Accompagnement au sommeil : 40 témoignages sur les bénéfices et les séquelles du manque d’accompagnement

Voici un article qui me trotte dans la tête depuis longtemps, et puis après quelques témoignages éparses recueillis sur Instagram, je me suis dit, ça fait longtemps que je n’ai pas fait de compile de témoignages alors lançons un appel à témoins !

Malgré les nuits chaotiques de ma fille, je n’ai jamais manqué à l’appel pour la bonne raison que cet accompagnement est inscrit en moi. Tout est donc parti de mon propre constat : ma mère m’a accompagnée lors de mon sommeil jusqu’à ce que je n’en ressente plus le besoin. A l’époque où elle était avec mon père (de ma naissance à mes 3 ans), il ne voulait pas que l’enfant dorme dans le lit et ma mère dormait par terre à côté de mon berceau ou pendue dessus pour que je puisse passer ma main dans ses cheveux. Puis ils se sont séparés et le lit de ma mère nous a enfin été ouvert à ma soeur et à moi et nous la rejoignions chaque nuit. Je me souviens avoir rejoint son lit jusqu’à 10-11 ans chaque fois que j’en ressentais le besoin. Et encore aujourd’hui, les rares fois où cela arrive, j’aime dormir avec ma mère, je me sens rassurée, je me sens enveloppée.

Aujourd’hui, j’ai un sommeil en béton. J’ai toujours bien dormi. Je n’ai peur ni du noir ni de quoi que ce soit. Je ne fais pas d’insomnies ni de crises nocturnes quelconques. Mon seul souci de sommeil, ce sont les nuits pourries de ma fille !!!

Du côté de mon mari, même chose, pas de cododo mais un accès sans limites au lit parental. Et un sommeil adulte serein et confiant.

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Je n’ai ainsi pu m’empêcher de vouloir établir ce lien. Et cet article compile donc une série de témoignages de parents qui font eux aussi un lien entre l’état de leur sommeil adulte et les situations vécues pendant leur enfance. Leurs témoignages tendent à démontrer qu’un accompagnement au sommeil médiocre ou distant emporte vraisemblablement des conséquences sur la qualité de leur sommeil adulte et leur niveau d’assurance. Et au contraire, un accompagnement au sommeil, des parents présents et pour lesquels l’enfant a assimilé « ils sont là en cas de besoins », dénotent d’adultes au sommeil serein.

Alors avant de commencer, je voudrais quand même faire une petite mise au point ! Il ne s’agit pas ici de faire dans l’exception : OUI, certains enfants ont subi du laisser pleurer et n’ont pas de soucis spécifiques avec le sommeil adultes. Et tant mieux pour ces personnes. Mais je tiens aussi à préciser ici que le laisser pleurer a un panel de séquelles bien plus large que les seuls troubles du sommeil. Et pour certains aussi, les troubles du sommeil se manifestent pour d’autres causes que le laisser pleurer. Les troubles du sommeil ont eux aussi un panel de faits générateurs plus large que le seul laisser pleurer.

Le but de cet article est d’éveiller les consciences, quitte à faire des raccourcis dans certains cas. Il est grand temps d’arrêter ce qu’on sait aujourd’hui nocif. Car on le sait désormais de façon certaine, scientifique et démontrée, qu’il FAUT accompagner son enfant au sommeil, c’est absolument nécessaire pour lui permettre de remplir sa jauge de réassurance et de réconfort le temps que son petit cerveau en maturation soit suffisamment développé afin qu’il puisse se rendormir seul, et se détacher tranquillement et sereinement de ses figures d’attachement (pour un article sur les effets et conséquences du laisser pleurer, c’est ici).

Et rien dans cet article ni dans les témoignages ne dit qu’il faut faire du cododo, qu’il faut absolument partager le lit pour offrir un accompagnement de qualité aux enfants, RIEN. L’enfant a besoin d’un accompagnement au sommeil, il a besoin de savoir que ses parents seront là en cas de besoin. Pour certaines familles, le cododo est la solution idéale, pour d’autres, un accompagnement du coucher et un parent qui vient la nuit lorsque son enfant l’appelle suffit amplement, chacun son rituel d’accompagnement. Il n’y a pas de mode d’emploi.

Par contre il y a une liste d’interdictions qui sont aujourd’hui confirmées par les neurosciences :

  • on ne laisse pas pleurer un enfant (ni un adulte d’ailleurs) et plus précisément, un enfant n’a pas besoin de pleurer pour s’endormir, ce sont des foutaises d’une autre époque et aux conséquences absolument délétères sur le développement et la confiance en soi de l’enfant et sur la confiance de l’enfant dans l’adulte
  • on n’enferme pas un bébé ou un enfant dans sa chambre ou dans quelconque pièce de force
  • on ne force pas un enfant à dormir dans le noir s’il ne le souhaite pas
  • on n’interdit pas à un enfant l’accès occasionnel au lit parental : non il ne s’agit pas d’une mauvaise habitude dont il ne pourra pas se défaire, je vous le promets !! Aucun enfant ne dort indéfiniment dans le lit de ses parents
  • toute violence à l’égard des enfants est absolument proscrite, qu’elle soit physique ou psychologique.

Il ne s’agit pas non plus de faire un procès à nos parents. On est tous d’accord pour dire qu’à leur époque d’autres courants éducatifs étaient en vigueur, les neurosciences n’en étaient pas à leur niveau de connaissances actuelles, et la plupart d’entre eux faisaient comme ils pensaient être le mieux !

Ne les condamnons pas car encore aujourd’hui de nombreux parents perpétuent ces pratiques sous les bons conseils de leur entourage ou de leur pédiatre.

Toutefois, agissons pour que ça change ! Nous avons le pouvoir et les connaissances pour faire autrement avec nos enfants, alors ne prenons plus exemple sur ce qui ne doit plus exister !

« Le sommeil est un état dans lequel on ne peut obliger un enfant à entrer. L’enfant se laisse surprendre par le sommeil. Le rôle des parents se limite à créer un environnement propice au sommeil », Dr Sears

A suivre, 40 témoignages de parents qui ont accepté de se confier sur le sujet et que je remercie pour leurs précieuses contributions.

  • Témoignage d’Audrey

« J’ai appris il y a quelques petits mois que non, tout le monde n’avait pas peur du noir (comme moi…). J’ai les pétoches la nuit, vraiment peur du noir, j’ai toujours supposé que c’était comme ça pour tout le monde! Eh bien apparemment non !! Je ne dors qu’avec une veilleuse (celle de ma fille en cododo), et j’ai dormi avec mon doudou jusqu’à ce que j’emménage avec mon futur mari, j’avais 21 ans. Nous sommes depuis devenus parents 2 fois; et entre-temps, j’ai appris que, bébé, mes parents m’avaient laissée pleurer depuis ma naissance pour que je m’endorme 😦 (« et puis regarde, tu n’en es pas morte! » « Oh mais parfois tu pleurais pendant pas mal de temps avant de t’endormir ! »…). Je me souviens également très clairement de cette conversation avec mon mari, où lui se souvenait de se sentiment intense de sécurité absolue les nuits où il allait rejoindre sa maman dans le lit parental, quand il avait peur, et qu’il était super content d’être malade car il avait le droit de dormir dedans aussi. Je n’ai jamais connu ça ; il était formellement interdit d’entrer dans la chambre des parents (qui était toujours fermée d’ailleurs), et je me souviens qu’ils étaient super énervés si on les réveillait la nuit. Je me souviens également clairement rester dans mon lit, enfant, et profiter de la lumière que faisait la télé par la porte entrebâillée; le bruit et ça, ça me rassurait. J’avais tellement peur toute seule. Donc voilà : j’ai maintenant 32 ans, j’ai toujours peur du noir, mais maintenant on est 4 dans le lit presque toutes les nuits (toujours avec la veilleuse haha et je suis plus rassurée que jamais !). »

