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Allaitement et reprise du travail : 38 témoignages de workingmums

L’idée de regrouper tous les témoignages récoltés sur l’allaitement et la reprise du travail me trotte dans la tête depuis un moment !

Les voici donc compilés, 38 récits de wonder-working-mums toutes plus fortes les unes que les autres et qui nous montrent que contrairement à une croyance fort répandue, la reprise du travail ne rime pas forcément avec la fin de votre allaitement !

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Il y a en a pour tous les goûts : infirmière en 12 heures, coiffeuse, avocate, professeure, comptable, ingénieure informatique, doctorante et j’en passe !

Entre celles qui tirent confortablement installées à leurs bureaux et celles qui tirent dans des cagibis en passant par celles qui tirent dans leurs voitures !

Entre celles dont la décision a été accueillie avec bienveillance au travail et celles qui ont dû lutter pour imposer leur choix (droit ?) de continuer l’allaitement, en passant par celles qui ont tiré dans la plus grande discrétion tout le long !

Entre celles qui ne tirent que de petites quantités et celles qui tirent en abondance, en passant par celles qui ont un lait lipasé qui nécessite d’être chauffé avant d’être conservé !

Entre celles dont bébé refuse toute alternative au sein et qui préparent des solutions solides au lait maternel et celles qui ont expérimenté une confusion sein/tétine,  en passant par celles pour qui tout roule avec le biberon !

Vous trouverez certainement au moins un témoignage qui vous parlera !

Ces témoignages ont été recueillis fin 2018. Pour la plupart, vous trouverez sous le témoignage une mise à jour et des nouvelles du couple maman/enfant plus de 6 mois après leur témoignage 🙂

 

Témoignage d’Adeline, 32 ans, éducatrice spécialisée, maman d’une petite fille de 5 mois :

img_6638« Je suis éducatrice spécialisée mais je fais le choix d’être nounou à domicile auprès d’une petite fille de 8 ans. Pour préparer mon retour au travail (reprise au 3 mois de bébé), j’ai tiré mon lait dès le 1er mois de ma fille. A la veille de ma reprise, j’ai recherché un tire-lait facile à emmener dans mon sac à dos et j’ai opté pour un swing de Medela d’occasion sur vinted. Lors de ma reprise, j’ai expliqué à la petite fille que je garde que dans la journée, je devrais tirer mon lait pour mon bébé et que je m’installerais tranquillement avec des vidéos de ma fille. D’abord, je le faisais 2 fois dans la journée, une fois pendant son cours de danse, le matin et une fois dans l’après-midi. Puis, mon allaitement s’est modifié et je peux aujourd’hui tirer mon lait uniquement à 13h. Je m’installe tranquillement, je regarde des photos de ma fille, je me détends. Ça dure en moyenne 15min. Je mets ensuite en sachet que je garde au réfrigérateur. Je prévois une glacière avec des pains de glace pour le retour à la maison. »

Des nouvelles d’Adeline et de sa fille : « Aujourd’hui, ma fille aura 1 an dans 3 semaines. Je tire toujours le matin, de manière ritualisée, soit pour la nounou / papa ou pour les dons de lait au lactarium. Lorsque je suis à la maison, nous sommes toujours en allaitement à la demande. Même si nous avons commencé la diversification, entre les pics de développement, les poussées dentaires et les premiers cauchemars, elle est encore sur un rythme de 8 – 12 tétées jour (et nuit). Nous avons toujours les tétées câlins de retrouvailles même à 11 mois quand je rentre à 20h. Le rythme au travail n’a pas changé. Je continue le tirage unique en milieu de journée le mercredi, car je ne tiens pas sans tirage, et je ne veux pas risquer une complication (engorgement ou autre). J’encourage les mamans de mon entourage à poursuivre leur allaitement à la reprise du travail. Bien documenté, bien « outillé », c’est une aventure qui vaut le coup pour nos bébés et c’est une belle retrouvaille, un moment rien qu’à nous et que je n’échangerai pour rien au monde !! »

Témoignage d’Albane, 37 ans, 2 enfants, chef de projet presse dans une agence de communication :

img_6639« J’ai su dès le départ que j’allais allaiter Noam jusqu’à ses 1 an au moins donc je me suis préparée pour que ça se mette en place parfaitement (je n’ai pu allaiter ma fille que 2 mois…) et ça a marché ! Il tète super bien et a aujourd’hui 9 mois (reprise à ses 4 mois). J’avais dit que je ne tirerais jamais mon lait (je ne suis pas une vache enfin !) et me voilà avec mon tire-lait électrique double pompage de Medela au travail. Psychologiquement, ce n’est pas évident de tirer son lait au travail, on est pas chez soi avec son bébé, il faut se conditionner ! Alors je profite de ces instants pour écrire dans les cahiers de Noam et Méline, ceux dans lesquels je leur raconte leurs progrès, leur petite vie, leur caractère et ce depuis leur naissance. Et ça aide ! Au départ, je tirais mon lait une seule fois vers 15h pour laisser monter le lait et ça fonctionnait, j’arrivais à tirer (plus ou moins rapidement certains jours) 2 biberons de 150ml et puis la lactation a changé et s’est mise en « mode automatique » donc j’ai du m’adapter. Maintenant je tire au moment des tétées soit à 12h et 16h et ça fonctionne très bien aussi, ces derniers temps je m’arrachais les cheveux pour avoir mes 2 biberons et puis en lisant des articles et des récits de mamans j’ai compris qu’il fallait s’adapter à la lactation et depuis tout va bien, je mets 15-20mn le midi et 10-15mn l’après midi pour avoir mes biberons de 120 et 150ml (il mange des purées aussi donc on a diminué le biberon du midi). Je n’ai pas de rituel à proprement parler, si ce n’est de boire 2 à 3 litres d’eau par jour, je prends aussi des compléments alimentaires d’allaitement (Olligobs) et bois 2 à 3 tisanes d’allaitement Medela par jour. Je tire le lundi pour le mardi, le mardi pour le jeudi, le jeudi pour le vendredi et le vendredi pour le lundi suivant (je ne travaille plus le mercredi). A la maison, il tète énormément aussi donc ça aide à la production je pense. Je compte continuer encore longtemps et l’allaiter plus que prévu initialement ❤️ » .

Des nouvelles d’Albane et Noam : « J’allaite toujours Noam, il va avoir 15 mois. Par contre, j’ai arrêté de tirer mon lait au travail à ses 13 mois et il prend désormais des yaourts à la place des biberons. Je ne veux pas lui donner de lait artificiel donc j’ai remplacé par d’autres produits laitiers et tout se passe super bien ! »

Témoignage de Manon, 26 ans, coiffeuse, maman d’une petite fille de 13 mois :

img_6640« J’étais pleinement motivée par l’idée de tirer au travail ! Rien ne m’aurait fait changer d’avis. Je pars négocier alors mon temps d’allaitement avec ma responsable avant ma reprise (2 mois et demi de bébé). N’ayant pas trouvé un accord pour pouvoir tirer malgré les dires de la loi pour la 1ère année d’allaitement, je me vois diviser ma pause déjeuner par 2 pour pouvoir tirer, soit 2 fois 22min… Je ne peux évidemment pas retourner sur le lieu de garde de ma fille. Et mes pauses sont aléatoires… Je suis coiffeuse en Centre Commercial et nous prenons nos pauses en fonction de l’afflux de clientèle. Évidemment pas de pièce pour tirer au calme, je me retrouve en salle de pause commune les nichons à l’air en train de tirer péniblement mon lait (au Medela Symphony double pompage) en regardant des vidéos/photos de Louise..Je suis passée plus d’une fois à 2 doigts de l’engorgement bien sûr.. Je tire évidemment de moins en moins en quantité, le rythme au travail est intense, le stress au max et la nounou me demande toujours plus de lait (4x180ml + 1x150ml). Je conserve mon lait en sachet dans une glacière que je mets au frigo. Je sais pourquoi je le fais et j’assume totalement ma fatigue et mon chargement de mulet au travail. Mais heureusement j’y suis arrivée ! J’ai tiré pendant 10 mois au travail en effectuant un changement de poste également. Elle n’a jamais été complétée par un substitut à mon lait. A 12 mois elle est passée au yaourt chez nounou tout en restant openbar avec maman. J’ai géré avec mon stock initial les baisses de lactation (2L au congélo). Je ne regrette évidemment pas ce choix ! Je suis aujourd’hui ravie d’avoir réussi, d’avoir maintenu ma lactation ! Quand on veut on peut. C’est loin d’être facile tous les jours mais mes collègues de l’époque et surtout mon Homme m’ont énormément aidés dans ce projet d’allaitement ! Si c’était à refaire je referais exactement la même chose ! »

Des nouvelles de Manon et de sa fille : « Nous avons stoppé le tire-lait lorsqu’elle avait 11 mois. On a continué en openboobs les jours de repos (je fais 35h sur 4 jours) et on a complètement diversifié ses repas ! Donc fromage ou yaourt si elle le souhaite mais rien d’obligatoire. Et du coup 19 mois d’allaitement toujours en cours ! »

Témoignage d’Alison, 28 ans, responsable dégustation d’huîtres, maman d’une petite fille de 8 mois :

img_6641« J’ai repris le travail début septembre, Ambre avait alors 5 mois. C’était important pour moi de reprendre le travail en ayant bien pu lancer notre allaitement, j’ai donc prolongé mon congé pour être auprès d’elle. La veille de ma reprise j’ai beaucoup pleuré. La gorge serrée, j’étais déjà nostalgique de ces quelques mois de bonheur et de fusion intense que nous avions vécu toutes les deux. J’ai l’immense chance et la joie de travailler avec mon conjoint, nous sommes tous deux responsables d’une dégustation d’huîtres. Il était évident que j’allais faire mon possible pour tirer mon lait afin de continuer à donner le meilleur à mon bébé mais nous accueillons des clients toute la journée…il m’a donc fallut déterminer les moments les plus opportuns. Je m’éclipse deux fois par jour dans la maison qui jouxte la cabane où nous travaillons (vers 11h, juste avant notre pause déjeuner, puis entre 14h et 15h en fonction de l’affluence et de la présence de mes collègues, au Medela Lactina). Je peux m’isoler au calme dans plusieurs endroits avec parfois même une petite boisson chaude pour m’accompagner. Cela n’a jamais posé de problème à qui que ce soit que je tire mon lait au travail (le papa, notre patron, nos collègues…) lorsque c’est l’heure, tout le monde sait que je vais tirer mon lait et personne ne rouspète. De mon côté, j’essaie d’être efficace sans me prendre la tête pour autant: en général, 15-20 min me sont nécessaires. Les premiers temps j’ai été surprise par les quantités de lait consommées par Ambre lorsqu’elle était gardée et très inquiète car je tirais moins qu’elle ne buvait. J’avais anticipé quelques réserves au congélateur mais les voyais partir à une vitesse folle et je me demandais quoi faire si j’arrivais à épuisement des stocks. Tout s’est finalement équilibré, je parviens à tirer les quantités dont elle a besoin et parfois même plus (je congèle, j’en fais des glaces pour ses poussées dentaires, j’en intègre à des recettes pour ses repas..). Lorsque je ne travaille pas, c’est tétées à volonté pour booster ma lactation et remplir nos réservoirs affectifs à toutes les deux! »

Des nouvelles d’Alison et d’Ambre : « Ambre est gardée à la crèche 3 jours par semaine et 2 jours par ses grand-parents. Petit à petit, ses besoins et demandes en lait se sont amenuisés. Nous avons introduit les produits laitiers aux alentours de ses 10/11 mois dans le cadre d’une diversification menée par l’enfant (DME), pour son plus grand plaisir puisqu’elle dévore le fromage et les yaourts (pas tous les jours, surtout lorsque nous sommes ensemble je privilégie mon lait). J’ai continué à donner mon lait à la crèche mais beaucoup était finalement gaspillé car après quelques grosses gorgées elle n’en voulait plus. J’ai pu tirer mon lait une seule fois par jour vers 14h30 et avoir ce qu’il lui fallait en mon absence et maintenir ma lactation. Naturellement, et à sa demande, elle a préféré remplacer sa prise quotidienne de lait maternel à la crèche par un yaourt et faire ainsi comme les autres enfants. Elle va bientôt avoir 15 mois, ne prend plus de mon lait autrement qu’avec moi depuis ses 13 mois mais est toujours allaitée à la demande lorsque nous sommes ensemble et tout se passe bien. Je ne tire actuellement plus mon lait lorsque nous sommes séparées la journée. Je pense qu’en grandissant, elle n’a plus vu l’intérêt de boire mon lait si ce n’est avec moi et le câlin qui accompagne chacune de nos tétées. 

