Allaitement et sommeil : le sevrage nocturne, conclusions

Après des mois de prise de recul sur ce sujet, je me lance enfin dans la rédaction d’un article sur le sevrage nocturne.

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Il s’agit ici de vous partager notre témoignage et expérience du sujet ainsi que notre avis. Cet avis n’engage que nous et je rappelle que chacun est libre de faire et penser ce qu’il veut sur ce sujet délicat.

Après ce petit disclaimer, laissez moi vous conter nos tentatives de sevrages nocturnes, leur débouchées, ainsi que les leçons que nous en avons tirées.

  • Première tentative de sevrage

Après 16 mois, soit 486 nuits hachées, avec un minimum de 4 réveils par nuits, une reprise du travail à temps plein à ses 5 mois avec des semaines à environ 50h, des déplacements récurrents et fatiguants, des poussées dentaires successives, douloureuses, des nuits en perfusion au sein, j’avais atteint (ce que je croyais être) ma limite.

Mais, nous nous demandions était-ce le bon moment ? N’était-ce pas trop tôt ? N’était-elle pas encore trop jeune ? Serait-elle prête ? Allait-elle comprendre ?

Ces questions, nous nous les sommes posés 1000 fois, et nous avons mille fois repoussé le top départ. Jusqu’au jour où, autour de ses 16 mois, d’elle-même, elle a quitté le sein pour s’endormir et ne s’endormait donc plus systématiquement au sein. Nous avons pris cela pour un signe et nous nous sommes lancés.

Selon le Dr Sears, le mot « sevrer » doit être compris comme « mûrir » dans le sens où l’enfant qui se sèvre est un enfant assez mûr pour passer à l’étape suivante de son développement. A ce moment-là, nous pensions que Bébé Nova était assez mure pour ne plus avoir besoin (sans préjuger de son envie) de téter la nuit.

L’idée de ce sevrage, n’était pas que Bébé Nova nous fasse des nuits complètes de 10/12 heures. Non, nous souhaitions simplement avoir une plage de 5-6 heures de sommeil d’affilée.

D’ailleurs, initialement, je pensais utiliser la méthode du Dr Gordon (en gros : plage de 6h fixe pendant laquelle on n’endort plus bébé au sein puis progressivement, arrêt de l’allaitement durant cette plage) mais nous avons préféré faire au feeling et finalement ça revient un peu à appliquer ladite méthode.

Notre fil conducteur était de faire ce sevrage dans la douceur. Je me rassurais en me disant que je connais ma fille, je sais lorsqu’elle pleure de colère, d’incompréhension, de douleur ou encore lorsqu’elle a besoin de réconfort. L’idée n’était pas qu’elle vive ce sevrage comme une punition mais comme un simple changement d’habitudes, dans la douceur, l’amour, le respect et l’écoute.

Alors, nous avons démarré. Nous lui avons expliqué les jours précédant le top départ et surtout le soir précédant la nuit de démarrage que maman était fatiguée, qu’elle avait besoin de dormir et que maintenant les tétées, ça serait avant de dodo puis la prochaine au réveil le matin, que si elle avait soif pendant la nuit, elle pourrait prendre un peu d’eau et que maman et papa seraient la pour la bercer, la câliner si elle le souhaite.

Les 2-3 premières nuits (surtout la première) ont été difficiles. Des pleurs que je prenais à l’époque pour de la colère. Je sais aujourd’hui avec du recul que c’était de la pure incompréhension. Elle a difficilement compris à 26 mois pourquoi elle ne devrait plus téter la nuit alors comment l’aurait-elle compris à 16 ?

Malgré ça, nous avons continué et vers la 8e nuit, nous étions parvenus à des plages de 5-6 heures d’affilée sans téter et même plus certaines nuits mais pas sans réveils ! Lors des réveils, je lui proposais de l’eau qu’elle acceptait et elle se recouchait le plus souvent en demandant à être bercée.

