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Allaitement et sommeil : le sevrage nocturne, conclusions

Après des mois de prise de recul sur ce sujet, je me lance enfin dans la rédaction d’un article sur le sevrage nocturne.

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Il s’agit ici de vous partager notre témoignage et expérience du sujet ainsi que notre avis. Cet avis n’engage que nous et je rappelle que chacun est libre de faire et penser ce qu’il veut sur ce sujet délicat.

Après ce petit disclaimer, laissez moi vous conter nos tentatives de sevrages nocturnes, leur débouchées, ainsi que les leçons que nous en avons tirées.

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Le sommeil de nos bébés : 36 témoignages pour mettre fin au mythe du biberon qui assure des nuits paisibles

Lorsqu’il est question du sommeil de nos enfants, TOUT le monde a son mot à dire, TOUT le monde y va de son conseil, de son avis et ramène sa science. Lorsqu’il est question de sommeil, on entend également beaucoup de choses inexactes. Ou plutôt, on entend peu de choses exactes !! Par ailleurs, le sommeil étant nécessaire à l’être humain, les parents font une obsession du sommeil de leurs bébés et ce dernier doit le plus rapidement possible « faire ses nuits ». Cette désinformation couplée à cette obsession relayée par de nombreux professionnels de santé conduit les parents à tenter de nombreuses alternatives afin d’obtenir de leur bébé à ce que celui-ci « fasse ses nuits », leurs nuits.

Et le mythe qui remporte la palme dans ce domaine c’est bien celui du biberon qui garantit des nuits paisible et a contrario, l’allaitement qui empêcherait bébé de faire des nuits complètes !

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Dans cet article, mamans biberonnantes et allaitantes se sont alliées pour vous démontrer par 36 fois qu’il ne s’agit que d’un mythe et qu’un bébé allaité peut très bien faire les nuits de ses parents et un bébé au biberon peut ne pas les faire du tout !

La seule règle, c’est qu’il n’y a pas de règle : chaque enfant est unique. Le sommeil est un processus évolutif, une acquisition que chaque enfant fait sienne lorsqu’il y est neurologiquement et émotionnellement prêt, indépendamment du sein ou du biberon. 

Ces témoignages démontrent une chose : le sommeil n’est pas acquis avant 3-4 ans (ou plus pour certains !) ! Alors EVIDEMMENT qu’il y a toujours des exceptions, que certains feront des nuits complètes dès la sortie de maternité ou dès leurs 3-4 mois mais ce n’est pas le cas de la grande majorité des enfants. Et qui plus est, le sommeil des enfants n’est pas linéaire. Il est fait d’acquisitions et de retours en arrière, et il n’y a rien d’inquiétant là-dedans. Il suffit de le savoir et de le comprendre pour accompagner son enfant dans cette acquisition qui fera de lui un adulte au sommeil serein !

A 18 mois, 40 à 60% des enfants se réveillent encore !

Enjoy !

Témoignage de Mélya, maman de Nélio 2 ans et Leonel 7 mois : 

808d1d03-a8e3-48b5-a811-c70e73480f6f« J’ai allaité Nélio pendant 6 mois. Jusqu’à ses 5 mois, nous avons eu la chance de connaître des nuits paisibles (en dehors des pics de croissance) avec un seul réveil pour téter durant la nuit. J’ai repris le boulot quand il a eu 5 mois et là, l’enfer nocturne a commencé : multiples réveils pour téter. Nous avons tenu un mois comme ça, puis la fatigue prenant largement le dessus, on s’est laissé convaincre de passer au LA. Seulement, surprise ! Nélio n’a pas soudainement passé ses nuits, comme on nous l’avait garanti. Bien au contraire, les réveils étaient toujours multiples, les heures à le bercer aussi. On ressemblait à des zombies. Cette première phase a duré trois mois. Quand il a eu 8 mois, nous avons déménagé. On s’était dit qu’avec ce nouveau départ, nous allions instaurer une nouvelle routine. On lui donnait un bain chaque soir, dans l’espoir de le fatiguer un peu, puis au dernier moment, quand on voyait qu’il était fatigué, on dégainait le biberon de LA avec complément de céréales (vous savez, histoire de bien le caler hein…) pour qu’il le prenne dans sa chambre et s’endorme avec. Cette méthode sournoise a fonctionné 3 petites semaines et puis, ce fut de nouveau l’anarchie. J’étais tellement épuisée que j’ai abandonné toute stupide stratégie pour essayer de le faire dormir toute NOS nuits dans son lit, et nous l’avons accueilli de nouveau dans le notre. Depuis ses 9 mois, Nélio dort donc avec nous. Quelle joie de retrouver le sommeil ! Même si parfois il lui arrive de se réveiller encore quelques fois, il nous suffit simplement de le prendre dans nos bras, de le cajoler et on se rendort tous les 3 sans soucis. Jusqu’à ses 22 mois, il s’endormait avec nous, directement dans notre lit. Mais quelques semaines avant d’accoucher de notre 2e enfant, nous avons commencé à l’endormir dans son lit, puis il nous rejoint durant la nuit. Il y a 3 mois, on a déménagé sa chambre dans une plus petite pièce. A partir de ce moment là, il a commencé à dormir une première partie de nuit dans sa chambre pour nous rejoindre le plus souvent vers 3h ou 4h. Ensuite, il y a 1 mois, on lui a acheté un lit de « grand » (le lit Kura) avec une cabane. Comme mon mari fait des nuits de travail, on a décidé que c’était moi qui allait gérer le coucher. Je lui explique qu’il doit prendre des forces dans sa cabane, et que s’il n’est pas fatigué il peut lire ou jouer sans problème. Le plus souvent, il s’endort au bout d’un quart d’heure et quand il ne veut pas lâcher prise, il ouvre la porte (elle donne sur le salon/notre chambre) et il reste dans son lit ou il lit. Les rares réveils sont ceux où il fait des cauchemars ou quand il tombe de son lit, mais on le remet dedans et il dort jusque 7h/7h30 quand il va chez la Nanou et 9h quand on est en congé. Après, on a encore des nuits sans queue ni tête mais dans l’ensemble, il dort bien. »

Témoignage de Coralie, maman d’un garçon de 8 ans et d’une petite fille de 2 2 mois : 

b1137f88-8c55-4f04-89e8-2b66e0310568« Le sommeil…Acquis à partir de 3 ans…définitif aux alentours de 7 ans…avant d’avoir un enfant je savais que le sommeil pouvait être compliqué…un de mes frères a fait sa première nuit à 3 ans…ma dernière sœur aussi…Le problème du sommeil c’est que c’est quelques choses de vital pour toi, parent, mais genre au moins 6h d’affilée…et c’est souvent la première question de la voisine pour juger ta capacité parentale. »Il fait ses nuits? » Puis en mai 2011 mon fils est né. Dès sa naissance il dormait de 00h à 5h…le rêve…vers 6 semaines il a commencé à nous faire du 00h-8h puis à 8 semaines du 22h-8h…puis à  10 semaines du 22h-9h30…le paradis…qui a dit qu’un bébé allaité ne faisait pas ses nuits ?! Et puis mi-août…canicule…une maison dans laquelle la température ne baisse pas et fini les nuits…réveil à 2h puis 5h. Bon pas grave…je finis par me faire une raison. Janvier, reprise du boulot, j’ai sevré mon bébé, espérant des nuits comme tout le monde semblait l’affirmer. Et bien rien…quedal…je l’ai sevré pour rien et ce fut mon grand regret. Le sevrage a supprimé la tétée de 2h c’est tout…mais jusque 17 mois, il se réveillait en moyenne 2 à 3 fois par nuit. Après 17 mois, seulement une fois, souvent à 5h, un câlin, un bisou, quelques paroles et il se rendormait et ce jusque 2 ans et demi. A ce moment il a voulu sa chambre, avant on cododotait. A partir de là, en moyenne 1 réveil une nuit sur deux…cauchemar…pipi…veilleuse…tout y passe. Jusque 4 ans environ, on a gardé le rythme de plusieurs réveils par semaine, puis doucement nous sommes passés à un réveil par semaine l’année de ses 4 ans. Puis assez rapidement à 1 réveil régulièrement, plusieurs fois par mois. Vers 5 ans, nous en étions à environ à 1 ou 2 réveils par mois, puis quelques mois plus tard, juste quelques réveils de manière occasionnelle. Alors c’est long, c’est fatiguant mais finalement quand sa sœur est née j’ai connu pire ! A 22 mois, toujours allaitée, aucune nuit de plus de 4h avec quasiment 13 mois de réveils toutes les 2h !! Ils finissent par dormir, il suffit de leur donner du temps, l’allaitement n’est pas en cause c’est l’immaturité du cerveau et cela dépends des enfants mais quand on est clair avec cela, reprise du travail, fatigue intense et tous ces petits tracas ne sont rien…un jour, ils dorment comme tout le monde ! »

Témoignage de Manon, maman de deux enfants de 4 ans et 20 mois : 

« Je suis la preuve vivante que sommeil et allaitement n’ont aucun lien. J’ai allaitée ma fille aînée jusqu’à un an et elle a vite fait (vers 4/5 mois) de grosses nuits de 8/10h sans se réveiller (la chance je sais) et globalement elle dormait plutôt bien sauf poussées dentaires et maladies. Mon fils, je ne l’ai allaité que 5 mois (il a fait une confusion sein/tétine). A 20 mois, se réveille entre 2 et 4 fois la nuit, à 2 ans et 3 mois au moins encore une fois, parfois pendant plus d’une heure… Et ce n’est pas pour « manger », il a juste besoin d’être rassuré et câliné, il a soif, il fait ses dents. Bref, je ne sais pas pourquoi mais il se réveille! Et il m’a convaincu que l’allaitement est le meilleur ami des mères d’enfants insomniaques. Je me souviens que lors des réveils de ma fille, je lui mettais le sein dans la bouche et zou, au pays des rêves. Là, c’est plus compliqué pour le calmer s’il est énervé ou pour l’apaiser. Si vous saviez le nombre de fois où j’ai rêvé de pouvoir le calmer comme ça, en dégainant mon sein. Si jamais j’en ai un 3e, je l’allaite et le plus longtemps possible. »

Témoignage de Virginie, maman de trois enfants : 

6b4d3f94-622e-42a7-899b-29e7447129c8« J’ai eu la chance d’allaiter exclusivement ma petite dernière dès sa naissance ce qui n’était pas le cas avec mes autres enfants. J’imaginais qu’entre deux tétées ma fille dormirait paisiblement, mais je me suis trompée. Dès le retour à la maison, elle passait son temps pendue aux seins, je ne pouvais pas la laisser. Il n’y avait qu’au sein qu’elle s’endormait. Les journées comme les nuits, et si par malheur je devais la poser pour manger, me doucher ou même aller au toilettes, elle hurlait à pleins poumons. Allaiter était quelque chose d’extrêmement important pour moi alors j’ai pris mon mal en patience et j’ai appris à écouter ses besoins, j’ai commencé à pratiquer le cododo, je me couchais avec elle le soir, et elle restait au sein tout la nuit ce qui me permettait de somnoler un peu, mais la fatigue a fini par devenir trop forte et lorsqu’elle a eu 6 semaines, j’ai intégré, sur avis du pédiatre, un biberon le soir pour la caler et pouvoir dormir un peu. Aujourd’hui, suite à une confusion seins/tétine, elle n’est plus allaitée. Je lui donne des biberons de LA et pourtant elle ne dort toujours pas la nuit, ses réveils ne sont jamais à la même heure, ils varient chaque nuit. Il y a au minimum un réveil pour manger et les autres sont, je pense, un besoin de sa part d’être rassurée. Souvent il me suffit de poser ma main sur son ventre, ou sur la sienne et parfois elle a besoin de sa tétine. J’ai essayé plusieurs appareil de bruit blanc, divers boites à musique, je lui ai donné un doudou mais ça n’a pas changé, elle ne dort pas plus de 4 heures de suite. C’est un rythme éreintant mais c’est ce dont elle a besoin pour le moment. Et je sais qu’un jour elle sera grande et qu’elle n’aura plus besoin de moi, alors pour le moment, mon rôle de maman est de l’accompagner avec douceur dans son endormissement. Aujourd’hui, Amy a 11 mois, et on a toujours beaucoup de réveils nocturnes souvent ponctués de biberons et de beaucoup de câlins. Certaines nuits elle dort d’une traite et d’autres, elle aura besoin d’être rassurée et bercée. »

Témoignage de Marion, maman de Lola, 2 ans : 