Témoignage de Mélanie, 30 ans, assistante administrative dans un centre de formation, maman d’une petite fille se 15 mois : 

img_6642« J’ai commencé à tirer mon lait à ma reprise au 4 mois et demi de ma fille. J’ai toujours préféré le tire lait manuel (le AVENT) il est compact, imite bien la succion de ma fille et me permet de gérer la rapidité de tirage. Jusqu’à ses 9 mois (en fait jusqu’à ce que la diversification soit mise en place), je tirais 2 fois par jour. Cela n’a pas été compliqué à mettre en place car déjà passée par là pour mon premier. J’avais une pièce pour moi qui fermait à clé. Cela durait en moyenne 20 min par tirage (temps de nettoyage compris). Depuis ses 9 mois, je tire une fois par jour pour maintenir un niveau de lactation correct. J’utilise ce lait pour lui faire des desserts. Je tire peu (entre 60 et 80ml) mais cela nous convient à toute les 2. Je pense que pour un deuxième tout va mieux, on est moins stressé… Pour mon premier cela a été un peu plus difficile : peur de ne pas tirer assez ou tirage à vide pendant quelques jours. J’ai trouvé du soutien en appelant la Leche League qui m a été d’une précieuse aide. C’est fastidieux mais ça vaut tout les « efforts » du monde lorsqu’on sait les bienfaits d’un allaitement. »

Des nouvelles de Mélanie et de sa fille :  » Depuis novembre 2018, ma fille est toujours allaitée, elle a 21 mois. La plupart des tétées sont des tétées câlins/réconfort sauf celle du matin. Lorsque nous sommes ensemble, elle le demande beaucoup (elle pourrait y passer ses journées !). Sinon je tire toujours 1 fois (je récolte très peu – 60ml en moyenne – que je lui redonne en laitage). Je pense qu’elle en a encore beaucoup besoin alors nous continuons cette belle aventure lactée pour mon plus grand plaisir <3″.   

Témoignage de Samia, 32 ans, agent administratif, maman de Rose, 8 mois : 

img_6643« Quand j’ai accouché de Rose je ne pensais pas du tout que je l’allaiterai encore à 8 mois. J’ai commencé peu à peu à envisager un sevrage à la reprise et puis j’ai changé d’avis. Grâce aux réseaux sociaux, j’ai appris qu’il était possible de continuer à allaiter tout en reprenant le travail. Je suis agent administratif dans une université et lorsque j’ai évoqué ce point avec mon supérieur il a tout de suite était réceptif. Il m’a fallu ensuite convaincre les nounous de Rose qu’il était possible de la nourrir autrement qu’avec un biberon. Nous avons opté pour la tasse de dinette et la pipette de médicaments et ça fonctionne ! J’ai attaqué à faire un peu de stock un mois avant la reprise (tirage au Calypso puis Spectra), j’ai vite déchanté quand j’ai vu les petits millilitres que je tirais..Cependant, je ne me suis pas laissée abattre et je me suis dit que même si cela ne marchait que quelques semaines ce serait toujours ça de pris. C’est donc armée de mon tire-lait,de mes petits pots de conservation et de mes pains de glace que j’ai repris début septembre. Je tire 3 fois par jour, généralement à 10h, 13h et 16h. Mon amplitude horaire est large, je pars de mon domicile à 7h15 et ne rentre qu’à 18h45 avec environ 2h30 de transport par jour. Je dispose de mon propre bureau ce qui facilite grandement les choses, nous avons également un frigo où je stocke mon lait pour la journée. J’ai rapidement investi dans une brassière porte téterelles ce qui me permet de travailler pendant les temps de tirages. J’ai beaucoup de chance, mon supérieur me laisse m’organiser comme je le souhaite, je dois juste mettre un mot sur ma porte et prévenir l’accueil de mon indisponibilité. Au fur et à mesure des semaines je réussi à tirer assez d’un jour sur l’autre pour subvenir aux besoins de Rose (entre 400 et 450 ml/jour). Il est vrai que parfois cela est fastidieux de devoir organiser son emploi du temps en fonction des tirages ou de refuser certains déplacements car trop compliqués mais au final je me dis que ce n’est que temporaire et que bientôt je n’aurai plus besoin de tirer autant en journée. »

Des nouvelles de Samia et de Rose : « J’allaite toujours Rose à presque 14 mois. Je ne tire plus qu’une fois sur ma pause repas et parfois 10 minutes sur mon temps de pause au travail (fin de l’heure d’allaitement). J’ai dû compenser en tirant le matin le sein non bu et le soir en rentrant car sinon je n’avais vraiment pas assez en quantité. Je n’ai pas de date de fin de l’allaitement mais il me tarde de pouvoir abandonner le tire-lait ! »

Témoignage de Morgane, 30 ans, assistante sociale dans un hôpital et maman d’un garçon de 3,5 ans et d’une petite puce de 8 mois : 

img_6644« Je n’ai allaité mon fils que 2 mois et demi. Pour ma 2ème, je l’ai allaitée exclusivement jusqu’à 4 mois et demi, date de ma reprise. J’avais commencé à tirer (au Carum de Ardo) 2x ou 3x par jour pour faire un stock au congélateur. Je me suis vite rendue compte que je n’étais pas très productive avec le tire-lait malgré plusieurs marques testées. Cela m’angoissait tellement… »Et si elle n’avait pas assez ». Cependant, mon tiroir du congèl se remplissait petit à petit. J’ai repris le boulot à 50% soit 3 jours par semaine. Melle M. est restée à la maison avec son papa quasiment 1 mois avant de commencer la crèche. Et là c’est le drame, elle refuse lait et eau, bib, tasse, verre..Du coup, on commence la diversification de peur qu’elle n’ait pas assez quand je travaille. A la crèche, c’est pareil, elle boit quelques ml de lait mais c’est tout..Les jours où je travaille, je tire mon lait (au Calypso de Ardo) le midi. Avant de reprendre, je voulais demander l’avis de mon supérieur. Puis j’en ai discuté avec une de mes collègue qui était dans la même situation que moi peu de temps avant, à qui on a dit qu’elle devait tirer sur son temps de pause. N’ayant pour ma part que 30 min entre midi, je mange puis je tire 20 à 30 min. Je dépasse toujours ma pause mais pour le moment, cela n’a jamais posé problème. Je tire mon lait dans mon bureau, qui par chance ferme à clé. Je peux laver les accessoires de mon tire-lait dans un local à côté et mettre mon lait dans le frigo dans la salle commune. Je ne tire qu’une fois par jour et seulement les jours où je travaille. Je ne tire pas beaucoup mais mais ce qu’elle boit lui permet la plupart du temps simplement de s’endormir plus sereinement pour une sieste. Le reste du temps, quand je ne travaille pas, c’est all inclusive et vive les tétées jour et nuit ! Je pensais que le travaille allait me forcer à arrêter l’allaitement, je suis tellement soulagée que cela se passe comme ça ! J’aurais préféré ne pas commencer si tôt la diversification mais cela m’a permis d’être plus sereine, on se rattrape quand on se retrouve! »

Des nouvelles de Morgane et de sa fille : « Aujourd’hui, ma fille a 14 mois. Je l’ai allaitée jusqu’à 1 an et quelques jours. Je ne tirais plus mon lait au travail, cela me semblait beaucoup d’efforts pour ne rien avoir. A la crèche, elle ne prenait plus de bib et à la maison je suis avec elle, elle était au sein donc pas besoin d’avoir de lait au congélateur. Et puis, les dernières semaines, elle voulait faire comme son frère, boire son bib dans notre lit les matins. Comme je ne tirais plus, le retour au bib avec du lait maternel était compliqué. Nous sommes donc passés directement au lait de croissance petit à petit. Je lui proposais toujours le sein et ensuite un bib si elle voulait. Finalement, elle n’a plus voulu du sein. Et ne l’a plus réclamé depuis. Je suis fière de nous, avoir pu partager cela ensemble pendant 1 an ! Et la fin de l’allaitement s’est fait tout en douceur, petit à petit. 

Témoignage de Myriam, 27 ans, maman d’une petite Olivia, 8 mois, ingénieur dans une entreprise pharmaceutique :

img_6645« J’ai repris le travail au 4 mois d’Olivia, j’avais fait une réserve au congélateur car je ne savais pas du tout combien j’allais réussir à tirer ni combien ma fille allait prendre sur une journée d’absence. J’ai la chance de travailler dans une grande entreprise et d’avoir la possibilité de tirer mon lait à l’infirmerie qui en plus me laisse bénéficier du frigo. Niveau organisation je donne la dernière tétée à ma fille entre 05h et 06h avant de me lever et me préparer. Je tire une première fois pendant ma pause déjeuner, j’ai apporté le Medela symphony que je loue (je le laisse le soir dans mon bureau), pour gagner un maximum de temps je ne lave pas mes téterelles après mon tirage, je les rince, les mets dans un sachet congélation et au frigo je mets également mes bouteilles de lait tirées dans un sachet congélation. Je fais mon deuxième tirage vers 15h30-16h et quitte le travail à 17h pour récupérer ma fille à 18h30 et super tétée à 19h une fois à la maison. Je tire en moyenne 350 ml par jour et ma fille a besoin de 300 ml j’ai donc un peu de marge que je congèle si jamais je ne peux pas faire mon deuxième tirage. Pour le transport j’ai une petite glacière souple avec pain de glace. Quand je sens que j’ai une petite baisse de lactation je prends des tisanes allaitement et des amandes. Cela demande un peu d’organisation mais c’est faisable, aujourd’hui Olivia à 8 mois et tout ce passe très bien et je compte bien continuer jusqu’à ses 1 an. »

Des nouvelles de Myriam et Olivia :  » Olivia a 14 mois et est toujours allaitée. Je tire mon lait en fonction de mes besoins (réserve et sensation) sur ma pose repas depuis ses 12 mois. Je me suis absentée 1 semaine à ses 9 mois et cela s’est très bien passé d’un point de vue allaitement. J’avais fait beaucoup de réserves et elle a repris le sein sans problèmes à mon retour. Depuis ses 12 mois, elle boit de moins en moins pendant mon absence, environ 150ml dans la journée réparti en 2 prises, un biberon le matin et l’autre l’après-midi. Elle est totalement diversifiée et mange très bien. Dès qu’on est ensemble, c’est tétées à volonté, surtout la nuit où elle tète encore 2 à 3 fois. Je ne me fixe plus d’objectifs quant à l’allaitement, on verra jusqu’où on ira. »

Témoignage de Marine, 27 ans, technicienne de l’intervention sociale et familiale, maman de Rosie, 9 mois :

img_6646« Je n’ai pas connu de difficulté pour allaiter Rosie. J’ai repris le travail à ses 9 mois. Je suis Technicienne de l’Intervention Sociale et Familiale au sein d’une assoc près de Marseille. Il ne connaissait pas le texte de loi et je n’ai pas eu le droit à l’heure accordée. Gros moment de flottement pour moi … je fais 8h-12h dans une famille puis je reprends ma voiture et fait 13h-17h dans une autre. J’ai une heure de pause incluant mon temps de trajet et mon repas autant dire que parfois c’est la course.. Alors rajouter une équation à tout cela m’a fait paniquer !! Mais je tiens à cet allaitement alors il fallait une solution! J’ai loué un tire-lait électrique (Double pompage Mamivac) qui se transporte dans un sac à dos, j’ai acheté une sorte de batterie pour pouvoir le brancher sur l’allume cigare, et let’s go ! Que l’aventure du tirage dans une voiture commence! Un lange pour me cacher je cherche une place où je suis à l’abri des regards et voilà… J’ai repris à mi-temps donc heureusement ce n’est pas tous les jours comme ça. Pour garder le lait, j’ai soit une glacière sinon je demande aux familles de le stocker dans leur frigo le temps de mon intervention. Et quand je suis dans une famille près de chez moi, je rentre pour pouvoir tirer au calme dans mon canapé ! C’est vrai que c’est une organisation mais ça vaut de l’or de pouvoir donner mon lait à mon petit chat ! Rosie est gardée 3 jours par semaine de 7h30 à 16h30. Souvent elle tète avant que je ne la dépose puis grosse tétée en rentrant du travail vers 17h30-18h. Elle tète encore beaucoup la nuit…elle se rattrape! J’ai aussi un TL manuel et j’arrive parfois à tirer vers 10h ou 15h en plus ce qui me permet de congeler un peu de lait, ça me rassure. Pour l’instant ça fonctionne bien je trouve mon rythme et surtout je tire bien, c’était ma grande peur! Heureusement Rosie continue de bien téter quand on se retrouve ce qui permet de garder une bonne stimulation! Le tirage n’est pas mon moment favori alors pour m’aider je mets une petite vidéo de ma fille ou je regarde les photos que la nounou m’envoie, comme ça elle est un peu avec moi! »