Alors entendons-nous, elle ne tétait peut être plus mais elle se réveillait quand même ! Nous avions notre plage horaire mais les réveils étaient bien plus fatiguants qu’au sein puisqu’il fallait la plupart du temps la bercer et donc se lever…

J’en venais à regretter de ne plus l’allaiter, au moins on restait allongées…

Ça a continué presque un mois complet puis les dents sont passées par là et nous avons repris les tétées. Elle a eu besoin de téter. Beaucoup. Et face à la douleur, il n’était pas question d’insister.

  • Deuxième tentative de sevrage

La première tentative (ci-dessus) a eu lieu juste avant l’été et nous ne comptions pas tenter quelconque sevrage pendant les vacances au risque de devoir tout recommencer en rentrant à la maison.

Nous avons donc attendu la rentrée de septembre et que ma fatigue refasse surface pour retenter l’expérience. Elle avait alors 18 mois.

Tout démarre de la même façon, on explique plusieurs jours avant puis on se lance. Sauf que ce n’était pas du tout la même expérience que la première fois. Il y a eu plusieurs soirs corrects et puis d’autres où elle hurlait de colère et d’incompréhension. Un soir elle m’a même mis un coup de boule de colère. J’ai eu beaucoup de mal à la voir dans cet état même en l’accompagnant.

Ce n’était pas l’image que je me faisais d’un sevrage nocturne. J’étais prête à la bercer 1000 ans, à la câliner, à la porter mais à l’entendre hurler, inconsolable, ça je ne pouvais m’y résoudre.

Puis, comme un signe, un matin je suis tombée sur l’histoire d’une petite fille décédée après un long combat contre la maladie et je me suis dit « t’es vraiment stupide, la maman de cette petite fille donnerait tout pour pouvoir dormir près de sa fille, lui donner le sein toute la nuit et être réveillée par elle ». Ça peut peut-être vous paraître exagéré mais je me suis vraiment pris une grosse claque. Je me suis alors dit « crois-tu vraiment que ta fille tète pour t’emmerder ? » Et évidemment la réponse était que non, qu’elle tétait par besoin. Puis je me suis demandée si vraiment c’était si invivable ? Et la réponse était aussi que non, j’étais fatiguée mais je pouvais encore tirer sur la corde.

Nous avons donc stoppé l’expérience avant que celle-ci ne devienne traumatisante pour tout le monde.

  • Troisième tentative et sevrage nocturne relativement réussi !

Après la deuxième tentative, je m’étais jurée de ne plus retenter de sevrage nocturne. Ma fille téterait la nuit aussi longtemps qu’elle en aurait besoin ! Et effectivement, je me suis habituée aux nuits hachées. J’ai accepté mon sort et les nuits se suivaient et se ressemblaient. Deux à trois réveils les bonnes nuits, 5-6 réveils les nuits pourries. Puis finalement, ce ne sont pas les réveils qui ont eu raison de ma patience mais l’allaitement.

La sortie des molaires a provoqué des séances de tétées all day / all night et à 26 mois d’allaitement, je réalisais que je n’avais tout simplement plus envie de ça. Pour autant, je n’avais pas envie de mettre fin à notre allaitement. Mais il fallait que les tétées nocturnes cessent. Peu à peu j’ai eu besoin de retrouver un certain contrôle sur mon corps et cela passait nécessairement par un sevrage nocturne. C’était soit ça, soit un sevrage induit complet. Encore une fois, je vous partage ici ce que j’ai ressenti et non ce que chacun devrait ressentir.

Je savais qu’elle protesterait mais je savais aussi qu’à 26 mois, elle était en mesure de comprendre mon refus. J’étais également rassurée par le fait qu’elle s’exprime déjà très bien et je me disais que cela faciliterait certainement la communication pendant les moments de crise.

Pour résumer, nous avons comme à chaque fois préparé le terrain et bien expliqué les choses avant le démarrage. Les 3 premières nuits ont été atroces. Elle a hurlé en continu pendant 45 minutes les 2 premières nuits. Elle a hurlé de colère. Elle m’a frappé. Elle jetait les objets à sa portée. Elle a protesté contre notre décision. Cette décision qui n’était pas sienne et qui lui ôtait sa source de réconfort nocturne. C’était extrêmement dur de la voir dans cet état, de sentir que nos mots ne l’apaisaient pas.