  • Témoignage d’Amandine

« J’ai 29 ans, et aussi longtemps que je me souvienne j’ai peur du noir et beaucoup de mal à m’endormir seule. J’ai le sommeil tellement léger que le moindre bruit me réveille, genre un craquement de bois dans une maison, et je n’exagère pas… Petite je me souviens que je pleurais si je n’avais pas une veilleuse et si la porte n’était pas entre-ouverte. Je me souviens réussir à m’endormir si j’entendais un peu de bruit, le silence était source d’angoisse. Je fais régulièrement des cauchemars même si au fil des années ça va un peu mieux. Comme dit précédemment, j’ai 29 ans et jusqu’à la naissance de ma fille j’ai eu besoin de dormir avec une peluche… J’avais ce besoin de combler un vide. Je n’avais jamais vraiment réalisé que tous ces petits détails n’étaient pas normaux… Puis je suis devenue maman, j’ai voulu faire au mieux pour materner ma fille avec bienveillance, j’ai lu des articles, découvert des comptes Instagram, toutes ses infos mélangé avec de la logique (oui parce qu’au fond c’est logique de ne pas laisser un enfant pleurer la nuit…) m’ont fait réaliser que mon accompagnement à moi, petite, ne fût pas bienveillant. Récemment, j’ai appris que mes parents me laissaient pleurer la nuit, même qu’une fois j’ai fini dans la salle de bain… J’avais 2 ou 3 mois, suite à ça, le pédiatre a dit à ma mère : « votre lait ne la nourrit pas assez donc elle ne dort pas ». Mon entourage est toujours étonné quand je dis que ma fille de 4 mois ne fait pas ses nuits (nos nuits surtout) et au final ça a peu d’importance pour moi, je préfère avoir des nuits hachées sans pleurs plutôt qu’elle grandisse avec des angoisses ou pire.. »

  • Témoignage de Tiphaine 

« J’ai 25 ans et mes parents m’ont donné une éducation « à l’ancienne ». À ma naissance, ils ont appliqué ce qu’on leur avait toujours rabâché. À la maternité, dès mon premier jour de vie, j’ai dormi la nuit dans la nurserie pour que ma maman se repose. À notre retour à la maison, j’ai dormi dans mon lit, dans ma chambre, nuit et jour. Enfant, je me rappelle que nous avions déménagé dans une maison où ma chambre était au bout d’un long couloir, deux couloirs me séparaient de la chambre de mes parents. Je n’ai jamais réussi à dormir sereinement dans cette chambre, j’errais la nuit dans la maison pendant plusieurs heures car je ne pouvais pas trouver le sommeil. Mes parents ont fini par m’installer un matelas dans la chambre de mon petit frère, dès lors je n’ai plus jamais eu de mal à trouver le sommeil dans cette maison. Encore aujourd’hui, j’ai beaucoup de difficultés à dormir seule. Je ne peux pas m’endormir tant que mon mari ne m’a pas rejointe et je peux avoir des insomnies pas possibles, alors même que je suis épuisée et que je rêve de dormir. Ma plus grande peur reste qu’on m’abandonne…Chaque nuit, je ne dors paisiblement que lorsque notre fille nous rejoint. Blottie contre elle, je me sens enfin en sécurité et je sens qu’elle, elle ne m’abandonnera jamais. À 25 ans, j’ai besoin de ma fille de 14 mois pour dormir sereinement. Avec le recul, et en me voyant pratiquer le cododo avec ma fille, mes parents regrettent leur choix et s’accordent à dire que si c’était à refaire, ils m’auraient gardée dans leur chambre au retour de la maternité. »

  • Témoignage de Belinda 

« Mes parents n’ont pas pratiqués le cododo mais j’ai toujours eu libre accès à leur lit. Quelques fois je m’endormais avec eux, d’autres fois, je les rejoignais dans la nuit. Et pourtant je dormais dans la même chambre que ma grande sœur et mon grand frère. Mais c’était le réconfort du lit parental qui m’apaisait. J’ai fait cela jusqu’à l’âge de 7 ou 8 ans. Aujourd’hui je dors très bien (mis à part depuis la naissance d’Hermance :)). En règle générale je m’endors très rapidement, d’un sommeil sans réveil ou alors de courte durée et ce peu importe les conditions extérieures (bruit, lumière,…). »