Des nouvelles de Marine et de Rosie : « Nous en sommes toujours au même stade ! Elle a 15 mois, je tire toujours le midi dans ma voiture et elle boit chez la nounou 🙂 c’est une accroc du lait et du tété ! »

Témoignage de Marie, 26 ans, psychomotricienne et maman d’un trésor de 17 mois :

img_6647« La reprise du travail à ses 6 mois est arrivée bien trop vite..Je n’étais pas prête, lui non plus..mais il fallait. Autant l’allaitement avait été une évidence pour moi. Autant le tire allaitement non. C’était pour moi bizarre et difficile! Mais je me suis dis que j’allais tenter et puis c’est devenu comme nécessaire. Ça me permettait et me permet toujours de pouvoir être en lien avec lui même en étant si loin. Un moment à nous. J’ai commencé à tirer 1 mois avant de reprendre le travail mais il buvait tout à la source alors je tirais très peu..! J’ai finalement fini par reprendre le travail sans grand stock et en tirant toujours peu..heureusement il ne buvait que très peu à la crèche aussi..! Changeant de lieu de travail tous les jours et ayant un lait lipasé c’était vraiment contraignant et éprouvant pour moi..je devais tout transporter tous les jours sur mon trajet aux 3 mètres puis faire chauffer, refroidir mon lait à chaque tirage..Mais j’étais déterminée et voulais y arriver. J’ai alors réfléchis à un rituel pour m’aider. Je m’installais, prenais mon petit en-cas, regardais des photos de lui sur mon tél puis fermais les yeux et me reposais en regardant le moins possible la quantité tirée pour éviter le fameux « oh que ça..! ». Puis ensuite je le faisais chauffer, le refroidissais puis le stockais ! Tout un programme ! Petit à petit j’ai réussi à tirer de plus en plus et de plus en plus facilement ! Cela m’a quand même pris plusieurs semaines. En fait jusqu’au jour où j’ai lâché prise en me disant : « si je ne tire pas assez ce n’est pas grave, il aura autre chose à manger..! » Aujourd’hui, j’en ai un bon stock au congélateur, je n’ai plus réellement besoin de ce rituel, mon lait n’est plus lipasé et un tire lait manuel simple pompage suffit ! Je suis contente d’avoir persévéré même si ça n’a pas été facile. J’ai tiré 2 fois par jour jusqu’à ses 13 mois, moment auquel j’avais prévu d’arrêter de tirer au travail puis en fait j’ai continué et depuis je tire une seule fois par jour. C’est aujourd’hui un réel moment de pause, de ressourcement, un moment rien qu’à nous, une une fierté, un cadeau. »

Des nouvelles de Marie et de son fils : « J’ai finalement arrêté de tirer mon lait au travail à ses 18 mois avec un petit pincement au coeur mais il n’en buvait plus à la crèche…! Je suis donc passée à un allaitement, toujours à la demande, matin, soir et weekend. Malgré ma petite appréhension de l’impact sur ma lactation, tout s’est super bien déroulé 🙂 Aujourd’hui, il a 23 mois et nous sommes en fin de sevrage induit par ma 2e grossesse. Un sevrage paisible et progressif pour tout le monde ! »

Témoignage de Maurane, 25 ans, psychologue dans une maison d’enfants à caractère social, un « foyer » qui accueille des enfants placés entre 6 et 18 ans, maman d’une petite Lily, bientôt 7 mois : 

img_6648« Allaiter et travailler..voilà un combo qui me paraissait bien lointain quand j’étais encore en congé mat! Et pourtant, pour ma maman (sage-femme), ça allait de soi..et ce, même lors de mes moments d’angoisse à l’idée de la reprise où elle me disait « bah tu tireras au boulot pis tu verras, ça ira tout seul ! » mouais, j’étais pas convaincue… Il faut dire qu’entre les crevasses, les engorgements, la mastite diagnostiquée tardivement et mal soignée et l’abcès opéré qui s’en est suivi, j’avais l’impression de partir de loin… très loin… et pourtant, à coup d’encouragements de la part de mon amoureux, de ma famille, belle-famille, de notre nounou, de ma sage-femme consultante en lactation..portée par tous ces beaux moments lactés partagés avec mon bébé..je me suis lancée, avec tout l’attirail nécessaire. J’ai la chance d’avoir un bureau rien qu’à moi et une chef compréhensive par rapport aux sujets concernant la famille. Cela fait maintenant 2 mois et demi que j’ai repris le boulot à mi-temps. La routine s’est vite installée. J’arrive à 8h30, je tire mon lait dans les 2h qui suivent en général et encore une fois à 14 ou 15h. J’ai un gros REF sur le sein qui a été opéré et, bizarrement, besoin de téterelles + grandes que pour l’autre sein. Du coup j’ai bidouillé un double pompage avec un Medela Swing d’un côté et le Calypso Ardo de l’autre ! Peu orthodoxe mais ça fonctionne bien 🙂 Tirer mon lait au boulot, c’est bien le seul moment où je vois mon hyperlactation sous un angle positif. 15-20 minutes me suffisent pour tirer 300mL, parfois plus. Tirer mon lait sur un lieu de travail aussi particulier donne parfois lieu à des scènes cocasses quand je laisse traîner le câble d’alimentation du tire-lait et que des enfants, toujours très curieux, me demandent ce que c’est et à quoi ça sert. Normaliser l’allaitement ça concerne tout le monde, à n’importe quel moment, n’importe quel âge, et je réponds toujours avec intérêt à leurs questions sur « la machine bizarre » »

Des nouvelles de Maurane et de Lily : « 5 mois plus tard..nous sommes donc à 12 mois et demi d’allaitement dont 8 en ayant repris le travail. Je ne tire plus qu’une fois par jour, sur le temps de midi. Ma puce étant bien diversifiée maintenant (+ introduction de yaourts vers 9 mois), j’ai pas mal lâché prise sur « LA » quantité à tirer et nous sommes passés de 450ml à 250-280ml suivant les jours…Je tire au jour le jour, pas de stock en back-up, et tout roule naturellement ! Je ne sens plus de montée de lait en journée depuis 2-3 mois, au début c’était étrange pour moi, j’y étais tellement habituée ! L’avantage : plus de fuites !! On continue tranquillement, rdv dans X mois pour la suite ! »

Témoignage de Kim, 29 ans, pharmacienne, maman de jumeaux de 9 mois :

img_6649« Concernant les tirages je fais 3 à 4 fois par jour afin de fournir pour le lendemain les 800 à 900 mL de lait dont ils ont besoin. J’ai à peu près 3L de stock au congel au cas où. A chaque tirage j’obtiens en moyenne 250 mL sur les 2 seins, je le fais à 9h30-14h-18h30 et avant de me coucher si besoin. Pendant ma grossesse l’allaitement était une évidence pour moi, et le fait que j’attende 2 bébés ne m’est jamais apparu comme un frein : si la nature permet de les porter, la nature permettra aussi de les nourrir ! Les débuts ont étés plus éprouvants que prévu, une césarienne en urgence à 6 mois 1/2 de grossesse, une séparation d’avec mes petits qui ont séjourné en réanimation, puis en soins intensifs, puis en néonat. Bref, une montée de lait qui s’est faite attendre. J’ai tiré toutes les 3 heures jour et nuit, sans rien exprimer pendant des jours, puis 5ml, 10ml, et les quantités ont progressivement augmenté. Mes petits garçons étaient de toute façon nourris au lait de lactarium par sonde pendant ce temps, car il fallait que le lait soit pasteurisé. Finalement j’ai réussi à couvrir tous leurs besoins avec mes tirages, puis au bout de plusieurs semaines il a fallu leur apprendre à téter pour se sevrer de la sonde. À partir de ce moment, je suis restée avec eux à l’hôpital 24h/24 car je refusais qu’on leur donne des biberons en mon absence. La suite vous vous en doutez, le retour à la maison avec son lot de doutes, mais tout s’est bien passé après quelques mois de tâtonnements. Et à leurs 8 mois il a fallu reprendre le travail, après plusieurs semaines d’adaptation avec la nounou. L’adaptation a été compliquée pour l’un des 2, qui refusait de boire mon lait autrement qu’au sein, malgré les dizaines d’achats de tasses, DAL, softcup, et même biberons ! Finalement j’ai fait pendant plusieurs semaines des flans et des yaourts avec mon lait, et après 1 mois de garde il accepte désormais de boire du lait! De mon côté, au travail c’est compliqué de trouver des moments pour tirer mais je me débrouille, j’essaye de faire au mieux. Notre routine est désormais bien ficelée, et les journées ensemble c’est tétées à volonté! »

Des nouvelles de Kim et de ses jumeaux : « Aujourd’hui les bibous ont quasiment 15 mois et sont toujours allaités jour et nuit. Je fais de grosses journées au travail, donc ça devenait de plus en plus contraignant de tirer mon lait le midi. Je le fais donc matin et soir, en conduisant pendant mon trajet (téterelles coincées dans le soutif, pas besoin des mains !). J’ai noté une baisse de lactation donc je tire une fois supplémentaire juste avant le coucher pour pouvoir leur fournir, depuis environ un mois. Quand nous sommes ensemble c’est open-tétou, ce qui peut varier entre 4 et 8275927 fois. J’ai tenté un sevrage nocturne à leurs 13 mois mais ni moi ni eux n’étions prêts donc j’ai rapidement renoncé. Ils se réveillent encore entre 1 et 3 fois chacun. »

Témoignage de Sarah, 36 ans, assistante administrative et maman d’une petite fille de 4 mois :

img_6650« Je pensais arrêter d’allaiter à la reprise (10 semaines d’Adèle) mais plus la fin de mon congé maternité arrivait plus je me sentais mal de tout vouloir arrêter. Après l’idée de tenter un allaitement mixte est venue mais ça me fait peur, peur qu’elle ne veuille plus du sein. Et puis je me suis dit je vais tirer au travail. Ma chef étant plutôt ouverte je lui en ai parlé. Elle m’a juste demandé de quoi j’avais besoin. Une table, une chaise et une prise c’est tout. Alors je tire dans la salle de réunion et si elle est occupée c’est une sorte de cagibi dans lequel un petit meuble et une chaise m’ont été installés. Je tire 3x/jour au travail. Une fois en milieu de matinée souvent vers 10h30, une seconde fois pendant ma pause déjeuner vers 13h et une dernière fois vers 16h. Je tire selon les périodes entre 90 et 150 ml voire parfois plus. Je viens tout les jours avec la tire-lait loué à la pharmacie de la marque Kittet. C’est peut-être le truc le plus chiant car c’est quand-même un peu encombrant à prendre tous les jours (heureusement que je suis véhiculé) mais celui que j’avais acheté d’occasion mettait beaucoup trop de temps. Tout ça demande beaucoup d’organisation et surtout un environnement de travail bien particulier. Je ne me cache pas mais n’en parle pas particulièrement. Je me rends compte que j’ai de la chance 1) de pouvoir le faire au travail et 2) de bien tirer. Je fais 4 biberons à ma fille pour la crèche (je tire le matin au réveil aussi et parfois en rentrant du travail). Je souhaite l’allaiter exclusivement jusqu’à ses 6 mois (donc encore 2 mois) après je verrais. En tout cas tout se passe bien j’ai sûrement beaucoup de chance. Espérons que ça dure ! »

