Les lectures qui ont éclairé ma parentalité (3) : communiquer avec ses enfants

Les lectures qui ont éclairé ma parentalité (3) : communiquer avec ses enfants

Il s’agit ici dans cette série d’articles de vous partager les livres qui m’ont, chacun à leur manière et par leur contenu, permis d’éclairer, construire, déconstruire et forer le chemin de ma parentalité. Certains en me faisant l’effet d’un coup de poing, d’autres plus en douceur, d’autres encore en me poussant à m’interroger davantage sur certains aspects en particulier. Aucun ouvrage qui traite de la parentalité ne peut prétendre à la sainte parole, tout simplement car il y a autant de parentalités que de couples parents/enfants. Or, il est impossible de créer un mode d’emploi unique et uniformisé pour tous ces individus tant chacun est particulier, tant chacun chemine avec ses propres bagages et à partir de son propre vécu et enfant intérieur. Ceux qui s’y tentent sont toutefois nombreux et les rayons des libraires sont remplis d’ouvrages à ce sujet. La difficulté principale étant qu’à vouloir donner un guide universel, les auteurs finissent par nous conseiller le tout et son contraire, ou alors à donner des conseils et des directives si vagues (pour que chacun s’y retrouve) que cela revient à lire l’horoscope du Figaro censé s’appliquer à tous les Sagittaires de la planète, nous laissant finalement dans le flou le plus total quant à une réelle application pratique. Or, c’est bien cela que cherche le parent, du pratique ! Certains se lancent quant à eux dans les conseils pratiques mais encore une fois, leur ouvrage revient souvent à proposer aux parents un mode d’emploi pour des situations données. Or, tous les enfants ne ressentent pas les mêmes choses dans les mêmes situations, ne réagissent pas de la même façon face à une même situation. Ainsi, aucun de ces auteurs ne peut prétendre détenir la science infuse sur un sujet aussi délicat qu’est la parentalité car précisément la parentalité n’est pas une science. Et si toutefois elle était considérée comme telle, elle n’est surement pas une science exacte ni universelle.

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Les lectures qui ont éclairé ma parentalité (2) : le respect de l’Enfant

Les lectures qui ont éclairé ma parentalité (2) : le respect de l’Enfant

Il s’agit ici dans cette série d’articles de vous partager les livres qui m’ont, chacun à leur manière et par leur contenu, permis d’éclairer, construire, déconstruire et forer le chemin de ma parentalité. Certains en me faisant l’effet d’un coup de poing, d’autres plus en douceur, d’autres encore en me poussant à m’interroger davantage sur certains aspects en particulier. Aucun ouvrage qui traite de la parentalité ne peut prétendre à la sainte parole, tout simplement car il y a autant de parentalités que de couples parents/enfants. Or, il est impossible de créer un mode d’emploi unique et uniformisé pour tous ces individus tant chacun est particulier, tant chacun chemine avec ses propres bagages et à partir de son propre vécu et enfant intérieur. Ceux qui s’y tentent sont toutefois nombreux et les rayons des libraires sont remplis d’ouvrages à ce sujet. La difficulté principale étant qu’à vouloir donner un guide universel, les auteurs finissent par nous conseiller le tout et son contraire, ou alors à donner des conseils et des directives si vagues (pour que chacun s’y retrouve) que cela revient à lire l’horoscope du Figaro censé s’appliquer à tous les Sagittaires de la planète, nous laissant finalement dans le flou le plus total quant à une réelle application pratique. Or, c’est bien cela que cherche le parent, du pratique ! Certains se lancent quant à eux dans les conseils pratiques mais encore une fois, leur ouvrage revient souvent à proposer aux parents un mode d’emploi pour des situations données. Or, tous les enfants ne ressentent pas les mêmes choses dans les mêmes situations, ne réagissent pas de la même façon face à une même situation. Ainsi, aucun de ces auteurs ne peut prétendre détenir la science infuse sur un sujet aussi délicat qu’est la parentalité car précisément la parentalité n’est pas une science. Et si toutefois elle était considérée comme telle, elle n’est surement pas une science exacte ni universelle.

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Les lectures qui ont éclairé ma parentalité (1) : développement et émotions de l’enfant

Les lectures qui ont éclairé ma parentalité (1) : développement et émotions de l’enfant

Il s’agit ici dans cette série d’articles de vous partager les livres qui m’ont, chacun à leur manière et par leur contenu, permis d’éclairer, construire, déconstruire et forer le chemin de ma parentalité. Certains en me faisant l’effet d’un coup de poing, d’autres plus en douceur, d’autres encore en me poussant à m’interroger davantage sur certains aspects en particulier. Aucun ouvrage qui traite de la parentalité ne peut prétendre à la sainte parole, tout simplement car il y a autant de parentalités que de couples parents/enfants. Or, il est impossible de créer un mode d’emploi unique et uniformisé pour tous ces individus tant chacun est particulier, tant chacun chemine avec ses propres bagages et à partir de son propre vécu et enfant intérieur. Ceux qui s’y tentent sont toutefois nombreux et les rayons des libraires sont remplis d’ouvrages à ce sujet. La difficulté principale étant qu’à vouloir donner un guide universel, les auteurs finissent par nous conseiller le tout et son contraire, ou alors à donner des conseils et des directives si vagues (pour que chacun s’y retrouve) que cela revient à lire l’horoscope du Figaro censé s’appliquer à tous les Sagittaires de la planète, nous laissant finalement dans le flou le plus total quant à une réelle application pratique. Or, c’est bien cela que cherche le parent, du pratique ! Certains se lancent quant à eux dans les conseils pratiques mais encore une fois, leur ouvrage revient souvent à proposer aux parents un mode d’emploi pour des situations données. Or, tous les enfants ne ressentent pas les mêmes choses dans les mêmes situations, ne réagissent pas de la même façon face à une même situation. Ainsi, aucun de ces auteurs ne peut prétendre détenir la science infuse sur un sujet aussi délicat qu’est la parentalité car précisément la parentalité n’est pas une science. Et si toutefois elle était considérée comme telle, elle n’est surement pas une science exacte ni universelle.

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La réalité de mon post-partum

La réalité de mon post-partum

Cela a beau être mon deuxième enfant et donc mon second post-partum (j’écris second en pleine conscience, car il n’y aura pas de troisième !), je ne pensais pas pouvoir encore tomber de haut avec toute la préparation que j’avais faite. Et pourtant !

C’est une période souvent négligée principalement pour deux raisons : d’une part, car notre société la nie en exigeant de la mère à ce qu’elle soit sur pieds le plus rapidement possible, et d’autre part, car ses enjeux sont bien trop méconnus des jeunes mamans et de leur entourage.