  • Témoignage de Laura

« Je suis la troisième dans une famille de 4 enfants. Fière, mes parents se sont toujours vanté que nous avions toutes fait nos nuits à 2 mois environ. La solution est simple : nous laisser pleurer. Me laisser pleurer puisque avant tout c’est mon histoire que je vais raconter et non celle de mes sœurs. C’est tout récemment que j’ai appris que l’on m’avait laissé pleurer et que petit à petit j’ai donc fait mes nuits.. tu m’étonnes… Et puis à 6 ans, je faisais beaucoup de cauchemars : cet ombre qui passait devant mes volets, ces serpents qui grimpaient et se faufilaient dans mon lit,  ces gens qui fermaient ma chambre à clé et me grondaient, ma mémoire est intact et mes tremblements aussi. Mes pleurs et mes cris de détresses le sont tout aussi. Impossible de sortir la main de mon lit pour allumer ma lampe de chevet. Trop peur qu’un monstre de mes nuits ne me coupe la main. Alors j’appelais, j’appelais… pas trop fort au début .. fallait pas que le monstre m’entende puis de plus en plus fort car mon angoisse était trop forte. J’ai souvenir d’appeler dans le vide et de me rendormir noyée dans mes larmes.. Parfois un de mes parents se déplaçait.. le ton sec et froid me « rassurant » aussi vite que l’éclair qu’il n’y avait « rien » dans ma chambre. Mais si !! Les serpents… les gens cachés dans mon armoire.. et l’ombre devant mon volet ! Je les voyais moi.. Mon cœur se brise en voyant la petite fille que j’étais faire des efforts insurmontables.. sortir de mon lit tremblante.. toquer à la porte de la chambre de mes parents, prononcer tremblante : j’ai fais un cauchemar. Même discours.. il n’y a rien.. retourne te coucher. Une fois, j’ai frappé, raconté mon cauchemar et le silence de la nuit fut ma seule réponse.. Et mes cauchemars sont partis…Place au répit. J’avais alors un bon sommeil jusqu’au jour où une première insomnie a fait son apparition. J’étais en troisième et mon corps et mon esprit ne savaient tout simplement plus comment faire pour dormir. J’ai mal en écrivant cela. Car qui connaît l’insomnie, la vraie, celle qui se répète chaque nuit, celle qui te brûle les yeux, qui vrille le cerveau, qui pulse dans tes veines, qui te fait vaciller. Elle est terrible et inscrite à vie dans ta chair. Mes premiers somnifères je devais avoir 16 ans..  J’ai très vite arrêté. J’avais bien vite compris que c’était de la saleté pour mon corps et mon esprit. Mes études ont été un enfer, mes examens réussis de justesse, je vivais dans un brouillard. Je pleurais de rejoindre mon lit, à 14, 15, 16, 17, 18 ans, j’aurai donné très cher pour que l’on m’aide à faire la paix avec la nuit. Des séances de psy, un amoureux rencontré à 16 ans qui m’a accompagné dans mes nuits les plus sombres, son écoute attentive et aimante m’ont aidée. Aujourd’hui je vais avoir 26 ans, jusqu’à l’âge de 22 ans où que j’aille, j’avais avec moi une boîte de somnifère pour le : au cas où ! Même si je n’en prenais plus depuis des années. Mon doudou cette boîte de somnifère comme une bouée comme une refuge.. Ma fille va avoir 1 an et se réveille quasiment 5 fois toutes les nuits. Ma chair n’a rien oublié de la souffrance des années d’insomnies… je souffre tout autant si ce n’est plus certain jour. Évidemment que je me juge. Je me dis que mon histoire s’est peut être déposée sur elle.. Écrire tout cela m’a fait remonté des souvenirs et sensations cruels. Cela ne sert a rien de juger mes parents.. le mal est fait. Aujourd’hui je veux dire à la petite fille que j’étais « Ma douce, je suis là, vient dans mes bras. Pleure mon enfant, je suis là, déverse tes peurs et ta peine je les prends en charge. Je les accueille. Pleure mon enfant, je suis là ». Pour avoir évoqué mes soucis de sommeil à plusieurs médecins généralistes, psy etc aucun, je dis bien aucun, n’a évoqué l’accompagnement au sommeil bébé et petite… C’est encore difficile aujourd’hui pour moi de ne pas en vouloir à mes parents. Moi qui suis maman, je ne peux envisager de laisser pleurer ma fille, et pourtant croyez moi l’épuisement coule dans mes veines. Mais je sais les ravages d’un abandon nocturne. Je le sais, je les connais pour les avoir vécu moi même. Ils sont destructeurs. Ils ont détruit mon enfance et mon adolescence et ma vie de jeune femme. C’est fort de venir témoigner ici. Mes larmes coulent et rejoignent celle de mon enfance.. coulent coulent les cauchemars.. coulent coulent les appels…coulent coulent les tic tac d’une horloge qui ne s’arrête jamais… Je ne veux pas jeter la pierre sur tous ces parents qui ont fait avec ce qu’ils avaient avec leur vie etc. Mais c’est vrai, arrêtons la mascarade. Arrêtons de tout mélanger.. personne n’a souffert d’un accompagnement respectueux du sommeil. La honte doit changer de camp. Elle ne doit pas être chez ceux qui dorment avec leur enfant, tiennent la main, câlinent. Elle est chez ceux qui laissent les larmes couler, les peurs et l’abandon s’inscrire dans l’esprit et le corps de leur enfant.. »

  • Témoignage d’Auriane

« Pendant des années mon père m’a répété que je ne voulais tellement pas me coucher que je me faisais vomir, plus tard je me souviens que je demandais à ce que la lumière du couloir reste allumée toute la nuit mais il l’éteignait dés que je m’endormais, du coup quand je me réveillais dans la nuit je me souviens d’heures passées à regarder entrebâillement de la porte et le couloir plongé dans le noir en étant complètement tétanisée, incapable de bouger, en sachant aussi que si j’appelais je me ferai « gronder » et que mon père me dirait que c’était de la comédie etc… Aujourd’hui, à 31 ans, toujours du mal à dormir la porte fermée, dans le noir complet et surtout énormément de mal à m’endormir sereinement « sans rien faire » c’est à dire sans m’endormir sur un bouquin ou devant une série pour me « distraire » de l’endormissement, plus des insomnies. Il a fallu que j’attende d’être enceinte de Romy et que je me renseigne sur le sommeil des bébés pour découvrir que non un enfant ne se fait pas vomir pour ne pas dormir ! Alors que toute ma vie l’idée que j’étais une grosse relou pour le sommeil m’a suivie. Voilà pourquoi aujourd’hui avec ma fille on fait du cododo, on accompagne l’endormissement pour les siestes, et que notre lit lui sera toujours ouvert si elle en ressent le besoin ou l’envie, le sentiment de terreur que je ressentais à l’époque est encore tellement vif dans mes souvenirs que je veux faire le maximum pour lui éviter de ressentir la même chose. »

  • Témoignage de Marine

« Je suis de nature angoissée et j’ai toujours eu une relation compliquée au sommeil : insomnies, angoisse à la nuit tombée, j’ai toujours reculé au max le moment d’aller dormir et à 33 ans je continue toujours à m’endormir avec mon doudou d’enfance en suçant mon pouce…je t’explique pas la galère et les trésors d’imagination que j’ai du déployer ado quand j’allais dormir chez des potes. Je me sentais ridicule mais je ne pouvais pas faire autrement ou alors j’acceptais de très mal dormir. Ça s’est amélioré depuis que je suis en couple et mon amoureux n’a jamais fait la moindre remarque à ce sujet. Je suis à présent maman d’un petit garçon de 12 mois et en discutant avec ma mère j’ai commencé à comprendre. Je suis née prématurée et j’ai toujours entendu mes parents dire que j’étais un bébé qui pleurait beaucoup. Dans un moment de déprime quand mon propre bébé refusait d’être posé et ne dormait que dans mes bras, j’ai demandé conseil à ma mère et elle m’a dit qu’ils m’avaient souvent laissé pleurer pour que je m’endorme. Je ne leur en veux pas mais je comprends mieux cette fragilité en moi face aux relations avec les autres et mon manque de confiance général, en moi, en les autres, en l’avenir… Sachant ça, je n’ai jamais laissé pleurer mon fils. A un an, j’ai un bébé qui s’est adapté sans soucis chez sa nounou à 6 mois, en une semaine il y faisait des siestes parfaites sans pleurer. Il s’endort seul et sans pleurs dans sa chambre après la tétée du soir, fait des nuits de 12h. Quand il pleure la nuit je le met au sein pour le rendormir et si je suis trop fatiguée on le prend dans notre lit pour la nuit… On ne se pose pas de questions et on est sur la même longueur d’onde son père et moi. Nos proches nous répètent qu’on a de la chance d’avoir un bébé si facile… Alors peut être qu’il y a une part de chance, qu’Eliott a une personnalité tranquille mais je suis persuadée qu’on nourrit sa confiance en lui et que ça se ressent. Et bizarrement depuis qu’il est né j’angoisse moins et je m’endors plus facilement. Alors je suis toujours stressée de nature, mais mes sources de stress sont moins irrationnelles plus liées à son bien être et sa santé et je m’endors bien plus facilement. La encore peut être que la fatigue exponentielle des nuits hachées prend le dessus mais j’aime à penser que ma façon d’agir avec lui m’aide à réparer quelque chose en moi ! »