90a2538e-7a74-4ea0-ac2e-6b4a1866d50f« J’ai allaité Lola pendant 14 mois. Aujourd’hui, elle a 2 ans et elle se réveille toujours la nuit. Autour de moi j’entendais dire que c’était normal qu’elle ne fasse pas ses nuits puisqu’elle tétait “encore”. Moi je le savais que ça n’avait aucun rapport et toutes ces remarques ne m’ont pas poussée à mettre fin à cet allaitement. Le dernier mois elle ne prenait plus le sein la nuit mais se réveillait toujours. Lola a une sucette depuis qu’elle est née et la lui remettre dans la bouche ne suffisait pas à la rendormir. Cette aventure lactée s’est terminée (malgré moi, car confusion, grève…). Mais les nuits sont toujours les mêmes, et oui ! Besoin que je la prenne pour la rendormir ou parfois le cododo est indispensable. Ce besoin de me sentir près d’elle je pense, de me toucher quand on dort ensemble. Voilà ces quelques lignes pour prouver que ce n’est pas l’allaitement qui est à l’origine des réveils nocturnes de nos bébés ! »

Témoignage de Marie, maman de deux enfants de 2 ans et 10 mois : 

fb92a5a3-6b9a-43be-8bb8-3f2678509b95« J’ai 2 enfants de 2 ans et 10 mois. De bons gros dormeurs qui font leurs nuits (par là j’entends 5-6h d’affilée) à un peu plus d’un mois. Pourtant ils étaient allaités. J’ai eu d’énormes difficultés avec la première en terme d’allaitement (crevasses sur crevasses, à en pleurer et gémir de douleur), si bien qu’elle est passée à l’allaitement mixte vers 1 mois et demi et elle était sevrée à un peu plus de 2 mois. Être au lait artificiel n’a absolument rien changé à son sommeil… Pour le deuxième, l’allaitement s’est super bien passé, très facile, et je l’ai sevré pour recommencer le travail à 3 mois. Pour lui non plus, aucune différence sur le sommeil. Les deux sont d’assez gros mangeurs et faisaient de très grosses tétées, qui, je pense les calaient bien. Tout cela pour dire qu’allaiter (même peu) mes enfants, ne m’a jamais fait me réveiller plus de 2 ou 3 fois grand maximum par nuit pour les faire téter, ni ne les a empêché de bien dormir plusieurs heures d’affilée. »

Témoignage de Cindy, maman de Pauline, 14 mois : 

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Témoignage d’Audrey, maman de 6 enfants dont Lou, 18 mois : 

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Témoignage d’Amélie, maman d’une petite fille de 3 ans : 

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Témoignage de Morgane, maman de 2 enfants de 3 ans et 21 mois : 

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Témoignage de Céline, maman d’Olivia, 2 ans : 

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Témoignage de Sophia, maman d’une petite fille de 5 ans et d’un petit garçon de 26 mois : 

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Témoignage d’Alexandra, maman de Paul : 

11f7b4ea-8d4d-45d4-8e92-e25c9afca244« Mon fils est né en juillet 2017. J’ai fait le choix (clairement non éclairé mais c’est un autre sujet) de ne pas l’allaiter. Il a donc été nourri au lait artificiel dès le départ. Jusqu’à ses 4/5 mois, il se réveillait régulièrement pour un biberon, 1 à 2 fois par nuit. Ensuite il a cessé de réclamer, j’entends par là qu’on lui proposait toujours son biberon mais qu’il ne le buvait pas. À sa naissance, nous avons tenté de le faire dormir dans son lit et sa chambre (pour répondre à une norme sociétale stupide j’imagine). On s’épuisait à se lever et à le bercer dans sa chambre. Nous avons néanmoins rapidement compris qu’il avait besoin de nous et nous l’avons passé en cododo dans notre lit. Ça a diminué le nombre de réveils et leur durée mais ça ne les a pas supprimé. En juillet, pour son anniversaire, nous lui avons installé un lit au sol et il a commencé à dormir dedans. Les nuits se sont améliorées grandement. Et en septembre 2018, il est entré à la crèche. Nous sommes repartis de zéro. Réveils fréquents et puissants mais sans réclamer à manger. Uniquement le contact qui lui manque en journée. De sa naissance à maintenant, il n’a donc jamais dormi ce que nous appelons communément une nuit « complète ». Nos nuits sont ponctuées de réveils plus ou moins fréquents selon les périodes (maladies, reprise de crèche après congés…). Et ce n’est pas lié à l’alimentation. Il mange à sa faim et ne réclame pas de biberon la nuit. Nous l’accompagnons à chaque réveil, il a le choix de dormir dans son lit ou avec nous. Et nous l’accompagnerons avec bienveillance jusqu’à ce qu’il n’en ait plus besoin. Aujourd’hui , on reste près de lui mais plus de bercements à bras (de son initiative). On a quand même des réveils réguliers pour soif, cauchemar ou besoin de câlins. Des nuits complètes de temps à autres mais pas si fréquemment. A la crèche, il s’endort seul dans son lit. »

Témoignage d’Adeline, maman de Lara : 

a1276382-f2b3-4318-b0d5-6326ac087c54« Lara est un bébé né par césarienne, elle n’a pas été allaitée (merci à la sage femme qui m’a dit que c’était trop tard à 3 jours de vie, alors que c’était un mensonge). Nous avons été séparées 2 longues heures avant de se voir pour la première fois. Ça a dû être terriblement long pour elle qui, contrairement à moi, ne savait pas quand j’allais revenir. Ça explique peut être pourquoi c’est une petite fille qui demande une attention énorme de jour comme de nuit. Jusqu’à 7 mois et demi, elle mangeait 2x par nuit sans compter les nombreux réveils, alors qu’elle dormait 10h d’affilées à 1 mois (ça n’a pas duré bien longtemps). On a écouté les gens autour de nous, « elle mange trop le soir du coup elle a mal au ventre, elle doit avoir sa propre chambre, elle te sent du coup elle se réveille, c’est pas normal un bébé qui mange encore la nuit à son age, vous n’avez pas été assez fermes » on a essayé de dormir dans le salon: elle s’est réveillée. On a essayé de lui donner moins le soir, elle a pris 3 repas cette nuit la. Puis on l’a écoutée, elle, on lui a donné ce qu’ELLE voulait, et elle ne mange plus qu’une fois par nuit depuis. Il n’y a qu’elle qui sait vraiment ce dont elle a besoin. Elle se réveille toujours plusieurs fois pour se rassurer surement, ou pour rassurer mon cœur de maman peut être, parce que nos enfants ont le pouvoir de savoir ce qu’il y a au plus profond de nous. Ces réveils sont parfois très épuisants je le reconnais (quoique nous avons la chance qu’un câlin suffit souvent à la rendormir) mais mon cœur de maman et son cœur de papa savent que la serrer dans nos bras est la meilleure chose que nous puissions lui offrir dans ces moments là. Ça ne durera que quelques années, et un jour , c’est nous qui courront après elle en quête d’affection. La vie est plus douce depuis que nous lâchons prise. Alors nous remplissons tous les 3 au maximum nos jauges d’amour, quitte à ce qu’elle déborde, quitte à faire parler les mauvaises langues, et nous continueront d’écouter ce minuscule être, parce que quand on veut bien les entendre, ils ont beaucoup de choses à nous dire. »

Témoignage de Cécile, maman d’Hector, 1 an et demi : 

5b7f18a7-1582-4cbc-8509-33cfa9772cf2« Allaité en exclusif 2 mois, puis le soir/la nuit jusqu’à 4-5 mois environ. On a fait du cododo pendant 6 mois puis il a dormi dans sa chambre avec un coucher à 19h sans problèmes et un réveil vers 5h pour un biberon puis réveil pour de bon vers 7h/8h (sachant qu’on le prenait dans notre lit après le réveil de 5h car on a observé qu’il dormait presque une heure de plus avec nous). Depuis fin novembre (8-9 mois), il se réveille la nuit vers minuit, gros câlin et d’endormissement. Depuis janvier c’est plus chaotique, il a du mal à s’endormir le soir donc on le berce et il s’endort dans nos bras, on le pose dans son lit (coucher autour 19h30). Vers minuit il nous appelle, on le met dans notre lit et re-biberon vers 5h. Bref, on est passé d’un bébé qui s’endort tout seul à un bébé qui a besoin de cododo. Pas facile de se sentir revenir en arrière mais on accepte et on a choisi le cododo plutôt que de se lever x fois la nuit, ce qui rendrait cette situation bien plus intolérable. Bref, on tâtonne mais nous on vous dormir et lui aussi je crois! »

Témoignage de Maria, maman de Lorik : 

img_8070« Lorik a 16 mois, nous faisons du cododo depuis sa naissance et il se réveille 1 à 2 fois par nuit. J’ai allaité 4 mois et j’ai arrêté à mon grand regret pour diverses raisons mais surtout car ma santé mentale en dépendait. On s’est toujours considérés comme chanceux car on avait un bébé qui dormait quand même « bien » il a jamais été du genre à se réveiller et rester éveillé ou en pleurs pendant des heures… Mais c’est déjà arrivé (merci les dents). Du coup allaitement ou biberon, ça n’a jamais vraiment changé. Oui, ça arrive qu’il ne se réveille pas, mais ça arrive aussi qu’il se réveille 1, 2 fois pendant la nuit. Peu importe l’heure du coucher, ce qu’il a mangé la journée et ce malgré le cododo. Alors à toutes les mamans, que votre bébé ait quelques jours, mois ou même années, ne doutez pas, n’écoutez pas les gens qui vous disent que « si tu le passes au lait en poudre, il fera des nuits complètes » en vérité il n’en est rien. Lorik en est la preuve. L’allaitement est ce que vous pouvez offrir de mieux à votre enfant, profitez-en et ayez confiance en vous et votre bébé. »

Témoignage d’Emilie, maman d’un petit garçon de 2 ans : 

5c1dcf9a-42bb-40aa-9381-9edac1bf8cad« « – Il fait ses nuits? -Euh ses nuits oui mais pas les miennes » La question qui fâche, moi qui était une grosse dormeuse. Mon bébé n’a jamais vraiment fait ses nuits, une nuit complète par-ci par-là mais jamais rien de régulier. Je l’ai allaité jusqu’à ses 5mois 1/2, d’abord au sein puis avec des biberons de mon lait tiré en journée à l’extérieur mais toujours au sein la nuit. Il a dormi dans notre chambre jusqu’à ses 4 mois environ puis il est passé dans sa chambre dans son lit à barreaux qu’on a rapidement changé pour un grand lit au sol de 120×120. Il y a toujours eu des réveils, que ce soit pour manger ou pour un câlin. Mais depuis quelques temps c’est uniquement pour manger, et depuis qu’il parle c’est assez clair « maman Bib’on » et ce malgré un dîner solide le soir féculents + yaourt, il mange bien en journée mais c’est une vraie tornade il se dépense beaucoup. À 2 ans, il se réveille 1 à 2 fois par nuit entre 1h et 5h30, quand ton réveil sonne à 6h30 ça pique ! Mais je fais avec, je lui fais confiance, quand il n’en aura plus besoin il dormira (avant ses 18 ans j’espère!!). De mon côté, j’ai remarqué que chaque nuit je me réveille pour boire un verre d’eau alors j’ai carrément lâché prise et je me suis habituée à faire une nuit en 2 temps ! Je n’ai pas de cicatrices de l’accouchement, juste de grosses cernes sous les yeux. C’est cliché mais son rire et ses bisous me font oublier la fatigue (au moins 3 minutes !!) »

Témoignage de Claire, maman de 3 enfants de 7 ans, 4 ans et 4 mois : 

« J’ai allaité mon fils 3 ans et 8 mois. Il s’endormait au sein la nuit et aux siestes. A la crèche, il arrivait à s’endormir sans moi. Il a dormi à côté de nous jusqu’à ses 4 mois, quand il se réveillait, je le faisais téter et il se rendormait. A ses 2 ans, je suis tombée enceinte, les tétées me faisaient très mal, il tétait 5 minutes le soir puis son papa restait avec lui pour l’aider à s’endormir. La nuit, il continuait à se réveiller mais ne tétait plus, il nous rejoignait dans notre lit. A 6 ans, il lui arrive de nous rejoindre encore ! Ça a été pareil avec ma fille mais elle est plus longue à s’endormir ! Elle a tété aussi jusqu’à ses 3 ans et 8 mois (j’avais mal à cause de ma 3ieme grossesse donc je lui ai demandé d’arrêter mais ça a mis un peu de temps quand même). Elle dort toute la nuit sans nous réveiller une fois sur 2 à peu près. »