Cette période, je l’avais complètement sous-estimée lors de ma première grossesse. Je me suis retrouvée avec des suites de couche compliquées moralement, un manque d’accompagnement et d’écoute. Notre démarrage d’allaitement foireux y était pour beaucoup mais également une charge mentale non libérée et ce dictat du « je dois vite être en forme et que tout redevienne comme avant! », ou encore « ça ne doit pas être difficile, c’est tellement beau d’avoir un enfant, de quoi je me plains », « je n’y arrive pas, je suis nulle… » et autres joyeusetés ! Poursuivre la lecture de « La réalité de mon post-partum »

Porter son nouveau-né

Porter son nouveau-né

Lors de la préparation des affaires pour bébé ou lors de l’élaboration d’une liste de naissance (ICI), on se demande souvent quel moyen de portage ajouter. On commence à regarder puis souvent on est vite découragé par des termes trop techniques, la prétendue complexité des nœuds ou encore la trop grande diversité de moyens de portage et on finit par aller vers le plus vendu….erreur ! Erreur car on se retrouve souvent avec un préformé qui tient bébé suspendu par l’entrejambe ou des écharpes bandeau qui n’assurent ni physiologie ni sécurité alors que le marché regorge aujourd’hui de super produits très accessibles et tout aussi stylés, simplement moins connus ! J’ai moi-même fait cet écueil pour mon aînée. Pour un article sur l’intérêt du portage, c’est ICI et pour un article sur les différents moyens de portage, c’est ICI. Rédigés avec des monitrices de portage, ils vous permettront d’y voir un peu plus clair sur le monde du portage de façon générale.  

Je vais me contenter dans le présent article de vous présenter notre choix de portage pour les premiers mois de bébé T. et de vous faire un retour sur les moyens de portage que nous avons sélectionnés et que nous utilisons pour notre nourrisson ! Poursuivre la lecture de « Porter son nouveau-né »

Notre récit de naissance (à deux plumes)

Notre récit de naissance (à deux plumes)

Après avoir écrit sur la grossesse (ICI), la préparation à l’accouchement (ICI), au post-partum (ICI), notre petite graine nous a rejoint et je peux enfin écrire sur sa naissance. Pour cet article, mon mari a accepté de se joindre à moi et y apportera le témoignage de son vécu de conjoint et d’accompagnant.

Par où commencer ?

Le démarrage conscient a eu lieu aux alentours de 6 heures du matin le jour J. Nous étions à J-10 du terme et j’avais accouché la veille du terme pour notre aîné, je ne m’attendais donc pas forcément à accoucher plus tôt mais une petite voix me disait depuis le début de cette grossesse qu’elle arriverait avant. Comme pour mon aînée, je n’ai pas vraiment eu de contractions prononcées les jours qui ont précédés. Du coup ce jour là, je reconnais directement ces contractions profondes, intenses. Celles qui te prennent aux reins. J’ai déjà accouché, je sais les reconnaître. Elles ne sont pas hautes mais me prennent dans le bas du dos. Je suis plutôt formelle, elles sont là. Cela ne signifie pas que je vais accoucher dans la journée, je le sais de par mes lectures que le travail peut commencer des jours à l’avance mais elles sont bien là. Je suis envahie d’une excitation intense. Elles sont rapprochées, je décide donc de réveiller Monsieur. Je lui dis « pas de panique, sache juste que j’ai des contractions qui se rapprochent et qui sont intenses. Tu te réveilles tranquillement et tu prépares les affaires, ok ? ». Il émerge doucement. Nous avions préparé les listes et certaines affaires mais c’était loin d’être prêt. Poursuivre la lecture de « Notre récit de naissance (à deux plumes) »

Comment bien préparer son postpartum : le fameux 4e trimestre

Comment bien préparer son postpartum : le fameux 4e trimestre

C’est une période souvent négligée principalement pour deux raisons : d’une part, car notre société la nie en exigeant de la mère à ce qu’elle soit sur pieds le plus rapidement possible, et d’autre part, car ses enjeux sont bien trop méconnus des jeunes mamans et de leur entourage.

Cette période, je l’avais complètement sous-estimée lors de ma première grossesse. Je me suis retrouvée avec des suites de couche compliquées moralement, un manque d’accompagnement et d’écoute. Notre démarrage d’allaitement foireux y était pour beaucoup mais également une charge mentale non libérée et ce dictat du « je dois vite être en forme et que tout redevienne comme avant! », ou encore « ça ne doit pas être difficile, c’est tellement beau d’avoir un enfant, de quoi je me plains », « je n’y arrive pas, je suis nulle… » et autres joyeusetés !

Certes. Pour cette seconde grossesse, je laisse ces certitudes aux autres. Cette fois-ci, je privilégie mon bien-être et ma symbiose avec ma toute petite. Tout le reste, absolument tout le reste, attendra. Sauf, bien évidemment, les besoins de mon aînée qui restent mon autre priorité. Mais je ne veux pas entendre parler de ménage, cuisine, rangement, ou obligation sociale quelconque. Lorsque j’écris ces lignes, nous sommes en novembre 2020, en plein confinement à cause du coronavirus et probablement que ça diluera grandement les visites à la naissance de la puce, ce qui n’est finalement pas une mauvaise chose.

J’avais abordé le sujet dans cet article déjà, je vais me préparer mon post-partum rêvé et toutes les aides possibles seront les bienvenues. Terminé la fierté, terminé le « non t’inquiète, ça va aller ». Tu veux m’apporter à manger ? Merci avec plaisir ! Tu veux porter ma louloute pendant que je prends une douche ? Viens je t’aide à installer le sling ! Tu veux juste venir prendre le goûter mais c’est moi qui prépare et qui te reçois ? Je suis désolée, cette fois-ci je ne suis pas disponible, on se recontacte d’ici quelques (longues) semaines. Je compte également éloigner le plus possible toutes les personnes qui ne me font pas du bien ou pour lesquelles je n’aurais pas l’énergie pendant les premiers mois (un peu plus compliqué lorsque ces personnes sont les grands-parents ou d’autres proches, j’en conviens). 

Bref, vous l’aurez compris, le post-partum est une période délicate et précieuse pendant laquelle il faut redoubler de bienveillance à son propre égard. C’est également une période de transition pendant laquelle nous devons retrouver notre énergie, laisser à notre corps le temps de se remettre, le tout en apprivoisant notre nouveau rôle et le nouveau membre de la famille, apprendre à se connaître et à vivre ensemble.

Voici les quelques lectures que j’ai choisi pour l’appréhender.

      • Le mois d’or de Céline Chadelat et Marie Mahé-Poulin

41EKPglnz+L._SX309_BO1,204,203,200_Alors que mille précautions entourent la femme avant son accouchement, la période suivante demeurer la grande oubliée. Comme si après la naissance, le plus difficile était accompli, inaugurant une vie de béatitude et réjouissances autour d’un bébé heureux et de parents comblés à tout jamais. 

