solutions proposées ! Ces lectures, si elles ne m’ont pas apporté de solution, m’ont permis de comprendre que nous étions nombreux dans cette situation, bien que personne n’en parle trop. Nous voici donc à consulter une spécialiste des fleurs de Bach. Mon fils a un mélange fabriqué sur mesure, moi trois essences différentes. Panser les blessures, aider à la séparation… les bocaux sont vides, les nuits toujours chaotiques. Nous nous sommes donc tournés vers une praticienne en psycho bio acupression. À nouveau des remarques sur l’accouchement mal passé, la césarienne… toujours pas de nuit sans réveil. Les endormissements sont toujours plus longs et plus difficiles, et les nuits entrecoupées. En attendant, mon mari et moi alternons les nuits dans une autre chambre, les levers aux aurores et les siestes le week-end. Nous acceptons que notre enfant dorme avec nous, l’endormissement est ainsi plus rapide et apaisé.  Après avoir réfléchi à d d’autres pistes, et notamment celle des réflexes archaïques abordés par une amie ostéopathe, le sommeil de mon fils s’est finalement apaisé sans aide extérieure. Un soir, il m’a expliqué qu’il était désormais un grand garçon, qu’il pouvait s’endormir seul. C’était quelques jours avant un voyage familial pour rencontrer sa petite cousine. Les réveils de la nuit se sont raréfiés et ne durent plus que quelques minutes, pour un verre d’eau par exemple. Mon fils se réveille aussi plus tard, il est en grande forme, et cela a un impact positif sur sa vie sociale. Ma sœur est donc la cause de nos trois ans et demi d’épuisement et d’angoisse parentale : elle aurait pu faire un enfant avant ! 🙂 »

Témoignage de Sophie, maman de Charles, 3 ans et Edouard 1 an :  

« Notre fils de 2 ans qui s’endormait seul dans son lit depuis ses 3 mois a, vers le milieu de ma grossesse, eu beaucoup plus de mal à s’endormir et se réveillait beaucoup la nuit. On devait passer des heures (vraiment des heures) à côté de lui jusqu’à ce qu’il ferme les yeux. Puis quand il se réveillait la nuit nous n’étions plus à côté et il pleurait, il fallait encore rester des heures à côté de lui. Nous avons fait ça patiemment pendant presque 1 an y compris après l’arrivée de bébé 2 ce qui n’était pas simple car il s’endort au sein. Avec la fatigue liée à l’arrivée de bébé 2 et étant souvent seule la semaine avec les 2 enfants, l’endormissement et les réveils du grands sont devenus difficiles à gérer. Nous avons donc été voir une psychanalyste spécialiste du sommeil. Elle nous a conseillé :
– de mieux aménager la chambre avec son lit dans un petit coin mais toujours avec la porte en visuel
– de le faire jouer dans sa chambre (il ne jouait que dans la salle de jeux)
– de lire max 2 histoires (pas 10- de le ramener calmement dans son lit quand il se relevait le soir (lit au sol)
– bien sûr de lui expliquer, de lui parler, de le rassurer (ce que nous faisions déjà chaque jours et d’autant plus avec l’arrivée de son frère)
Malheureusement rien n’a fonctionné aujourd’hui on reste avec lui dans notre lit si besoin même (il se réveille moins la nuit dans notre lit) et on continue de l’accompagner dans son sommeil. On est déjà en cododo avec le petit alors oui on est à 4 dans la chambre;)) mais pour nous hors de question de le laisser pleurer (combien nous on dit « laisse le hurler et ferme la porte et en 3 jours c’est réglé). Il a besoin de nous, on sera là, c’est une phase (on se rassure comme on peut). Pour le couple on se dit aussi que c’est une phase, on se retrouve quand même. C’était la première expérience! (200€ les 2 de consultation!). Nous avons vu une puéricultrice coach également. Elle nous a donné les mêmes conseils mais un en plus qui me semble fondamental même si difficile à mettre en œuvre : ne pas louper son train de sommeil. Si le soir la fatigue arrive tôt vers 18h 18h30 (même avant) aller plus vite sur les étapes du soir et le coucher direct! S’il loupe son train il aura beaucoup plus de difficultés à trouver ensuite le sommeil. Ceci est vrai car plus on le couche tôt plus il s’endort « vite ». Malheureusement avec le travail, la nounou, le dîner, il est très difficile de réussir à le coucher avant 20h 20h30…Malheureusement ce n’est pas une recette miracle on s’est adapté à notre enfant 😉 certain nous disent qu’on l’a laissé prendre le dessus mais ce n’est pas ça pour nous… On essaye d’être bienveillant au jour le jour et de lui donner confiance en lui et en nous. On explique beaucoup on parle beaucoup ensemble ça nous paraît essentiel aussi. On fait sûrement beaucoup d’erreurs et il m’arrive d’être excédée, de m’énerver et de culpabiliser mais on fait au mieux! Et puis 3 jours avant sa rentrée, mon grand de 3 ans a décidé qu’on pouvait le laisser s’endormir seul ! 2 histoires, un calin et on sorte de la chambre. On lui a dit qu’on était dans le salon et qu’il pouvait venir si besoin. il se relève 1 ou 2 fois pour de l’eau ou un pipi et repart se coucher seul ! On n’ose pas y croire ! Je n’ai aucun regret de l’avoir accompagné tout ce temps ! »