Les lendemains, nous avons beaucoup verbalisé. Au début, elle m’ignorait dès que je parlais de la nuit puis progressivement, elle s’est ouverte en nous entendant dire que nous étions fiers d’elle, ce qui était vraiment le cas. On ne peut qu’imaginer à quel point c’est difficile pour un enfant le sevrage : ils ne connaissent que ça !

Elle a tété toute sa vie ! 

Essayons-nous de nous défaire de quelque chose qu’on a ou que l’on fait depuis notre naissance ?

C’est forcément difficile.

Dès la 4e nuit, les pleurs se sont apaisés et dès la 6e nuit, elle ne pleurait plus. Résignation ? Je dirais plutôt acceptation dans son cas. Mais si résignation il y a eu, c’était nécessaire et je ne le regrette pas.

Les semaines qui ont suivi, elle a continué à se réveiller la nuit et je ne lui donnais plus la tétée à ces réveils. Cela durait entre 5 et 30 secondes. Parfois elle redemande à téter. Quand c’est le cas, je lui réexplique qu’on ne tète plus la nuit et qu’elle aura la tétée au réveil et généralement elle chouinasse quelques secondes et se rendort. Nous sommes restés en cododo suite au sevrage et n’avons pas eu à changer nos habitudes dans le cadre de ce sevrage. Elle ne prend pas d’eau la nuit (même si elle en a à disposition) bien que je lui propose à chaque fois.

  • Conclusion

Aujourd’hui ma conclusion serait : la meilleure méthode pour que votre enfant dorme, c’est qu’il n’y a absolument AUCUNE méthode !

Je sais, ce n’est pas ce qu’on veut entendre lorsque la fatigue commence à surpasser tout le reste, lorsqu’on tuerait sa propre mère pour avoir 3 heures de sommeil d’affilée. Pourtant, du haut de mes 2 ans de nuits de merde, je vous le dis :

1) le sevrage nocturne ne conduit pas nécessairement à des nuits sans réveils et

2) le sevrage nocturne, ce n’est pas, ou c’est difficilement, car il y a toujours des exceptions, fait dans la douceur et la compréhension.

Alors est-ce violent pour autant ?

Avec notre recul, je pense qu’on peut généraliser et dire que oui, le sevrage nocturne c’est violent pour l’enfant. Rares sont les sevrages qui ne sont pas accompagnés de pleurs et de protestations. Or, nous savons désormais, et la recherche est très claire sur le sujet, que les pleurs sont nocifs chez l’enfant (taux élevé de cortisol, d’adrénaline et autres hormones du stress).

Mais je ne laisse pas mon enfant pleurer seul, je l’accompagne dans ses pleurs…!

Je me suis moi-même répétée ce credo pendant nos tentatives de sevrage. Je l’avais lu à plusieurs reprises et chez plusieurs auteurs. Alors c’est vrai, l’enfant n’est pas laissé seul à pleurer mais il n’en demeure pas moins que l’enfant pleure. Du coup, j’imagine qu’il sécrète quand même un taux élevé de cortisol et compagnie ? Chez nous, chaque tentative de sevrage et surtout la dernière, a donné lieu, lors des premières nuits, à de violentes crises de pleurs. Ainsi, notre expérience du sevrage nous pousse à conclure que c’est violent pour l’enfant, surtout lorsqu’il n’est pas en mesure de comprendre le sevrage.

A partir de quand, l’enfant est-il en mesure de comprendre qu’il ne peut plus téter la nuit ? 

Et là c’est propre à chaque enfant. Mais de notre expérience, même à 2 ans, la compréhension du pourquoi est assez mince.

Le soucis c’est que dans 98% des cas, le sevrage nocturne est envisagé pour palier les nuits hachées et non car les parents veulent stopper l’allaitement, et souvent bien avant les 12 mois de l’enfant.

Je ne jette pas la pierre. Le manque de sommeil est très difficile physiquement et mentalement. Je l’ai vécu.

Mais la difficulté encore une fois, c’est que nous faisons évoluer nos enfants dans une société qui ne nous permet pas d’être à l’écoute de leurs besoins.

Comme l’écrit E. Pantley :

Le problème réside dans notre perception de la manière dont un bébé devrait dormir, de même que dans notre propre besoin d’une nuit de sommeil ininterrompu.

