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Le sommeil de nos bébés : 36 témoignages pour mettre fin au mythe du biberon qui assure des nuits paisibles

Lorsqu’il est question du sommeil de nos enfants, TOUT le monde a son mot à dire, TOUT le monde y va de son conseil, de son avis et ramène sa science. Lorsqu’il est question de sommeil, on entend également beaucoup de choses inexactes. Ou plutôt, on entend peu de choses exactes !! Par ailleurs, le sommeil étant nécessaire à l’être humain, les parents font une obsession du sommeil de leurs bébés et ce dernier doit le plus rapidement possible « faire ses nuits ». Cette désinformation couplée à cette obsession relayée par de nombreux professionnels de santé conduit les parents à tenter de nombreuses alternatives afin d’obtenir de leur bébé à ce que celui-ci « fasse ses nuits », leurs nuits.

Et le mythe qui remporte la palme dans ce domaine c’est bien celui du biberon qui garantit des nuits paisible et a contrario, l’allaitement qui empêcherait bébé de faire des nuits complètes !

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Dans cet article, mamans biberonnantes et allaitantes se sont alliées pour vous démontrer par 36 fois qu’il ne s’agit que d’un mythe et qu’un bébé allaité peut très bien faire les nuits de ses parents et un bébé au biberon peut ne pas les faire du tout !

La seule règle, c’est qu’il n’y a pas de règle : chaque enfant est unique. Le sommeil est un processus évolutif, une acquisition que chaque enfant fait sienne lorsqu’il y est neurologiquement et émotionnellement prêt, indépendamment du sein ou du biberon. 

Ces témoignages démontrent une chose : le sommeil n’est pas acquis avant 3-4 ans (ou plus pour certains !) ! Alors EVIDEMMENT qu’il y a toujours des exceptions, que certains feront des nuits complètes dès la sortie de maternité ou dès leurs 3-4 mois mais ce n’est pas le cas de la grande majorité des enfants. Et qui plus est, le sommeil des enfants n’est pas linéaire. Il est fait d’acquisitions et de retours en arrière, et il n’y a rien d’inquiétant là-dedans. Il suffit de le savoir et de le comprendre pour accompagner son enfant dans cette acquisition qui fera de lui un adulte au sommeil serein !

A 18 mois, 40 à 60% des enfants se réveillent encore !

Enjoy !

Témoignage de Mélya, maman de Nélio 2 ans et Leonel 7 mois : 

808d1d03-a8e3-48b5-a811-c70e73480f6f« J’ai allaité Nélio pendant 6 mois. Jusqu’à ses 5 mois, nous avons eu la chance de connaître des nuits paisibles (en dehors des pics de croissance) avec un seul réveil pour téter durant la nuit. J’ai repris le boulot quand il a eu 5 mois et là, l’enfer nocturne a commencé : multiples réveils pour téter. Nous avons tenu un mois comme ça, puis la fatigue prenant largement le dessus, on s’est laissé convaincre de passer au LA. Seulement, surprise ! Nélio n’a pas soudainement passé ses nuits, comme on nous l’avait garanti. Bien au contraire, les réveils étaient toujours multiples, les heures à le bercer aussi. On ressemblait à des zombies. Cette première phase a duré trois mois. Quand il a eu 8 mois, nous avons déménagé. On s’était dit qu’avec ce nouveau départ, nous allions instaurer une nouvelle routine. On lui donnait un bain chaque soir, dans l’espoir de le fatiguer un peu, puis au dernier moment, quand on voyait qu’il était fatigué, on dégainait le biberon de LA avec complément de céréales (vous savez, histoire de bien le caler hein…) pour qu’il le prenne dans sa chambre et s’endorme avec. Cette méthode sournoise a fonctionné 3 petites semaines et puis, ce fut de nouveau l’anarchie. J’étais tellement épuisée que j’ai abandonné toute stupide stratégie pour essayer de le faire dormir toute NOS nuits dans son lit, et nous l’avons accueilli de nouveau dans le notre. Depuis ses 9 mois, Nélio dort donc avec nous. Quelle joie de retrouver le sommeil ! Même si parfois il lui arrive de se réveiller encore quelques fois, il nous suffit simplement de le prendre dans nos bras, de le cajoler et on se rendort tous les 3 sans soucis. Jusqu’à ses 22 mois, il s’endormait avec nous, directement dans notre lit. Mais quelques semaines avant d’accoucher de notre 2e enfant, nous avons commencé à l’endormir dans son lit, puis il nous rejoint durant la nuit. Il y a 3 mois, on a déménagé sa chambre dans une plus petite pièce. A partir de ce moment là, il a commencé à dormir une première partie de nuit dans sa chambre pour nous rejoindre le plus souvent vers 3h ou 4h. Ensuite, il y a 1 mois, on lui a acheté un lit de « grand » (le lit Kura) avec une cabane. Comme mon mari fait des nuits de travail, on a décidé que c’était moi qui allait gérer le coucher. Je lui explique qu’il doit prendre des forces dans sa cabane, et que s’il n’est pas fatigué il peut lire ou jouer sans problème. Le plus souvent, il s’endort au bout d’un quart d’heure et quand il ne veut pas lâcher prise, il ouvre la porte (elle donne sur le salon/notre chambre) et il reste dans son lit ou il lit. Les rares réveils sont ceux où il fait des cauchemars ou quand il tombe de son lit, mais on le remet dedans et il dort jusque 7h/7h30 quand il va chez la Nanou et 9h quand on est en congé. Après, on a encore des nuits sans queue ni tête mais dans l’ensemble, il dort bien. »

