Pourquoi pratique-t-on le cododo chez les Nova ?

Comme je l’écrivais dans notre article sur les avantages du lit au sol (que vous pouvez lire ici), nous n’avions pas du tout envisagé le cododo lors de la grossesse. Nous avions meublé la chambre d’Alex avec un lit à barreau et avions investi dans un berceau supplémentaire placé dans notre chambre pour tout de même respecter les recommandations qui préconisent de dormir dans la même pièce que bébé les 6 premiers mois.

Pourtant ni mon mari ni moi n’étions fermés à l’idée du cododo (je rejoignais moi-même ma mère dans son lit quasiment toutes les nuits jusqu’à l’âge de 11 ou 12 ans), il ne nous est simplement pas venu à l’esprit que nous pourrions faire du cododo notre norme dès la naissance.

baby-1266117__340

Nous étions formatés par les dogmes de la société actuelle qui veulent que l’on instaure une indépendance forcée de l’enfant dès la naissance (avec attention, une petite tolérance jusqu’à l’âge de 6 mois !). L’enfant DOIT s’endormir SEUL et dans SA chambre, dans SON lit. Si en plus il pouvait le faire dans le silence et dans le noir et vers 20h30 au plus tard, ça serait parfait ! Merci bébé.

Sauf que ce que la société actuelle ne vous dit pas, c’est que peu d’enfants (et je n’ai pas écrit « aucun enfant ») ont cette aptitude à s’endormir seuls dans leur chambre sans pleurer. Cette aptitude, ils ne l’ont pas car ils doivent l’acquérir. Ils doivent l’acquérir et non l’apprendre. On n’apprend pas à dormir. Il s’agit d’une étape de leur développement qui arrivera naturellement lorsqu’ils auront atteint la maturité émotionnelle et cognitive nécessaire (pour plus d’infos, c’est ici).

Et puis, un bébé, ça a besoin de contact. Ça a besoin de sentir la présence de ses parents, d’entendre leur respiration. Alors évidemment, tout ça, nos parents ne le savaient peut-être pas à l’époque et nombre d’entre nous ne le savent encore pas aujourd’hui, noyés comme nous le sommes dans la désinformation à l’ère de l’information.

Et ça me désole aujourd’hui lorsque je repense à l’énergie que nous avons dépensé et le temps que nous avons perdu les premiers mois de vie de note fille pour essayer de la faire dormir dans son berceau à tous prix, pour la poser dans son berceau et obtenir qu’elle s’endorme « d’elle-même », tout cela sur les conseils du pédiatre et de nos proches. Je m’en veux tellement d’avoir lutté contre elle et je sais que je ne reproduirais rien de tout cela avec sa soeur.

Mais la vie est bien faite ou plutôt notre bébé ne nous a pas laissé le choix : elle n’a tout bonnement jamais voulu dormir dans son lit à barreau, et n’a que très peu dormi dans son berceau dans notre chambre. Ajoutez à cela que je trouvais cela plus sécurisant de l’avoir près de moi dans le lit que dans un berceau où je ne la sentais pas et où je ne l’entendais pas respirer (je me levais toutes les 10 min pour vérifier qu’elle respirait bien et je finissais toujours par la réveiller…). Puis j’ai commencé à l’allaiter allongée et ça a été la révélation.

Nous avons fait un cododo « progressif » !

Nous avons tout tenté :

  • transvasement notre lit/berceau/notre lit /berceau
  • accolement du lit à barreau à notre lit
  • nous avons retiré les pieds de notre lit et posé le sommier à même le sol en posant le matelas du lit à barreau de Bébé Nova à côté de notre lit

Et finalement, la solution qui nous convenait le plus à tous les 3, ce fût de dormir avec bébé en sardine entre nous deux.

Attention ! En sardine est ici utilisé pour la prose uniquement ! Nous avons toujours fait du cododo en respectant les règles de sécurité adéquates. Pour plus d’information sur le cododo, c’est ici !

Cette solution avait l’avantage de me permettre d’allaiter bébé plus facilement. Je me réveillais à peine lorsqu’elle commençait à tourner la tête pour chercher le sein, parfois même je me réveillais quelques secondes avant elle. Nous étions synchronisées. Cette solution permettait à mon mari d’avoir un contact avec sa fille toute la nuit, lui qui ne la voyait que très peu en journée. Et surtout, elle permettait à Bébé Nova de dormir paisiblement, nous sachant à ses côtés.

Voilà comment a démarré notre histoire de cododo.

Et le regard des autres dans tout ça ?