Témoignage de Maeva, maman de Joey et Thaïs : 

767b42d5-3c91-412d-940b-c88c49500b9d« J’ai toujours su que je voulais allaiter. C’était comme une évidence, alors quand Joey est née je n’ai pas eu de doutes, j’allais l’allaiter, et ça aura été 17 mois de pur bonheur et de fusion entre nous deux. Elle a arrêté d’elle-même alors que j’étais enceinte de sa sœur et je n’ai pas insisté, je ne me sentais pas capable d’allaiter deux enfants à la fois. Quand Thaïs est née, l’allaitement à donc repris, pour mon plus grand bonheur. Même si cet allaitement était plus fatiguant, Thaïs était plus demandeuse et avec Joey qui était déjà là, la fatigue générale était plus importante. Mais hors de question d’arrêter tout de suite. Et puis même si Thaïs ne faisait pas ses nuits, je finirai bien par dormir un jour, ça pouvait attendre. Une semaine avant les deux ans de Thaïs je suis partie tout un week-end toute seule et tout s’est très bien passé pour tout le monde et pour des raisons qui me sont propres ce week-end m’a permis de cesser l’allaitement en douceur. En amont et quelques mois avant les tétées avaient déjà été réduites et maintenant que Thaïs ne tète plus et bien elle ne fait toujours pas ses nuits. Avec ou sans biberon d’ailleurs, elle se réveille toujours, ce n’est pas une très grosse dormeuse et contrairement aux croyances populaires le biberon, en opposition à l’allaitement, ne fait pas plus dormir un bébé, en tout cas pas la mienne. J’imagine que c’est une question de temps, et on prendra le temps qu’il faudra, si elle se réveille et bien je vais la rendormir, je suis sa maman je suis aussi là pour ça. Il n’y a pas de solution miracle, ni de biberon magique, il suffit d’être patient et de suivre le rythme de son enfant. »

Témoignage d’Estelle, maman de trois petites filles de 5,5 ans, 4,5 ans et 17 mois : 

4c04c2b8-9b86-4b67-8346-3af4cc157ed1« Mes filles et leurs nuits ! Mes aînées ont 18 mois d’écart, elles sont très proches même physiquement et pourtant….leur sommeil est radicalement opposé alors qu’elles ont toutes les 2 été allaitées. Ma première allaitée exclusivement jusqu’à 6 mois a fait ses nuits au bout d’1 mois (23h-6h) et au bout de 3 mois elle dormait entre 10 et 12h d’affilées sans réveil (ou presque). Je l’endormais au sein tous les soirs. Puis elle s’est sevrée vers 13 mois pendant ma deuxième grossesse et ses nuits ont continué de rouler ! Ma seconde fille, allaitée exclusivement aussi n’a quant à elle jamais dormi plus de 3h d’affilées les 3 premiers mois et se réveillait entre 2 et 5 fois par nuit la première année. Vers 18 mois on a effectué un sevrage nocturne et ses nuits ne se sont pas améliorées. Aujourd’hui, elle a 3,5 ans et ses nuits sont souvent agitées, elle se réveille régulièrement donc on a mis en place un cododo avec elle depuis 9 mois (avant elle était dans sa chambre). Ça permet un endormissement plus serein mais n’évite pas les réveils, mais on a plus besoin de se lever ! On la calme et elle se rendort plus vite que si elle était toute seule. On a de notre côté essayer toutes les méthodes (douces) pour améliorer sont sommeil mais en vain, on a fini par accepter que cela faisait parti d’elle, et on répond présent à ses réveils du mieux qu’on peut même si c’est pas toutes les nuits faciles. Heureusement on est tous les 2 sur la même longueur d’onde et ça c’est très précieux ❤ Aujourd’hui, tout s’est amélioré et après un an de cododo, elle nous a réclamé un lit cabane (son papa en avait fait un pour mon aînée).  Elle y dort donc depuis 3 mois et ça se passe bien. Elle a encore des réveils mais de moins en moins et qui ne nécessitent pas forcément notre présence pour le rendormissement. Gros progrès aussi pour l’endormissement puisqu’elle s’endort toute seule après notre rituel (histoire, tétée, câlin). Heureusement que ça se calme car sa petite soeur de 17 mois se réveille encore 3/4 fois par nui et gérer tout ensemble commençait à devenir compliqué (quelques jours, ça passe, 3/4/5 ans c’est autre chose…!) « 

Témoignage de Cécile, maman de Juliette, 10 mois : 

1078cdae-6122-41a0-ab9e-a62c00f4b1ce« Juliette est allaitée à la demande depuis sa naissance. Les 2 premiers mois, pas de rythme jour/nuit donc les tétées s’enchaînaient à peu près toutes les 3 heures. Un peu après ses 2 mois, nous nous sommes réveillés un matin avec l’impression d’avoir beaucoup dormi… et oui : Juliette avait dormi de 3h du matin jusqu’à 9h ! On a évidement pensé que c’était dû à la fatigue de la grosse « crise du soir » de la veille… Après quelques nuits similaires, plus de coïncidence possible : Juliette fait sa nuit quand, après la dernière tétée vers 1h du matin, je la couche avec nous (honnêtement c’était par flemme de me lever pour la laisser dans son couffin et prendre le risque qu’elle se réveille)…Le choix qui s’est présenté à nous était donc : cododo et 7 ou 8 heures de sommeil par nuit OU bébé dans son couffin et réveil toutes les 3 ou 4 heures…. on a choisi notre sommeil, investi dans un nid cododo et à presque 4 mois Juliette dormait entre 7 et 9 heures par nuit (et donc nous aussi!) ! Aujourd’hui, elle fait des plages de dodo de 5h environ entre chaque réveil. Nous ne lui avons jamais donné de tétine, mais nous lui avons un peu imposé un “doudou” (un petit lange 100% coton avec une tête de lapin en peluche, super léger pour éviter tout risque d’étouffement). Elle dort toujours avec et lorsqu’elle se réveille à moitié entre 2 cycles de sommeil si ma main ou celle de son papa traîne à sa portée elle l’attrape, tétouille doudou et elle se rendort. Évidement elle s’endort encore au sein le soir et si elle saute la dernière tétée du soir le réveil est plus matinal ! Allaitement et sommeil sont donc tout à fait compatibles ! »

Témoignage d’Aurélie, maman de deux garçons de 32 mois et 1 an : 

0cc8dbb2-e425-4293-9f05-423b4e25d589« J’ai allaité mon premier bébé presque 3 mois. J’ai rencontré beaucoup de difficultés. Ayant eu une réduction mammaire, on m’a clairement fait perdre confiance en moi dès les premiers jours après un accouchement marathon et traumatisant, j’étais en mixte avec DAL. La fatigue, le stress et un bébé qui pleure tout le temps, ne dort pas la nuit, ni le jour, ont eu raison de mon allaitement. Pour autant aujourd’hui, Jules a 26 mois, au biberon depuis presque toujours bon mangeur, n’a jamais fait de nuit sans réveil. Il se réveille encore toutes les nuits en pleurs, voire en hurlant, parfois difficile à calmer. Il réclame fréquemment un biberon la nuit, pas par faim mais pas réconfort. Il faut parfois plusieurs heures pour qu’il trouve le sommeil le soir. C’est un petit garçon très sensible et la nuit il a besoin de contact c’est comme ça. Ça s’est empiré avec l’arrivée de son petit frère. Nous avons installé un matelas pour lui dans notre chambre, il se réveille mais ne hurle plus et se rendort. Pour le 2eme bébé, l’allaitement est aussi compliqué et avec DAL à cause d’un frein de langue postérieur. On en est à 6 mois et pour lui (et nous) les nuits sont beaucoup plus calmes par contre, comme quoi ! Aujourd’hui, pour le grand, c’est toujours difficile de le coucher, il faut rester couché avec lui jusqu’à ce qu’il s’endorme (parfois 15 minutes parfois plus d’1 heure) mais ensuite il dort bien, les réveils sont rares même s’il est agité la nuit. Pour le petit qui vient d’avoir 1 an, il s’endort au sein rapidement. Il dort avec moi et se réveille plusieurs fois par nuits, mais généralement, ça ne me réveille pas vraiment, par contre j’ai le dos et les hanches en vrac ! »

Témoignage de Lola, maman d’un garçon et d’une petite fille :

c7a2cdcf-c026-4111-b604-b2862a0e1d33« L’allaitement ici, ça a commencé bien avant la grossesse de ma fille. L’allaitement de mon fils a été un échec total, j’étais jeune, pas informé et j’ai écouté TOUT les mauvais conseils qui m’ont été donné ! Du coup, pour ma fille, je me suis renseignée et je suis venue à connaître le merveilleux groupe de l’allaitement tout un art ! J’y ai puisé des ressources innombrables et une confiance inébranlable. Quand j’ai accouché de ma fille, après 3 semaines, elle commençait à dormir quasi la nuit entière avec juste une tétouille vers 3/4h. Puis il y a eut des pics de croissance avec des nuits de sommeil plus courtes. Puis des périodes de sommeil plus accrues. Ça a été en dent de scie jusqu’à ses 3 ans où je me suis séparée de son papa. Garde alternée, nuit hachées au couteau, nuit collée aux seins…Au final, elle a fini par se sevrer vers 3 ans et demi. Ça n’a absolument rien changé aux nuits ! Mais alors rien du tout. C’est toujours aléatoire. Rien ne peut dire si la nuit sera bonne ou pas. Mais quand elle se réveille, c’est toujours entre 3 et 4h. Comme elle faisait vers ses 3 semaines. Comme elle faisait déjà dans mon ventre !  Ma fille a aujourd’hui 5 ans, et dort la nuit complète à côté de son frère. On vient de déménager et avant ça, elle dormait seule dans sa chambre. Elle se réveillait systématiquement vers 4/5h pour me rejoindre et finir sa nuit avec moi. Depuis, ce n’est plus le cas ! »

Témoignage de Camille, maman d’Ernest, 2 ans : 

img_8080« J’ai allaité exclusivement mon fils jusqu’à ses 23 mois. C’est un bébé qui ne tétait pas efficacement et qui passait par conséquent de nombreuses heures au sein, au prix de fortes douleurs pour moi. La journée j’arrivais à prendre sur moi, mais la nuit avec la fatigue, les douleurs étaient décuplées, d’autant qu’il se réveillait souvent (jusqu’à 8 fois par nuit) et passait 30 à 45 min au sein pour se rendormir. J’ai voulu entamer le sevrage de nuit avec la méthode Gordon autour de ses 1 an mais finalement il me semblait trop petit pour comprendre que je lui refusais le sein j’ai donc repoussé le sevrage. La méthode a porté ses fruits autour de ses 16 mois, il s’est alors mis à se rendormir facilement après avoir bu de l’eau. Il se rendormait parfois sans que j’intervienne et a ainsi fait plusieurs nuits de 10h de sommeil. Il s’est cassé la jambe à ses 18 mois, j’ai alors fait une pause dans le sevrage de nuit puis on a repris doucement autour de ses 20 mois. Le sevrage total s’est fait 3 semaines avant ses 2 ans. Il lui arrive encore de réclamer une tétée mais il n’insiste pas une fois que j’identifie son besoin et que je lui propose une alternative. Il ne tète plus le jour ni la nuit, mais les réveils sont toujours présents. Il lui arrive exceptionnellement de faire une nuit complète mais la plupart du temps il se réveille 1 fois ou plus. Il demande alors un câlin et a besoin de notre contact auprès de lui pour se rendormir. Dans mon cas, le sevrage de nuit a en partie diminué le nombre de réveils mais ne les a pas supprimé. Cela m’a surtout soulagée dans le sens où les phases de ré-endormissement sont moins fatigantes et douloureuses pour moi. Les tétées ont été remplacées par des câlins, mais le besoin de réassurance est toujours bien présent. » 

Témoignage d’Ophélie, maman de deux garçons de 6 ans et 16 mois : 