Témoignage de Coralie, maman d’un garçon de 8 ans et d’une petite fille de 2 2 mois : 

b1137f88-8c55-4f04-89e8-2b66e0310568« Le sommeil…Acquis à partir de 3 ans…définitif aux alentours de 7 ans…avant d’avoir un enfant je savais que le sommeil pouvait être compliqué…un de mes frères a fait sa première nuit à 3 ans…ma dernière sœur aussi…Le problème du sommeil c’est que c’est quelques choses de vital pour toi, parent, mais genre au moins 6h d’affilée…et c’est souvent la première question de la voisine pour juger ta capacité parentale. »Il fait ses nuits? » Puis en mai 2011 mon fils est né. Dès sa naissance il dormait de 00h à 5h…le rêve…vers 6 semaines il a commencé à nous faire du 00h-8h puis à 8 semaines du 22h-8h…puis à  10 semaines du 22h-9h30…le paradis…qui a dit qu’un bébé allaité ne faisait pas ses nuits ?! Et puis mi-août…canicule…une maison dans laquelle la température ne baisse pas et fini les nuits…réveil à 2h puis 5h. Bon pas grave…je finis par me faire une raison. Janvier, reprise du boulot, j’ai sevré mon bébé, espérant des nuits comme tout le monde semblait l’affirmer. Et bien rien…quedal…je l’ai sevré pour rien et ce fut mon grand regret. Le sevrage a supprimé la tétée de 2h c’est tout…mais jusque 17 mois, il se réveillait en moyenne 2 à 3 fois par nuit. Après 17 mois, seulement une fois, souvent à 5h, un câlin, un bisou, quelques paroles et il se rendormait et ce jusque 2 ans et demi. A ce moment il a voulu sa chambre, avant on cododotait. A partir de là, en moyenne 1 réveil une nuit sur deux…cauchemar…pipi…veilleuse…tout y passe. Jusque 4 ans environ, on a gardé le rythme de plusieurs réveils par semaine, puis doucement nous sommes passés à un réveil par semaine l’année de ses 4 ans. Puis assez rapidement à 1 réveil régulièrement, plusieurs fois par mois. Vers 5 ans, nous en étions à environ à 1 ou 2 réveils par mois, puis quelques mois plus tard, juste quelques réveils de manière occasionnelle. Alors c’est long, c’est fatiguant mais finalement quand sa sœur est née j’ai connu pire ! A 22 mois, toujours allaitée, aucune nuit de plus de 4h avec quasiment 13 mois de réveils toutes les 2h !! Ils finissent par dormir, il suffit de leur donner du temps, l’allaitement n’est pas en cause c’est l’immaturité du cerveau et cela dépends des enfants mais quand on est clair avec cela, reprise du travail, fatigue intense et tous ces petits tracas ne sont rien…un jour, ils dorment comme tout le monde ! »