  • Témoignage de Laura

« J’ai dormi avec mes parents jusqu’à l’âge de 2,5 ans. Pour eux ce n’était pas par choix mais à cause des travaux dans leur maison. Mais ça nous allait très bien à tous les 3. Puis mon frère est né et on a dormi ensemble, à nouveau car la maison était toujours en travaux. Quand la chambre de mon frère fut terminée, il est passé dedans mais n’a jamais voulu y dormir seul. Donc mes parents nous laissaient dormir à deux. A 12 ans, j’en ai eu marre d’avoir mon frère avec moi (ben oui l’adolescence quoi !) et j’ai dormi seule. Donc j’ai eu un sommeil partagé jusqu’à mes 12 ans et j’ai stoppé à ma demande ! Actuellement je dors partout, je ne fais pas de cauchemars, je n’ai pas besoin de lumières ou de portes ouvertes ou de quelqu’un pour dormir! »

  • Témoignage de Brendy 

« J’ai été en cododo avec mes parents jusqu’à l’âge de 4 ans environ et d’après ce que me dit ma mère toujours bien accompagnée et rassurée pendant mon sommeil. Résultat aujourd’hui : j’ai un très bon sommeil, je n’éprouve que très rarement des difficultés à m’endormir et je peux dormir à peu près n’importe où ! Et encore aujourd’hui à l’âge de 22 ans j’adooooore dormir avec ma maman lorsque je vais passer une nuit ou un week-end chez elle et j’y dors toujours très bien que je sois malade, stressée ou quoi ! »

  • Témoignage de Diane 

« On me traînait dans les escaliers en crise et je me prenais une énorme fessée horrible si je n’avais pas envie d’aller me coucher et que j’osais me révolter. J’en ai la boule au ventre rien qu’en l’écrivant. Preste honte d’écrire ça… Je n’ai plus l’angoisse de me coucher ni de difficultés de sommeil depuis que je suis maman car je suis épuisée par un bébé allergique allaité qui réveille 1000 fois par nui. Mais j’ai toujours tendance à traîner le soir pour me coucher, je n’aime pas le coucher, je le décale le plus longtemps possible jusqu’à épuisement. »

  • Témoignage de Mélanie

« Mes parents font partie de ceux qui ont laissé pleurer et qui continuent d’ailleurs de conseiller le laisser pleurer en tant que grands-parents. Ma sœur et moi avons vite dormi seules dans nos chambres respectives et nos parents nous ont laissé pleurer et « on finissait bien par s’endormir ! » car « c’était de la comédie ! » ou « des caprices ! » et qu’il fallait bien « qu’on apprenne à dormir seule ! ». Ma sœur a eu des épisodes de somnambulisme étant enfant, et aujourd’hui, en ayant lu le livre « Dormir sans larmes », je pense que c’est un trouble du sommeil qui a été déclenché par un non accompagnement au sommeil. Quant à moi, j’ai fait énormément de cauchemars étant enfant et adolescente, souvent le même, qui me fait peur encore aujourd’hui. Pour ce qui est de l’influence sur mon sommeil en tant qu’adulte (j’ai presque 30 ans), voici ce que je peux en dire : insomnies, endormissement long, peur de dormir toute seule sans mon mari > Quand il n’est pas là, je mets très longtemps à m’endormir et j’ai peur. Mais le plus grave pour moi, c’est que tout ce manque cruel de non accompagnement au sommeil et de laisser pleurer n’influe pas que sur le sommeil (ce qui est déjà beaucoup) mais aussi sur la vie diurne : peur de l’abandon, manque de confiance en soi, sentiment d’insécurité constant. Mon mari m’aide énormément depuis qu’on se connait (surtout sur la confiance en moi), mais même si ça fait 11 ans qu’on est ensemble, j’ai encore des séquelles et c’est ancré en moi. Alors je promets à ma fille de 6 mois et demi que je l’accompagnerai au sommeil aussi longtemps qu’elle en aura besoin, qu’elle dormira avec nous aussi longtemps qu’elle le voudra, et que jamais ô jamais je ne la laisserai pleurer. Je m’efforce aussi d’essayer de convaincre mon entourage que ça n’a rien de bon de laisser pleurer un enfant et de le laisser dormir dans sa chambre précocement. Ma phrase préférée du moment est « Nous sommes parents le jour mais aussi la nuit ». Si on s’efforce de faire plein de belles choses la journée pour que notre enfant ait confiance en nous et en lui mais qu’on ne l’accompagne pas la nuit, ça ne sert à rien…Voilà, je pourrais écrire longtemps car c’est un sujet qui me révolte et m’attriste en même temps… »

  • Témoignage de Tiffany 

« J’ai 20 ans et j’ai toujours eu une peur bleue du noir, j’ai toujours veillé très tard jusqu’à m’écrouler de fatigue souvent, je ne sais pas si c’est lié mais pendant plusieurs années quand j’étais enfant je me levais avec de très grosses douleurs abdominales… ah oui, je fais aussi énormément de cauchemar (environ 4 à 5 par semaine minimum). Quand j’étais petite on m’a laissé pleuré, j’ai voulu allé dormir dans le lit de mes parents et/ou grands-parents pendant « longtemps », jusqu’à mes 6 ans environ, très souvent (plusieurs fois par semaine) je les rejoignais dans leur lit. Mais je me faisais tout le temps engueuler ou punir… Vers l’âge de 11 ans ou 12 ans je faisais ce qui s’apparente à des crises de panique chaque soir au moment de dormir, je demandais à mon frère, 5 ans plus jeune que moi de me rejoindre, j’ai aussi demandé à voir un psy mais c’est connu, « les psy c’est pour les fous et t’es pas folle »… ah. On m’a donné du magnésium lol. Encore maintenant il m’est très, TRÈS, difficile de dormir seule. L’année dernière j’ai passé 2 mois à faire des crises de panique avec pleurs etc, tous les soirs et à finir par m’écrouler de fatigue dans les bras de mon (très patient et aimant) chéri. Quand il n’est pas là, je laisse les lumières allumées et je reste assise dans le lit jusqu’à m’écrouler ou je regarde des vidéos/séries/films etc jusqu’à m’endormir au bout de plusieurs heures…Je ne sais pas si c’est lié à ça mais en tous cas c’est les problèmes que je rencontre aujourd’hui. »

  • Témoignage de Coline

« Vos témoignages ont permis de faire le lien entre mon mauvais sommeil et la façon de faire de mes parents. Depuis ma naissance, j’ai toujours eu un sommeil compliqué, aux dires de ma mère j’étais pénible. Je refusais de dormir. J’ai fait mes nuits à 4 ans. Je découvre aujourd’hui que c’est normal, mais pour eux c’était l’enfer. Ce n’était pas normal et surtout c’était vraiment dérangeant pour eux. Elle m’expliquait en rigolant qu’ils avaient du mettre mon lit au milieu de la chambre parce que je tapais dans les murs. Lit que j’ai finit par démonter par le fond pour sortir. Ils me laissaient pleurer. Dit comme ça on s’imagine que j’étais un horrible petit monstre… Et pourtant, toujours en discutant avec ma mère, j’avais un possible RGO (vomissements après chaque repas), une intolérance aux protéines de lait de vache (non, finir rouge écarlate après un morceau de conté c’est pas normal) et très probablement un syndrome de KISS. Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours fait énormément de cauchemars, j’avais peur de dormir, du noir et des portes de placard ouvertes. Dormir a longtemps été une source d’angoisse. Longtemps j’ai dormi la lumière allumée, ça m’arrive encore. J’ai « développé » ce réflexe de boire un chocolat froid après un gros cauchemar, impossible de me rendormir sans sinon. Quand j’étais petite, je me rappelle de mon père qui me donnait un mini roulé au chocolat quand je pleurais la nuit puis partait. Ça vient peut être de là ? Toujours est il que j’ai 24 ans, je fais toujours des cauchemars, moins qu’avant heureusement. Je dors toujours avec des doudous et certaines nuits je panique quand il fait noir. Ma fille a les mêmes soucis que moi à son âge, je vois combien c’est dur. Je suis navrée pour mes parents de ne pas avoir eu les ressources et le village que j’ai la chance d’avoir (d’ailleurs encore merci pour tout !) mais ne pas laisser pleurer son enfant me paraît instinctif, logique… »