« Comment se donner les moyens de bien vivre les jours qui suivent l’accouchement et de profiter de l’une des plus grandes expériences de notre vie de femme ? Découverte d’une nouvelle vie, manque de sommeil, fatigue, douleurs corporelles, baby blues… autant sur le plan physique que psychique, ce mois constitue une transition délicate pour la mère comme pour le nouveau-né. Pourtant, dans de nombreuses cultures, cette phase est bien connue et fait l’objet de pratiques, de soins spécifiques ou des recettes culinaires adaptées. Parmi elles, la médecine chinoise accorde un soutien particulier à la mère qui vient d’accomplir un formidable exploit en accouchant ; on pense qu’elle vivra ainsi en meilleure santé et aura plus d’énergie pour le restant de sa vie. En Europe, cette période est peu valorisée et mal comprise. Les mères se retrouvent souvent seules pour affronter cette phase de bouleversement. Ce livre lève les tabous et évoque la réalité de ce moment essentiel dans la vie de la mère et du couple. Il explique comment s’y préparer, en mettant en place des aménagements et des pratiques adaptées, au bénéfice de la santé corporelle, émotionnelle et psychique des mères. « 

L’ouvrage démarre sur l’explication de ce que représente cette période du « Mois d’Or » et les autrices rappellent à quel point les bouleversements corporels et psychiques de la mère restent un sujet confidentiel et tabou dans notre société. Comme si la mère ne devait vivre que dans l’euphorie de la naissance et de l’arrivée de son bébé, sans qu’à aucun moment ne soit pris en compte son état à elle. Celles qui osent s’exprimer se verront gratifiées de quelques conseils non sollicités, ou taxées de tomber dans un « baby blues passager ».

L’information phare de l’ouvrage est qu’il faut 40 jours à l’esprit humain pour accepter un changement total de vie. Et les autrices précisent que dans le cadre postnatal, « c’est le temps nécessaire pour retrouver des fonctions physiologiques en bonne santé ». Les autrices continuent en brisant les clichés les plus courants relatifs à la période postnatale. 

La maternité n’est pas un costume à revêtir en l’espace d’un instant. Elle s’expérimente en douceur et, peu à peu, s’habite. 

Vient ensuite un focus sur le baby blues, ses causes et ses conséquences. Et les autrices rappellent à juste titre quelque chose que l’on a trop tendance à oublier : il faut du temps à notre intérieur pour se remettre, tant à notre intérieur psychique, qu’à nos organes. D’où le conseil principal de l’ouvrage qui est de tenter de maintenir au possible la position allongée les premières semaines. Repos, repos, repos ! 

Le livre s’articule autour de deux étapes logiques : avant la naissance ou la préparation au Mois d’Or et le postpartum ou le vécu du Mois d’Or. 

Avant la naissance, les autrices reviennent sur une chose primordiale : s’informer. Car combien de parents tombent des nues à l’arrivée de cet enfant qui n’est pas comme ils l’avaient imaginé, combien de mères se retrouvent dans un état émotionnel qu’elles n’avaient pas anticipé car personne ne leur avait dit ? Je trouve que cet ouvrage est super à cet égard, les autrices touchent du bout des doigts tous les sujets dont les parents devraient avoir connaissance avant d’accueillir bébé, à eux ensuite d’approfondir ceux qu’ils souhaitent. 

L’ouvrage introduit ensuite une notion qui peut changer votre postpartum : l’anticipation, notamment en termes de repas. Puisqu’il est question de recouvrer notre énergie en postpartum, de se « réparer », nous avons tout intérêt à prévoir le maximum de choses en amont. Les autrices fournissent de nombreux conseils concernant les aliments à favoriser et les essentiels à avoir sous le coude. L’ouvrage est de façon générale riche en conseils nutritionnels et médecine alternative. S’en suit une liste de bienfaits physiques qui peuvent aider la mère à se détendre et entrer dans une bulle de bien-être. 

Un chapitre complet concerne la naissance et les grands principes d’une naissance en pleine conscience et respectée. Puis les autrices informent les parents sur le déroulement des heures et jours qui suivent la naissance. Ces moments qui peuvent être vécu de manière plus ou moins difficile selon que l’on est ou non informé. 

Puis un chapitre sur le corps de la femme suite à l’accouchement et les maux de l’accouchement. Ici, plusieurs conseils pratiques très bienvenus pour passer les quelques premiers jours qui suivent. Un focus également sur le périnée, comment le préparer, comment le vivre en pleine conscience, le comprendre et le préserver. 

Les autrices se penchent ensuite sur le bébé pendant ce Mois d’Or. Que vit-il de son côté ?  Elles y abordent l’état des neurosciences, les pleurs, le portage, l’alimentation (quelques pages sur les bases de l’allaitement également). Egalement un succinct chapitre sur la gestion du Mois d’Or en présence d’aînés et l’importance d’accueillir leurs émotions quelles qu’elles soient. 

Le chapitre suivant est important puisqu’il traite des difficultés que l’on peut rencontrer pendant ce Mois d’Or : fatigue, culpabilité, isolement. 

Finalement le message principal de l’ouvrage est anticipez et entourez-vous ! N’ayez pas peur de demander de l’aide et de l’accepter lorsqu’elle vous est proposée. Ce n’est en rien un signe de faiblesse. 

Le Mois d’Or est le mois de la transition et du lâcher-prise, il n’y a rien à réussir ! Il ne doit pas rimer avec pression. 

J’avais de grandes attentes vis-à-vis de ce livre, tous les témoignages que j’en avais lu étaient élogieux et positifs alors il a été sur ma liste de lecture dès le départ. Mais lorsque je l’ai terminé, j’ai été surprise puis déçue de ne pas avoir l’étincelle tant espérée…Alors j’ai tenté de comprendre pourquoi car le contenu est de qualité et je partage absolument tout ce qui y est écrit tant sur l’approche que sur les principes ! Avec du recul, je pense qu’au regard de mes lectures précédentes, finalement, je l’avais déjà l’information révolutionnaire de cet ouvrage et du coup je ne me suis pas prise la claque que j’espérais. J’ai donc fait le travail de me mettre à la place de parents qui accueillent un premier enfant et je nuance complètement mon propos : cet ouvrage est super complet et vous permettra d’obtenir une vue d’ensemble de ce qui vous attend à l’arrivée de bébé et les clés pour l’anticiper au mieux

Un seul petit conseil à avoir à l’esprit à sa lecture : ne culpabilisez pas si vous n’êtes pas dans les timings décrits ! Chacun fait ce qu’il peut, quand il le peut et comme il le peut. Nous n’avons pas tous un village entier qui nous soutienne, nous n’avons pas tous un conjoint qui prend la mesure de ce qui est en train de se jouer avec l’arrivée de bébé ou peut être pas tout de suite. Prenez le temps, dialoguez, faites éventuellement lire les pages dédiées de l’ouvrage à votre entourage et surtout, faites vôtres et adaptez les conseils et astuces qui vous parlent. Cet ouvrage a précisément été rédigé pour cela : vous permettre d’avoir sous le coude et en condensé l’essentiel des informations dont vous aurez besoin pour préparer un post-partum serein. 