Témoignage de Manon, maman de deux enfants de 4 ans et 20 mois : 

« Je suis la preuve vivante que sommeil et allaitement n’ont aucun lien. J’ai allaitée ma fille aînée jusqu’à un an et elle a vite fait (vers 4/5 mois) de grosses nuits de 8/10h sans se réveiller (la chance je sais) et globalement elle dormait plutôt bien sauf poussées dentaires et maladies. Mon fils, je ne l’ai allaité que 5 mois (il a fait une confusion sein/tétine). A 20 mois, se réveille entre 2 et 4 fois la nuit, à 2 ans et 3 mois au moins encore une fois, parfois pendant plus d’une heure… Et ce n’est pas pour « manger », il a juste besoin d’être rassuré et câliné, il a soif, il fait ses dents. Bref, je ne sais pas pourquoi mais il se réveille! Et il m’a convaincu que l’allaitement est le meilleur ami des mères d’enfants insomniaques. Je me souviens que lors des réveils de ma fille, je lui mettais le sein dans la bouche et zou, au pays des rêves. Là, c’est plus compliqué pour le calmer s’il est énervé ou pour l’apaiser. Si vous saviez le nombre de fois où j’ai rêvé de pouvoir le calmer comme ça, en dégainant mon sein. Si jamais j’en ai un 3e, je l’allaite et le plus longtemps possible. »

Témoignage de Virginie, maman de trois enfants : 

6b4d3f94-622e-42a7-899b-29e7447129c8« J’ai eu la chance d’allaiter exclusivement ma petite dernière dès sa naissance ce qui n’était pas le cas avec mes autres enfants. J’imaginais qu’entre deux tétées ma fille dormirait paisiblement, mais je me suis trompée. Dès le retour à la maison, elle passait son temps pendue aux seins, je ne pouvais pas la laisser. Il n’y avait qu’au sein qu’elle s’endormait. Les journées comme les nuits, et si par malheur je devais la poser pour manger, me doucher ou même aller au toilettes, elle hurlait à pleins poumons. Allaiter était quelque chose d’extrêmement important pour moi alors j’ai pris mon mal en patience et j’ai appris à écouter ses besoins, j’ai commencé à pratiquer le cododo, je me couchais avec elle le soir, et elle restait au sein tout la nuit ce qui me permettait de somnoler un peu, mais la fatigue a fini par devenir trop forte et lorsqu’elle a eu 6 semaines, j’ai intégré, sur avis du pédiatre, un biberon le soir pour la caler et pouvoir dormir un peu. Aujourd’hui, suite à une confusion seins/tétine, elle n’est plus allaitée. Je lui donne des biberons de LA et pourtant elle ne dort toujours pas la nuit, ses réveils ne sont jamais à la même heure, ils varient chaque nuit. Il y a au minimum un réveil pour manger et les autres sont, je pense, un besoin de sa part d’être rassurée. Souvent il me suffit de poser ma main sur son ventre, ou sur la sienne et parfois elle a besoin de sa tétine. J’ai essayé plusieurs appareil de bruit blanc, divers boites à musique, je lui ai donné un doudou mais ça n’a pas changé, elle ne dort pas plus de 4 heures de suite. C’est un rythme éreintant mais c’est ce dont elle a besoin pour le moment. Et je sais qu’un jour elle sera grande et qu’elle n’aura plus besoin de moi, alors pour le moment, mon rôle de maman est de l’accompagner avec douceur dans son endormissement. Aujourd’hui, Amy a 11 mois, et on a toujours beaucoup de réveils nocturnes souvent ponctués de biberons et de beaucoup de câlins. Certaines nuits elle dort d’une traite et d’autres, elle aura besoin d’être rassurée et bercée. »

Témoignage de Marion, maman de Lola, 2 ans : 