On n’a pas beaucoup été supportés dans ce choix, ni par notre pédiatre, ni par notre entourage qui a régulièrement questionné la situation (« et vous comptez la faire dormir encore longtemps avec vous ? »). Du coup, ils assignaient au cododo tous nos maux : les réveils nocturnes de bébé, la fatigue, etc. Ex aequo avec l’allaitement finalement !! Pourtant, les grand-parents jouent toujours le jeu lorsqu’Alex dort chez eux : elle dort avec ses grand-mères et là par contre, tout le monde trouve ça trop chouette !!

Et côté confort ?

Du coup, chez nous, la vie a continué et Alex a grandi, notre lit de 160 cm est devenu peu à peu étroit et nous avons pris la décision de nous agrandir (le lit hein pas la famille !). On savait que désormais si telle était la volonté de nos enfants, le cododo serait la norme chez nous pour chaque enfant. Dès lors, acheter un lit plus grand n’était pas un achat futile mais un bon investissement.

Nous avons vu grand : 200 x 200 cm (marque Emma matelas) !

Nous pouvons maintenant peupler notre famille et dormir tous ensemble comme le peuple !Kung !

Pour un article sur le cododo, c’est ici.

Petit focus sécurité

C’est LE point qui fait le plus parler au sujet du cododo.

Il y a bien sûr des recommandations en matière de sécurité à respecter et je vous renvois à ce sujet sur tous les articles détaillés qui peuplent internet (LLL, site de l’OMS, CoFAM,…) et à mon article sur le cododo ici.

Chez nous, lorsqu’elle était nourrisson, elle dormait quand même entre nous et on la bardait du coussin d’allaitement d’épaule à épaule par le bas du corps, ainsi nous nous rassurions quant au risque de lui « rouler dessus ».

Par ailleurs, et toujours maintenant, nous ne la couvrons pas et nous avons chacun notre couverture afin d’éviter que la couverture ne lui passe dessus. Nous l’habillons de façon à ce qu’elle puisse dormir découverte (elle déteste les couvertures de toute manière et la gigoteuse).

Pour finir, le cododo s’est avéré très utile lorsque j’ai moi-même repris le travail aux 5 mois d’Alex. Cette proximité nocturne nous a permis de combler le vide affectif de notre séparation en journée. Et ainsi toutes les nuits, nous nous retrouvions tous les 3 dans notre cocon et ainsi, nous profitons les uns des autres même en dormant.

Et, ça dure ?

Depuis que nous pratiquons le sommeil partagé, il y a eu un aller-retour pour le moment. Alex fait, depuis ses 9-10 mois, ses siestes la journée avec sa nounou dans son lit au sol (voir un article sur le sujet ici). Et à 19 mois, elle a décidé un soir de dormir dans son lit. Nous n’étions pas prêts honnêtement ! Elle a ainsi dormi dans son lit pendant plusieurs mois. C’était une période très fatiguante pour moi car les réveils nocturnes n’avaient, eux, pas cessés. Et je faisais des aller-retours entre son lit et le notre, je me contorsionnais dans son lit 120×120 cm pour la tétée…mais nous avons suivi car c’était sa volonté à cet instant-là. Cette période m’a vraiment fait comprendre l’intérêt du cododo pour la fatigue lorsque l’on vit des réveils nocturnes multiples.

Puis elle a souhaité réintégrer le lit familial (à mon grand soulagement !).

A ses 29 mois, nous avons emménagé dans notre nouvelle maison où nous avons équipé sa chambre d’un lit 140×190 cm pour le futur et nous disant que ce serait plus confortable pour nous également si elle passe par une phase transitoire qui nécessite qu’on dorme près d’elle dans son lit.

Coup de poker ! Premier soir dans la nouvelle maison, dans sa nouvelle chambre : elle souhaite dormir dans son lit.

Et depuis, elle y dort tous les soirs, toutes les nuits. Très rarement, extrêmement rarement même, elle finit dans notre lit.

Laissons leur le temps. Tous les enfants n’ont pas besoin du cododo car tous les enfants sont uniques. Mais nier que le cododo est un excellent outil pour les enfants qui en ont besoin est vraiment dommage car il permet pour ces enfants et ces parents de trouver ou retrouver une sérénité la nuit. Car oui, le cododo ça peut aussi n’être que passager. Les enfants vivent d’intenses phases de développement et d’acquisitions (surtout entre 18 mois et 4 ans) et ressentent parfois un besoin de réassurance accru. Penser qu’accepter le cododo pendant ces périodes fait de vous des parents faibles dont l’enfant ne va jamais retrouver son lit est une erreur. Les enfants prennent ou reprennent leur autonomie quand ce besoin de réassurance est satisfait, comblé ou re-comblé. Chez nous, le cododo n’était pas envisagé, il s’est imposé du fait des besoins de notre enfant et lorsqu’elle s’est sentie suffisamment confiante, elle nous a laissé tombé dans notre immense 200×200  🙂 

Un commentaire sur “Pourquoi pratique-t-on le cododo chez les Nova ?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s