      • Bien vivre le quatrième trimestre au naturel de Julia Simon 

Bien-vivre-le-quatrieme-trimestre« Les futures mamans se préparent pendant des mois à accueillir leur enfant : choix de la maternité, préparation à la naissance, respirations etc. Mais, avez-vous pensé à l’après-accouchement, au fameux quatrième trimestre ? Ce guide est le premier qui met la jeune maman au centre des premiers mois qui suivent l’accouchement, que ce soit d’un point de vue physique ou émotionnel. Si  les phrases du type « on ne m’avait pas prévenue » ou « c’est normal, ça va passer » ne sont pas des réponses satisfaisantes à vos questionnements ou à ce que vous vivez, découvrez des solutions naturelles pour vous accompagner dans vos premiers mois de maman : 

  • Profitez de votre dernier trimestre de grossesse pour anticiper la période post-natale et vous préparer pour l’ « after ».
  • Mettez en place des réflexes en alimentation, plantes et respirations pour récupérer plus rapidement, dès votre séjour à la maternité. Des conseils en micronutrition vous seront aussi proposés pour limiter votre fatigue et tous les inconforts des premiers mois.
  • Abordez l’allaitement ou le biberon sereinement avec des conseils pratiques.
  • Apprenez à mieux accueillir vos émotions et à vous reconnecter tout en trouvant un rythme adapté à vous et votre enfant.
  • Découvrez comment mieux communiquer avec votre partenaire pour être plus épanouie dans votre quotidien et dans votre relation de couple (oui, on va parler de sexualité !).
  • Enrichissez-vous des partages d’autres mamans et des témoignages précieux de professionnels de santé.
  • Profitez de délicieuses recettes de cuisine adaptées à vos besoins.

Ce livre vous offre une approche globale pour que vous retrouviez des forces plus rapidement, soyez épanouie et que vous vous reconnectiez à la femme que vous êtes et à la mère que vous êtes en train de devenir … parce que la naissance d’un enfant, c’est aussi la naissance d’une mère. »

Le résumé du livre le décrit parfaitement : il s’agit d’un guide pratique complet du post-partum ! L’ouvrage est vraiment riche et bien pensé. On y trouve toutes les informations primordiales liées au postpartum ainsi qu’une tonne de conseils pour l’appréhender de manière naturelle (comme l’indique le titre de l’ouvrage !). J’en retiens deux conseils essentiels que je vais tenter d’appliquer à la lettre : chaleur et repos. L’autrice insiste sur le besoin de chaleur du corps pour se régénérer suite à l’accouchement et c’est une information que je n’avais absolument pas lors de ma première grossesse. Et bien sûr, le repos, essentiel afin de récupérer et de laisser à ses organes le temps de se remettre. 

L’ouvrage commence par détailler les différentes traditions du post-partum puis l’autrice explique sa vision de naturopathe et l’intérêt de la naturopathie dans notre quotidien, indépendamment même de la période du post-partum. 

Sans grosse surprise, une grosse partie de l’ouvrage concerne l’alimentation et des conseils pour l’adapter au mieux afin de permettre à son corps de récupérer dans de bonnes conditions. Mais ce que je trouve super, c’est qu’en appliquant ces petits conseils dédiés au post-partum, on acquiert finalement une petite discipline plus générale sur ce qui est bon ou non pour notre corps. L’autrice y aborde également de nombreux sujets connexes comme le choix du lait en poudre, l’allaitement ou encore le portage. 

Toute une partie concerne les maux possibles en post-partum et des solutions naturelles pour les soulager ou y remédier le cas échéant. 

Un chapitre entier traite également de la femme qui devient mère de sa santé physique (gros focus sur le périnée, très bien abordé d’ailleurs !) à sa santé mentale. 

Apprendre à ne pas tout accepter pour vous éviter des stress supplémentaires vous permettra d’apaiser aussi votre système nerveux. Evitez tout engagement qui ne vous fait pas plaisir. Evitez les contraintes. Prenez le temps de réfléchir et choisissez en conscience ce qui est juste pour vous. Et surtout, ne culpabilisez pas: vous êtes votre priorité. 

L’ouvrage se termine avec quelques recettes qui me parlent beaucoup et que je vais réutiliser pour mes préparations à congeler en avance ! 

L’ouvrage est parsemé de témoignages de professionnels et de parents sur les différents thèmes abordés. Il contient également des check-lists ainsi que des espaces mémos destinés à être remplis par le lecteur. J’ai apprécié à quel point l’ouvrage était facile à lire et comme je l’écrivais plus haut, le fait qu’il soit conçu comme un guide : on peut y revenir régulièrement et s’y référer en fonction du sujet concerné

      • Le concept du continuum de Jean Liedloff

41b7n19YsxL._SX341_BO1,204,203,200_« L’auteure y dénonce les théories ou pratiques occidentales visant à séparer très tôt le nourrisson de sa mère. Au contraire, elle cherche à démontrer la nécessité de conserver le contact physique mère-enfant jusqu’à ce que l’enfant s’en détache seul. Son principal argument est qu’un nourrisson qui passe neuf mois au contact permanent avec sa mère ne peut être lui enlevé du jour au lendemain. Au lieu d’isoler l’enfant dans une chambre et un lit à part, sans contact avec un autre être vivant, Jean Liedloff propose de le laisser partager la vie de la mère tant qu’il le réclame. En effet, selon elle, lorsqu’il vient au monde, l’enfant a besoin d’être rassuré sur sa propre existence et sur l’amour qu’il reçoit. Sans être capable de conceptualiser ce besoin, il ressent l’absolue nécessité d’être entouré à chaque instant comme il l’était dans le ventre de sa mère. L’auteure conseille la mère de porter constamment son enfant pour qu’il découvre le monde à travers elle et appréhende ce qui l’entoure en toute sécurité. Lorsqu’il aura suffisamment confiance en ses propres capacités, il la quittera de lui-même pour explorer son environnement, tout en sachant à chaque instant qu’il peut revenir vers elle s’il en ressent le besoin. L’auteure fonde principalement sa démonstration sur le témoignage de son vécu dans la jungle amazonienne au contact de tribus (les Yekwanas et les Sanemas) dont elle a trouvé les membres particulièrement épanouis et heureux. »

Eveillé ou endormi, rien dans l’expérience de ses ancêtres ne l’a préparé à rester isolé et encore moins à pleurer sans susciter la moindre réaction d’un seul de ses semblables. 

J’avais lu ce livre lorsque mon aînée avait environ 1 an et je l’avais trouvé bouleversant. Il avait touché en plein dans le mille la mère en colère qui s’éveillait en moi depuis la naissance de ma fille, la mère louve qui découvrait son maternage, la mère qui se trouvait tiraillée entre ses instincts et ce que la société attendait d’elle. Bref, il était venu mettre de la pommade sur mes plaies et me conforter dans l’approche qui était en train de m’envahir. Puis le temps a passé et je m’étais dit qu’il faudrait que je le relise à l’occasion car mon cheminement a continué son cours et près de 3 années se sont écoulées avant que je ne le rouvre. 