90a2538e-7a74-4ea0-ac2e-6b4a1866d50f« J’ai allaité Lola pendant 14 mois. Aujourd’hui, elle a 2 ans et elle se réveille toujours la nuit. Autour de moi j’entendais dire que c’était normal qu’elle ne fasse pas ses nuits puisqu’elle tétait “encore”. Moi je le savais que ça n’avait aucun rapport et toutes ces remarques ne m’ont pas poussée à mettre fin à cet allaitement. Le dernier mois elle ne prenait plus le sein la nuit mais se réveillait toujours. Lola a une sucette depuis qu’elle est née et la lui remettre dans la bouche ne suffisait pas à la rendormir. Cette aventure lactée s’est terminée (malgré moi, car confusion, grève…). Mais les nuits sont toujours les mêmes, et oui ! Besoin que je la prenne pour la rendormir ou parfois le cododo est indispensable. Ce besoin de me sentir près d’elle je pense, de me toucher quand on dort ensemble. Voilà ces quelques lignes pour prouver que ce n’est pas l’allaitement qui est à l’origine des réveils nocturnes de nos bébés ! »

Témoignage de Marie, maman de deux enfants de 2 ans et 10 mois : 

fb92a5a3-6b9a-43be-8bb8-3f2678509b95« J’ai 2 enfants de 2 ans et 10 mois. De bons gros dormeurs qui font leurs nuits (par là j’entends 5-6h d’affilée) à un peu plus d’un mois. Pourtant ils étaient allaités. J’ai eu d’énormes difficultés avec la première en terme d’allaitement (crevasses sur crevasses, à en pleurer et gémir de douleur), si bien qu’elle est passée à l’allaitement mixte vers 1 mois et demi et elle était sevrée à un peu plus de 2 mois. Être au lait artificiel n’a absolument rien changé à son sommeil… Pour le deuxième, l’allaitement s’est super bien passé, très facile, et je l’ai sevré pour recommencer le travail à 3 mois. Pour lui non plus, aucune différence sur le sommeil. Les deux sont d’assez gros mangeurs et faisaient de très grosses tétées, qui, je pense les calaient bien. Tout cela pour dire qu’allaiter (même peu) mes enfants, ne m’a jamais fait me réveiller plus de 2 ou 3 fois grand maximum par nuit pour les faire téter, ni ne les a empêché de bien dormir plusieurs heures d’affilée. »

Témoignage de Cindy, maman de Pauline, 14 mois : 

806b3a1b-0a95-48a7-93aa-ce5b7ef5b352« Avant de tomber enceinte, bien avant, je ne voulais pas allaiter… J’ai mis 8 ans à tomber enceinte, bébé inespéré et sûrement le seul ! C’était parti pour l’aventure allaitement, pour profiter de ma fille à fond. Et puis ma fille est née à 35 sa +6 un beau bébé pour son terme, on tente l’aventure. J’ai fait la tétée d’accueil, elle n’a pas trouvé vraiment le sein. Rapidement on s’est rendus compte que la faim ne la réveillait pas et que la prise au sein était difficile. Elle perd du poids elle sera donc sondée pendant 10 jours. Je ne voulais pas perdre mon allaitement alors j’ai tiré mon lait de suite, elle a eu mon colostrum et ma montée de lait s’est faite. Je passerai rapidement sur les essais de mise au sein souvent infructueuses. Mon bébé prenait peu même les biberons de LM étaient difficiles. Elle nous a toujours réveillés que 2 fois dans la nuit avec des 4/5h parfois entre. On nous disait de la réveiller, elle ne prenait pas assez selon les pédiatres mais on ne l’a jamais réveillée pour manger sauf canicule. Ma fille a été en tire allaitement exclusif jusqu’à ses 6 mois, de temps en temps, rarement un biberon de LA. A 2 mois et demi, elle ne se réveillait plus qu’une fois dans la nuit. À 3 mois elle faisait ses nuits, mangeait 120/180 ml de LM à 20h et dormait jusqu’à 7h/8h repue. Aujourd’hui elle n’est plus allaitée (reprise du travail et mise en place de la lactation pas comme il aurait fallu en tire allaitement exclusif), elle est diversifiée, n’est toujours pas une goulue et fait toujours de belles nuits ! Depuis peu, seuls les couchers sont un peu plus difficiles. »

Témoignage d’Audrey, maman de 6 enfants dont Lou, 18 mois : 

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Témoignage d’Amélie, maman d’une petite fille de 3 ans : 

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Témoignage de Morgane, maman de 2 enfants de 3 ans et 21 mois : 