Témoignage de Pauline, maman de Malo, 19 mois : 

« Malo est un bb prématuré 35sa RCIU. Cododo et allaitement mixte le temps qu il prenne du poids. Réveil aux 3h voir 5h jusqu’à 6 mois. Diversification alimentaire (DME) + allergie lait de vache , allaitement / cododo réveil à chaque heure !!! Vu ostéo rien, homéo rien , vu énergéticienne qui a trouvé que Malo restait en retrait du à une fausse couche précédente + arrêt de l’allaitement (dû au retour du travail 1 an de congé vive le Québec). Après avoir parlé à Malo de la FC, et vu une pro du sommeil Malo à 12 mois a commencé des nuits complètes (19h-7h) toujours son lit collé au notre alléluia !!! J’étais rendue à pleurer la nuit d’épuisement. Elle nous a conseillé d’adopter une routine, stopper les jeux actifs 2h avant, impliquer plus le papa pour le dodo, supprimer les veilleuses rouge/verte, ne jamais revenir en arrière (si bb s’endort dans son lit si un soir fonctionne pas ne pas l’endormir dans notre lit). Faut savoir que Malo ne supporte pas les barreaux des qu’il somnole et qu on l’allonge il se réveille ! Donc cododo, on a commandé une barrière de grand, prochaine étape décaler le lit et au fur et à mesure le diriger vers sa chambre. Malo dort à présent dans son lit à barreaux, il s’endort la plupart du temps seul après sa routine mais parfois il a besoin de s’endormir contre moi et je le laisse faire, c’est qu’il en a besoin. A mon sens, il y avait vraiment une histoire de non-dits qu’il ressentait (fausse couche et décès de mon oncle). Il faut être à l’écoute de son enfant, ne pas toujours écouter les conseils et versions des autres mères. Chaque enfant est unique et nous seuls sommes capables de déchiffrer leurs besoins. »

Témoignage de Sandy, maman de Jayleen, 3 ans : 

« Depuis toujours Jayleen a dormi avec moi, a pris le sein jusque tard (je l’allaite encore) et même en étant sevrée la nuit elle continuait à se réveiller (entre 3 et 5 fois voire plus) et demandait ma présence constamment. Jusqu’au jour où j’ai vraiment voulu trouver une solution, j’ai donc commencé par aller voir une pédiatre (Jayleen étant suivie depuis toujours par un généraliste) qui pratiquait également l’homéopathie. Elle m’a expliqué qu’il ne fallait pas que j’attende qu’elle s’endorme avant de quitter la chambre parce que lorsqu’elle se réveillera elle ne comprendra évidement pas pourquoi je ne suis plus là. Elle lui a prescrit des granules pour l’apaiser lors de la séparation… mais franchement elle hurlait tellement quand je partais de la chambre et j’étais tellement fatiguée pour me lever X fois dans la nuit que je m’endormais dans le lit de sa sœur à côté du sien. La semaine d’après on avait rdv chez une kinésiologue. Rien à voir avec une kiné ordinaire; elle a allongé Jayleen et lui à touché le Bras, le ventre, la tête… et s’est mise à me parler d’événements qui auraient pu la marquer, on a parlé de ma première fausse couche, de l’accouchement, du fait qu’on soit très fusionnelles…puis après c’est moi qu’elle a fait allonger et pareil, elle m’a parlé de mon passé (des choses qu’elle ne pouvait pas savoir). En bref elle m’a fait faire un travail de visualisation mentale, à faire au moment de coucher Jayleen. Je me suis sentie étrangement apaisée après la séance. Le soir même je la couche, je fais ce que la kinésiologue m’a dit de faire, je pars de la chambre et Jayleen pleure. J’attend en bas de l’escalier et je me détends et je me répète que « cette nuit elle vas dormir seule dans son lit » au bout de quelques petites minutes elle s’est arrêtée de pleurer et s’est endormie. Elle s’est réveillée une seule fois dans la nuit, a pleuré un peu et rendormie rapidement. Pour la première fois de sa petite vie elle s’est endormie sans moi et ne s’est réveillée qu’une seule fois. Aujourd’hui, elle ne pleure plus du tout au coucher, elle ne dit rien quand je sors de la chambre, elle se réveille toujours une fois me se rendort de plus en plus vite et pleure de moins en moins. Cette nuit c’est même le papa qui s’est levé pour la rechoucher (d’habitude si ce n’est pas moi c’est mort). Alors pour moi ça a vraiment été la solution miracle et je vous conseille vivement d’essayer si vous êtes désespérée comme moi ! La consultation est assez cher (entre 70 et 90 euros) mais ça vaut vraiment le coup! »

1 réflexion au sujet de “Spécialistes du sommeil de bébé : késako et 10 témoignages de mamans”

  1. Perso ce que je retiens c’est qu’en fait il y a autant de manière de faire que d’enfants et que le problème de ces spécialistes est en majorité de n’ffrire qu’une solution, qu’une vision. Je pense que dans tous les cas quand on est au bout du rouleau car soi-même privé de sommeil ça fait du bien d’essayer de consulter quelqu’un mais malheureusement après l’accompagnement dépend de sur qui on tombe. Souvent les parents ont besoin de solutions certes car ils sont très fatigués mais surtout d’être accompagné soutenu et de savoir qu’ils font au mieux.

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