La constance et la disponibilité de sa mère lui donnent toute son assurance pour explorer le grand monde […] Sa maman s’occupe de lui simplement parce qu’il existe ; son existence est une raison suffisante pour lui garantir son amour. Sa disponibilité inconditionnelle reste constante […]. 

Et alors 3 ans plus tard ? Même constat ? 

Pas vraiment. Je le trouve toujours super intéressant, c’est indéniable. Mais si on le lit comme un ouvrage strictement « éducatif », les formulations employées peuvent rapidement paraître « culpabilisantes » pour les jeunes mères. Alors oui, je sais, la culpabilité est un sentiment personnel blablabla. Ce n’est pas le propos. Le fait est que chacun commence son cheminement quelque part et ce qui peut sembler intuitif et inné à certains ne l’est pas pour d’autres et ce, pour multiples raisons. Et précisément, le maternage, le contact accru avec son enfant et le lâcher prise à cet égard peuvent pour des raisons de contexte familial par exemple, être totalement innovants pour certaines mères. Ainsi, lire certains paragraphes de ce qui reste un superbe ouvrage peut facilement les conduire à se penser nulle et pas à la hauteur. Alors, si vous lisez mes mots avant de lire le livre, gardez cela en tête lors de votre lecture : prenez du recul lors de la lecture et ne vous appliquez pas à la lettre les théories qui y sont portées par l’autrice. D’une part, elles sont bien plus larges que le simple maternage. L’autrice souhaite mettre en exergue à quel point la nature antisociale et criminelle peut se développer lorsque les attentes du continuum ont été déçues. Elle raconte une expérience, ses conclusions quant aux besoins de notre espèce. Il convient également de conserver en mémoire que l’ouvrage a été écrit en 1975 et lorsqu’elle parle des mères contemporaines, elle parle de la mère américaine des années 80 et des pratiques du maternage de cette époque. Elle est là pour éveiller les consciences, faire des constats et busculer, comme beaucoup de théoriciens. A nous ensuite d’en extraire ce qui nous parle et d’appliquer ce qui nous convient compte tenu de notre passé, notre contexte familial et nos capacités à l’instant T. Ces capacités sont évolutives comme notre cheminement et il est toujours primordial de se laisser le temps sans vouloir sauter des étapes qui viendraient compromettre notre bien-être. 

Ce que je retiens principalement de cet ouvrage ? 

L’évolution de la société nous a conduit à nier nos instincts les plus primaires mais également à nier les besoins les plus primaires de nos enfants. Aujourd’hui, nous avons besoin que l’on nous prouve les bienfaits d’une théorie de l’attachement plutôt que les méfaits d’une autonomisation et d’un éloignement. C’est un peu le monde à l’envers. Cet ouvrage traite du continuum. Sommairement cela représente ce qui est inscrit en nous de façon innée et découlant de nos ancêtres, de leurs pratiques et conditions de vie. Ce continuum fait que l’enfant vient au monde avec un certain nombre d’attentes elles-aussi innées et qui sont invitées à être confortées par son environnement. Or, aujourd’hui, certains environnements vont dans le sens d’une déception de ces attentes. En comparant le quotidien d’enfants dont les attentes innées sont confortées et comblées à celles de leurs contemporains pour lesquels ce n’est pas le cas, l’autrice vient donc poser le constat de l’importance du contact accru mère-enfant dans la confiance en soi et les autres de l’enfant ainsi que son détachement autonome ultérieur, son équilibre émotionnel et psychique. 

Mais à la lumière du continuum et de ses millions d’années, seule notre minuscule histoire semble s’être radicalement écartée des normes établies depuis longtemps dans l’expérience humaine et pré-humaine.

  • Lettre à un jeune parent de Catherine Gueguen 

lettre_a_un_jeune_parent_de_catherine_gueguenJ’ajoute à la sélection le dernier ouvrage en date de Catherine Gueguen car il devrait être mis entre les mains de tous futurs parents (ou grands-parents, ou gardiens d’ailleurs !). Si vous avez déjà lu Pour une enfance heureuse de l’autrice ou d’autres ouvrages qui abordent les neurosciences affectives et les émotions alors vous ne trouverez pas de nouvelle information dans ce livre. En revanche, il est un précieux allié pour les parents qui débarquent dans l’arène ! Elle a réellement réussi le pari de proposer un livre condensé, clair et concis, qui résume et simplifie au maximum l’état des neurosciences affectives actuellement. Cet ouvrage se veut par ailleurs très rassurant et guidant pour les parents quant à leurs compétences parentales et ce qui les attends les premières semaines ainsi que les premières années de vie de leurs enfants. 

      • Conclusions et retour d’expérience

Suite au constat du post-partum difficile vécu après l’accouchement de notre aînée, il était donc évident que ce second post-partum devait être placé sous le signe de l’écoute de soi et du cocooning. Grâce aux réseaux sociaux, j’avais beaucoup entendu parler par la suite de l’importance de cette période transitoire. Je ne savais pas encore concrètement comment j’allais m’y préparer le jour venu mais je savais que ce devait être mieux que la fois précédente.

Qu’avons-nous donc mis en place ? 

Sans grande surprise, la première chose a été de prendre une aide ménagère ainsi que d’investir dans un robot-aspirateur. Nous avons emménagé dans une grande maison et bien que dans notre quotidien à 3, nous arrivions sans difficultés à gérer les tâches ménagères à deux, il était certain que dans notre nouvelle mouture à 4, du moins les premiers mois, une aide dans ce domaine serait la bienvenue. 

Concernant la préparation des semaines qui suivent l’accouchement, nous avons préparé, mon mari, ma mère et moi, des plats que nous avons congelé pour les jours où personne ne pourrait préparer à manger. 

Mais ma préparation a surtout été psychologique et progressive, l’école de la vie finalement. C’est l’expérience auprès de ma fille aînée, l’information ingurgitée à grosses gorgées pendant 4 ans ainsi que le laps de temps entre la grossesse de mon aînée et cette grossesse (4 ans) qui m’ont permis d’envisager un post-partum différent, un post-partum éclairé. J’ai eu le temps de m’informer, de digérer l’information et de l’adapter à ma situation. C’est sans doute pour cela aussi que la lecture tardive du Mois d’Or m’a donné l’impression d’un contenu aussi évident. J’avais d’ores et déjà emmagasiné l’information précieuse qu’il prodigue : prendre la mesure de cette période transitoire que sont les quarante jours qui suivent l’accouchement, l’anticiper (surtout psychologiquement) et être armée pour l’affronter sereinement. 

Dans Bien vivre le quatrième trimestre au naturel, j’ai pioché des conseils pratiques côté alimentation et nutriments pour appréhender ces aspects-là le plus naturellement possible en fonction de mon mode de vie et de mes goûts. J’ai donc fait le plein de bouillons et miso maison pour les semaines post-accouchement, de petits en-cas (Jolly Mama principalement) et petits-déjeuners vitalisant. 