  • Témoignage de Julie

« De mon côté mes parents m’ont toujours dit que j’avais pleuré jusqu’à très tard la nuit (16 mois en fait). Ma mère me donnait un biberon à chaque fois que je pleurais car ça me calmait… Du coup, gros problème de poids dès petite, régimes en tout genre, troubles de l’alimentation… Bref un joli tableau que j’ai réussi à traiter aujourd’hui mais ce n’est pas le sujet. Je rajouterai juste que ces soucis de nourriture émotionnelle m’ont quand même bien bloquée au début de mon allaitement. J’avais peur de reproduire la même chose avec ma fille en lui donnant le sein à la demande. Peur qu’elle associe la prise de nourriture à l’apaisement. Et puis heureusement y’a Insta et le village des mamans avec qui j’ai pu échanger et qui m’ont bien rassurée… Mais comme quoi les choses peuvent aller loin… Pour en revenir au sommeil : Au bout de 16 mois, mon père en a eu ras le bol, ils ont dormi à l’autre bout de la maison, et il a « interdit » à ma mère de se lever… Et au bout de 3 nuits, je dormais… Sentiment de victoire pour eux…! Je ne leur en veux pas, ils ne savaient pas… Toujours est-il que maintenant, quand mon mari n’est pas là, je dors avec une lumière allumée, je ne suis pas tranquille. J’ai longtemps dormi (tant que j’étais célibataire en fait) avec un doudou que j’ai encore d’ailleurs et que je garde précieusement même si maintenant je n’en ai plus besoin pour dormir (j’ai 32 ans…!). Bien-sûr aujourd’hui, nous ne laissons pas pleurer notre puce de 10 mois, (ce qui nous a déjà valu quelques remarques gentillettes) nous la câlinons et je l’allaite tant qu’elle en a besoin. »

  • Témoignage de Sonia 

« Mon histoire commence il y a 37 ans, début des années 80… Des choses à reprocher à mes parents, j’en ai… Mais franchement, j’ai été une petite fille maternée… Allaitée, portée en porte bébé « kangourou » par mon papa, mais surtout surtout, ils ne m’ont jamais laissée pleurer pour m’endormir. Mes parents me racontaient que j’étais un bébé très actif et nerveux, les soirées étaient compliquées mais ils avaient mis en place des techniques pour m’apaiser : un bain le soir avec de la camomille, et des tours en voiture jusqu’à ce que je m’endorme (et j’adore encore aujourd’hui m’endormir en voiture). Plus tard, pendant l’enfance, ma mère m’a lu une histoire chaque soir jusqu’à environ 8 ou 9 ans, car après cet âge je lisais mon histoire seule (j’adore lire) et ma maman devait s’occuper des histoires pour mes petits frères. Jusqu’à ce que je sois ado et que je souhaite avoir mon intimité, j’ai eu le droit de laisser la porte de ma chambre entre ouverte et la lumière du couloir allumée. Grâce à tout cela, j’ai un sommeil hyper apaisé (mon principal problème de sommeil étant celui de petit garçon MAIS il tend à enfin disparaître – le problème de sommeil hein, pas mon petit bout !! – Youhou! ). J’ai malgré tout peur du noir, mais c’est parce que j’ai été traumatisée par le film « Les Gremlins » que j’ai vu très certainement trop jeune… Voilà tout ça pour dire qu’effectivement, je suis consciente d’avoir eu la chance d’être une enfant maternée, accompagnée au sommeil, et aujourd’hui je n’ai aucune difficulté particulière à aller me coucher, m’endormir, et dormir… J’espère que ce sera la même chose pour mes 4 enfants que j’ai accompagné autant que j’ai pu dans ces moments de lâcher prise, et il me semble que déjà avec les ados, ça a porté ses fruits, ils dorment bien.  Sur ce, je vais rejoindre mon lit. PS : je dors tout de même mieux quand je suis avec mon homme, plutôt que seule, je pense que c’est parce qu’il m’apporte une sécurité supplémentaire (il est là, je compte sur lui pour assurer notre « sécurité »… Comprendre : si j’entends un bruit suspect dans la maison qui ne provient pas de mes enfants, c’est lui que j’envoie au front). » 

  • Témoignage de Laura 

« Déjà tout bébé, les trois premiers mois, je dormais dans la chambre avec mes parents par contre ensuite, j’ai été dans «ma» chambre qui était le grenier aménagé. Donc échelle très raide pour y monter… j’étais un peu «prisonnière» dedans en fait. En dessous de l’échelle, ça donnait sur la chambre de ma sœur et elle, venait chaque nuit fermer ma mini porte et éteindre la lampe de chevet avec laquelle je m’endormais. J’étais donc enfermée et dans le noir, jusqu’au lendemain. Je me souviens de l’angoisse quand je m’étais endormie enfin de savoir que j’allais me réveiller enfermée ! Puis vers 8/10 ans j’ai commencé des grosses crises d’angoisse, particulièrement au moment du coucher que je redoutais terriblement. Avec le recul je comprends pourquoi ! J’ai tellement été soulagée quand ma sœur est partie à l’université et que j’ai récupéré sa chambre où je pouvais alors laisser la lumière ! Maintenant chez nous on est en permanence toutes portes ouvertes, même parfois aux wc lool. Et on est en cododo depuis 20 mois ! »

  • Témoignage de Marie-Alice 

« Je suis née prématuré, à 6 mois et demi, dernière d’une fratrie de 7, je suis née quelque temps après le décès de ma grande sœur (elle avais 3 ans), ma mère me laissait hurler dans mon berceau est partait se balader dehors pour ne pas entendre mes cris, quand elle revenais j’étais endormie… Aujourd’hui, je suis sujette aux insomnies, j’ai peur de la nuit, j’aime dormir avec de la musique, je ne ferme jamais les volets… Et quand j’étais enceinte et que mon compagnon n’était pas là la nuit, je dormais dans le canapé ne me sentant pas en sécurité dans le lit… Aujourd’hui, je fait du cododo avec ma fille depuis 4 mois, il est hors de question de ne pas répondre à ses besoins… »

  • Témoignage de Tiffannie 

« Moi je ne sais pas si c’est lié ou pas, mais je dors très mal et j’ai toujours un doudou également ce qui fait bien rire mon chéri d’ailleurs ! Je sais que quand j’étais petite j’ai eu très peur une nuit chez ma nourrice où on m’a fait dormir dans le grenier (aménagé) et qu’après pendant 1 an au moins je n’ai plus voulu dormir seule, je hurlais, hurlais et hurlais en disant que y’avait des loups. Je ne pense pas que ça ce soit calmé au bout d’un an car mon père me dit que c’est eux qui au bout d’un an en ont eu marre de dormir avec moi et m’ont remise dans ma chambre… »