Des nouvelles de Sarah et Adèle : « On est à 9 mois et demi d’allaitement. Ca se passe toujours super bien. Je tire toujours au travail mais uniquement 1x/jour pour pas grand chose finalement car ma fille ne boit pratiquement plus de lait maternel à la crèche depuis qu’elle mange « normalement ». Elle préfère téter à la source dès mon retour du boulot ! J’espère allaiter le plus longtemps possible finalement ! Lors de mon témoignage je disais que je verrais après ses 6 mois, mais c’est tout vu ! Encore quelques temps de cette belle aventure de l’allaitement. » 

Témoignage de Marie, 25 ans, professeure des écoles et maman d’un bébé de 5 mois :

img_6651« Quand j’ai commencé je me suis dis une fois la reprise de travail j’arrête tout. Et puis j’ai trouvé ça tellement dur à mettre en place et ayant repris le travail tôt (avant les 2 mois et demi du petit) je ne voulais pas gâcher tout ces efforts alors on a continué l’aventure. Ce qui m’a aidé pour continuer l’allaitement c’est la sage femme qui m’a suivie après mon accouchement, elle m’a fait comprendre que la reprise du travail et l’allaitement n’étaient pas incompatible. Dans mon entourage personne n’a allaité alors je n’avais pas de modèle, pas de guide, aucunes références ou connaissances sur l’allaitement. J’ai fais appel à une conseillère en lactation pour en savoir plus, pour me sentir guidée. J’ai de la chance parce que mon bébé n’a eu aucun problème à prendre le biberon, il n’y a pas eu de confusion seins/tétine. Pour ce qui est de l’organisation: Je tire (Mamivac Sensitive) mon lait le matin sur le sein non donné pendant la nuit, le midi les deux et quand je le récupère les deux voir un selon son humeur. Bébé boit 600ml en mon absence je ne travail que 2 jours (je suis maîtresse à mi temps) et heureusement parce que pendant une période j’ai eu beaucoup de mal à tirer la quantité qu’il lui fallait en mon absence. N’ayant pas d’amies allaitante je me suis entourée de mamans allaitante sur les réseaux (facebook, Instagram…) et je pense que c’est ce qui sauve mon allaitement. Le fait de ne pas me sentir seule, de ne pas avoir l’impression d’être un extraterrestre parce que mon bébé est toujours allaité malgré la reprise du travail. Pour ma part la clé de réussite de mon allaitement est le soutien que je trouve auprès du papa mais aussi de ces mamans allaitante qui me donne la force de continuer !! Alors j’en profite pour leur dire un immense merci !! »

Des nouvelles de Marie et de son fils : « Après les vacances de Noël bébé n’avait pas été gardé pendant 2 semaines, il n’avait alors que tété. Et quand, à la reprise du travail (il avait alors 6 mois), il est retourné chez sa nounou, il a alors complètement refusé le biberon. Le papa a essayé et rien n’y a fait. Il ne voulait plus prendre le biberon. Je me suis renseignée auprès de notre pédiatre et conseillère en lactation et ils m’ont expliqué que comme il était bien diversifié, il n’était pas obligatoire qu’il prenne mon lait pendant la journée. Nous conservons les tétées du matin obligatoire avant de partir au travail et quand je le récupère le soir vers 17h30, c’est open bar jsuqu’au lendemain. Pour le tirage, je me mets beaucoup moins de pression, je ne tire que pour mon confort ! »

Témoignage d’Alix, 27 ans, infirmière en réanimation à temps partiel (80%) et maman d’un bébé de 3 mois et demi :

img_6652« Je travaille 12h d’affilé + 2h de trajet. À un mois de la reprise, j’ai commencé à constituer une réserve de LM avec le tire lait Symphony double pompage de Medela. Avec 3L au congélateur, j’étais sereine pour retourner travailler. Pour le travail, j’ai acheté d’occasion le Swing simple pompage de Medela. Je pars travailler à 6h le matin, s’il est réveillé j’allaite mon bébé avant de partir, sinon je tire mon lait s’il a bu il y a plus de 2h. Ensuite au travail j’essaye de tirer toutes les 4 heures. Je recueille environ 200 mL sur chaque sein toutes les 4h. Je suis restée une fois sans tirer pendant 5h30 : grossière erreur, j’ai eu un engorgement heureusement réglé en mettant mon bébé au sein dès mon retour à la maison. Je n’ai pas de local prévu pour tirer, je me mets dans les toilettes des vestiaires collectifs pour femmes. Pour essayer de faire abstraction du lieu peu accueillant et faciliter l’expression du lait, je regarde des photos de mon bébé et je renifle notre doudou d’allaitement. Le bruit intrigue les collègues et mon besoin de m’absenter plusieurs minutes régulièrement m’a poussé à informer quelques personnes. L’idée a été accueillie avec beaucoup de bienveillance et de simplicité. Je n’ai pas eu envie d’en informer ma hiérarchie car je ne m’absente pas plus de mon poste qu’un fumeur par exemple. Je stocke ma récolte au frigo du service dans un mini cartable isotherme. Pour le retour, j’ajoute un pain de glace. En rentrant le soir je les mets au frigo pour qu’ils soient bu le lendemain si je travaille. Si je suis avec mon bébé le lendemain, je congèle le lait dans des sachets. C’est une organisation mais quel plaisir de savoir que je fais tout ça pour donner le meilleur à mon fils ! Ayant parcouru des forums, sites et comptes Instagram des heures durant pour réfléchir et élaborer la meilleure organisation, je serais ravie d’aider des mamans qui auraient besoin ! »

Des nouvelles d’Alix et de son fils : « Deux mois après ma reprise du boulot, j’ai demandé un congé parental. Fini le tire lait dans les toilettes sales, ça ne me manque pas mais s’il avait fallu continuer je l’aurais cependant fait. Aujourd’hui, mon fils a 9 mois, l’allaitement se passe très bien, nous souhaitons continuer, sans se fixer d’échéance, sans non plus viser le sevrage naturel à tout prix, on laisse venir et on profite. » 

Témoignage de Sandra, 32 ans, négociatrice immobilier, maman de 2 enfants :

img_6653« Lorsque mon fils Jean a eu 4 mois, j’ai repris le chemin du travail. Ce fut pour moi un déchirement, d’autant que mon allaitement, qui avait eu du mal à se mettre en place, venait seulement de confortablement s’installer. La poursuite m’a donc semblé évidente malgré le fait que je n’y avais pas du tout réfléchi avant. Je ne pensais pas que cela était possible, je ne m’étais pas documentée et après en avoir discuté assez rapidement avec ma sage-femme,cela me semblait très obscure. Aussi, c’est avec mon tire-lait, mon sac isotherme, mon égoutte biberons, mon goupillon et beaucoup de doutes que je suis arrivée sur mon lieu de travail après 6 mois d’absence. Je suis négociatrice immobilier à temps plein, c’est un travail passionnant mais donnant lieu à beaucoup de pression et à une amplitude horaire quotidienne importante. La pédiatre m’avait dit que ma source se tarirait rapidement de trop de stress et d’absence de siestes durant mes journées de travail. Je l’ai écouté, je n’ai pas relevé. Heureusement. C’est là qu’Instagram et sa tribu de mam’allaitantes ont sauvé mon allaitement (merci particulier à @inantesyou). Je tirais mon lait dans la cuisine de mon agence immobilière, 3 fois par jour au début(9h-12h-16h). J’étais bien installée et mes collègues étaient curieux et bienveillants. Très vite, je suis passée à 2 tirages/jour lorsque Jean a eu 6 mois. Il buvait de moins en moins chez sa nounou. Et puis, vers ses 1 an, je suis passée à un tirage par jour, avec l’aléa que Jean refusait systématiquement le biberon(et tout autre contenant) chez sa nounou. J’ai donc introduit les laitages en journée. Aujourd’hui Jean a 14 mois, je tire toujours mon lait une fois au boulot si besoin (lorsque explosion imminente!). Nous tétons week-ends, matins et soirs à volonté. J’aime nos moments plus que tout au monde, je ne regrette rien, je suis fière de moi, de nous. Fière de voir ce lien perdurer. Fière de pouvoir concilier une vie professionnelle et sociale riche avec une vie de maman tout aussi épanouissante. Finalement, les contraintes liées à l’allaitement au travail sont minimes face au bonheur procuré par l’allaitement. »

Des nouvelles de Sandra et de Jean : « Jean va aujourd’hui avoir 21 mois et il est toujours allaité. J’ai arrêté de tirer au boulot à ses 19 mois. Ce n’est pas tous les jours facile, je suis moins disponible mais malgré tout, c’est toujours notre moment, moment dont il est en demande. Le sevrage s’amorce lentement, en attendant nous savourons nos douces tétées. »

Témoignage de Chrystelle, 32 ans, mémorialiste et comptable depuis 10 ans en cabinet d’expertise, maman d’un petit garçon de 10 mois :

img_6654« J’ai commencé à tirer mon lait une fois par jour au boulot pendant la pause déj’ au début cela durait 20 minutes et depuis je suis vite passée à 10 minutes en double pompage. Je n’ai jamais vraiment eu de difficulté particulière car j’ai été bien conseillée à la base. Pour bébé 1 je n’ai pas pu utiliser le tire-lait car rien ne sortait..c’était dur car j’avais l’impression d’être la seule à ne pas y arriver. En réalité, pour bébé 2 cela à été une évidence afin de lui donner au maximum mon lait lorsque je suis au boulot. Mon fils a aujourd’hui 10 mois et cela fait 6 mois que je tire mon lait (Ameda Lactaline). Mon seul regret est de ne pas avoir fait du stock en amont, pendant ses 4 premiers mois. Et le rituel niveau lavage est très important: je lave tout eau chaude savon bio, tous les accessoires etc et séchage aussi à l’air libre. Maintenant je ne congèle plus, je mets direct au frigo et je donne le lendemain ou à la personne qui garde mon fils. Au final être bien conseillée, un tire lait, des pains de glace et le tour est joué ! Courage à toutes ♥️ »

Des nouvelles de Chrystelle et de son fils : « Bébé a bientôt 16 mois et on continue l’allaitement ! Quand je suis au travail, c’est matin, soir et nuit…et les jours off c’est à la demande ! Du coup, je ne tire plus mon lait au travail depuis ses 11 mois. »

Témoignage de Delphine, 32 ans, maman d’Élisa, 1 an, ingénieur en informatique :

img_6655« A la fin de mon congé mat j’ai du reprendre le travail et j’ai voulu poursuivre l’allaitement. Tirer son lait au travail était qque chose de vraiment inconnu. Autour de moi personne ne l’avait fait. La puéri qui nous suivait à l’époque m’avait encouragé à le faire mais m’avait quand même conseillé d’acheter une boîte de lait en poudre à donner à la nounou au cas où je n’ai pas assez de lait et pour ne pas me mettre la pression (elle m’avait bien démoralisée ce jour-là, mais je ne l’ai jamais fait et j’ai eu raison). J’ai commencé à faire du stock de mon lait au congélateur avant la reprise. Quand j’ai expliqué à ma responsable que je devais tirer mon lait car j’allaitais ma fille (qui avait 3 mois à l’époque) elle m’a dit que j’étais bien courageuse. Pour moi ce n’était pas du courage mais quelque chose de normal car c’est ce qui était le mieux pour ma fille. Ça a été le parcours du combattant pour me trouver un endroit correct pour faire les tirages. Des travaux étant en cours dans pas mal de bâtiments notamment l’infirmerie, on m’a proposé les toilettes… Ma responsable m’avait même dit que j’avais 3 mois pour sevrer ma fille car après ça sera compliqué de me trouver un bureau vide suite à l’emménagement de nouveaux collègues. Au début j’ai cru qu’elle rigolait mais non… Merci le soutien féminin!! Bref j’ai remué ciel et terre pour avoir un bureau vide, j’ai fait mettre un panneau « local réservé, défense d’entrer » sur la porte car je n’ai pas le droit de m’enfermer à clef. Petite conclusion sur ces 9 mois de tirage au travail. J’utilise l’heure à laquelle j’ai droit. Je tire (Calypso Ardo) le matin, le midi (sur mon temps de pause) et l’après midi. J’ai toujours avec moi, mon tire lait électrique, mon sac isotherme avec les bacs de glace, les petits pots pour mettre le lait. Il faut passer outre les commentaires de collègues qui pensent que je fais plus de pause que nécessaire..Être convaincu que ce qu’on fait est le mieux pour notre bébé. En tout cas, il faut se donner les moyens de le faire et y croire car allaiter et reprendre le travail c’est possible. »