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Contenu de ma valise de maternité

Enfin, grâce au Concept du continuum, j’ai revu mes bases concernant le besoin d’attachement, de contact et de toucher de mon enfant. Je me suis ainsi rappelée à quel point il était juste de répondre aux besoins de mon enfant sans me préoccuper de ce que la société attend d’une mère. Je suis mère de mon enfant avant d’être fille de la société. 

La seule inconnue de l’équation que je n’avais pas suffisamment anticipée a été la présence de l’aînée et un accouchement la veille des vacances scolaires…! Pour un début de mois d’or sous le signe du repos et de la position allongée, on repassera ! Il était hors de question de l’envoyer chez les grands-parents, elle y avait déjà passé les 4 jours où nous étions à la maternité. Elle avait besoin de nous retrouver et nous aussi. Une petite fille de 4 ans, en vacances, qui vient d’avoir une petite soeur et qui est au summum de l’excitation et à fleur de peau en termes d’émotions, ce ne fut pas de tout repos ! Mais aussi surprenant que cela puisse paraître, j’ai très bien vécu cette période. Mon mari était là H24, mon aînée très attentionnée envers sa petite sœur et très compréhensive quant aux soins que nécessitait le bébé. Je réussissais grâce au portage à combler ses besoins de moi tout en gardant la petite près de moi. Papa a été primordial pour tout le reste et comme d’habitude, il a été plus qu’à la hauteur. Plus qu’un simple bras droit, ma moitié complémentaire. Mais cela n’a duré que les 2-3 premières semaines, les semaines où le nouveau-né est « au repos ». Puis la situation s’est complexifiée et m’a conduit à rédiger un second article : la réalité de mon post-partum. 

L’Ocarina, un lecteur Mp3 facile d’utilisation et résistant

L’Ocarina, un lecteur Mp3 facile d’utilisation et résistant

Je suis super heureuse de vous présenter un objet qui nous accompagne depuis les 2 ans de mon aînée et qui est l’un de nos objets fétiches : il s’agit de l’Ocarina !

Notre famille vit en musique et il ne se passe pas une heure à la maison sans qu’il y ait de la musique au moins en fond. Alors naturellement, nous avons rapidement cherché un objet qui permettrait à A. d’écouter de la musique sans être dépendants de nos téléphones et abonnements Deezer et tout en nous évitant les objets destinés aux adultes et dont les caractéristiques (fragilité, niveau sonore, etc) ne sont souvent pas adaptées aux enfants. Et ce fut l’Ocarina !

Ocarina est né de l’idée d’un père qui, avant d’affronter un long voyage dans un pays exotique avec sa partenaire et trois merveilleux enfants, a voulu préparer pour le trajet des contes de fées et des chansons à partager avec sa famille. Ainsi, l’histoire de Ocarina commence : un lecteur de musique conçu pour être utilisé librement par les enfants, intuitif, facile à transporter, à utiliser sans casque et très résistant.

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Jeux libres et matériel d’inspiration Montessori ou Steiner-Waldorf

Jeux libres et matériel d’inspiration Montessori ou Steiner-Waldorf

« Le jeu libre s’inscrit dans la même continuité que la motricité libre, la diversification menée par l’enfant ou les apprentissages autonomes. C’est faire confiance en la nature de l’enfant pour savoir ce qui est bon pour lui et pour son développement singulier et harmonieux. Par le jeu libre, l’enfant se connecte à ses besoins, à ce qui l’anime. Il apprend à se connaître lui-même et par extension, à mieux comprendre les autres ». Plus d’infos ICI.

Pour encourager le jeu libre, on peut proposer à son enfant du matériel qu’il pourra utiliser de plusieurs façons différentes, à sa guise et sans intervention de l’adulte quant à la finalité dudit jeu ou jouet.

J’ai longtemps été perplexe sur cette problématique de jeu libre mais tout simplement par méconnaissance. J’ai ainsi longtemps pensé que ce qui était caractérisé de libre était le jeu/jouet lui-même alors qu’il s’agit du fait de laisser l’enfant appréhender seul et à sa manière une situation et non seulement un objet. Finalement, tout jeu, tout objet pourrait entrer dans la catégorie des jeux libres finalement lorsque l’on saisit la finalité de la chose. Même une tablette VTech dont l’objectif semble a priori hyper défini peut devenir une plateau de commandes de navette spatiale super-sophistiqué ! Bref, vous aurez compris le principe fondamental : ne pas s’immiscer ni imposer notre vision ou une finalité à un objet déterminé et laisser l’enfant libre et autonome dans l’expression et l’utilisation de celui-ci.

Ainsi, ce qui caractérise le plus communément les jeux libres qui sont proposés dans le commerce sont leur absence de fonction particulière et leurs compositions durables. S’ils ne sont pas censés avoir de finalité déterminée, au sens de but de jeu arbitraire, ils doivent tout de même avoir pour finalité de développer les capacités motrices, sensorielles ou imaginaires, mais aussi le goût pour la découverte et l’autonomie de l’enfant.

Or, souvent dans les commerces on retrouve les jeux libres adossés ou même fondus au matériel tiré de la pédagogie Montessori ou de la pédagogie Steiner. Or, ce n’est pas vraiment juste comme raccourci.

La pédagogie Montessori est connue pour son organisation spatiale ainsi que l’organisation méthodique des activités proposées à hauteur d’enfant afin de favoriser son autonomie. Le matériel proposé dans la pédagogie Montessori est divers et varié, il peut tant s’agir d’objets du quotidien que de matériel purement éducatif. Ainsi, la notion de jeu libre, au sens de laisser l’enfant autonome quant à l’usage et la finalité de l’activité ou des objets proposés, n’est pas ce qui importe le plus dans la pédagogie Montessori. « Pour Maria Montessori, l’environnement préparé a surtout pour objet de libérer l’enfant de sa dépendance envers l’adulte lorsqu’il choisit ce qu’elle nomme un travail » (suite de cet intéressant article ICI). Maria Montessori ne parle donc pas de jeu mais de travail. Et le jeu dont il est question est plutôt une « activité dirigée » qu’un jeu libre organisé. La pédagogie Montessori me semble véritablement axée sur la réalité et non l’imaginaire qui domine le principe de jeu libre et donc le matériel d’inspiration Montessori n’est pas vraiment à placer dans la même catégorie que les jeux qui favorisent le jeu dit « libre ».

Je connais un peu moins la pédagogie Steiner-Waldorf, mais de mes lectures, il me semble que cette pédagogie est plus proche du concept de jeu libre en ce qu’elle tend plus vers la stimulation de l’imaginaire et de la créativité. On y favorise la mise à disposition de matériaux naturels afin de laisser à l’enfant le champ libre pour construire son jeu et laisser libre court à la représentation intérieure et à l’imagination.

Quoi qu’il en soit, j’ai donc pris le parti de diviser cet article en deux parties : les jeux qui favorisent le jeu dit « libre » et le matériel d’inspiration Montessori dont nous disposons à la maison.