  • Témoignage d’Aline 

« J’ai de gros troubles nocturnes, insomnies, somnambulisme, terreurs, hallucinations. La dernière est liée à un fait récent mais les autres ont toujours existé. J’allais consulter une psy vers 10 ans car ma peur du noir ne disparaissait pas. J’avais peur de mourir. Je suis devenue maman il y a 7 mois, je lis souvent les posts et me renseigne sur la parentalité bienveillante sans VEO. J’ai récemment fait le lien en me demandant si cela n’était pas lié, mes peurs et mes premières années. Mon père m’a toujours dit fièrement « vous n’avez jamais dormi avec nous et du coup vous avez fait vos nuits très vite ». Il est psy… Ma mère n’est plus là pour me raconter et lui ne se souvient pas bien… J’aimerais savoir comment ça se passait car je n’ai jamais su pourquoi j’avais si peur du noir… »

  • Témoignage de Coralie

« Il n’y avait que 2 chambres dans notre maison. Ma sœur, de 8 ans plus âgée, dormait en haut seule. Moi depuis ma naissance j’étais dans le lit à barreaux dans la chambre avec mes parents. De leur dire : « t’étais insupportable, tu faisais que te réveiller, tu pleurais tout le temps, t’as vraiment été une plaie ! Autant ta sœur elle se réveillait une fois pour manger et dormait, autant avec toi on en a chié. A 2 ans on a décidé de te mettre dans la chambre avec ta sœur. T’étais propre et puis un jour je te récupère chez mémé après le travail et elle me dit que t’as fait pipi au lit a la sieste. Ça m’étonnait t’étais propre depuis 1 mois. Et puis ça a finit par te passer ». Récit de ma mère, avec ma lecture de maintenant, premier réflexe c’est « et tu t’es pas dis que de me changer du jour au lendemain sans faire de phase de transition progressive ça n’allait pas être traumatisant pour moi ? Tu n’as pas fait le lien entre mes pipis au lit d’un coup et le changement d’environnement ? ». Bref. Quand ma sœur a eu 18 ans, elle est partie de la maison, j’avais donc 10 ans. Je me rappelle que je m’entourais de mes peluches dans le lit, une de chaque côté, une dans mon cou, une sur le crâne. J’avais peur de sentir les courants d’airs dans mon cou. Bon c’était une vieille maison en plein milieu des bois qui a traversé les générations (oui je crois aux entités communément appelés « fantômes »). La nuit j’entendais gratter sous mon lit, mes parents me disaient que c’était probablement des rats dans le grenier. Toujours est-il que souvent je finissais par aller dans la chambre de mes parents, au début je réveillais ma mère, au mieux elle me faisait un câlin et me disait de retourner dans mon lit, au pire elle s’agaçait et me renvoyait direct. Je finissais donc assise par terre à la regarder dormir en espérant qu’elle se réveille et me prenne dans ses bras. Dieu que j’en ai passé du temps à regarder son radio réveil et les chiffres rouges défiler. Je ne me rappelle plus comment ça s’est terminé ni combien de temps j’ai fais cela. Avec le recul je me dis que je dors bien maintenant. Enfin je dors plutôt bien compte tenu de ces embûches.. »

  • Témoignage de Rachel

« Nous sommes les parents comblés d’un petit Loulou de 5 mois qui dort avec nous (lit partagé) depuis sa naissance, qui a même dormi SUR nous les 3 premiers mois nuit et jour… Bref, on ne s’attendait pas à ça, mais face à ses pleurs, à ce besoin intense de proximité, on a laissé faire notre instinct et l’avons pris sur nous dès le début pour dormir (au grand damne du personnel soignant de la maternité, cela va sans dire …). On a juste répondu à cet immense besoin de sécurité, c’est la norme pour nous maintenant, on se sent bien comme ça, on se sent dans le bon, dans le juste… Et donc forcément, est venu le jour des remarques familiales sur le sommeil partagé et les « difficultés » (hum hum) d’endormissement de notre bébé… Ma maman, même si elle reste parfois impressionnée par les besoins intenses de mon fils, a toujours tenu le discours  : «  je ne vous ai jamais laissés pleurer »… elle est le genre de maman jamais stressée, qui se disait juste « il pleure c’est ok je le prends » sans se poser de questions et moi, je suis une très bonne dormeuse (grosse claque d’ailleurs en ayant un bébé d’avoir découvert les réveils nocturnes!!) je n’ai jamais eu ni doudou, ni tétine… Quant à ma belle mère, toute aussi impressionnée par les besoins intenses de son petit fils : « de temps en temps, il faut le laisser pleurer seul un petit peu, il en a besoin, c’est pour ses poumons, etc .. » et mon mari a le sommeil agité, présente certains tocs vis à vis du lit (position de la couette, etc…) et à 31 ans… a toujours besoin de dormir avec son doudou ! CQFD j’ai envie de dire… »

  • Témoignage de Laura 

« Pour moi 20:15 c’était dodo, lumière éteinte et porte fermée ! Je n’avais pas le droit d’aller dans le lit de ma sœur (c’était un lit superposé) le loup dans le placard si jamais je sortais ! Aujourd’hui, j’ai une peur horrible du noir, quand mon mari n’est pas là je ferme la chambre à coucher à clé et toutes les armoires sont fermées! Aujourd’hui, 22 mois de co-dodo et surtout pas d’histoires ridicules !! J’accompagne mon fils dans ses besoins et je suis fière d’écouter mon cœur de maman et pas la tranquillité que beaucoup aimeraient avoir quand l’enfant dort tout seul avec des histoires/mensonges pareil! »

  • Témoignage de Célia

« J’ai commencé à faire mes nuits à 15 jours, ma mère s’était accidentellement pris une cuite à je sais plus quel alcool. Par la suite je confondais le jour et la nuit, du coup le pédiatre lui a dit de me laisser devant la giga baie vitrée toute la journée pour que le soleil m’empêche de dormir. Après d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours dormi dans ma chambre, dans mon lit, et je ne pouvais pas particulièrement rejoindre mes parents. 15 ans, je suis devenue insomniaque. J’ai commencé à me rendormir normalement avec l’arrivée de Clément, il y a un mois et demi, parce qu’il m’épuise toute la journée. J’ai 27 ans. »

  • Témoignage de Marine

« J’ai 30 ans et je déteste dormir seule (maintenant je dors avec mon compagnon et mes 2 fils donc ça va). Quand je suis seule pour dormir (avant d’être maman, quand mon compagnon était absent), je laissais la lumière du couloir allumée + les volets ouverts pour laisser entrer un peu de lumière dans la nuit. Je suis incapable de dormir dans le noir complet. A 30 ans, quand je fais un cauchemar, je continue de réveiller mon compagnon et d’allumer la lumière (enfin la veilleuse de mes fils maintenant) sinon je n’arrive pas à me rendormir. Des fois je me réveille en hurlant et mon compagnon est obligé de me rassurer. J’ai discuté récemment avec ma mère qui m’a dit qu’elle me laissait pleurer bébé pour que je fasse mes nuits. Je hurlais longtemps et elle tenait bon (elle en est fière et se demande pourquoi je ne fais pas de même avec mes enfants). Je n’avais pas le droit de dormir avec mes parents. »