9bb66859-0170-4417-9d01-14db7b45d583« Tout commence en mai 2013. Accouchement de mon premier bonhomme. Allaitement difficile mal, RED.. il tétait beaucoup. Chose que je ne savais pas c’était les pics de croissance tout ça, je n’y connaissais rien…. Au bout de 3 semaines, j’ai tiré mon lait, il n’y avait que 10ml donc pour moi je n’avais pas assez de lait… »pudlay « .. J’ai décidé de passer au biberon sans prendre notre temps… Et niveau nuits… chaotiques… il les a fait par périodes et encore car on laissait pleurer (ce que je regrette maintenant..). Il a fait de vrais bonnes nuits vers 3 ans, l’âge où il a été à l’école… et encore il y a des petits ratés parfois. Même son petit frère de 9 mois toujours allaité, si on ne compte pas les nouvelles acquisitions ou les dents ou le relfux, fait des meilleures nuits ! A maintenant 6 ans, mon grand a toujours des réveils à cause de terreurs nocturnes, cauchemars, il ne veut pas dormir seul. Chez son papa, par contre, il dort touuuuute la nuit, sans réveils (ils lui ont pas laissé le choix et doit se débrouiller). Pour mon 16 mois, toujours allaité, les nuits…euh…quelles nuits ? En ce moment, merci l’otite et le muguet, mes yeux sont collés avec les 10000 réveils dans la nuit. Sinon en règle générale, il dort plus de 2-3 heures d’affilée. Un jour il dormira plus de 4h ! « 

Témoignage de Mounira, maman de Camil : 

fd8357e9-2e81-4ff8-ab74-a9529b7951b3« Suite à des problèmes de perte de poids j’ai été tire-allaitante pendant 2 mois 1/2. Camil a donc été au biberon de LM. A cette période, les nuits étaient chaotiques (réveil toutes les 2h/3h environ (malgré de grosses quantités de LM). Un jour, par hasard, je le remets au sein et la magie opère, il tète ! J’ai donc repris un allaitement traditionnel à 100% et là, monsieur, a décidé de dormir de 22h à 4h30 (le luxe pour moi). Mais aux alentours de son 4e mois, la régression du sommeil est arrivée et désormais il s’endort à 19h, se réveille à 22h, 2h, 5h et à 8h alors qu’il ne tète plus. Il a juste besoin d un gros câlin, de papouilles et il se rendort. J’ai longtemps cru au mythe selon lequel les bébés au biberon dormaient et les bébés allaités jamais mais mon expérience m’a appris que, peu importe le contenant ou le contenu (LM ou LA) si bébé se réveille c est juste une question de rythme et de physiologie. Bien sûr que j’ai écouté les pédiatres qui me disaient que mon lait n’était pas assez nourrissant bla-bla-bla, j’ai donc tenté de lui donner du lait artificiel avant de dormir et ben vous savez quoi ? IL S’EST RÉVEILLÉ !! Alors arrêtons d’écouter toutes ces fausses idées, juste notre bébé ! »

Témoignage de Bérangère, maman d’une petite fille de 5 ans et d’un garçon de 11 mois: 

4c8da2cd-d2eb-4eab-8a09-a9d5860e7d27« Ma fille de 5 ans n’a jamais été allaitée …même pas la tétée de bienvenue et elle se réveille encore la nuit ! Elle a eu un sommeil d’une complexité ++++++ malgré une superbe alimentation (elle a toujours dévoré !). Elle peut, aujourd’hui, dormir une très bonne nuit de 10h et le lendemain se réveiller 3/4-5 fois par nuit…venir nous rejoindre ou pas… Mon fils de 11 mois, allaité a eu un meilleur sommeil que sa sœur dès la naissance. Il est capable d’enchaîner 8h, fait des siestes le matin et l’après midi (1h30 le matin – 2h voire 3h l’après midi) chose que sa sœur aînée ne fait pas / n’a jamais fait !  Elle ne dormait bien qu’en voiture ! Bon, malgré tout, mon fils a le sommeil tout pourri jour et nuit depuis un mois…je sais pas trop pourquoi mais une chose est sure, il prend mon sein et dort bien mieux que sa sœur nourrie au LA ! »

Témoignage de Sabrine, maman d’un garçon de 13 mois : 

8148beed-2be6-41e0-891a-ec10766f1653« Beaucoup pensent que donner le sein ou le biberon conditionne les nuits de bébé, FAUX. Lorsque j’ai su que j’étais enceinte, merveilleux cadeaux de la vie dieu merci, l’allaitement étais une évidence pour moi c’était un projet que je tenais à réaliser peu importe si cela aurait été difficile (il faut croire en soi et persévérer, toutes les mamans en sont capables). Bien sûr, s’en suit LE SOMMEIL. Comment dire qu’un sommeil n’est jamais fixe chez un bébé peu importe son alimentation ! Beaucoup de monde se permettait de me donner des conseils qui leurs ressemblaient à eux et non à moi. Autant vous dire je n’ai écouté personne sauf mon envie et mon instinct de maman. Personnellement, je suis une énorme dormeuse, je peux dormir de 00h à 14h sans aucun soucis mais en ayant un bébé, ceci on l’oublie au pays des rêves ! Mon fils, au début, dormait beaucoup avec un rythme incompréhensible ce qui est normal au début et il se réveillait la nuit vers 3/4/5h du matin et dormait 2/3h après, puis plus tard il se réveillait vers 8/9/10h et idem dormait 2/3h après. Puis à un moment, on a essayé de mettre un rythme pour ses siestes et son sommeil le soir. Ça a marché, il dormait à 22h, pouvait se lever lendemain à 11h par exemple. Puis d’un coup cela n’a plus fonctionné il dormait à 22h, se réveillait à 2h et dormait vers 4h30/5h pendant plusieurs mois et bien sûr on se réveillait très tard le lendemain donc comme rythme ce n’était pas bon du tout mais bébé KO et maman KO donc gros dodo oblige. Puis ça a changé de nouveaux aujourd’hui, encore d’autres rythmes… le sommeil dépend de la maturité de bébé de ce que l’on me dit souvent donc je pense qu’il ne faut pas s’en faire, je me dis qu’un jour il dormira d’une traite sans ses « somnolence tétée ». Bébé demande à téter la nuit et bien que les bruits de couloir en dise autrement, bébé ne veut pas téter que pour manger mais aussi pour se rassurer, sentir maman près de lui, se sentir protégé et câliné et apporter l’affection qu’il demande. Un bébé au biberon se réveille également pour ces besoins là, sauf que le biberon il faut se lever pour le préparer et du coup les somnolences de bébé durent plus longtemps, avec le sein hop dans la bouche et c’est dodo pour les deux ! L’alimentation n’a rien à voir avec le sommeil d’un bébé/enfant. Alors je ne sais pas si le terme « faire ses nuits » signifie quelque chose car chaque enfant a son rythme, et dormir 5h est considéré comme une nuit complète pour un bébé. Pour conclure, mon fils a fait ses nuits très tôt, ne les a plus faites et aujourd’hui, à 13 mois, il dort désormais sans moi pour la sieste ou la nuit (dieu merci) mais toujours dans notre lit et les tétées sont toujours présentes et nombreuses parfois »

Témoignage de Jud, maman de Roxane, 1 an : 

5d169eee-0b93-4ddf-88bb-65769967bdf6« Ma petite Roxane… allaité 40 jours en exclusif et 40 jours en mixte. Elle dormait 7/8h la nuit, dans le meilleur des cas, très peu la journée. Toujours mon lait pour la nuit. J’avais tellement peur de la MSN. Elle pleurait de douleurs dès 3 semaines de vie. RGO, IPLV, pleurs de douleurs ont rythmés nos 3 premiers mois. Alors oui forcément…en LA elle a dormi. Mieux. Car elle ne souffrait plus. Sont arrivés ses 6 mois, des nuits hachées, parfois en miettes. On ne peut pas en vouloir a un bébé qui enchaîne les maladies pendant 1 mois. Mais après ? Après à 8 mois et demi, elle ne dormait toujours pas, je mettais 2h a l’endormir, et elle n’avait rien. Elle me cherchait et pleurait même la nuit dans mes bras. Son IPLV lui a collé un stress et angoisse qui perturbe son sommeil, 6 mois c’est une grande étape pour bébé. Chiropracteur, homéopathie, huiles essentielles…des endormissements redevenus calme après 2 mois de galères, mais je ne sais plus ce que c’est que de dormir plus de 2h d’affilées. J’ai eu du répit 3 nuits, ça m’a déboussolée. Mon bébé avait perdu le chemin vers le marchand de sable et Morphée. J’ai fini par reprendre le travail, au 1er pleur elle finissait en cododo. Mais ça n’a rien changé. Depuis nous avons mis un lit au sol. Puis est venu le kinésiologue. Le seul qui l’aura libéré de ses angoisses. Et depuis ? c’est un bébé qui fait ses nuits et les miennes. Ça fait du bien de ne plus entendre son bébé pleurer d’angoisse. »

Témoignage de Tiphaine, maman d’une petite fille de 1 an : 

906d37a3-d598-46d8-baa8-6d10be6c6b69« Vers l’âge d’un mois ma fille a commencé à espacer les tétés la nuit. Elle n’a jamais tété plus de 3 fois la nuit, bon sauf à la maternité. La journée elle se réveillait toute les 4h pour manger, jusqu’à 6 semaines. A cette période là on est tombé dans le pic de croissance le plus difficile à surmonter (jusqu’à présent), il a duré 10 jours. La journée elle tétait toutes les heures, mais la nuit elle a commencé à sauté 1 tétée et tout naturellement en mangeant autant la journée elle n’a plus eu faim la nuit et c’est là que les grosses nuits ont commencé. A 2 mois et demi elle nous a fait sa première nuit de 12h et depuis c’est comme ça toutes les nuits. Elle a aujourd’hui 1 anet elle est toujours allaitée et sauf grosse poussée dentaire ou pic de croissance, les nuits sont toujours aussi cool ❤ »

Témoignage de Cassandre, maman de deux garçons de 2 ans et demi et 1 an : 

30fb1b53-6142-43a1-8be8-8b24602dbdb4« Je tombe enceinte à 27 ans. Je ne me fait pas une idée pré conçue de la maternité mais je l’allaiterai c’est une certitude. Le 28 janvier, j’accouche de mon garçon, en siège par voie basse. Quelle fierté ! J’ai tenu tête et j’ai réussi. L’allaitement c’est autre chose. Je me bats entre deux crevasses, les bouts de sein qui abîment ma lactation, une candidose mammaire. Je me renseigne énormément et finalement j’arrive à me soigner et à retirer les bouts de sein (énorme merci à Sophie de LLL…). Cette période me permet de lire énormément sur le développement de l’enfant et en particulier… le sommeil. Les premières semaines, bébé se réveille très très régulièrement la nuit. Je le met au sein aux signes d’éveils. On nous demande très souvent comment se passe les nuits. On culpabilise un peu parce que « tu sais, le fils de truc, il a fait ses nuits à 2 mois! » au début ça m’atteint. Mais qu’est-ce que je fais de mal ? Les mois passent, je reprends le boulot, bébé se réveille une ou deux fois la nuit. Il se réveille, je le mets au sein, il se rendort, je le recouche, je me rendors. Finalement ça va. Ça va, à part ce regard condescendant et plein d’empathie quand je dis que mon bébé de quelques mois « ne fait pas ses nuits ». Et puis un jour le déclic. En fait, je m’en fous. Je profite de mon bébé, la journée ET la nuit. Et grand bien nous fasse. À 9 mois, après une confusion sein/tétine, l’allaitement s’arrête. On commence le LA. Super !!!! Bébé va dormir toute la nuit. Ah ah. Non, bébé a continué à se réveiller, autant qu’avant, pour la même chose. Manger. Ou se réassurer. Aujourd’hui, il a 2 ans, il se réveille toujours la nuit mais ça lui arrive aussi de faire des nuits d’une traite sans problème. Aujourd’hui, on a pris le parti de profiter de lui, même la nuit. Aujourd’hui, il a un lit au sol, si il veut nous voir au milieu de la nuit, il se lève et nous rejoint dans notre lit. Aujourd’hui, on sait pourquoi on agit comme ça. On sait pourquoi il agit comme ça. Et tout va bien. »

Témoignage de Maeva, maman de 3 garçons : 

51a7e2f0-cfbf-4b1c-99fe-0a9139c61340« Depuis sa naissance, mon second fils n’a toujours pas trouvé un rythme de sommeil. Allaité jusqu’à ses 3 mois puis mis au biberon, encore aujourd’hui il se réveille 2 à 4 fois par nuit pour réclamer un câlin ou juste aller le border. Son aîné allaité jusqu’à ses 6 mois a fait ses nuits à 3 ans et son petit frère de 4 mois allaité exclusivement fait déjà ses nuits (22h-9h sans coupures). Il ne faut pas oublier qu’aucun bébé/enfant ne fera NOS nuits instinctivement. Je pense qu’en tant que parent c’est à nous de prendre leur rythme à eux. Bien entendu parfois je suis fatiguée, agacée de me lever en pleine nuit mais je me dis qu’un jour il sera grand et n’aura plus besoin de mes câlins pour s’endormir. Alors je savoure et j’abuse de ces moments là. Un bébé « gavé » au biberon ne fera pas ses nuits avant un bébé au sein. Ce n’est pas que la faim qui les réveille mais bien souvent l’envie de nous. »