En effet, la société, notre vie professionnelle et sociale, nous obligent à dormir la nuit et à travailler le jour et dès lors nous répercutons sur nos enfants ces attentes en matière de sommeil sans réellement nous demander si cela convient à leur développement.

J’entends votre désespoir, je vis moi-même des nuits hachées et pourries depuis plus de 2 ans et depuis 21 mois avec une reprise du travail. Je sais à quel point c’est difficile.

Mais nos enfants doivent-il pâtir de cela ?

Y sont-ils pour quelque chose s’ils doivent être séparés 10 heures par jour de leurs figures d’attachement et confiés à des personnes étrangères ?

Parler de fatigue à un enfant de 9 mois ou même de 18 mois est-ce sensé ? Sont-ils en mesure de comprendre le lien de cause à effet entre la fatigue de maman et le fait d’être privés de tétée ?

T’es mignonne mais je fais comment alors pour survire ? 

Tout d’abord, il faut s’interroger sur ce que l’on veut réellement. Ce que l’on veut nous, pas ce que la société attend de nous.

Soit on a décidé sur ce point de faire passer les besoins de son enfant avant les siens et dans ce cas, on accepte la situation aussi difficile soit-elle. Dans ce cas, rien n’empêche tout de même de tenter un sevrage nocturne dans la douceur. Certains enfants l’accepteront et tant mieux pour les parents concernés. Mais si vous avez l’impression que votre enfant le vit mal, qu’il ne comprend pas, que c’est un vrai déchirement, ne vous infligez pas ça… Il y a d’autres solutions, moins satisfaisantes certes, mais qui ont le mérite d’exister : déléguez, passez une nuit ailleurs en confiant bébé à une personne de confiance le temps de recharger les batteries.

Soit on décide que ça suffit et que sur ce plan là, on ne souhaite plus faire passer les besoins de l’enfant sur les siens soit parce que le corps ne suit plus, soit parce que le moral ne suit plus, soit les deux, soit parce qu’un membre du couple n’est plus en accord avec cette façon de fonctionner.

Dans ce cas, je le sais pour y avoir été (on a quand même 3 tentatives de sevrage à notre actif, c’est qu’on était bien à bout à un moment !) que l’on a envie et besoin de lire noir sur blanc quelque part que l’on est pas un mauvais parent si on s’engage sur la voie d’un sevrage nocturne. A ces parents qui n’en peuvent plus, je dirais : si vous êtres à bout, tentez-le mais fixez-vous des limites, toujours dans l’intérêt de l’enfant.

Je ne recommanderais jamais un sevrage nocturne à qui que ce soit. C’est comme le sevrage de manière générale : il s’agit d’une décision intime et familiale.

Chez nous la plus grosse crainte avec le sevrage nocturne en cas de réussite était : et si elle continue à se réveiller après ?

Et c’et finalement la seule chose que je peux faire : vous mettre en garde si vous entamez un sevrage nocturne car vous êtes épuisés des réveils nocturnes multiples.

Car la réalité, c’est que rien ne vous garantit que votre enfant ne continuera pas à se réveiller même après un sevrage nocturne…

Ainsi, si vous êtes décidés, ayez bien en tête avant de vous lancer que le succès d’un sevrage ne signifie pas de façon certaine une nuit sans réveils. Et ayez également en tête que sans le sein, les rendormissements lors de ces réveils peuvent être bien plus pénibles et longs.  

Vous voilà éclairés ! A vous de prendre votre décision !

  • La situation aujourd’hui chez les Novas

Aujourd’hui, notre fille a 30 mois et comme je l’écrivais, nous avons encore des réveils la nuit, chaque nuit, malgré le sevrage nocturne. Ce sevrage n’avait pas pour but des nuits complètes mais bien un arrêt de l’allaitement la nuit. Elle enchaîne rarement 3-4 heures sans même un micro-réveil. Mais elle gère bien mieux ces micro-réveils qui ne passent plus nécessairement par un « vrai » réveil. Je l’entends gémir et elle arrive désormais à se rendormir seule. Depuis 2 mois, elle dort également dans son lit, de sa propre initiative.