  • Témoignage de Philo 

« Je dors rarement plus de 4h par nuit et pas d’affilée, je suis toujours en veille pas de sommeil profond, aux aguets. Je n’ai pas été spécialement accompagnée au sommeil, on a été 3 dans la chambre de mes 1 à 8 ans puis j’ai eu ma chambre seule. On laissait la porte ouverte il y avait une veilleuse la nuit. Si je pleurais trop bébé ou je faisais soit disant des caprices ma mère m’enfermait dans un petit débarras où je finissais par m’endormir d’épuisement…Je suis une Maman, qui ne peux pas laisser pleurer bébé ni les miens ni ceux des autres, j’ai besoin de les réconforter. Je les endors à bras tant qu’ils en ont besoin, je cododote jusqu’à ce qu’ils expriment le souhait d’arrêter (mon fils à 2 ans et 7 mois du jour au lendemain a voulu aller dormir dans sa chambre…! Il peut s’il le veut revenir avec nous quand il le souhaite). Je fais de mon mieux chaque jour, même si le manque de sommeil se fait sentir. Mon fils a fait de belles nuits dès ses 2 mois. Ma fille a 7 mois se réveille 2-3x par nuit. Mon mari, lui, a pu rejoindre ses parents en cas de besoin la nuit jusqu’à tard et maintenant il s’endort facilement et pour toute la nuit. »

  • Témoignage de Noémie

« Lors de ma grossesse, j’ai demandé à ma mère de me ressortir mon livre de naissance avec les petites anecdotes des premiers mois.. J’y ai lu que je pleurais beaucoup et qu’une nuit mes parents m’avaient laissée pleurer dans ma nacelle au salon tant ils étaient épuisés et ne pouvaient pas me laisser dans la chambre que je partageais avec ma grande sœur pour ne pas entraver son sommeil… Cette anecdote m’a vraiment troublée, peut être même qu’elle a été le point de départ dans ma démarche… J’ai 28 ans, je n’ai aucun souvenir d’avoir un jour rejoint le lit de mes parents, même malade. J’avais toujours peur du noir étant enfant et je ne pouvais pas dormir sans que la lumière du couloir ne soit allumée. J’ai fait pipi au lit jusqu’à au moins 7 ans, ma mère m’emmenait régulièrement chez le psy pour régler ce soucis. J’ai toujours mon doudou dans notre lit et je l’emmène dès que l’on part, même pour une nuit… Souvent je me surprend à câliner ce doudou alors que ma fille est allongée à mes côtés et qu’à 11 mois elle n’en a pas… Mon sommeil n’est en revanche pas mauvais sauf depuis que j’ai ma fille, c’est pour cela que j’ai rejoins la team des nuits pourries ! Ce qui m’interpelle aussi, ce sont souvent des phobies d’impulsion que je ressens quand les couchers sont longs, ou bien qu’elle pleure pour me signifier qu’elle ne veut pas dormir. Ça m’agace très vite, j’ai envie de la balancer tellement ça me rend dingue ! (dans ma tête évidemment puisque je suis dans cette démarche d’accompagnement respectueux au sommeil..) je ne sais pas s’il y a des liens de cause à effet, mais vraiment ça pousse à la réflexion… »

  • Témoignage de Coralie

 » J’ai 34 ans et un super sommeil…accompagnée même à 10 ans quand j’ai eu une période peur du noir…ma mère me laissait ma porte ouverte…la lumière du couloir allumée et éteignait uniquement quand je dormais. Je ne remercierai jamais assez ma maman qui était en avance sur son temps à l’époque et qui a essuyé des tonnes de critiques mais qui croyait à fond à son maternage allaitement portage et cododo… Elle a eu 5 enfants tous accompagnés et personne n’a de soucis d’angoisses et de troubles du sommeil ! »

  • Témoignage de Sarah 

« A propos des problèmes de sommeil : je ne sais pas si mes parents m’ont laissé pleurer intentionnellement mais ma maman ne se souvient pas m’avoir entendue pleurer la nuit. C’est possible car ils avaient une boulangerie, dormaient très peu et étaient épuisés. Cependant, elle m’a raconté qu’on avait passé une nuit ensemble à la mer, j’avais 2 ans et dormait donc dans un lit dans la même chambre. Elle s’est réveillée pendant la nuit et m’a vue debout silencieuse dans mon lit. Je la regardais. Comme je ne pleurais pas, elle m’a laissé là ! Quand elle me l’a raconté récemment, devant mes beaux-parents (qui ont pratiqué le cododo avec leur 3 enfants) nous avons été profondément choqués ! Comment a-t-elle pu se rendormir alors que vraisemblablement j’étais angoissée par cette chambre inconnue ?! Tout ça pour dire, que je ne pleurais sûrement plus voyant que personne ne venait m’accompagner dans mon sommeil. Résultat, j’ai 29 ans, je trouille de peur dans le noir, je ne sais pas dormir seule. J’ai eu énormément d’angoisses la nuit avant l’adolescence où j’ai dormi avec quelqu’un. Maintenant nous pratiquons toujours le cododo avec notre fils de 18 mois, je l’allaite toujours et on l’accompagne au mieux ! Nous aimons dormir tous les 3 ! Évidemment nous sommes totalement incompris par ma mère ! Le cododo étant même dangereux selon elle ! Le faire dormir dans son lit seul, est, pour elle, la solution ultime dès que j’ai le malheur de me plaindre de quoi que ce soit ! Mais nous ne lâcherons pas ! Merci de mettre en lumière cette problématique ! J’avais déjà fais la corrélation pour mes sœurs et moi (angoisses de séparation, dépression, insomnies,etc..) et pour mon compagnon qui dort extrêmement bien ! »

  • Témoignage de Camille 

« J’ai quelques petits soucis et je pense que ça vient de mon enfance. Je ne sais pas si ma mère me laissait pleurer mais je fais très facilement des cauchemars qui me tétanisent, j’ai énormément de mal à m’endormir quand je suis seule et je panique au moindre bruit. Je me souviens que petite c’était un bisou et on dort, pas de câlin ni d’histoire ni rien. Depuis que j’ai mon fils je comprends maintenant que mes difficultés à m’endormir viennent sûrement du fait que j’étais livrée à moi même dans mon lit et dans le noir toute seule… J’ai 25 ans et mon garçon a 19 mois, et je l’accompagne pour le sommeil depuis le début et parfois même on cododote car je ne veux absolument pas qu’il redoute le coucher, les cauchemars à gérer seule m’ont traumatisée et me traumatisent encore parfois. »

  • Témoignage de Helena 

« J’ai été adoptée à 6 mois au Pérou : je faisais mes nuits apparemment bébé… sauf que je pense fortement qu’on m’a laissé pleurer… car si je dois dormir seule, je mets la télé, la radio, ou je me cale contre mon bébé. Et si mon conjoint n’est pas là, je m’endors extrêmement tard… Mon frère adopté à 2 ans venant de Colombie, a un sommeil totalement en vrac… il était en orphelinat… je n’ose pas imaginer comment on lui a appris à faire ses nuits… »

  • Témoignage de Laura  

« J’ai 30 ans et je dors toujours avec un doudou. Quand mon mari n’est pas là, j’ai un mal fou à m’endormir, il me faut a minima mes chats et le son de la télé. Je me souviens également avoir eu une phase petite où j’entassais 2 édredons, un peignoir tout doux et plein de peluches autour de moi dans mon lit, comme une personne pour me rassurer. Aujourd’hui je fais du cododo avec mon fils qui jusqu’à présent n’a pas de problème d’endormissement. Pour moi le dressage du sommeil n’est pas concevable. »