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Témoignage de Céline, maman d’Olivia, 2 ans : 

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Témoignage de Sophia, maman d’une petite fille de 5 ans et d’un petit garçon de 26 mois : 

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Témoignage d’Alexandra, maman de Paul : 

11f7b4ea-8d4d-45d4-8e92-e25c9afca244« Mon fils est né en juillet 2017. J’ai fait le choix (clairement non éclairé mais c’est un autre sujet) de ne pas l’allaiter. Il a donc été nourri au lait artificiel dès le départ. Jusqu’à ses 4/5 mois, il se réveillait régulièrement pour un biberon, 1 à 2 fois par nuit. Ensuite il a cessé de réclamer, j’entends par là qu’on lui proposait toujours son biberon mais qu’il ne le buvait pas. À sa naissance, nous avons tenté de le faire dormir dans son lit et sa chambre (pour répondre à une norme sociétale stupide j’imagine). On s’épuisait à se lever et à le bercer dans sa chambre. Nous avons néanmoins rapidement compris qu’il avait besoin de nous et nous l’avons passé en cododo dans notre lit. Ça a diminué le nombre de réveils et leur durée mais ça ne les a pas supprimé. En juillet, pour son anniversaire, nous lui avons installé un lit au sol et il a commencé à dormir dedans. Les nuits se sont améliorées grandement. Et en septembre 2018, il est entré à la crèche. Nous sommes repartis de zéro. Réveils fréquents et puissants mais sans réclamer à manger. Uniquement le contact qui lui manque en journée. De sa naissance à maintenant, il n’a donc jamais dormi ce que nous appelons communément une nuit « complète ». Nos nuits sont ponctuées de réveils plus ou moins fréquents selon les périodes (maladies, reprise de crèche après congés…). Et ce n’est pas lié à l’alimentation. Il mange à sa faim et ne réclame pas de biberon la nuit. Nous l’accompagnons à chaque réveil, il a le choix de dormir dans son lit ou avec nous. Et nous l’accompagnerons avec bienveillance jusqu’à ce qu’il n’en ait plus besoin. Aujourd’hui , on reste près de lui mais plus de bercements à bras (de son initiative). On a quand même des réveils réguliers pour soif, cauchemar ou besoin de câlins. Des nuits complètes de temps à autres mais pas si fréquemment. A la crèche, il s’endort seul dans son lit. »

Témoignage d’Adeline, maman de Lara : 

a1276382-f2b3-4318-b0d5-6326ac087c54« Lara est un bébé né par césarienne, elle n’a pas été allaitée (merci à la sage femme qui m’a dit que c’était trop tard à 3 jours de vie, alors que c’était un mensonge). Nous avons été séparées 2 longues heures avant de se voir pour la première fois. Ça a dû être terriblement long pour elle qui, contrairement à moi, ne savait pas quand j’allais revenir. Ça explique peut être pourquoi c’est une petite fille qui demande une attention énorme de jour comme de nuit. Jusqu’à 7 mois et demi, elle mangeait 2x par nuit sans compter les nombreux réveils, alors qu’elle dormait 10h d’affilées à 1 mois (ça n’a pas duré bien longtemps). On a écouté les gens autour de nous, « elle mange trop le soir du coup elle a mal au ventre, elle doit avoir sa propre chambre, elle te sent du coup elle se réveille, c’est pas normal un bébé qui mange encore la nuit à son age, vous n’avez pas été assez fermes » on a essayé de dormir dans le salon: elle s’est réveillée. On a essayé de lui donner moins le soir, elle a pris 3 repas cette nuit la. Puis on l’a écoutée, elle, on lui a donné ce qu’ELLE voulait, et elle ne mange plus qu’une fois par nuit depuis. Il n’y a qu’elle qui sait vraiment ce dont elle a besoin. Elle se réveille toujours plusieurs fois pour se rassurer surement, ou pour rassurer mon cœur de maman peut être, parce que nos enfants ont le pouvoir de savoir ce qu’il y a au plus profond de nous. Ces réveils sont parfois très épuisants je le reconnais (quoique nous avons la chance qu’un câlin suffit souvent à la rendormir) mais mon cœur de maman et son cœur de papa savent que la serrer dans nos bras est la meilleure chose que nous puissions lui offrir dans ces moments là. Ça ne durera que quelques années, et un jour , c’est nous qui courront après elle en quête d’affection. La vie est plus douce depuis que nous lâchons prise. Alors nous remplissons tous les 3 au maximum nos jauges d’amour, quitte à ce qu’elle déborde, quitte à faire parler les mauvaises langues, et nous continueront d’écouter ce minuscule être, parce que quand on veut bien les entendre, ils ont beaucoup de choses à nous dire. »