Des nouvelles de Delphine et d’Elisa : « Aujourd’hui, ma fille a 17 mois et demi. J’ai continué de tirer mon lait en bénéficiant de l’heure autorisée jusqu’à ses 1 an et j’ai continué ensuite à tirer le midi jusqu’à ses 13 mois. J’ai arrêté car elle ne buvait plus mon lait chez la nounou. Désormais, elle tète le matin, à mon retour du travail et le soir pour s’endormir en semaine et le weekend c’est openboobs ! Je dois avouer que c’était plaisant de ne plus avoir à tirer mon lait au boulot, ça devenait contraignant pour moi et j’en avais marre mais s’il avait fallu continuer, je l’aurais fait. Maintenant elle prend le lait à la source 🙂 »

Témoignage d’Anaïs, 29 ans, professeur-documentaliste dans un lycée pro et un collège et maman d’un petit garçon de bientôt 8 mois:

img_6656« J’ai repris le travail à ses 5 mois exactement. Je tire mon lait au travail avec un Medela Freestyle, un investissement que je ne regrette pas. La petite glacière et le sac de transport sont très pratique. La batterie tient très longtemps. J’utilise la réserve des 2 CDI, aller à l’infirmerie me ferait perdre trop de temps. Mes horaires varient mais sont au maximum 8h-17h. Je tire 2 fois par jour. Cela me prend 1/4h au total (installation-tirage-rangement). Je tire une douzaine de minutes pour 150 ml. Étant donné que je tire sur mes temps de pause, je n’ai demandé aucune autorisation. J’ai juste prévenu mes collègues (je travaille en binôme) pour que l’on s’organise pour les récrés. Niveau matériel, j’ai toujours avec moi un torchon à poser sur la table, un sac de congélation propre, un sac pour mettre le matériel sale, un feutre Velleda pour marquer l’heure et la date sur les bouchons des biberons, des lingettes et du gel désinfectants.
Mes difficultés :
– Une des deux réserves n’est pas chauffée ❄
– Est-ce le tire-lait ou l’environnement dans lequel je tire mon lait mais je n’ai pas de réel réflexe d’éjection du lait ce qui fait que je tire un peu moins que chez moi pour la même durée de tirage.
Mes conseils :
– Monter à l’avance le plus de pièces possibles du tire-lait pour gagner du temps – Mettre les téterelles dans un sac de congélation au frigo pour ne pas avoir à les laver entre 2 tirages – Se désinfecter les mains s’il n’est pas possible d’avoir vite accès à un point d’eau
– Penser très fort à son bébé, regarder des photos pour créer un cadre agréable qui favorise le tirage
– Se faire confiance. Tout va bien se passer! »

Des nouvelles d’Anaïs et de son fils : « 8 mois après avoir repris le travail…Depuis 2 mois, je ne tire plus mon lait qu’une fois le midi au travail car mon fils boit moins chez son assistante maternelle. Toujours à temps partiel, je suis tout de même obligée de tirer un peu chez moi pour avoir les quantité dont il a besoin (120ml le matin + 100ml entre le midi et le goûter). Mes conditions de tirage se sont améliorées avec le retour des températures plus clémentes. Ma direction n’est toujours pas au courant et je m’en porte très bien ! Dans un mois et demi, ce seront les vacances et je pourrais ranger mon tire-lait. Peut-être pour toujours ? »

Témoignage de Soélie, 27 ans, maman de Sirius 21 mois, bibliothécaire :

img_6657« Je ne souhaitais pas allaiter, enfin je voulais tester pendant 1 mois mais pas plus. Finalement, sa naissance a été un tel changement dans ma vie que je me suis laissée porter. Personne n’avait jamais allaité dans mon entourage, j’étais donc un ovni mais mon métier m’apprends à m’informer, et c’est ce que j’ai fait. Instagram m’a aussi beaucoup aidé. Je commençais à penser au sevrage à l’approche de la reprise, et le docteur me dit d’accélérer ce sevrage, parce que bébé perd du poids. Elle s’était finalement planté sur la courbe, notant à 4 mois au lieu de 3. J’ai décidé ce jour de ne pas le sevrer. Je me suis donc renseignée sur le tirage, et le jour de ses 4 mois, j’ai repris. J’allais travailler pendant 1 mois avant d’être en congés 1 mois. Bon test. La RH m’a dit que je n’avais pas le droit à l’heure allaitement, direct. J’ai décidé d’en parler simplement à la chef, qui a accepté. En bibli, on est presque tout le temps en accueil public donc il était difficile de trouver des moments, mais mon équipe était au courant et je m’absentais 20 min le matin, et l’après midi, souvent en courant (Lactina de Medela). Mais stress = pas de lait. Donc j’essayais de me détendre avec une tisane et des photos de Sirius. Parfois je tirais bien, parfois vraiment très peu. C’était stressant. La nounou avait une boîte de lait artificiel pour compléter un peu si jamais, mais il n’en prenait pas beaucoup, il préférait le lait de maman! D’ailleurs c’était une nounou parfaite. Lorsque je suis arrivée pour l’adaptation avec mes pots de lait, elle a accepté de suite. Je lui ai simplement expliqué comment procéder, et nous n’avons jamais eu le moindre problème, ni jugement. Le matin, le soir et le week-end, open boobs! Son papa est parti en mission de ses 6 à 10 mois. J’étais seule, sans famille à moins de 400 km, à bosser 35h/semaine. Les tétées étaient nos bulles de bonheur, elles étaient rassurantes pour tous les 2, malgré une fatigue intense. J’ai arrêté de tirer à ses 18 mois, et tout se passe toujours à merveille. Il a aujourd’hui 21 mois, toujours allaité, et je n’aurais jamais cru faire ça un jour. Mais c’est notre force, notre pouvoir, notre amour. ♥️ »

Des nouvelles de Soélie et Sirius : « Aujourd’hui, notre (grand) bébé a presque 26 mois et il est toujours allaité. C’est pour moi une grande fierté, tout en étant vraiment naturel. Je ne voulais pas allaiter, je n’y connaissais rien et me voilà aujourd’hui allaitant un bambin tout en étant devenue une bible et surtout espérant avoir ouvert la voie dans ma famille, auprès de ma belle-sœur, de ma sœur, de mes cousines. J’aime cet allaitement, j’aime aider, je suis pleine de connaissances maintenant ! Je ne prévois pas d’arrêter. Cela nous convient à tous les trois, pour le papa (qui voulait que je pense à arrêter dès les un mois de bibou) comme pour nous c’est simplement un geste du quotidien. Les mauvaises langues se taisent maintenant, c’est peine perdue !! On suit notre chemin, en s’écoutant et en s’accompagnant les uns les autres. »

Témoignage de Caroline, 41 ans, maman d’Emma (14 ans, allaitée 3 semaines), Esther (11 ans, allaitée 3 mois) et Romy 10 mois et demi, allaitée, infirmière en cardio :

img_6658« Je travaille en 12h (7-19h ou 19-7h) de jour ou de nuit. Romy avait 4 mois et demi quand j’ai repris et je tire mon lait au travail (Medela Freestyle). Ma cadre m’a soutenue et proposé un local pour tirer mon lait mais pour des raisons liées à l’activité du service, des raisons d’organisation, de (manque de) personnel et j’en passe, j’ai pris le parti de tirer mon lait sur les temps de pause, en salle de pause, au milieu de tout le monde : aide soignants, infirmiers, secrétaires, docteurs, internes. Dis comme ça, ça fait un peu exhib, mais c’est comme ça que j’ai réussi à trouver du temps pour tirer et en quantités suffisantes ! On ne voit quasi rien une fois que ma blouse passe par dessus. Aujourd’hui j’ai le soutien de l’équipe entière, des encouragements, des félicitations sur la quantité que je tire, les docs qui attendent que j’ai fini de tirer pour faire le staff, bref, ça roule. Les conditions ne sont pas optimales, mais grâce à eux et puis aussi la détermination j’en suis à 10 mois et demi d’allaitement. Si c’était à refaire, je ferais pareil! Je pense être partie pour un allaitement qui ne se soldera que par le sevrage naturel 🙂 « 

Des nouvelles de Caroline et de Romy : « Bilan à 16,5 mois dont 12 mois de reprise à 80%. Je continue d’essayer de tirer mon lait au travail car 12h de garde c’est long, Romy tète encore beaucoup surtout en pleine nuit et en fin de nuit. Mais je n’arrive pas toujours à tirer selon la charge de travail, ces derniers temps, on a été dépassés par des situations très compliquées (infirmière en cardio), et je ne me suis pas sentie de « laisser » l’équipe pour aller tirer alors qu’on avait pas bu ni mangé. Mais engorgements. J’ai aussi de plus en plus de mal à supporter mon tire-lait, le trimbaler, etc..Je vais essayer dans les gardes à venir de ne plus tirer et de rester en openboobs quand je suis avec elle. » 

Témoignage d’Amandine, 32 ans, professeur des écoles et mère de 3 enfants :

img_6659« Je m’apprête à vivre une 3e reprise de travail avec mon tire-lait. Tout a commencé en 2013 à la naissance de ma fille. J’ai découvert la maternité et l’allaitement. Pas question de sevrer ma fille pour retourner travailler, pas question de lui donner du lait artificiel à la place de mon lait, me voici donc en train de louer mon tire lait et de me renseigner sur la reprise du travail et l’allaitement! Je laisse mes enfants de 7h à 17h30 et je tire 1 fois sur ma pause de midi. Pour ma fille je tirais avant de partir si elle n’était pas réveillée, à 10h et le midi. C’était trop contraignant! Pour mes fils je ne pouvais plus tirer à 10h, je fais juste à midi pendant 45 minutes. Et ça va bien! J’utilise un tire-lait double pompage électrique Ardo avec une brassière pour maintenir les téterelles et avoir les mains libres. Mes conseils : pour m’aider je visualise le lait qui coule, je pense à mon bébé ou je regarde des photos et vidéos. Faire des petites réserves au congél. Ça évite de stresser les jours où je tire moins. Ne pas s’inquiéter si bébé ne prend pas le biberon chez nounou. Il existe d’autres alternatives, sinon il se rattrape au retour de maman. C’est du vécu! Aucun des 3 n’a apprécié le biberon chez la nounou. Rassurer la personne qui le garde, s’il ne prend pas, ce n’est pas grave! Plus elle sera stressée moins le bébé prendra le biberon. Et puis ça ne dure pas très longtemps car a partir de 6 mois elle pourra lui donner du solide. J’ai tiré mon lait jusqu’à leur 1 an, après ils tétaient le matin et le soir quand je travaillais. S’organiser pour s’aménager un temps et un espace agréable pour tirer son lait. Je profite de cette pause pour lire, regarder des vidéos..ce que je n’ai pas le temps de faire! Bien préparer ce que vous voulez à portée de main car une fois branchée je ne bouge plus. Ne pas écouter les remarques des autres, surtout de ceux qui ne l’ont pas vécu! Non ce n’est pas fatigant, contraignant, humiliant..j’ai tout entendu! C’est une fierté de voir grandir son bébé grâce à son lait, c’est un acte d’amour ! Ne pas stresser, tout ira bien. Vrai 3 fois!! »

Des nouvelles d’Amandine et de son fils : « La première bougie a été soufflée la semaine dernière et tout se passe bien pour ce troisième allaitement. Je ne tire plus mon lait au travail depuis le 1er avril, le lait pendant le temps de garde était devenu superflu. Mon fils le buvait parce qu’il était proposé mais n’en avait pas vraiment envie…de plus il est totalement diversifié. Je suis contente d’avoir passé cette étape qui n’est pas la plus sympa de l’aventure lactée. Il tète plusieurs fois par jour et nuit mais de manière raisonnable 🙂 surtout au moment de dormir. »