  • Témoignage d’Estelle

« Je suis la deuxième de la fratrie et très rapprochée de ma grande sœur (1an et 19 jours d’écart = parents très courageux ou plutôt petit accident de retour de couches!). Je n’ai jamais eu de problèmes de sommeil ni d’endormissement, jamais eu de doudou ni de tétine d’ailleurs, ni besoin de lumière et / ou musique pour dormir. J’ai donc toujours bien dormi (jusqu’à l’arrivée de ma fille il y a 20 mois) ! Pour ce qui est de mon éducation, ma mère a décidé d’arrêter de travailler pour s’occuper de nous donc on l’avait H24 à la maison jusqu’à notre entrée en maternelle. J’ai été allaitée pendant 10 mois et maternée / câlinée (maman sage-femme, pro-allaitement, papa clown très câlin aussi), même si j’ai du quand même subir quelques VEO pendant mon enfance. A vrai dire je ne m’en souviens pas tant que ça des VEO mais je sais que mes parents forçaient ma sœur à manger son assiette et elle ne pouvait pas sortir de table tant qu’elle n’avait pas fini, bon ce n’était pas mon cas car j’avais toujours bon appétit mais j’imagine que nous avions peut être vécu d’autres types de VEO… Côté sommeil, ma mère m’a dit qu’elle m’avait laissé pleurer la nuit en étant bébé. En effet, elle venait pour m’allaiter mais après me reposait dans mon lit et me laisser pleurer… En revanche nous faisions toutes nos siestes « sur maman » la journée et la nuit je dormais dans la même chambre que ma « grande » sœur jusqu’à mes 6 ans environ et je pense que ça a pas mal aidé aussi. »

  • Témoignage de Caroline 

« Lorsque ma maman a repris le travail après ma naissance, j’ai été gardée par une assistante maternelle qui me laissait chez elle pendant qu’elle allait boire le café (ailleurs que chez elle, bien sûr). Il se trouve qu’elle me laissait donc pleurer. Suite à cela, mes endormissement ont été compliqués malgré la présence de ma maman. J’ai été et je suis toujours marquée. J’ai besoin de réconfort le soir avant de m’endormir. Et j’ai toujours peur de l’abandon, 27 ans plus tard. »

  • Témoignage de Julie 

« Ma mère a repris le travail très tôt après ma naissance. J’allais chez une assistante maternelle adorable. Elle est tombée malade vers mes 6 mois et je me suis du jour au lendemain retrouvée chez une nouvelle nounou que je ne connaissais pas. Ce fut un grand chamboulement (je reprends les mots de mes parents qui me l’ont expliqué). Moi qui dormais facilement, mon père ne pouvait pas quitter la chambre avant que je m’endorme, sinon c’était crise d’angoisse assurée ! Il restait des heures assis à côté de mon lit en me tenant la main, jusqu’au jour où je lui ai dit « dodo seule » j’avais presque 2 ans !! J’ai donc continué à m’endormir seule avec la porte ouverte et la lumière du couloir allumée. Depuis mes nuits sont correctes et sans lumière !! Je ne fais pas mes nuits à 30 ans et des cacahuètes (comme tout le monde j’ai des envies toilettes ou soif !) ^^ mais mon sommeil est bon (quand mes filles font elles aussi de bonnes nuits). Quand à mon mari, il à toujours était gros dormeur petit. Mais il n’a jamais été accompagné pour son sommeil quand il en avait besoin. Quand je l’ai rencontre il dormait avec la télé. Sans c’était impossible pour lui de trouver le sommeil !! Heureusement (pour moi car je ne supporte pas) il n’en a plus besoin SAUF quand il est en déplacement et dort à l’hôtel….Comme quoi même la trentaine passée, on peut encore avoir besoin d’un accompagnement au sommeil ! Nous avons  « la chance » que notre première fille n’ait jamais eu besoin de nous (sauf malade), mais pour notre deuxième c’est totalement différent ! 18mois de cododo, depuis 2 mois elle s’endort seule la plupart du temps et nous rejoint 2nuits/4. C’est une bonne moyenne qui convient à tous ! »

  • Témoignage de Camille 

« J’ai eu une naissance compliquée. Ma maman a pu m’allaiter 3 mois et après elle a connu le « plus de lait » par manques d’info car le docteur disait que je pleurais car j’avais faim… non en réalité je voulais rester avec ma maman. Peut-être parce que j’avais failli mourir à la naissance ? Ma mère a fait du cododo avec moi. Puis quand la place a manqué dans le lit, je dormais sur un matelas au sol et elle me tenait la main jusqu’à ce que je m’endorme. Quand on aborde le sujet en famille, c’est souvent les mêmes remarques « oh la la on devait te bercer à fond sur les chemins caillouteux. On a voulu acheter une main en plastique pour que tu t’endormes seule ». Finalement m’a mère est toujours restée. Puis ma sœur est née et j’ai rejoint ma chambre tranquillement, pour mon confort à moi parait-il. Et je dormais sans difficulté chez ma mamie (je faisais juste scandale pour pas faire de sieste car je n’aimais pas ça… et elle me forçait lol). Aujourd’hui (sans parler des nuits de jeune maman allaitante), j’ai un très bon sommeil. Même enceinte et en fin de grossesse j’enchaînais 12h sans difficulté. On m’appelle la marmotte. Je peux me pieuter partout. Et m’endormir sur commande. Ma fille dort avec nous. Le coucher varie entre 21h et 23h et le lever est entre 9h30 et 11h. Avec quelques tétées la nuit. Petite sieste le matin si elle s’est levée à 9h et 2h de sieste vers 14h. Quand elle est avec son papa, ou mamie, elle va spontanément les voir, se blottie et s’endort. Avec moi c’est plus long. Je ne peux pas me barrer du lit pendant ses siestes. Mais je trouve qu’elle a un bon sommeil et je suis sure que quand le moment sera venue pour elle, elle gérera seule. »

Un commentaire sur “Accompagnement au sommeil : 40 témoignages sur les bénéfices et les séquelles du manque d’accompagnement

  1. C’est super intéressant ! moi aussi je me base sur le réconfort que j’avais à dormir avec ma mère petite ou le plaisir que du temps que prenaient mes parents le soir pour m’endormir en me lisant des histoires. Je me guide avec mes ressentis positifs en fait et j’aime faire du cododo avec notre fille.
    Mais une question me trotte dans la tête suite à cela: le papa ne dort pas bien avec nous et du coup en semaine il dort à part. Et il m’en veut un peu car sans moi, il n’arrive pas bien à dormir. Ça se recoupe vraiment bien avec ce qui est décrit ici: lui, petit, c’était au lit à 20h point barre pour que ses parents aient une soirée. On a tous besoin de réassurance la nuit, je crois que c’est physiologique surtout qu’on est une espèce vivant en groupe. N’empêche que ça génère parfois des conflits de besoins d’adultes et que ce n’est pas simple à équilibrer.
    Pour l’anecdote, une collègue de mon mari lui racontait qu’ils dormaient mieux depuis qu’ils avaient déménagé dans un nouvel appart: les murs étaient mieux insonorisés et leur chambre plus loin, ils n’entendaient plus pleurer leur fils… je ne vous dis pas ma tête horrifiée…

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