Témoignage de Caroline, maman de Samuel 21 mois :

74e07e62-c2e9-4208-b67c-b15c5a21fe6d« Au cours de ma grossesse, j’ai pris la décision d’allaiter mon fils et de ne pas forcer les choses si ça ne marchait pas. Mon fils nait et l’allaitement se passe à merveille. Il prend bien, grossit. Mais voilà une fois le retour à la maison, se retrouver seule alors qu’à la maternité j’avais toute une équipe derrière moi pour me soutenir dans mon allaitement au vu de la fatigue accumulée avec l’accouchement. Ça a été un moment très difficile et malheureusement au bout de 15 jours, j’ai commencé le sevrage qui a pris 15 jours… Je pensais à l’époque que s’il prenait des biberons il dormirait mieux… mais évidemment ça n’a pas été le cas. A 14 mois il avait encore de multiples réveils la nuit et je regrette tellement d’avoir arrêté mon allaitement alors que tout se passait bien. Aujourd’hui, il a toujours des phases où pendant 3/4 jours, il va se réveiller 1 à 3 fois dans la nuit. Au bout de 3 fois, en général, on finit en cododo où il dort sans se réveiller. Mais il y a aussi des phases où il s’endort jusqu’au lendemain sans réveil. La cause, je ne saurais le dire…mais on s’adapte et en cas de besoin on cododote même si c’est dur car à 21 mois, Monsieur prend beaucoup de place ! Quand je ferais mon deuxième enfant, je me battrais malgré la fatigue car ces moments étaient tellement merveilleux. Je les regrettent encore. »

Témoignage de Florianne, maman d’Axel : 

f7f5e1f2-7748-41e6-94f8-07e498ae3fab« Axel et moi avons connu un début laborieux. Montée de lait à J+6. Pression de la maternité pour biberon de complément, on a résisté et finalement il a repris 100g en une nuit contre +de 300g perdu depuis la naissance. Découverte de mon « REF », et de mon « Hyperlactation »qui ont eu pour principales conséquences gros RGO interne pour lui et mastite à répétition pour moi. Prise de poids lente et en dehors des « courbes » de croissance. Complément de lait de riz un biberon tous les 2 jours. A côté de ça, bébé très (trop) éveillé qui est hypertonique depuis la naissance, très actif et ne connait pas le mot sieste pour les journées. Par contre, il a toujours fait ses nuits dans son berceau (21h-4h), puis (21h-6h30). Pas vraiment de secret ou de rituel pour le moment, surtout une atmosphère apaisante. Musique classique, lumière douce, chuchotements et je pense qu’il doit vraiment dormir de fatigue aussi. Et surtout nous avons depuis le début respecté son rythme de vie sans lui imposer notre mode de vie. Liberté et confiance, si besoin il peut venir en cododo pour se rassurer. Pas facile au début de le laisser dans son berceau et de le redéposer à chaque réveil mais maintenant on apprécie notre persévérance et lui aussi. Journées encore anarchiques car aucun rythme et il faut l’occuper le petit, pile inépuisable et tétées à volonté. Mais grâce au début de la diversification certaines « bonnes habitudes » commencent à s’installer. Peu de soutien du corps médical mais heureusement Papa très impliqué qui est toujours d’un soutien sans faille. S’écouter, faire confiance à bébé et profiter de chaque moment. Je comprends les mamans qui sont passées au LA tant l’allaitement est physiquement, émotionnellement et mentalement intense. Mais quelle belle aventure ❤ Bébé allaité qui fait ses nuits et oui c’est POSSIBLE ❣ »

Témoignage de Laura, maman de Liam, 10 mois et demi : 

bf060560-3672-4d94-85fe-7df1aa502b73« Je suis tombée enceinte très rapidement et allaiter était une évidence. Je ne me suis posée aucune question. Soit j’y arrive soit je n’y arrive pas, mais « le j’y arrive et c’est compliqué  » je n’y avais pas du tout pensé. Liam est arrivé 3 semaines en avance, j’ai eu un accouchement merveilleux et la mise au sein s’est très bien passée. Les sages femmes m’ont bien conseillée concernant les positions mais c’est tout… retour à la maison fatiguant des tétées qui durent entre 1h et 1h30, pas beaucoup de temps pour se reposer. 3 semaines de Liam découverte du pic de croissance, qu’est ce donc ? Je pleure, panique il ne me lâche plus et en plus j’ai mal aux seins (hypersensibilité). Heureusement que la remplaçante de ma sage femme croise ma route… Elle est conseillère en lactation ! Et là ! Ouf elle me rebooste, m’apprend énormément de choses sur l’allaitement et je commence à prendre de plus en plus confiance. Je décide un allaitement à la demande ! Liam dort depuis ses 1 mois, au début 00h-6h environ et à 4 mois, 23h à 8h30/9h. Un bonheur ! Aujourd’hui, Liam se réveille en moyenne une fois par nuit pour une tétée depuis ses 7 mois car il nous a fait 8 dents d’un coup !!! On a eu de sacrées nuits pourries mais aujourd’hui on trouve notre petit rythme même si je rêvev de pouvoir dormir 6 heures d’affilée !! Il nous a mal habitué le petitou !! 20h-8h de ses 4 mois à 7 mois !!! On croise les doigts pour qu’il arrive à retrouver son sommeil petit à petit 🙂 »

Témoignage de maman de Raphael : 

283d5a01-23e7-4739-8202-852880d3c5bc« A la naissance de Raphael j’ai tout de suite voulu l’allaiter. C’était naturel ça me rassurait. Les nuits étaient chaotiques avec des réveils toutes les 1h30 les deux premiers mois puis toutes les 3h jusqu à ses 6 mois. Niveau poids, il grossissait bien et grandissait bien. Le développement était normal. J’en ai entendu des « ton lait n’est pas nourrissant » « c’est parce que tu l’allaites encore »… mais je me bouchais les oreilles. A contrario, j’avais en tête que les femmes qui donnent le biberon « plâtrent » l’estomac de leur bébé et que c’est pour ça qu ils font leur nuit. Sauf qu’à 8 mois suite à un décès et un gros manque de confiance en mon allaitement je n’ai plus réussi à donner le sein à Raphael qui me repoussait ou me mordait. Je suis donc passée de « l’autre côté ». Et j’ai réalisé que non, le sommeil de l’enfant n’est jamais acquis. Il a gardé exactement le même rythme que lorsqu’il était au sein. Aujourd’hui à 23 mois il se réveille encore la nuit au moins 1 fois. Le sommeil de bébé n’est donc jamais acquis ! »

 

 

 

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Spécialistes du sommeil de bébé : késako et 10 témoignages de mamans

Lorsqu’il est question de sommeil, on entend beaucoup de choses inexactes. Ou plutôt, on entend peu de choses exactes !! Par ailleurs, le sommeil étant nécessaire à l’être humain, les parents font une obsession du sommeil de leurs bébés. Cette désinformation couplée à cette obsession relayée par de nombreux professionnels de santé ont fait naître une nouvelle catégorie de professionnels : les spécialistes ou experts du sommeil.

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Qui est ce spécialiste ou expert du sommeil ? 

Ce sont pour la plupart (et j’écris bien « la plupart », il y a tout de même quelques exceptions) des personnes qui n’ont pas de formation médicale, qui ne sont ni professeur, ni universitaire ni chercheur, mais qui se targuent de disposer d’une formation en sommeil, le plus souvent américaine, du type Sleep Sense Program (nous y reviendrons plus bas).

Nous sommes donc dans la commercialisation de services liés au sommeil de nos enfants.

Il est certain qu’expliquer aux parents les bases du sommeil de l’enfant (pour un article sur le sujet, c’est ici) et conclure par « votre enfant se réveille, c’est normal et même sain », ce n’est pas très vendeur !

Alors voyons de plus près ce que proposent ces spécialistes du sommeil.

Commençons par le programme Sleep Sense car c’est la formation dont se prévalent la plupart des « spécialistes » en France.

A la lecture du programme, j’ai l’impression de lire une campagne Slim Fast ou Weight Watchers… On y retrouve tout le panier « succès story garantie » des campagnes commerciales américaines : des slogans accrocheurs, des phrases empathiques (« J’AI vécu la même chose, JE me souviens », etc),

« Looking for a new career? Why not become a Certified Sleep Sense Consultant!? I’ve got one spot left for the May training. » , sur le site de Sleep Sense.

Le site ne dit pas grand chose sur le contenu du programme. On comprend qu’il y a un accompagnement personnalisé (plan de sommeil personnalisé) et un changement des habitudes de sommeil à opérer. En revanche, on nous garantit son succès !

Si on ne trouve rien sur le contenu, on retrouve une bonne dose de phrases anxiogènes :

A good night’s sleep is vital for everyone… but it’s especially important for babies and children because of the rapid pace of brain development during those first few years. And the effects of children NOT getting enough sleep are pretty alarming! Here are just a few of the findings that have been recently published:

  • Children who don’t sleep well have lower IQs than children who do. (Sleep Medicine. 2010 March 11)
  • Children who get less than 10.5 hours of sleep per night are significantly more likely to be obese. (Pediatrics. 2010 February 8)
  • Boys who don’t sleep well are at a significantly higher risk for hyperactivity. (Pediatrics. 2009 November 1)
  • Children who sleep less than 11 hours per night score lower on all kinds of school tests, including math and literacy. (SLEEP Abstract #0040 San Antonio, 2010.)
  • Babies who don’t sleep well at night consistently perform worse on tests designed to assess memory, emotional control, and organization. (Child Development. Nov/Dec 2010.)

En résumé, votre enfant qui ne dort pas (d’ailleurs il n’y a aucune distinction entre l’enfant qui se réveille régulièrement mais qui se rendort aussitôt et l’enfant qui ne dort pas) est voué à devenir stupide, obèse, hyperactif, associal. Tout un programme ! 

Sur la question des pleurs, les spécialistes Sleep Sense ont tous la même réponse :

« Lorsqu’un enfant pleure, c’est un moyen pour lui de protester, et on ne va pas se mentir, changer les habitudes de sommeil d’un enfant a de fortes chances de ne pas lui plaire et ainsi de l’amener à protester. C’est pour cela que je réponds toujours de manière honnête aux parents : il y a des chances pour que votre enfant proteste à un moment ou à un autre. Mais je voudrais être sûre que vous compreniez bien que je ne vous demanderai jamais de laisser votre enfant pleurer tout seul dans sa chambre et de ne pas répondre à ses pleurs. La raison pour laquelle mon accompagnement offre des résultats si spectaculaires est que je reste à votre écoute, et à l’écoute de votre enfant. »

Moi ce que je retiens de cette phrase c’est le « laisser votre enfant pleurer tout seul dans sa chambre » qui laisse entendre que l’enfant pleurera mais que vous ne serez pas loin. Il ne s’agit donc pas d’une méthode exempte de pleurs.

Les pleurs ne sont pas qu’un signe de protestation (bien qu’ils peuvent l’être évidemment), ils sont avant tout LE SEUL moyen de communication d’un bébé. C’est le seul moyen pour un enfant qui ne parle pas de manifester qu’il a chaud, froid, qu’il aimerait être changé, qu’il a mal, qu’il est fatigué, qu’il a peur, qu’il veut un câlin et j’en passe. Alors limiter les pleurs à de la protestation est tellement réducteur. C’est bien pour cela que les méthodes de contrôle du sommeil de nos enfants sont si néfastes, elles partent du postulat que les pleurs sont synonymes de protestation. Avec un enfant qui parle, je veux bien. Lorsque nous avons procédé au sevrage nocturne de Bébé Nova, à ses 26 mois, elle pleurait mais me criait « je veux téter », « je ne veux pas dormir », etc. Elle était en mesure de verbaliser et j’étais en mesure de m’assurer que ses pleurs n’étaient pas des pleurs de détresse ou d’incompréhension.

Mais un nourrisson de quelques mois ? un bébé de 1 an ? Lui ne pleure pas par protestation…Il ne sait même pas ce qu’est une habitude. Son corps et son cerveau ne résonnent que par besoins primaires et besoins de contact.

Je suis donc réellement perplexe sur le recours à un expert du sommeil avant un certain âge.