Témoignage d’Aurélie, 35 ans, maman de 2 princesses de 3 ans et 16 mois, infirmière, ayant repris le travail à leur 4 mois :

img_6660« Les premiers mois mes collègues ont été super, on organisait le travail pour que je puisse me libérer dès que j’avais une montée de lait ensuite je pouvais attendre d’être en pause repas pour le tirer sans que cela ne diminue significativement la quantité. Je m’installais dans le vestiaire pour tirer (Medela Lactina) puis je stockais mon lait dans le frigo de notre salle de pause. Pour mes 2 filles, j’ai tiré mon lait pendant 1 an (j’ai allaité l’aînée 16 mois et la seconde 12 mois, du jour au lendemain elle n’a plus voulu). Dans mon service sur les 4 ans où j’y ai travaillé nous avons été 4 à tirer notre lait et 3 à nous rendre à la crèche pour allaiter la 4ème ne faisant pas garder son bébé sur place. Mon conseil : comme pour l’allaitement, il faut que ce soit un choix et réussir à se créer sa petite bulle le temps que l’on tire son lait. »

Des nouvelles d’Aurélie et de sa fille : « Minicoeur a stoppé l’allaitement net à 13 mois. Depuis, elle prend des biberons de lait de vache entier le soir et le matin à la demande car maintenant elle veut faire comme sa sœur en prenant un yaourt. » 

Témoignage de Nathalie, 32 ans, maman d’une poupée de 19 mois et cadre dans une entreprise publique :

img_6661« J’ai repris le travail quand ma puce avait 4,5 mois et il était évident pour moi que reprise du travail ne devait pas être synonyme de sevrage (malgré ce que pouvait bien me suggérer le corps médical, merci la désinformation les gars). Mes RH pas vraiment au fait, m’ont proposé de rentrer chez moi une heure plus tôt ?? Heu, ça va me conduire au sevrage ça aussi si j’entretiens pas du tout ma lactation…beaucoup de difficultés à identifier un endroit où je peux me poser pour faire « mon affaire ». Bref, une fois fait, les rituels, la routine ont commencé (tirage au Lactaline d’Ameda). Je ne donnais (et ne donne) toujours qu’un seul et même sein la nuit, pour pouvoir tirer l’autre au réveil vers 6h30. Tétée du matin avec ma belle avant de partir 7h. Jusqu’au 15 mois de ma fille, j’ai tiré quotidiennement au travail à 11h30 et 15h30. Quelle logistique quand on y pense. Pas de frigo mis à dispo donc une glacière remplie de pains de glace pour tenir une journée. La vaisselle tous les soirs, les transvasements pour préparer les pots pour la nounou le lendemain, etc. Beaucoup de bébés parviennent à se passer de lait la journée à partir d’un moment. Ce n’est pas le cas de ma belle. Je dois donc poursuivre les tirages aujourd’hui encore mais je tire différemment. En effet, mon employeur ne comprends pas, la loi n’est plus de mon côté. Ma puce m’autorise rarement à faire un tirage quand je la récupère à 17h30 mais à défaut je tire au moins un sein pendant qu’elle tête l’autre (très très efficace pour stimuler) pour fournir assez pour la nounou le lendemain. Ma bébé a commencé à 360 ml de lait par jour répartis en 3 fois et a encore besoin de 250 ml aujourd’hui ! Elle consomme un yaourt de brebis à midi mais je limite au maximum pour éviter le sevrage induit. »

Des nouvelles de Nathalie et de sa fille : « A 25 mois aujourd’hui, je suis toujours à 3 tirages par jour (au réveil, à la pause déjeuner et le soir en rentrant du boulot si je suis motivée). Nous sommes à environ 8/10 tétées par 24h. Elle n’accepte littéralement pas de se passer de lait la journée en mon absence et est plutôt une petite mangeuse mais avec 12 kg au compteur ! Bref, le sevrage naturel me semblait un truc trop bizarre du temps où je voyais une de mes amies faire et où j’étais encore loin d’être enceinte. Aujourd’hui, il me semble évident que je ne me fixe plus rien, aussi difficile puisse être parfois certaines nuits, aussi pénible soit parfois mon tire-lait à trimbaler tous les jours au boulot, je savoure nos moments, je les aime et nous irons aussi loin que l’allaitement nous portera elle et moi. Elle est ma muse depuis qu’elle est dans ma vie, je n’aurais jamais pu imaginer l’épanouissement provoqué par la maternité et par notre allaitement. »

Témoignage de Jennifer, 28 ans, infirmière, maman d’une puce de 12 mois :

img_6662« Voilà bientôt plus de 8 mois que j’ai repris le travail. Je suis l’une des première dans mon service à avoir repris le boulot en continuant l’allaitement, du coup je pense que pour mes collègues je débarque de la planète Mars! A ma reprise, il m’était inconcevable d’arrêter d’allaiter mon bébé! Étant Infirmière en 12h en service de réanimation, je ne l’avais encore jamais vu auprès de mes collègues… Et autant vous dire qu’avant d’avoir un enfant, j’entendais déjà certains dire tellement de choses sur ça que j’ai beaucoup stressé avant de l’annoncer…mais je me suis lancée et au final tout s’est très bien passé! Une petite tétée à 5h du matin, un tirage devant un épisode de Plus belle la vie, afin de vider le sein plein.. Ni vu ni connu.. Sur 12h, j’effectue 2 tirages pour assurer les apports du lendemain. J’ai la chance de travailler que 2 jours d’affilée. Niveau organisation j’ai investi dans des sachets congélations et un sac isotherme pas trop encombrant.Tout ce qui allait au frigo était dans un sac congélation que je jetais avant de remettre dans mon sac, avant de partir. Trop d’aseptis tue l’aseptis on est d’accord mais je travaille dans l’un des services les plus convoités par les microbes en tout genres.. Niveau gestion des téterelles, pas plus simple : au frigo après mon premier tirage sans nettoyage. Sac isotherme et pain de glace me permettaient de transporter le lait de mon bébé durant mes 55 km! Aujourd’hui mon bébé a bientôt 12 mois et est encore autant allaitée qu’un bébé de 5 mois car elle est allergique ou intolérante aux PLV et surtout car elle n’accepte pas les yaourts sans PLV. Au final ce n’est pas si contraignant! Bien sûr j’en parle avec des km de recul mais j’ai eu le temps durant ses 8 mois et demi de prendre de la distance! On se fait un monde mais croyez-moi il suffit de se faire confiance et ne penser qu’à son bébé! Puis entre nous qui n’a jamais rêvé d’une pause de 30 minutes tranquille au travail 🙂 voici une bonne excuse.. Ou alors qui ne rêve pas de garder sa belle poitrine radieuse qui pourrait en faire rougir plus d’un ? »

Témoignage de Marine, 33 ans, responsable communication dans l’environnement, maman de Margot, 9 mois :

img_6663« Margot est un bébé kangourou, née plus d’1 mois en avance car maman faisait une préclampsie. Alors le tire lait, le 1er mois, ça a été mon 2eme bébé, pour préparer ma lactation et tirer le lait qu’on donnait en complément par sonde à Margot. J’anticipais même de devoir tirer de nouveau en reprenant le travail. Margot a commencé la crèche une semaine avant ma reprise, pour qu’on « s’adapte » toutes les 2 à cette séparation. Elle avait 7 mois. Et on a vu que, finalement, elle ne buvait pas beaucoup le lait de maman à la crèche, elle se rattrapait en rentrant, et la nuit surtout (4, 5, 10 fois). Pas facile le tirage au travail, je suis en bureau partagé avec aucun endroit propice pour tirer : je ferme les pare-soleil du bureau, me tourne dos aux fenêtres et emprunte un grand tableau d’affichage qui me cache..des collègues (baie vitrée à l’intérieur du bureau). C’est une méthode qui a fait ses preuves 🙂 Si je ne faisais pas comme ça, je le ferais aux toilettes. Mais avec un tire lait manuel et un électrique, je dois être « branchée »:D Je ne tire qu’une seule fois, entre 12 et 13h, environ 120-150ml en moins de 10 min, du coup je n’ai même pas vraiment demandé à mon supérieur, car c’est un temps que je pourrais prendre pour aller chercher un thé ou fumer si je fumais. Margot boit presque tout à la crèche (je la dépose vers 8h30), elle mange plutôt du solide et finit le lait avec papa qui la récupère vers 16h, en m’attendant. A mon arrivée à la maison vers 17h, c’est open tétée ! Ce que je trouve important : se faire son petit espace, plus ou moins au calme, et avoir des vêtements adaptés si on tire les deux seins en même temps 🙂 Je regarde des photos et vidéos de Margot avant de commencer, et c’est parti ! Je dois « lancer la machine » avec le tire-lait manuel sur les deux seins, et une fois que le lait arrive, je mets le tire-lait électrique sur un et continue l’autre manuellement. Pour 1 seul tirage, je me tâte à en louer un double électrique. Bientôt peut être ! »

Des nouvelles de Marine et de Margot : « Margot a maintenant 16 mois, et on continue l’allaitement. C’est super, ça roule, on a de beaux moments de complicité et de retrouvailles après le travail! J’ai repris à plein temps, et en général, les jours de travail, c’est une tétée le matin au réveil avant la crèche, rien la journée (je ne tire plus – au début ça tirait un peu, maintenant ça ne me fait plus rien), une grande tétée de retrouvailles entre 17 et 18h, puis généralement pas grand chose jusqu’au coucher (et là encore quelques tétées de nuit). Un petit engorgement vite résolu à signaler sur les derniers mois et une ampoule, sinon tout impec. Là, on revient de vacances, et comme les weekends, c’est un peu open bar. Elle vient et tète pour s’hydrater, se reconnecter, se calmer, faire un câlin… donc ça peut être beaucoup de fois dans la journée mais pas longtemps. On a eu notre première « longue soirée » séparée pour un mariage, jusque 3h du matin, et ça a été (la nuit elle se rendort surtout au sein). Je n’ai pas encore osé faire une nuit entière mais on voit qu’elle grandit: elle dort seule à la crèche, peut s’endormir avec les papouilles de papa, et depuis la marche, fait quelques nuits avec 2 réveils. Youpi! Persévérance et beaucoup d’amour. On continue tant que ça fonctionne! »

Témoignage de Salomé, 26 ans, maman d’un bébé de 8 mois, professeure des écoles remplaçante :

img_6664« J’ai repris le travail après 6 mois de congé parental. Comme je papillonne d’école en école, je ne sais jamais si je vais réussir à trouver un endroit calme pour tirer entre midi et deux. Je prends quand même mon tire lait (simple pompage Madenal) avec moi, deux biberons, mon sac isotherme et un bloc de glace, une batterie au cas où je n’ai pas de prise électrique et un lange pour me cacher !! Je n’aimerai pas qu’un élève arrive dans ma classe pendant que je tire et me voit les seins à l’air ! Car oui, pour l’instant, je n’ai trouvé que la classe pour tirer. Pendant mes 30min de tirage j’en profite pour corriger les cahiers et relire mes préparations de l’après midi. Une fois que j’ai terminé, je dépose mes deux biberons au frigo et je les récupère le soir avant de partir. Je ne rencontre pas de difficultés en particulier sauf l’angoisse qu’un élève ou ou un collègue entre dans ma classe à ce moment là, je serai un peu gênée. Et si l’école a besoin de la classe pendant le temps de midi, je prévois d’aller me garer plus loin et de tirer dans ma voiture. Mais cette situation n’est pas encore arrivée. L’allaitement est une aventure magnifique et je suis heureuse de pouvoir continuer malgré la reprise du travail. »

Des nouvelles de Salomé et de son fils : « J’ai arrêté de tirer mon lait quand mon bébé avait 1 an (en février 2019) car j’avais un stock suffisamment important pour lui donner du lait le midi chez la nounou jusqu’aux grandes vacances (je suis professeure des écoles). A savoir qu’il va chez la nounou que 3 jours par semaine et qu’il n’est pas un grand mangeur, ni buveur de lait en biberon (moins de 90 ml à midi). Donc depuis février, je vide petit à petit mon stock de lait et je ne tire plus ! »