  • Les jeux qui encouragent le « jeu libre »

    • L’arc en ciel et les amis de Grimm’s

Le premier objet « non défini » dont nous avons fait l’acquisition est le bien connu et magnifique arc en ciel de la marque Grimm’s. Je le voulais surtout car JE le trouvais magnifique pour être tout à fait honnête (comme le nuancier hihi) ! Il a finalement très vite trouvé sa place. Et il m’a fallu accepter que ma fille n’y voyait pas les mêmes usages que moi puisque par définition, cet objet n’avait pas d’usage prédéfini. Là où moi je voulais faire des constructions complexes, A. s’en servait de téléphone (oui oui, un des arc est sont téléphone portable !). Là où moi je voulais faire des parcours avec, A. s’en servait pour construire les murs de la patinoire de ses princesses. Il ne m’en fallait pas plus pour me rendre à l’évidence que j’essayais de définir son usage alors qu’elle avait décidé de l’usage qu’elle souhaitait lui donner. J’entravais donc son jeu libre.

img_5006Depuis, nous l’avons complété des petits amis Grimm’s  et c’est vraiment chouette ! Il s’agit de 12 personnages aux couleurs de l’arc-en-ciel Grimm’s et donc l’utilité n’est absolument pas définie. A. les adore et les utilise dans de nombreuses variantes de jeu et pas du tout nécessairement en complément de l’arc-en-ciel. Ils jouent même avec les figurines des princesses Disney, c’est pour vous dire !

Nous sommes désormais convaincus de l’intérêt de ce type de jeux et j pense que sa liste de Noël et d’anniversaire des 4 ans comprendra pas mal d’ajouts Grimm’s à notre collection !

  • Les Grapats (18m+ en fonction de la taille)

mandala-feuLes jouets Grapats, ce sont de chouettes jouets en bois (bouleau et hêtre) aux couleurs naturelles et dont  la simplicité des formes emmèneront à coup sûr vos enfants vers de lointaines contrées imaginaires ! Nous les avons découverts lorsqu’A. a eu 3 ans via la boutique Tétard et Nénuphar qui en propose un large choix (voir ICI). Encore une fois, j’étais franchement sceptique et ils ont finalement tout de suite trouvé leur place dans l’imaginaire de notre fille ! J’ai donc mis sur sa liste de Noël ainsi que sur sa liste des 4 ans, d’autres modèles pour élargir la collection ! Un large choix aussi chez Tangram, à retrouver ICI.

  • Spectra Rocker (1+)

img_8814Puis pour son 3e anniversaire, Tangram Montessori, nous a envoyé un Spectra Rocker de la marque Utukutu. Parfaitement adapté à l’âge d’A. à ce moment-là (à partir de 1 an et jusqu’à 5 ans), celui-ci est tantôt un pont, tantôt un bateau, tantôt un lit. Elle prend beaucoup de plaisir à se balancer et l’utilise très régulièrement. Nous y avons ajouté un coussin de la marque (à retrouver ICI), et elle l’utilise encore plus régulièrement !

Je pense que le Rocker est plus adapté aux plus petits et de 1 à 3 ans, le cadeau idéal ! Il faut dire ce qui est, ce sont de très jolis objets. Certes encombrants, mais de jolis objets qui ne donnent pas au séjour des allures de Kids Palace !

  • Triangle de Pickler (1+) 

img_7582Cet objet me faisait de l’œil depuis très très très longtemps, mais au même titre que la planche d’équilibre, le mari n’était pas convaincu et surtout, n’en voulait pas dans notre 60m2 (bon ok, ce dernier argument est plutôt rationnel !). Déménagement dans notre grande maison et ce dernier critère tombait à l’eau. Nous avons attendu que notre marque chouchou Utukutu propose son modèle de Triangle de Pickler, le Climbou Triangle, pour sauter le pas et évidemment, c’est un succès sans comparaison possible pour notre fan de motricité ! En plus d’être beau, il se plie et se range facilement. A près de 4 ans, elle grimpe dessus quotidiennement, je pense que la petite sœur va rapidement s’en accommoder aussi et qu’encore une fois, il nous accompagnera aussi longtemps que ses compères le Rocker et la Board. D’ailleurs, la combinaison des 3 nous permet de proposer de super parcours de motricité ! Quant à la planche toboggan, elle est tantôt l’entrée du château, tantôt un pont sur lequel les personnages doivent évoluer. En plus du côté motricité, le jeu libre que permet ce type d’objet est infini.

  • Planche d’équilibre (3+) 

img_6761La planche d’équilibre a été le gros point d’interrogation pour nous pendant plus de 2 ans ! J’en voulais absolument une pour A. et mon mari n’était absolument pas convaincu de l’intérêt. Je n’arrivais pas à le faire craquer car A. ne manifestait jamais d’intérêt pour elle chez les copains et je ne pouvais donc me targuer d’un « tu vois elle trouve ça génial ! ». Puis, nous avons eu la chance que la marque Utukutu nous fasse confiance et c’est ainsi que la planche d’équilibre est entrée dans nos vies ! La planche d’équilibre est un objet non défini par excellence. C’est tantôt une planche d’équilibre, tantôt un siège, tantôt un transat, tantôt une grotte, tantôt un toboggan. D’ailleurs, pour le moment (elle a bientôt 4 ans), c’est tout sauf une planche d’équilibre. Cela prouve bien à quel point ne pas lui imposer de finalité a été utile.

Côté esthétique j’adore et j’apprécie aussi de monter dessus (elle supporte jusqu’à 200 kg don’t worry !). Et surtout, c’est un objet qui va nous accompagner pendant très longtemps. J’ai hâte de voir l’évolution de l’usage qu’en feront nos enfants !

  • Sumblox (3+)

En discutant avec Karine de chez Tangram, j’étais perplexe à l’idée de tester les Sumblox car je trouvais A. beaucoup trop petite pour ce jeux. Les Sumblox sont un outils génial pour aborder les mathématiques : ce sont des blocs de bois permettant de comprendre de manière sensorielle les quatre opérations ! La hauteur de chacun des blocs correspond en effet à sa valeur : en empilant le bloc « 2 » et le bloc « 3 », on obtient la même hauteur que le bloc « 5 ». Le principe est génialissime mais A. a 3 ans alors que peut-elle en faire ? Karine, m’a simplement répondu, laisse la appréhender les blocs et tu verras !

Et en effet, GROS SUCCÈS de fou. Déjà, elle a tout de suite reconnu les chiffres alors que franchement je ne les trouve pas si évidents ! Et effectivement, elle s’est appropriée le jeu à sa manière. Bien sûr, elle n’en fait absolument pas un usage mathématique pour le moment. Mais elle joue quotidiennement avec comme des blocs de construction. C’est vraiment un investissement qui vaut le coup puisqu’il est évolutif et sera utilisé de différentes manières en fonction de l’âge de l’enfant. Jeu libre et surtout durable par excellence !