Et quand je lis sur la page d’une « spécialiste du sommeil » française ce qui suit, je ne peux m’empêcher d’appeler ces personnes des marchands de sommeil :

« De nombreux enfants n’apprennent à dormir que tardivement et les études cliniques montrent que le déficit de sommeil est un problème répandu. C’est parce que de bonnes habitudes de sommeil assurent une bonne santé et rendent les enfants heureux, curieux, énergiques et désireux d’apprendre qu’il est essentiel de les acquérir dès le plus jeune âge. »

Lorsqu’on s’informe sur l’état de la recherche médicale liée au sommeil et sur les neurosciences, on apprend que le sommeil est un processus évolutif, une acquisition liée à la maturation de notre système cérébral. Il ne s’agit en aucun cas d’un apprentissage. Ensuite, parler de déficit du sommeil, alors que 90% des parents qui consultent sa page sont certainement de jeunes parents désemparés, est complètement anxiogène et incorrect : un nourrisson qui se réveille ne souffre d’aucun trouble du sommeil (si le sujet des « vrais » troubles du sommeil vous intéresse, c’est par ici); ses réveils sont normaux et signes de bonne santé. Mettre dans la tête de parents que réveil = trouble du sommeil est à mon sens grave.

Sur un autre site de « spécialiste du sommeil », on peut lire ce qui suit :

« Pour ce faire, les bébés doivent développer leur propre stratégie interne plutôt que de s’appuyer sur une aide extérieure comme le sein de la maman, la succion, le mouvement de la poussette, le bruit de la voiture, le bercement, etc. Environ 20% des bébés trouvent naturellement leur propre méthode pour s’endormir. Les 80 % restants, par contre, s’habituent à avoir besoin d’un élément extérieur. C’est comme si un programme dans leur cerveau leur disait: tu as besoin de la succion, du sein ou de mouvement pour dormir. »

Ces personnes vont donc, contre rémunération, vous aider à faire en sorte que votre bébé ne s’aide plus du sein, de la poussette, d’un bruit blanc ou d’un bercement pour dormir mais en contre partie vont certainement vous suggérer de proposer à bébé un doudou, une tétine, un lange… Remplacer l’humain par ses substituts. Révolutionnaire.

Conclusion :

Je suis consciente que j’écris cet article sans avoir testé les services de ces spécialistes du sommeil et je suis consciente que je suis sceptique sur le contenu de l’accompagnement qu’ils proposent en me basant uniquement sur mes lectures.

Mais lorsque l’on prend le soin de s’informer on constate que les vrais troubles du sommeil ne sont pas vraiment concernés…

Les dyssomnies (troubles de la quantité et de la qualité du sommeil) sont extrêmement rares chez le jeune enfant et leur diagnostic est difficile à établir pour la simple raison que cette période correspond à la période où le sommeil de bébé est en constante évolution et où le « rythme » n’est pas encore forcément trouvé. 

Les parasomnies (du type apnée, énurésie, bruxisme, etc), quant à elles, sont très communes dans la petite enfance. En effet, rares sont les enfants qui n’en présentent aucune. Certaines parasomnies apparaissent tôt dans l’enfance tandis que d’autres se manifestent plus tard. Par exemple, les terreurs nocturnes et les rythmies nocturnes sont reconnues comme étant des parasomnies de la petite enfance, et très peu de nouveaux cas se présentent après 4 ans. Au contraire, la prévalence du bruxisme et du somnambulisme est relativement faible dans la petite enfance et augmente graduellement avec l’âge.

Dans la plupart des cas, il s’agit de phénomènes bénins et transitoires qui ne nécessitent aucune intervention si ce n’est que de rassurer l’enfant et le parent. En effet, la plupart des parasomnies tendent à disparaître à l’adolescence. Certaines parasomnies plus persistantes ou plus sévères pourraient cependant venir perturber le sommeil de l’enfant et celui de la famille, entraîner des blessures ou un haut risque de blessures (dans les cas de rythmies nocturnes, de somnambulisme ou de terreurs nocturnes intenses) ou engendrer de la détresse psychologique (surtout dans les cas d’énurésie et de cauchemars fréquents) et dans ces cas la consultation d’un spécialiste sera recommandée. 

En effet, un enfant qui se réveille fréquemment ne souffre pas systématiquement de troubles du sommeil. C’est pourquoi il est important de savoir repérer les signes des « véritables » troubles du sommeil afin de savoir si vous êtes en présence d’un trouble ou que vous devez simplement revoir votre niveau d’attentes réalistes vis-à-vis du sommeil de votre enfant.

Si vous rencontrez des difficultés avec le sommeil de votre enfant, commencez par vous demander :

  1. Les réveils de mon enfant nous dérangent-ils vraiment ? ou nous dérangent-ils par rapport au regard de notre entourage ? C’est la question préliminaire de chez préliminaire. Avant d’attribuer quelque trouble que ce soit à votre enfant, demandez-vous si vous et votre enfant souffrez vraiment de la situation ? Bien entendu si vous observez une souffrance chez l’enfant, passez immédiatement aux questions suivantes !
  2. S’agit-il d’un souci de synchronisation entre les horaires de bébé et celles des parents ? C’est-à-dire que vous n’observez aucune souffrance chez l’enfant et qu’objectivement, si vous ne deviez pas dormir la nuit mais que vous pouviez vous rattraper la journée, la situation serait tout à fait supportable. Si oui, vous n’êtes probablement pas en présence d’un « vrai » trouble du sommeil.
  3. S’agit-il d’une période difficile ou d’une période d’apprentissage intense ? Analysez les besoins de votre enfant. Si oui, vous n’êtes probablement pas en présence d’un « vrai » trouble du sommeil.
  4. Si vous observez une souffrance ou mal-être certain chez votre enfant ou que vous ne correspondez pas aux 3 premières situations, renseignez-vous sur les différents troubles du sommeil et tentez de repérer les signes éventuels du trouble qui pourrait convenir à votre situation. Et surtout consultez immédiatement, si vous observez une souffrance chez votre bébé !

En fonction des symptômes, et après s’être assuré qu’il n’y aucun soucis d’ordre pathologique autre que lié à un trouble du sommeil, votre médecin vous redirigera vers :

  • un psychomotricien
  • un psychiatre
  • un psychologue
  • un pneumologue
  • un cardiologue
  • un ORL
  • un neurologue

Ainsi, je ne peux m’empêcher de penser des « spécialistes du sommeil » qui ne sont pas issus des professions ci-dessus, qu’il s’agit de professionnels qui surfent sur la détresse parentale.

Aider un enfant de 3-4 ans à trouver un sommeil serein c’est une chose mais « apprendre à dormir » à un nourrisson relève pour moi d’une hérésie. Or, c’est ce que proposent ces professionnels. De même, un spécialiste qui a une formation médicale c’est une chose, un spécialiste qui propose des services sur la base d’une formation Weight Watchers américaine c’est autre chose…

C’était mon humble avis sur la question.

Je conclurai donc en conseillant aux parents qui me lisent et qui seraient tentés de se faire accompagner pour le sommeil de leurs enfants, de commencer par vous renseigner sur la formation de la personne qui vous accompagne, de lire à minima Dormir sans larmes de Rosa Jové au préalable et de tourner les talons illico si l’accompagnant vous parle de laisser pleurer votre bébé, même si vous êtes dans la pièce à côté…

Découvrons maintenant les témoignages de parents qui ont fait appel à différents  médecins et spécialistes du sommeil.

Témoignage de Bérénice maman d’une petite fille de 16 mois : 

« Après 15 jours où bébé se remettait de jaunisse on a commencé à bien en baver tous niveau dodos. 9 mois plus tard c’est co-dodo avec maman dans un lit dans sa chambre endormie avec mini rituel du brossage de dent ou changement de couche puis au sein (Le soir) et papa à côté dans la chambre parentale qui gère les réveils nocturnes + va et vient… des chats! Les siestes c’est porte bébé dehors en marche ou tétées. On est passé de larmes à sourires au moment de dormir !! Pour autant , à ses 4 puis ses 5 mois, nous avons fait deux expériences de supposées « consultante en sommeil » ; l’une puéricultrice et l’autre maman. Compter 90€ la séance d’1h avec un suivi. Des conseils tout pourris… Quand l’une prônait l’espacement des tétées à la demande (!!!) pour l’autre c’était la « non Ferberisation » pourtant bien présente puisque sa méthode consistait à laisser pleurer bébé mais « juste » 1’ puis revenir la prendre dans les bras , puis 2’ (entre autres). J’ai quand même entendu « tout le monde a appris à dormir et elle y arrivera, il faut être ferme ». Grâce aux découvertes des neurosciences et Maja des @lunettesdemaja, j’ai compris qu’en faisant ça on induisait une inhibition dans le cerveau de mon enfant. Qu’elle allait finir par dormir parce qu’on lui aura appris que de toute façon on allait plus venir la chercher… De plus, aucune des deux n’a cherché à aller plus loin alors que bébé a un frein de langue postérieur en plus du frein de lèvre (elle a 16 mois à ce jour et grâce à des séances mensuelles chez une super chiro + l’allaitement et les évictions suite à des intolérances le frein n’est plus un souci que parfois) et des cervicales désaxées (tensions complètement parties après 3 séances). Enfin l’espacement des tétées à entraîné une forte chute de poids… et je n’imagine pas le stress pour bébé… On a quand même appris 2/3 trucs. La seconde nous a mentionné des horaires de sieste, qui même si nous ne les suivions pas, les noter dans ce « cadre » nous a permis de voir que oui après le réveil du matin – entre 9 et 11h de sommeil (jusqu’à ses 11 mois elle pouvait se réveiller 10x mais nous avons noté que c’était dû aussi à des allergies. A 16 mois elle se réveille entre 1 et 3 fois en moyenne), elle fatigue vers 10h puis vers 13h et enfin vers 17h ou 18h. Bien sûr on adapte les journées où les siestes ont sauté et malgré les conseils de la seconde pro « si bébé fait sa dernière sieste qui commence après 17h30 vous pouvez être sûrs qu’elle se couchera pas à 19h ». Elle peut se coucher à 18h et quand même dormir à nouveau à 20h. Récemment nous avons eu des dodos désarticulés (chaleur et intolérances + acquisitions motrices et dents) où elle était éveillée pendant presque 10h d’affilée car elle ne fait plus du tout de sieste en porte bébé mais dans son lit, au sein (elle se détache du sein et se tourne d’un côté depuis ses 11 mois, ce qui est génial car je n’ai plus à être collée collée à elle). J’ai remarqué qu’elle était en meilleure forme quand elle dort 13h/14h par 24h , avec 1h à 4h de sieste en 1 ou 2x dans la journée.

La galère puis la « solution » ! Oui parce qu’on a quand même passé 5 mois à faire toutes les siestes (parfois 7 dans la journée car elle se réveillait de douleur) à bras, sans écharpe, car elle supportait pas le contact (oui oui j’ai eu une tendinite). Finalement, on à trouvé ce qui lui va même si c’est un gros investissement (j’ai quasi arrêté de travailler – je suis à mon compte) et je dors aujourd’hui encore avec elle dans un grand lit dans sa chambre. Elle demande désormais à « dodo » ou est ok quand je lui suggère, c’est une immense étape car beaucoup des dodos se faisaient dans le stress et les pleurs. Aujourd’hui, on joue ou on va au bain si elle a envie avant de faire le dodo ou la sieste; bref on continue d’accueillir et ça se passe tellement mieux !

Des livres et infos qui m’ont aidée après coup :

  • lire le livre « dormir sans larmes » du Dr Rosa Jové 
  • un diagramme qui mentionne les packs d’heures par bambin par âge en moyenne
  • les allergies car notre fille n’est pas allergique mais intolérante (d’où son acné du nourrisson, puis maintenant des petits boutons sur les joues suite au contact d’un aliment qui va aussi perturber son sommeil)
  • materner et jouer avant de faire le dodo ; ça décharge !
  • Attendre que ce soit son heure (et pas forcément la mienne!)