Nos belles nuits ne sont pas la conséquence directe du sevrage nocturne. Non. Autrement, tous les sevrages nocturnes seraient des succès stories ce qui est loin d’être le cas ! En revanche, la réussite de notre sevrage nocturne est une conséquence directe de notre accompagnement en tant que parents. Il est intervenu à un moment où notre enfant était prêt à assimiler l’information et à accepter cette limite à son allaitement à la demande. La confiance en soi et en nous qu’elle a acquise ces 2 dernières années lui a permis de passer cette étape sans angoisses.

Rappelons enfin que le sommeil est un processus évolutif et que tout le monde finit par dormir un jour (pour un article sur le sujet, c’est ici).

Je vous souhaite que ce jour soit le plus proche possible !

3 commentaires

  1. Wahou je ne peux pas te dire à quel point ton article me parle et me réconforte. Je me retrouve dans énormément de chose. Ma fille a 17 mois et je sature des tétés nocturne, pas des réveils mais vraiment du fait qu’elle tête. Je n’arrive pas à me rendormir tant qu’elle tête, j’ai mal au dos du aux positions, je suis agacée, j’ai envie de l’enlever du sein, j’ai un sentiment de rejet. Je lui ai parlé, expliqué très souvent. Il y a environ 10 jours je n’ai plus réussi à prendre sur moi, je lui ai refusé de tété. Elle a pleuré beaucoup, c’était très dur, j’ai réussi à la calmer en la portant en écharpe. Je voyais les minutes défilées, le réveil afficher 1h30, mon cerveau me dire qu’il me restait 5h30 de sommeil avant d’aller bosser…dès que je l’ai reposé, les pleurs on repris, j’ai craqué et donné le sein. Ça a duré, duré, j’étais à bout je lui ai retiré le sein, elle a réclamé à nouveau et j’ai crié « Non ça suffit, je n’en peux plus ». Elle arrêté de pleurer et c’est endormie. Je me suis réveillée en me sentant la pire mère du monde d’avoir crié. J’ai appelé une asso d’allaitement, la maman qui m’a répondu m’a apaisé et me disant de continuer de parler avec ma fille et que j’avais aussi le droit d’avoir envie de récupérer mon corps. Les nuits suivantes, elle c’est endormie beaucoup plus facilement et c’est moins réveillée…Depuis je continue à lui parler je lui explique que je l’aime de tout mon coeur, mais que les tétés de nuits sont dur pour moi, que ça me déplaît, que ça n’est pas sa faute, que je comprend son besoin mais que pour moi c’est pesant. Je lui dit que quand elle se réveille je serais toujours la, et qu’au lieu de la tété je peux m’allonger a coté d’elle, lui faire un câlin, lui proposer de l’eau, lui redonner son doudou…elle tête toujours une ou deux fois par nuit mais les endormissements sont plus faciles, et les tétés nocturnes plus courtes et c’est déjà un soulagement pour moi. Tu as raison c’est la société dans laquelle nous vivons qui rend tout ça difficile. Et je fais comme toi quand vraiment c’est dur je pense très fort qu’il y a beaucoup de personne qui donneraient tout pour pouvoir serrer dans leurs bras leur enfant.
    Merci pour tes mots si juste !

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    • Merci pour ton commentaire. Ca me fait aussi énormément de bien de lire d’autres témoignages. C’est très dur à vivre et plus l’enfant est conscient de ce qu’il se passe, plus c’est difficile. Le déclic a été pour moi une discussion avec une de mes amies qui allaite sa fille de 4 ans, qui m’a dit un jour que pour elle le sevrage nocturne c’était une nécessité, qu’elle a sevré de nuit ses 2 enfants à leurs 2 ans et qu’elle ne souhaitait plus allaiter la nuit car ELLE n’en pouvait plus. Et ca m’a libérée. J’ai réalisé que je n’avais plus envie d’allaiter la nuit, que le problème n’étaient pas les réveils. Libérée de ressentir ces émotions très négatives la nuit. Libérée aussi de réaliser que ça ne signifie pas que l’allaitement devait s’arrêter. Et après tout, libérée de réaliser que je n’étais pas la seule. ❤

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