Témoignage de Cindy, 30 ans, maman française expatriée au Québec d’un petit garçon de 18 mois toujours allaité :

img_6665« Je suis actuellement étudiante au doctorat. Je suis retournée travailler lorsque mon fils a eu 12 mois, et lui de son côté a commencé la garderie. Depuis mon retour au travail, je tire mon lait pour que mon fils puisse en avoir en journée car il est allergique au lait de vache et que je préfére qu’il boive mon lait plutôt que du lait végétal. Je pourrais ne pas lui donner mon lait en journée mais j’aime bien pouvoir lui offrir le petit bonheur d’avoir du lait de maman à la garderie. Je tire mon lait durant ma pause de midi pendant 10 à 15 min, et je le garde dans le frigo de l’université jusqu’à ce que je parte. Je transporte le lait dans un sac thermos avec de la glace et je le remets au réfrigérateur lorsque j’arrive chez moi. Je le transvase dans deux petits sacs et mon conjoint l’apporte à la garderie le lendemain. Ce qui a été difficile c’est de trouver un endroit pour tirer mon lait, et de ne pas passer du temps avec mes collègues sur ma pause de midi. Former le personnel de la garderie à la manipulation du lait maternel, il y a quelques centaines de millilitres qui ont été gâchés durant l’apprentissage. Je m’installe à mon cubicule dans un bureau partagé avec 15 autres étudiants. En général durant la pause de midi, nous ne sommes que 3 ou 4. J’ai prévenu mes collègues et ils sont très compréhensifs. J’avais peur de me sentir gênée de devoir tirer mon lait au travail et finalement tout se passe bien. Je discute avec d’autres mamans qui ont allaité et qui sont passées par là, des futures mamans, mais aussi c’est ma façon de normaliser l’allaitement et de le rendre normal auprès de mes collègues de travail. »

Des nouvelles de Cindy et de son fils : « bébé a maintenant 2 ans et est toujours allergique au lait de vache. Je continue donc à lui donner uniquement mon lait que je tire une fois par jour et lui dépose à la garderie le lendemain ! Cela fait donc 1 an que je tire mon lait ! »

Témoignage de Cynthia, 31 ans, trésorière, maman d’une petite fille de presque 1 an :

img_6666« J’ai toujours su que j’allaiterais mes enfants. Pour moi ça a toujours été tellement naturel que ça en était évident. J’ai repris le travail 3 mois après la naissance de ma fille. Le vendredi avant de reprendre, je suis allée déjeuner avec mes chefs pour discuter de mon retour, de l’organisation du service depuis mon congé mat et du travail en lui même. Le sujet a été abordé, oui j’allaite mon bébé et oui je compte continuer. Sans attendre, ma responsable m’a emmené trouver l’infirmière afin de pouvoir régler les questions pratiques: où et quand. Mon poste étant tenu par des deadline avant midi, je n’avais d’autres choix que d’aller tirer (entre midi et deux dans la 2e salle de l’infirmerie dans laquelle je pouvais être installée confortablement et où j’ai accès à un point d’eau – pratique !) Dès le lundi, ma routine s’est donc mise en place: je pars déjeuner et après je vais tirer (Ardo). Tout se passe relativement bien. Toutes les personnes de mon service, hommes et femmes, savent que j’allaite et que je vais tirer à la pause déj. Je n’en ai pas honte et donc ne m’en cache pas. Ça évite au moins tout malentendu. Mais évidemment il fallait s’y attendre, récemment j’ai eu le droit à « ms tu comptes faire ça jusqu’à quand ? ». Ah, grande question ! (Posée par l’infirmière, quand même. Un peu gênant/énervant/dérangeant venant d’un professionnel de santé…). A vrai dire, je ne me suis jamais vraiment posée la question. Au départ je voulais absolument, à minima, atteindre les 6 mois. Et puis finalement comme tout se passe bien, je n’ai pas de raison d’arrêter et surtout, à 1 an c’est encore tellement des bébés…! Alors je/on continue. Si j’ai un conseil à donner : préparez votre retour. Assurez vous d’avoir un endroit tranquille. C’est tout à votre/notre honneur de poursuivre l’allaitement malgré la reprise du travail et c’est un droit que de pouvoir bénéficier d’un espace pour tirer/allaiter. Le retour au travail après un congé mat n’est pas chose aisée alors si au moins on peut avoir l’esprit tranquille quant à savoir où, quand, comment on va tirer ça soulage d’un poids et ça permet de reprendre un peu plus sereinement »

Témoignage de Louise, 33 ans, collaboratrice d’architecte et maman de Bartholomée, 6 mois et demi :

img_6667« Le démarrage s’est très bien passé et j’ai compris rapidement que pour nous deux, la question du sevrage ne se posera pas. J’ai fait des recherches sur le net pour me préparer au tirage et j’ai fini par trouver toutes les infos dont j’avais besoin à partir d’instagram. C’est dire si on manque d’informations.. L’agence d’archi dans laquelle je bosse compte une 20aine de personnes. Avant moi 2 autres mamans y ont tiré leur lait. Ça aide! 3 personnes sont dans la confidence mais tout le monde est plus ou moins au courant. Je n’ai pas jugé nécessaire d’en informer mon patron. 2 fois par jour je m’éclipse et m’installe dans le local fourniture qui ferme à clés de l’intérieur, je sors mon petit matériel sur une feuille propre. J’ai choisi de laisser dans mon tiroir de bureau un tire lait manuel Medela avec lequel je suis très à l’aise. J’ai également une éponge perso pour le laver après chaque utilisation et de temps en temps je le ramène à la maison pour le faire bouillir. Je tire au total entre 60 ml les mauvais jours (le stress me bloque) et 110 ml quand c’est la fête. Je me suis fait une raison sur ce petit rendement, il s’agit de ma production, ce dont ma fille à besoin et elle est d’ailleurs en pleine forme. Je dépose les flacons dans le réfrigérateur de la cafétéria et chaque soir, dans un mini sac isotherme, je les emporte pour les déposer à la crèche ou chez moi. J’écris les infos nécessaires (date et heure) sur un morceau de masking tape..L’opération me prends 15/20min, je ne demande l’autorisation à personne quand je pars tirer mon lait, c’est mon droit. Je suis discrète sans me cacher, j’assume complètement. Le soir ma fille se rattrape en tétant « en grappe » et se réveille une à deux fois la nuit, car elle mange moins bien la journée. Elle refuse le biberon et bois un peu à la tasse en plus de quelques cuillerées de purée. Je trouve ça tout à fait normal qu’un bébé ai besoin de boire ou manger la nuit et comme elle se rendort aussitôt satisfaite, je ne cherche pas à y remédier. Je suis aussi Maman la nuit (et tout le temps qu’elle voudra…). »

Des nouvelles de Louise et de Bartholomée : « 6 mois après mon témoignage, je tire toujours mon lait 2x par jour mais avec un tire-lait électrique Spectra que j’adore !! La pédiatre renouvelle mon ordonnance tous les 3 mois… J’ai toujours un petit rendement, environ 200ml/jour et je suis beaucoup plus détendue avec le tirage au travail…Ma fille boit toujours très peu de lait à la crèche alors je stocke 50ml au congèle de temps en temps car ça me rassure ! Une 2e année d’allaitement se profile et je ferais le point à ce moment-là ! »

Témoignage de Noémie, 32 ans, assistante syndic, maman d’une petite fille de 7 mois :

img_6668« Ma reprise du boulot était au 6mois 1/2 de ma fille. J’ai questionné les pro de l’allaitement sur Instagram et Google car j’étais perdue mais sure de vouloir continuer l’allaitement. Ayant des horaires de bureau classiques, la mise en place a été finalement très facile. Je ne tire mon lait qu’une fois le midi dans mon bureau. Quelques collègues sont au courant et je n’ai reçu aucune remarque. Je n’ai pas eu envie de prévenir ma direction qui serait sûrement moins agréable. Pour moi c’est une vraie réussite sans contrainte et naturelle. Je ne regrette pas une seconde mon choix. Pour le tire lait j’ai le Medela Symphony mais je ne le conseille pas car il est encombrant et les téterelles fournies ne sont pas adaptées (trop grande). Je n’ai pas de souci pour tirer mon lait donc je n’ai pas voulu en changer mais il n’est pas pratique. Mon conseil c’est de se faire confiance et se tourner vers les comptes des mamallaitantes sur Instagram pour être bien entourée en cas de besoin. »

Témoignage d’Anaïs, 32 ans, maman de Gabriel, 8 mois, avocate :

img_6669« J’ai repris le travail à temps plein quand Gabriel avait tout juste 6 mois. Je ne voulais surtout pas arrêter de l’allaiter alors je me suis bien informée avant la reprise (réunions avec la LLL sur le thème, réunions à ma pharmacie, contact avec une conseillère de la LLL, etc.). J’ai suivi les conseils : tirer mon lait deux fois par jour minimum pour entretenir la lactation, puis tétée à volonté les soirs, les nuits (à distinguer) et le week-end. C’est ce que je fais depuis plus de 2 mois. Je tire (Lactaline d’Ameda) une fois au midi et une fois dans l’après-midi, 180 ml environ à chaque fois. C’est donc la quantité qu’il prend dans la journée. Je n’avais pas fait beaucoup de stock avant la reprise car je n’arrivais pas à tirer, alors je fonctionne au jour le jour. Certains jours je tire un peu moins (fatigue, stress, contrariétés). Dans ces cas-là, j’essaye de ne pas focaliser sur la quantité pour ne pas ajouter de stress et créer un cercle vicieux. Concrètement, j’ai une petite glacière avec pains de glace pour conserver le lait que je mets dans des sachets achetés en pharmacie. Pas le plus écolo, mais le plus pratique pour moi. Je lave les éléments du tire-lait dans le lavabo des toilettes handicapés de mon boulot. J’ai tout l’attirail ! Pour le tirage, j’ai de la chance d’avoir un bureau solo que je ferme à clé. Les premiers jours, j’ai tâtonné sur la mise en place et pour ne rien oublier (« Allô chéri ? J’ai oublié le tire lait à l’appart »…) . Mais le pli a vite été pris ! Il est important de se mettre dans de bonnes conditions au moment du tirage. Le moment n’est déjà pas des plus glamour, autant le rendre le plus agréable possible. Mon maître mot : persévérer, en se souvenant que l’on offre le meilleur à notre bébé ! Le jeu en vaut la chandelle, sans oublier le bonheur de la tétée de retrouvailles où bébé retrouve le chemin de mon lait 😍 »

Des nouvelles d’Anaïs et de Gabriel : « Début janvier, j’ai arrêté de travailler, Gabriel ne va donc plus que 3 jours par semaine à la MAM (il a 14 mois). Je ne tire plus mon lait les jours où il n’est pas avec moi (de 9h30 à 17h30) car 1) il ne voulait plus le boire, et je n’ai jamais réussi à les flans pour lui donner, et 2) je n’en ressens pas le besoin, le timing était tout juste pour qu’il tète quand on se retrouve et qu’il me soulage en même temps qu’il remplit son estomac et son réservoir d’amour. Et il faut dire que j’ai trop vu ce tire-lait… Le reste du temps nous sommes toujours sur un allaitement à la demande, jour et nuit. Ça fonctionne comme ça pour le moment, et ça nous convient très bien à tous les deux. »

Témoignage de Laurène, 33 ans, juriste :

img_6670« J’ai repris le travail aux 5 mois de ma fille, toujours en allaitement exclusif. Elle est gardée par une assistante maternelle à qui je donne mon lait que je tire 2 fois par jour, en fin de matinée et vers 15h. J’ai la chance d’avoir un bureau perso et des collègues mi admiratifs (les hommes plutôt) – mi bienveillants (les femmes !) et qui ont compris que quand la porte est fermée, ça ne sert à rien de frapper ! Le reste du temps, elle est toujours ouverte et tout le monde est content ! J’ai un frigo juste dans le bureau d’à côté et j’ai investi dans des mini glacières trop mignonnes et une brassière qui maintient les téterelles (best achat ever, tu peux continuer de bosser en même temps comme si de rien n’était !). Honnêtement, je ne trouve aucune contrainte à ce fonctionnement (mis à part aller laver le tire-lait -Mamivac- à chaque fois mais je pense que c’est de la flemme !). Avant, j’étais avocate et je pense que je n’aurais pas réussi à maintenir mon allaitement ainsi mais avec l’arrivée de mon bébé, j’ai fait des choix pro qui m’ont permis de construire un petit équilibre parfait ! J’ai toutefois 2 cailloux dans la chaussure qui viennent contrarier cette aventure et qui me poussent parfois à questionner notre choix (je dis « notre » car le papa est super investi bien sûr !) : 1) Le sommeil : alors que ma fille faisait pratiquement ses nuits, depuis qu’elle est gardée et qu’elle boit moins en journée, elle se rattrape la nuit. Je ne sais pas si c’est plus la faim ou le besoin d’être contre moi (on est pourtant en cododo), mais on se fait désormais entre 2 et 4 réveils par nuit et la fatigue commence doucement à arriver… Si quelqu’un a des tuyaux là-dessus, je prends! 2) Les déplacements incluant une nuit : jusqu’à présent, j’ai réussi à y échapper mais j’en ai un mi-décembre qui m’angoisse depuis des semaines car j’ai l’impression que ma fille n’est désormais plus capable de tenir une nuit sans moi. Je crois qu’il faut que je lâche prise et que je fasse confiance à son super papa mais ça me stresse pas mal ! Bref, si j’arrivais à solutionner ces deux questionnements, la vie serait absolument parfaite !! 😆 »