Courage pour ceux et celles qui ont des gros manques (pas pour rien que la privation de sommeil est utilisée comme instrument de torture)! »

Témoignage de Rachel, maman d’un garçon de 3 ans :

« Aujourd’hui nous savons qu’il faut faire avec elle : la rythmie du sommeil. Notre petit garçon n’a jamais bien dormi. Au tout début, c’était un bébé alors c’était normal. Mais les mois ont passés et il a développé un comportement étrange pendant ses phases d’endormissement, surtout dès qu’il a tenu assis : il se balançait contre les barreaux de son lit. Il se balançait si fort qu’il en avait des bleus dans le dos. Nous avons changé son lit pour éviter les blessures et l’avons passé en lit parapluie. Mais les balancements ont redoublés d’intensité, au coucher mais surtout en pleine nuit, selon ses cycles de sommeil. Le bruit était insupportable, comme quelqu’un qui abat une cloison, en pleine nuit, pendant 20, 30 min, toutes les heures et demi… Nous avons passé des heures à tenir le lit en attendant qu’il s’endorme, pour limiter le bruit pour les voisins…Après avoir eu recours à différents médecins, ostéo, homéopathe, shaman, le pédiatre nous a conseillé de consulter un médecin spécialiste du sommeil. Nous avons étudié le sommeil de notre fils pendant 2 semaines et avons filmé les scènes de balancements. Le rdv a commencé par le récit de la grossesse et de l’accouchement. Les bases était posées, le stress d’une grossesse découverte à 16 SA et d’un déclenchement terminé en césarienne en urgence n’était pas étranger à ce comportement un peu autistique : se mettre dans une bulle, se balancer en « chantant » pour de rassurer, se sentir bien (entendez par-là la chanson du sommeil, un chouinement qui l’accompagne vers les bras de Morphée). Le verdict à été très clair : tout allait bien, aucune cause ni conséquence cérébrale à ce comportement, il fallait seulement revoir l’aménagement de sa chambre pour écarter tout risque de blessure et trouver une solution pour limiter le bruit. Rien d’autre. Cette séance ne nous a pas sorti la tête de l’eau tout de suite mais nous avons compris et enfin accepté qu’il n’y avait rien à faire, qu’il fallait attendre que ça passe, et redoubler de présence et de bienveillance. Nous avons changé son lit pour un matelas au sol, et ses balancements ont ainsi évolués vers de violents coups de tête sur le matelas. Nous avons aussi laissé notre porte ouverte et l’avons accueilli dans notre lit dès qu’il le souhaitait (j’étais contre le cododo car je croyais encore les bêtises qu’on me disait à ce sujet…). Aujourd’hui, notre fils à bientôt 3 ans, il s’endort et se rendort en tapant très fort sa tête sur son matelas, il se balance assis quand il est fatigué s’il en a la possibilité, en voiture, en avion, en lit parapluie, il dort avec nous régulièrement, mais il va très bien. Il a juste cette particularité, qu’il nous aura fallu du temps à comprendre et accepter. La rythmie du sommeil est méconnue et inquiète beaucoup les parents. Elle est héréditaire et concerne principalement les garçons. Elle s’atténue souvent vers 3-4 ans mais peut ne jamais disparaître. Et c’est comme ça. »

Témoignage de Claire, maman d’une petite fille de 15 mois :

« Nous avons vu 2 spécialistes du sommeil. Ma fille n’avait que 5 mois quand j’ai contacté une conseillère en puériculture et parentalité connue en France; elle ne faisait plus ses nuits depuis 2 mois et j’avais peur que ce nouveau rythme infernal de 6 à 8 réveils par nuit ne s’installe. J’ai d’emblée précisé que je ne voyais pas de problème à ce que ma fille se réveille 1 ou 2 fois par nuit puisqu’elle était encore toute petite; elle en a déduit que j’avais du mal à me séparer de mon bébé et l’empêchais implicitement de faire ses nuits… Elle nous a donné un protocole précis à suivre: dans les grandes lignes, on devait poser notre fille éveillée dans son lit et retourner très brièvement la voir toutes les 30 secondes, minute ou deux minutes si elle pleurait. Elle a pleuré des heures mais ne s’est jamais endormie. Elle avait la voix cassée, elle s’était cognée la tête sur les barreaux 50 fois et griffé le visage. J’ai moi-même terminé en pleurs en voyant son état. Et surtout, on ne pouvait plus du tout la poser endormie dans son lit sans qu’elle ne se réveille (problème que nous n’avions pas jusqu’alors). Au bout de trois jours d’essais infructueux, j’ai manifesté mon mécontentement à notre conseillère, qui m’a pris de haut et dit qu’elle ne voyait pas à quoi servait de compter le nombre d’heures où notre fille avait pleuré. Résultat des courses: pendant 5 mois ma fille n’a plus pu être posée dans son lit la nuit, faisait donc toutes ses siestes dans nos bras et ne dormait pratiquement pas pendant ses journées de 9h à la crèche. Tout ça pour la modique somme de 200 euros. Récemment j’ai renvoyé un mail à cette conseillère pour lui demander conseil, mais aucune réponse. Sa méthode marche visiblement très bien sur les bébés « faciles », mais aggrave la détresse des bébés aux besoins plus importants je crois. Lorsque ma fille avait 10 mois, nous avons consulté une psychanalyste connue également pour le sommeil et là il y a eu de vrais résultats. Une consultation de 2h, dans son cabinet, avec quelqu’un qui a pris le temps d’observer notre bébé. Elle nous a donné des conseils, et nous a surtout rassuré sur la capacité de notre fille à être autonome compte tenu de son comportement dans le cabinet. Le soir même, elle a commencé à faire des nuits dans son lit, complètes ou entrecoupées d’un seul réveil, et à faire des siestes plus longues à la maison comme à la crèche. La vie avec un bébé n’est pas un long fleuve tranquille, et depuis il y a eu un retour des nuits difficiles, mais on se sent soutenus car ce médecin assure un vrai suivi, elle. Je la recommande vivement. »

Témoignage de Myriam, maman d’une petite fille de presque 4 ans : 

« Ma fille a été allaité jusqu’à ses 10 mois et dès le départ les réveils ont été nombreux et les siestes quasi inexistantes. On se posait énormément de questions. Pourquoi elle ne dort pas ? Pourquoi elle résiste au sommeil ? Qu’est ce qu’on a fait de mal ? Chacun allait de son bon conseils pour « aider ». La plupart du temps en remettant en cause l’allaitement et souvent en proposant le biberon salvateur qui allait la faire dormir. Ces bons conseils on surtout entraîné des doutes et des baisses de lactation… Lactation après laquelle je n’ai pas arrêté de courir pendant 10 mois. J’ai repris le travail à ses 5 mois et la pression autour du sommeil s’est accrue. Il fallait que ma fille dorme ! Trouver des solutions. Il était évident que le sevrage de nuit allait aider. Ma fille a été sevré la nuit… et les réveils ont perduré ! A ses 9 mois, au bout du rouleau avec 3 à 8 réveils par nuit et entre 20 min et 3h à la rendormir… On nous parle d’une fameuse fée dodo. Une consultante en sommeil qui fait des miracles et va nous « aider ». Près à tout pour dormir, on a consulté. Après un email et une consultation via skype (30 min à parler rapidement, 1 ou 2 questions pour donner un semblant d’échange), on s’est lancé dans la méthode. On nous assure qu’il ne s’agit pas de laisser pleurer ! Le tout est de venir toutes les minutes, pour rassurer bébé et lui montrer qu’on est là. Puis toutes les 2, 3, 4 minutes jusqu’à ce que bébé s’endorme. On nous prévient, cela va être difficile et il faut tenir ! Dans 95% des cas en 1 semaine s’est réglé. Notre puce s’endormira seule, avec plaisir et sans réveils. Difficile est un faible mot… et 3 semaines après ma fille ne dormait toujours pas. Les premiers temps elle pouvait hurler 45 minutes jusqu’à s’endormir d’épuisement. Moi en pleurs, mon mari qui continuait le protocole. Au bout d’une semaine on est passé à 30 min, puis 20 min… et nous ne sommes jamais descendus en dessous de 5/10min de pleurs « accompagnés ». Après 1 mois et 3 rdv skype on en vient à l’évidence… elle fait partie des 5% de cas « récalcitrants ». On ne nous propose pas grand chose d’autre. Il faut continuer, ça va venir ! On a continué plus ou moins, avec des pauses, de nouveaux essais, pour finalement totalement abandonner. Je suis convaincue que cela a totalement insécurité ma fille. Que lorsqu’on gagnait en temps d’endormissement, c’était par résignation… Sauf qu’elle fait partie des 5% qui ne se sont jamais totalement résignés. Parfois je pense à ces 95% qui ont lâché, qui se sont résignés quand papa et maman laissaient pleurer. Car oui, il s’agit de laisser pleurer. Au lieu de 5/10/15 minutes… On laisse pleurer 1/2/3 minutes, mais on laisse pleurer. Quatre ans après le sommeil n’est toujours pas acquis. Avec des hauts et des bas. Des périodes où tout le monde dort et d’autres (très difficiles) avec 3 réveils par nuit. Je me pose moins de questions et je l’accompagne au sommeil en m’allongeant avec elle, en étant totalement présente. Plus j’appréhendais le coucher, pire c’était… Plus je gardais à l’esprit que j’avais envie de m’échapper et de retrouver mes soirées… plus elle prenait de temps à s’endormir. Lorsqu’elle se réveille la nuit, je la rejoins, parfois elle nous rejoint. Ma puce a aujourd’hui 3 ans 3/4 et nous avons réellement lâché prise autour de ses 3 ans/ 3 ans et demi. Ça a vraiment apaisé beaucoup de choses et facilité l’endormissement. Difficile de savoir si c’est l’âge ou si c’est le lâcher prise. Mais je pense que ça joue beaucoup beaucoup. Maintenant elle s’endort en 5/15 minutes, moi à côté d’elle (parfois le papa) et ensuite je me relève finir ma soirée. La nuit, je ne me pose plus de question. Si elle m’appelle je vais m’allonger avec elle. Parfois je retourne dans mon lit, parfois pas. Petit à petit nous n’avons quasi plus aucun réveil. »

Témoignage de Marion, maman de Camille, 1 an : 

« Nous avons fait appel a une spécialiste du sommeil lorsque Camille avait 5 mois et demi. Depuis ses 2 mois environ, tout était compliqué : endormissement uniquement au sein qui pouvait durer plus d’une heure, presque pas de sieste (tout au plus 20min max 2 fois par jour) et de très nombreux réveils nocturnes. Nous la couchions dans son lit dans sa chambre et dès le premier réveil je la prenais en cododo : il n’était souvent pas plus tard que 22h. Résultat : des parents épuisés. Des parents épuisés certes mais un bébé tout aussi fatigué ! Beaucoup de pleurs, bébé irritable, grognon.. Nous avons donc fait appel a une spécialiste en sommeil. Après lui avoir communiqué pleins de renseignements sur Camille, sur notre famille, nos contraintes, nos habitudes, elle a établi un plan de sommeil sur 15 jours. Nous avions des rdv téléphoniques tous les 2/3 jours pour faire le point et réajuster. J’avais mes exigences ! Je voulais continuer l’allaitement et hors de question de laisser ma fille hurler seule des heures jusqu’à endormissement/épuisement. Petit à petit, elle a appris à s’endormir seule, sans téter, avec juste un doudou. Pas de tétine, de veilleuse, pas de mobile, rien. Un mois après, le bilan était positif : Camille faisait 2 siestes par jour (souvent 45min/1h le matin et 1h45/2h l’après midi), on la couchait le soir vers 19h-19h30 et elle s’endormait généralement en moins de 10min. Aujourd’hui, le constat est plus mitigé, elle se réveille très souvent encore la nuit et depuis 3 mois aucun endormissement seule… En fait, il faudrait la laisser pleurer (longtemps, pas juste 20 secondes) pour qu’elle s’endorme d’épuisement et je ne veux pas…Mon mari n’est pas d’accord avec moi sur ce sujet donc c’est compliqué… Il y a quand même eu du mieux depuis la spécialiste du sommeil mais ça n’est miraculeux que sur des enfants très réceptifs je pense. Les enfants qui ont de gros besoins de contact et de réconfort comme ma fille, je pense que ça ne marche pas sur le moyen terme.. à moins de la laisser seule à hurler ses angoisses… « 

Témoignage de Caroline, maman de Camille, 3 ans et 3 mois : 