  • Blocs sensoriels (2+)

Typiquement un jeu que je me demande pourquoi nous n’avons pas acheté avant : les blocs sensoriels ! Comme les Sumblox, et combinés avec eux d’ailleurs, elle y joue quotidiennement pour construire des maisons et des châteaux à ses princesses. Le set est top et composé de 6 blocs « shimmering water » (eau colorée) , 6 blocs « sable » et 6 blocs « billes colorées ». Ils sont recommandés à partir de 2 ans mais honnêtement je ne comprends pas bien pourquoi. Je trouve que le volet sensoriel est super intéressant bien avant cet âge  et bébé#2 aura la chance d’en profiter dès qu’ils l’intéresseront !

  • STEM Blocks Kontu (1+)

Les STEM Blocks sont un ensemble de blocs magnétiques modulaires en bois conçus spécifiquement pour stimuler la pensée logico-mathématique et la curiosité. Comme pour les Sumblox, vu l’âge d’A., il n’est pas question ici d’aborder sérieusement le côté mathématique mais les enfants peuvent aussi développer d’autres compétences liées à la construction comme la géométrie et le repérage dans l’espace. Les apports des STEM Blocks vont bien au-delà des mathématiques. Ces blocs aident les enfants, avec l’accompagnement de leurs éducateurs et de leur famille à acquérir des compétences et savoir liés aux STEM (désignant 4 disciplines : science, technologie, ingénierie et mathématiques) en expérimentant et en jouant.

A. aime énormément le côté aimanté et constructions périlleuses. Elle n’y joue pas seule et demande de l’aide systématiquement car ce n’est vraiment pas évident ! Perso, j’adore ce jeu ! Je m’éclate toute seule à faire des constructions et on envisage de compléter le starter kit pour avoir plus de possibilités ! Je les trouve super intéressants aussi combinés aux Sumblox pour aborder en douceur les quantités : chiffre 1 = 1 bloc Kontu, etc. Bref, encore un jeu libre et évolutif qui va nous suivre un moment !

  • Matériel d’inspiration Montessori 

Bien qu’on les trouve régulièrement dans la catégorie des jeux, ceux-ci ont clairement un objectif d’apprentissage contrairement aux jeux favorisant le jeu libre qui ont certainement un effet d’apprentissage puisque chaque seconde de la vie d’un enfant est un apprentissage spontané mais dont ce n’est pas le but strictement visé.

Ainsi, lors de sa rentrée en petite section, comme nous ne l’avons pas inscrite en école alternative mais dans un grand groupe public, nous étions quasi certains que sa classe ne disposerait pas ou de peu de matériel pédagogique d’inspiration Montessori. Ce n’est pas pour autant que sa maîtresse n’use pas de techniques d’apprentissage issues de la philosophie mais en tous cas, elle ne dispose pas du matériel. Il a donc fallu trouver un équilibre entre mon envie (que je ne masque pas) d’inclure du matériel d’inspiration Montessori dans notre quotidien, le caractère onéreux de ce matériel et notre volonté de ne pas transformer ses instants de jeux à la maison en activités dirigées constantes. Nous avons donc tenté d’acheter uniquement ce qui serait vraiment susceptible de susciter son intérêt sans la surcharger ni faire peser sur elle quelconque attente en matière d’apprentissages dirigés.

A. présente un intérêt accru pour tout ce qui est géographie/planètes/etc. Nous avons donc tenté de susciter son intérêt en prenant un globe Montessori chez Tangram que nous avons complété d’un kit Ma Montessori Box géographie pour avoir le puzzle et les cartes aux mêmes couleurs. Et c’est vraiment un succès ! Evidemment, ce n’est pas un jeu auquel on joue quotidiennement mais elle prend plaisir à le demander assez régulièrement. Elle se délecte du puzzle des continents et de retrouver le nom de chacun d’entre eux. Par rapport à ce que préconise Alvarez dans son livre Les lois naturelles de l’enfant, nous avons « sauté » l’étape terre/mer où l’on commence par expliquer à l’enfant qu’il y a 2 types de surfaces sur la Terre car elle nous semblait l’avoir déjà acquis.

Lors de cette commande nous avons également commandé les blocs de cylindres. Pour être honnête, ce matériel me faisait rêver et je savais qu’il plairait à ma fan de motricité ! Ce matériel permet à l’enfant de développer sa discrimination visuelle des tailles. Indirectement, les blocs de cylindres préparent à l’écriture car l’enfant saisit leur bouton de préhension avec la pince à 3 doigts. A son âge, nous avons directement acheté les 4 ramettes. Sacré budget mais aucun regret car elle y joue quasi quotidiennement !

Sur Vinted, j’ai également acheté les classiques barres rouges qui permettent à l’enfant de développer sa discrimination des longueurs. Je ne m’attendais pas à un truc aussi énorme ! C’est un chouette outil mais purée trop volumineux. Il n’est donc pas en accès libre dans son coin jeu. Je suis un peu perplexe quant à son utilité en milieu « maison ». Heureusement, j’ai fait une bonne affaire donc je ne m’en mords pas les doigts !

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Toujours dans les nouveautés, nous avons introduit une balance (aussi Tangram) qui l’a beaucoup intriguée !  Nous lui avons expliqué le principe, ça lui a beaucoup plu et elle réinterroge régulièrement. A côté, elle joue en jeu libre avec également et c’est super !

Mon mari lui propose toujours le même type de jeu pour l’appréhender : elle choisit des jouets, le plus souvent ses Barbies, puis les pèse à la main. Elle doit déterminer laquelle lui semble la plus lourde des 2. Puis entre en jeu la balance. Elle adore !

Enfin, nous avons également acheté un nuancier de couleurs. Je savais que c’était probablement trop tôt mais je le voulais absolument ! Comment ça parfois on achète des choses pour les parents ? Oui oui, j’assume ! L’idée ici est de travailler la discrimination visuelle des couleurs. Comme je m’y attendais, elle n’accroche pas plus que ça pour le moment mais ça vient doucement, au fil d’idées de nos idées !

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Dans la gamme Cliptsy de Ptisty Moloko, je vous présente dans cet article leur modèle Preschool !

Depuis plus de 8 ans, Ptitsy Moloko offre aux parents une alternative au portage en écharpe et la possibilité de porter leurs bébés dans des porte-bébés confortables, faciles à installer et respectueux de la physiologie de chacun.

« Il y a 10 ans, après avoir découvert le portage physiologique lors d’un atelier, nous avons fabriqué notre premier « mei tai » pour porter Vassily. On trouvait ça plus pratique que l’écharpe et pour qu’il soit plus confortable que les porte-bébés asiatiques traditionnels, nous avons commencé à rembourrer les bretelles, puis la ceinture. On l’a emmené partout avec nous et d’autres parents ont commencé à nous demander d’en fabriquer pour porter leurs bébés à leur tour. Et c’est ainsi que l’entreprise Ptitsy Moloko est née. »

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