Des nouvelles de Laurène et de sa fille : « Nous avons trouvé un super rythme malgré la reprise du travail qui nous a permis de continuer l’allaitement 4 mois après avoir repris. Je ne tirais plus qu’une fois par jour et ça fonctionnait très bien, je ne l’ai jamais vécu comme une contrainte. Pour autant, pour des raisons que ne m’explique toujours pas complètement (et que je tenterai de mettre de côté avec mon prochain enfant), j’ai fais le choix d’arrêter de l’allaiter à ses 9 mois. J’ai eu l’impression que je n’étais plus à l’aise avec le fait de continuer à l’allaiter. Cela a été une décision extrêmement difficile, encore plus pour moi que pour elle j’ai l’impression, mais elle est désormais derrière nous. En tous cas, ce n’est clairement pas la reprise du travail qui a mis fin à notre allaitement, l’expérience a été 100% positive. J’ai adoré cet allaitement. »

Témoignage de Marion, 28 ans, infirmière puéricultrice en service de maternité :

img_6671« J’ai trois enfants. Le premier allaité 16 mois, le deuxième 21 mois et le troisième en cours, il a un mois. Pour la reprise du travail (à 4 et 2 mois) j’avais commencé à tirer mon lait une semaine avant pour faire du stock. Avant de partir au travail, je lui donnais la tétée vers 5h du matin et le soir vers 19h30 on se retrouvait pour une grande tétée (le meilleur moment!). J’étais en poste de 12h donc je tirais (Calypso Ardo) au moins une fois en milieu de matinée (vers 9h) et parfois en fin d’après midi (vers 17h, c’était plutôt pour continuer mon stock de lait). Le reste du temps c’était allaitement à la demande et mon corps s’est adapté à ce rythme. Il m’est arrivé pour chaque enfant de faire 2 ou 3 engorgements ou juste canaux lactifères bouchés. Souvent dû à la fatigue. Alors on faisait un peu plus de tétée, je vidais le surplus, je mettais du chaud avant la tétée pour mieux drainer et du froid après la tétée pour soulager la douleur, et j’essayais de me reposer un maximum. Parfois j’avais des coups de mou, j’en avais marre de tirer surtout pour mon premier bébé qui buvait beaucoup en mon absence. Il me fallait donc un plus grand stock. Du coup pour passer le temps pendant les tirages je surfais sur le net, je regardais des photos de notre petite famille, je me mettais devant la télé si j’étais à la maison. J’attendais d’avoir les seins plutôt bien « pleins » pour tirer une bonne quantité. Je garde de merveilleux souvenirs de mes deux allaitements. Et j’espère que le troisième sera tout aussi beau. Un conseil lacté ?! Faites vous confiance et ainsi qu’à votre bébé. Lui seul sait ce dont il a besoin. Les mam’allaitantes vous êtes formidables ! »

Témoignage d’Elodie, 28 ans, ingénieur marketing, maman d’une petite fille de 16 mois :

img_6672« J’allaite O depuis maintenant plus de 16 mois. La reprise ? Elle avait 4 mois et demi. Elle est gardée 10h par jour 5j sur 7 de 8h30 à 18h30. Le travail ? Il m’oblige à être en déplacement au moins une fois par semaine (voiture beaucoup, train parfois). Les tirages ? environ un mois avant la reprise, j’ai réussi à faire un petit stock qui donne du confort (et évite le stress). J’ai tiré 2 fois par jour jusqu’à ses 13 mois (une seule fois à l’heure actuelle), 10 min pour chaque tirage. Le lait frais du jour sert le lendemain pour la nounou (ici 250 ml par jour c’était suffisant). Dès que j’ai du surplus je le congèle dans des sachets. Mon plus gros stock ? 4L. Je devais partir 3 nuits alors qu’elle avait 6 mois. J’ai tiré dès que je pouvais pendant un mois. C’était aussi la première fois qu’on était séparées la nuit (gros stress qui c’était très bien passé pour elle).Mon tire lait ? en location le Calypso de Ardo sur pile rechargeable au départ. Puis le Medela Freestyle sur batterie. Lieux de tirage ? le plus confort les chambres d’hôtel avec frigo 🙂 le plus insolite, les toilettes du TGV. Le plus couramment, ma voiture et les toilettes handicapés qui se trouvent sur mon chemin. Oui il faut savoir s’adapter 🙂 Le transport ? Une petit glacière avec pain de glace (fournie avec le tire-lait). Ça dure facilement 10h sans souci. J’ai aussi une grosse glacière quand j’ai plusieurs jours d’absence (les hôtels sont toujours ok pour mettre le lait au frigo et recongeler les pains de glace). Mon conseil ? Croire en ses capacités et trouver sa routine.Ma plus grande motivation ? pouvoir continuer à nourrir ma bébé. Et toujours avoir la facilité du sein quand je suis avec elle. Le petit plus ? : avoir un papallaitant ❤️ »

Des nouvelles d’Elodie et de sa fille : « O. a désormais 22 mois. J’ai arrêté les tirages quotidiens à ses 18 mois. Jusque là, elle ne voulait pas s’en passer pour le goûter donc j’avais continué. Maintenant je tire quand je suis en télétravail pour mettre au congélateur et pallier mes nuits d’absence occasionnelles. Le reste du temps c’est toujours à volonté ! »

Témoignage d’Hélène, 26 ans, animatrice-formatrice, maman d’une petite Maé :

img_6673« Depuis la naissance de ma belle Maé, un tas de questions, un tas de conseils et un tas de remarques..Maman allaitante, maman louve, maman poule, maman couve, toute sorte de nom et puis surtout maman vache. Ba oui une femme qui « tire ses mamelles, c’est comme pour les vaches » (avis d’une personne se disant amie #next). ENFIN bref, j’ai commencé à tirer dès le 1er mois pour faire du stock pour la reprise du travail, jusqu’à la fin de mon congé mat. Tirage de l’autre sein pendant que Maé tétait. Reprise du travail mi septembre AIE AIE AIE… surcharge mentale je ne veux pas y aller, je veux couver. Impossible pour moi de rester en congé parental pour raison financière..80% ok bon compromis + horaires réadaptés. Mes collègues sont plutôt dégoûtées de l’allaitement maternel (« tue l’amour, tue la féminité » pour raccourcir tous leurs dires), pas très à l’aise d’amener mon Medela Symphony avec mes téterelles mais je laisse dire, je laisse rire. Petite routine installée 9h30, 13h, 16h je tire environ 100ml/1 et 80ml/2. Et effet il y a toujours un titi flemmard.. Parfois je dois me déplacer donc j’ai acheté d’occas’ sur vinted un TL Medela Swing, simple pompage donc ça prends + de temps mais fonctionne à piles en + du fil donc HYPER PRATIQUE !! Certes c’est une organisation : 1/ Trouver le lieu : WC, l’arrière d’une voiture.., 2/ Trouver le temps : je forme des jeunes donc il faut trouver des temps morts, 3/ Trouver le matériel : glacière pas trop grosse, pain de glace moyenne taille mais qui dure pour la journée et surtout SURTOUT des récipients ! Nous sommes à bientôt 6 mois d’allaitement, j’ai entendu de tout, très peu de soutien, beaucoup de remise en question, je suis certainement une vache laitière pour certains, je suis avant tout une maman qui donne le meilleur d’elle-même et je suis tellement fière de pouvoir le lui offrir. Je conseille à qui veut bien l’entendre, de lire, lire et relire des articles, des témoignages sur des groupes fb, sur des insta, dans des assoc’ locales. L’essentiel est de partager nos expériences pour aider le reste du monde. Soyez fortes, soyez fières. »

Des nouvelles d’Hélène et de Maé : « On y est 1 an et 1 jour, 366 jours d’allaitement. C’est au-dessus de ce que j’imaginais et ce dont je me sentais capable. Alors oui, avec de bons côtés et des mauvais, mais une belle fierté. J’assume enfin d’ailleurs. Reste le tire allait’ un peu chiant avec mes déplacements, certes mais je tiens, pour ma fille, pour notre lien d’or blanc. Parfois, j’ai envie de retrouver mon corps, que pour moi, avoir des jolis soutiens gorges, enlever mes coussinets ENFIN, mais quelques instants après, je repense à cette année qui est passée à toute vitesse et l’allait’ qui ne sera bientôt plus qu’un souvenir alors j’en profite de nouveau et je me surprends à penser, comme si c’était le premier jour…courage et patience à toutes, nous sommes alliées Femme. ❤ »

Témoignage de Gianna, 30 ans, adjoint administratif, maman de Sandro, 5 mois :

img_6674« Sandro est un bébé de PMA (et je suis une endogirl). Je suis adjoint administratif j’ai repris le travail depuis bientôt 2 mois. Avant ma reprise de travail j’ai commencé par faire du stock au congèle car l’idée de reprendre le travail me stressait déjà et j’avais la trouille de ne pas avoir assez de lait! J’appréhendais beaucoup le fais de tirer mon lait au travail pas la tranquillité car j’ai un bureau à disposition qui ferme à clef mais la mise en place: comment m’organiser avec tout mon matériel. Mais passées la 1ère puis la 2e semaines j’ai vu que je m’en sortais plutôt bien. Mon rituel: tétée le matin avant de partir, le midi je tire mon lait et lorsque je rentre je retire mon lait à la maison avant la tétée du soir, si toutefois Sandro souhaite téter quand je rentre du travail je lui donne car j’allaite encore à la demande. J’ai connu des débuts un peu difficile, lorsque j’étais enceinte je souhaitais allaiter ça je le savais et j’avais un soutient important ma maman et ma belle-sœur qui ont toutes deux allaité donc des conseils de mise en place, que tout n’est pas rose au début et que c’est normal! J’ai eu 2 engorgements et une lymphangite mais je tenais tellement à cette allaitement pour Sandro et pour moi que j’ai tenu bon et j’ai serré les dents plus d’une fois car les douleurs post césarienne et celles des engorgements étaient fortes. Je ne dis pas tout ça pour effrayer bien au contraire mais pour montrer qu’on peux y arriver même avec des difficultés, et une fois que l’allaitement s’est mis en place, plus de douleurs, et c’est tellement de bonheur ces moments partagés. La nature est bien faite et le corps est une vraie machine. On se pose beaucoup de questions mais pour ma part j’ai eu une sage-femme, elle-même maman allaitante, qui m’a suivie après le retour à la maison et qui m’a beaucoup aidé quand j’avais des questions concernant l’allaitement et le moyen de conservation du lait. Ce que je retiens c’est qu’il faut se faire confiance car on a toujours peur de mal faire. Mais ce qu’on fera sera bien pour notre enfant quoiqu’on fasse tant que c’est fait avec amour! »

Des nouvelles de Gianna et de Sandro : « Cela fait maintenant bientôt 8 mois que j’ai repris le travail, Sandro aura 1 an en juin et nous poursuivons notre aventure lactée avec le plus grand plaisir pour lui et moi. Je continue de tirer mon lait au travail pour la journée lorsqu’il est gardé et le matin et le soir nous conservons nos tétées retrouvailles. En fait, nous continuons les tétées à la demande quand je ne suis pas au travail et qu’il peut téter comme il le souhaite lorsqu’il en a besoin. C’est un réel bonheur et je préfère ne pas imaginer le jour où ça s’arrêtera, rien que d’y penser ça me serre le cœur. Bonne aventure lactée à toutes. »  

 

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