« Notre fils n’a quasiment jamais très bien dormi et se réveillait plusieurs fois chaque nuit… Après 2 ans et demi sans nuits complètes, avoir tenté des dizaines de rituels, ostéopathie et autres solutions magiques (chez les autres…), nous avons consulté une psychologue pour enfant en septembre dernier. Même si il n’y a eu aucune amélioration, cette consultation a été bénéfique. Nous sommes tombé sur une professionnelle formidable qui nous a écouté et qui l’a observé pendant plus d’1h. Elle nous a d’abord « rassuré » en nous disant que ce n’était pas parce qu’il dormait mal aujourd’hui qu’il dormirait mal plus tard, que le sommeil était une acquisition lente et que le cododo était une bonne solution pour le rassurer. Nous étions inquiets quant-à son état de fatigue la journée (il se réveillait à chaque fin de cycle et avait besoin de notre présence pour se rendormir) mais d’après son observation, il était très vif, parlait très bien et il était en total confiance dans ses interactions avec nous, donc il n’y avait pas de problème profond ou d’inquiétude qu’il n’osait pas nous confier, simplement il n’avait pas « acquis » la capacité à se rendormir seul et que ça viendrait probablement vers 3 ans. Aujourd’hui, grâce à cette consultation nous avons juste arrêter d’essayer à tout prix de régler son « problème » de sommeil car nous avons compris qu’il n’y avait justement pas de problème. Puisque nous ne pouvons pas agir sur lui, nous agissons sur nous pour trouver des stratégies pour être le plus reposés possible. Cette consultation nous a surtout permis de répondre à la pression de l’entourage sur son « problème de sommeil » : « la psy a dit que c’est culturel et « récent » de faire dormir un bébé seul dans sa chambre mais que cela n’a rien de naturel, qu’au Japon ils pratiquent la chambre familiale jusqu’à tard (4/5 ans) et de fait n’ont très peu de problème de sommeil comparé à La France. Qu’il finira par dormir quand il aura acquis la maturité suffisante sur ce point ». Même si nous savions tout cela, cela passe toujours mieux quand c’est un pro qui le dit 😉

15 jours avant ses 3 ans, il a fini par dormir toute la nuit sans réveil. A sa demande, il dormait dans la même chambre que sa petite sœur et ça a fini de stabiliser son sommeil. Patience, douceur et accompagnement. »

Témoignage de Myriam, maman d’un petit garçon de 3 ans et 9 mois : 

« Le sommeil de l’enfant. Sujet sensible, surtout quand on est fatigué par le manque de sommeil. Mon fils a 3 ans et ne fait pas ses nuits. Les siestes ont toujours été difficiles aussi. Lorsqu’il était nourrisson je me disais que c’était normal et j’espérais que le portage et le cododo amélioreraient la situation. Puis la fatigue s’est accumulée et la reprise du travail n’a pas aidé. Le médecin traitant nous conseillait de laisser bébé pleurer. Hors de question ! Impossible ! Alors on a commencé par consulter un homéopathe. Beaucoup de granules, 0 changement. Puis un, deux, trois ostéopathes. Tous soit disant spécialistes de l’enfant. Ça nous a coûté cher, mais nous n’avons pas plus dormi. Une des ostéos m’a particulièrement marqué. Son attitude et ses questions me dérangeaient, elle ramenait toujours tout à moi, ma grossesse, mon accouchement. Je comprends bien le lien, mais je recherche une solution. Toujours pas d’amélioration. Parallèlement à ces démarches, j’ai lu. Beaucoup. J’ai parfois été estomaquée des solutions proposées ! Ces lectures, si elles ne m’ont pas apporté de solution, m’ont permis de comprendre que nous étions nombreux dans cette situation, bien que personne n’en parle trop. Nous voici donc à consulter une spécialiste des fleurs de Bach. Mon fils a un mélange fabriqué sur mesure, moi trois essences différentes. Panser les blessures, aider à la séparation… les bocaux sont vides, les nuits toujours chaotiques. Nous nous sommes donc tournés vers une praticienne en psycho bio acupression. À nouveau des remarques sur l’accouchement mal passé, la césarienne… toujours pas de nuit sans réveil. Les endormissements sont toujours plus longs et plus difficiles, et les nuits entrecoupées. En attendant, mon mari et moi alternons les nuits dans une autre chambre, les levers aux aurores et les siestes le week-end. Nous acceptons que notre enfant dorme avec nous, l’endormissement est ainsi plus rapide et apaisé.  Après avoir réfléchi à d d’autres pistes, et notamment celle des réflexes archaïques abordés par une amie ostéopathe, le sommeil de mon fils s’est finalement apaisé sans aide extérieure. Un soir, il m’a expliqué qu’il était désormais un grand garçon, qu’il pouvait s’endormir seul. C’était quelques jours avant un voyage familial pour rencontrer sa petite cousine. Les réveils de la nuit se sont raréfiés et ne durent plus que quelques minutes, pour un verre d’eau par exemple. Mon fils se réveille aussi plus tard, il est en grande forme, et cela a un impact positif sur sa vie sociale. Ma sœur est donc la cause de nos trois ans et demi d’épuisement et d’angoisse parentale : elle aurait pu faire un enfant avant ! 🙂 »

Témoignage de Sophie, maman de Charles, 3 ans et Edouard 1 an :  

« Notre fils de 2 ans qui s’endormait seul dans son lit depuis ses 3 mois a, vers le milieu de ma grossesse, eu beaucoup plus de mal à s’endormir et se réveillait beaucoup la nuit. On devait passer des heures (vraiment des heures) à côté de lui jusqu’à ce qu’il ferme les yeux. Puis quand il se réveillait la nuit nous n’étions plus à côté et il pleurait, il fallait encore rester des heures à côté de lui. Nous avons fait ça patiemment pendant presque 1 an y compris après l’arrivée de bébé 2 ce qui n’était pas simple car il s’endort au sein. Avec la fatigue liée à l’arrivée de bébé 2 et étant souvent seule la semaine avec les 2 enfants, l’endormissement et les réveils du grands sont devenus difficiles à gérer. Nous avons donc été voir une psychanalyste spécialiste du sommeil. Elle nous a conseillé :
– de mieux aménager la chambre avec son lit dans un petit coin mais toujours avec la porte en visuel
– de le faire jouer dans sa chambre (il ne jouait que dans la salle de jeux)
– de lire max 2 histoires (pas 10- de le ramener calmement dans son lit quand il se relevait le soir (lit au sol)
– bien sûr de lui expliquer, de lui parler, de le rassurer (ce que nous faisions déjà chaque jours et d’autant plus avec l’arrivée de son frère)
Malheureusement rien n’a fonctionné aujourd’hui on reste avec lui dans notre lit si besoin même (il se réveille moins la nuit dans notre lit) et on continue de l’accompagner dans son sommeil. On est déjà en cododo avec le petit alors oui on est à 4 dans la chambre;)) mais pour nous hors de question de le laisser pleurer (combien nous on dit « laisse le hurler et ferme la porte et en 3 jours c’est réglé). Il a besoin de nous, on sera là, c’est une phase (on se rassure comme on peut). Pour le couple on se dit aussi que c’est une phase, on se retrouve quand même. C’était la première expérience! (200€ les 2 de consultation!). Nous avons vu une puéricultrice coach également. Elle nous a donné les mêmes conseils mais un en plus qui me semble fondamental même si difficile à mettre en œuvre : ne pas louper son train de sommeil. Si le soir la fatigue arrive tôt vers 18h 18h30 (même avant) aller plus vite sur les étapes du soir et le coucher direct! S’il loupe son train il aura beaucoup plus de difficultés à trouver ensuite le sommeil. Ceci est vrai car plus on le couche tôt plus il s’endort « vite ». Malheureusement avec le travail, la nounou, le dîner, il est très difficile de réussir à le coucher avant 20h 20h30…Malheureusement ce n’est pas une recette miracle on s’est adapté à notre enfant 😉 certain nous disent qu’on l’a laissé prendre le dessus mais ce n’est pas ça pour nous… On essaye d’être bienveillant au jour le jour et de lui donner confiance en lui et en nous. On explique beaucoup on parle beaucoup ensemble ça nous paraît essentiel aussi. On fait sûrement beaucoup d’erreurs et il m’arrive d’être excédée, de m’énerver et de culpabiliser mais on fait au mieux! Et puis 3 jours avant sa rentrée, mon grand de 3 ans a décidé qu’on pouvait le laisser s’endormir seul ! 2 histoires, un calin et on sorte de la chambre. On lui a dit qu’on était dans le salon et qu’il pouvait venir si besoin. il se relève 1 ou 2 fois pour de l’eau ou un pipi et repart se coucher seul ! On n’ose pas y croire ! Je n’ai aucun regret de l’avoir accompagné tout ce temps ! »

Témoignage de Pauline, maman de Malo, 19 mois : 

« Malo est un bb prématuré 35sa RCIU. Cododo et allaitement mixte le temps qu il prenne du poids. Réveil aux 3h voir 5h jusqu’à 6 mois. Diversification alimentaire (DME) + allergie lait de vache , allaitement / cododo réveil à chaque heure !!! Vu ostéo rien, homéo rien , vu énergéticienne qui a trouvé que Malo restait en retrait du à une fausse couche précédente + arrêt de l’allaitement (dû au retour du travail 1 an de congé vive le Québec). Après avoir parlé à Malo de la FC, et vu une pro du sommeil Malo à 12 mois a commencé des nuits complètes (19h-7h) toujours son lit collé au notre alléluia !!! J’étais rendue à pleurer la nuit d’épuisement. Elle nous a conseillé d’adopter une routine, stopper les jeux actifs 2h avant, impliquer plus le papa pour le dodo, supprimer les veilleuses rouge/verte, ne jamais revenir en arrière (si bb s’endort dans son lit si un soir fonctionne pas ne pas l’endormir dans notre lit). Faut savoir que Malo ne supporte pas les barreaux des qu’il somnole et qu on l’allonge il se réveille ! Donc cododo, on a commandé une barrière de grand, prochaine étape décaler le lit et au fur et à mesure le diriger vers sa chambre. Malo dort à présent dans son lit à barreaux, il s’endort la plupart du temps seul après sa routine mais parfois il a besoin de s’endormir contre moi et je le laisse faire, c’est qu’il en a besoin. A mon sens, il y avait vraiment une histoire de non-dits qu’il ressentait (fausse couche et décès de mon oncle). Il faut être à l’écoute de son enfant, ne pas toujours écouter les conseils et versions des autres mères. Chaque enfant est unique et nous seuls sommes capables de déchiffrer leurs besoins. »

Témoignage de Sandy, maman de Jayleen, 3 ans : 

« Depuis toujours Jayleen a dormi avec moi, a pris le sein jusque tard (je l’allaite encore) et même en étant sevrée la nuit elle continuait à se réveiller (entre 3 et 5 fois voire plus) et demandait ma présence constamment. Jusqu’au jour où j’ai vraiment voulu trouver une solution, j’ai donc commencé par aller voir une pédiatre (Jayleen étant suivie depuis toujours par un généraliste) qui pratiquait également l’homéopathie. Elle m’a expliqué qu’il ne fallait pas que j’attende qu’elle s’endorme avant de quitter la chambre parce que lorsqu’elle se réveillera elle ne comprendra évidement pas pourquoi je ne suis plus là. Elle lui a prescrit des granules pour l’apaiser lors de la séparation… mais franchement elle hurlait tellement quand je partais de la chambre et j’étais tellement fatiguée pour me lever X fois dans la nuit que je m’endormais dans le lit de sa sœur à côté du sien. La semaine d’après on avait rdv chez une kinésiologue. Rien à voir avec une kiné ordinaire; elle a allongé Jayleen et lui à touché le Bras, le ventre, la tête… et s’est mise à me parler d’événements qui auraient pu la marquer, on a parlé de ma première fausse couche, de l’accouchement, du fait qu’on soit très fusionnelles…puis après c’est moi qu’elle a fait allonger et pareil, elle m’a parlé de mon passé (des choses qu’elle ne pouvait pas savoir). En bref elle m’a fait faire un travail de visualisation mentale, à faire au moment de coucher Jayleen. Je me suis sentie étrangement apaisée après la séance. Le soir même je la couche, je fais ce que la kinésiologue m’a dit de faire, je pars de la chambre et Jayleen pleure. J’attend en bas de l’escalier et je me détends et je me répète que « cette nuit elle vas dormir seule dans son lit » au bout de quelques petites minutes elle s’est arrêtée de pleurer et s’est endormie. Elle s’est réveillée une seule fois dans la nuit, a pleuré un peu et rendormie rapidement. Pour la première fois de sa petite vie elle s’est endormie sans moi et ne s’est réveillée qu’une seule fois. Aujourd’hui, elle ne pleure plus du tout au coucher, elle ne dit rien quand je sors de la chambre, elle se réveille toujours une fois me se rendort de plus en plus vite et pleure de moins en moins. Cette nuit c’est même le papa qui s’est levé pour la rechoucher (d’habitude si ce n’est pas moi c’est mort). Alors pour moi ça a vraiment été la solution miracle et je vous conseille vivement d’essayer si vous êtes désespérée comme moi ! La consultation est assez cher (entre 70 et 90 euros) mais ça vaut vraiment le coup! »