Témoignage de Cécile, maman d’Hector, 1 an et demi : 

5b7f18a7-1582-4cbc-8509-33cfa9772cf2« Allaité en exclusif 2 mois, puis le soir/la nuit jusqu’à 4-5 mois environ. On a fait du cododo pendant 6 mois puis il a dormi dans sa chambre avec un coucher à 19h sans problèmes et un réveil vers 5h pour un biberon puis réveil pour de bon vers 7h/8h (sachant qu’on le prenait dans notre lit après le réveil de 5h car on a observé qu’il dormait presque une heure de plus avec nous). Depuis fin novembre (8-9 mois), il se réveille la nuit vers minuit, gros câlin et d’endormissement. Depuis janvier c’est plus chaotique, il a du mal à s’endormir le soir donc on le berce et il s’endort dans nos bras, on le pose dans son lit (coucher autour 19h30). Vers minuit il nous appelle, on le met dans notre lit et re-biberon vers 5h. Bref, on est passé d’un bébé qui s’endort tout seul à un bébé qui a besoin de cododo. Pas facile de se sentir revenir en arrière mais on accepte et on a choisi le cododo plutôt que de se lever x fois la nuit, ce qui rendrait cette situation bien plus intolérable. Bref, on tâtonne mais nous on vous dormir et lui aussi je crois! »

Témoignage de Maria, maman de Lorik : 

img_8070« Lorik a 16 mois, nous faisons du cododo depuis sa naissance et il se réveille 1 à 2 fois par nuit. J’ai allaité 4 mois et j’ai arrêté à mon grand regret pour diverses raisons mais surtout car ma santé mentale en dépendait. On s’est toujours considérés comme chanceux car on avait un bébé qui dormait quand même « bien » il a jamais été du genre à se réveiller et rester éveillé ou en pleurs pendant des heures… Mais c’est déjà arrivé (merci les dents). Du coup allaitement ou biberon, ça n’a jamais vraiment changé. Oui, ça arrive qu’il ne se réveille pas, mais ça arrive aussi qu’il se réveille 1, 2 fois pendant la nuit. Peu importe l’heure du coucher, ce qu’il a mangé la journée et ce malgré le cododo. Alors à toutes les mamans, que votre bébé ait quelques jours, mois ou même années, ne doutez pas, n’écoutez pas les gens qui vous disent que « si tu le passes au lait en poudre, il fera des nuits complètes » en vérité il n’en est rien. Lorik en est la preuve. L’allaitement est ce que vous pouvez offrir de mieux à votre enfant, profitez-en et ayez confiance en vous et votre bébé. »

Témoignage d’Emilie, maman d’un petit garçon de 2 ans : 

5c1dcf9a-42bb-40aa-9381-9edac1bf8cad« « – Il fait ses nuits? -Euh ses nuits oui mais pas les miennes » La question qui fâche, moi qui était une grosse dormeuse. Mon bébé n’a jamais vraiment fait ses nuits, une nuit complète par-ci par-là mais jamais rien de régulier. Je l’ai allaité jusqu’à ses 5mois 1/2, d’abord au sein puis avec des biberons de mon lait tiré en journée à l’extérieur mais toujours au sein la nuit. Il a dormi dans notre chambre jusqu’à ses 4 mois environ puis il est passé dans sa chambre dans son lit à barreaux qu’on a rapidement changé pour un grand lit au sol de 120×120. Il y a toujours eu des réveils, que ce soit pour manger ou pour un câlin. Mais depuis quelques temps c’est uniquement pour manger, et depuis qu’il parle c’est assez clair « maman Bib’on » et ce malgré un dîner solide le soir féculents + yaourt, il mange bien en journée mais c’est une vraie tornade il se dépense beaucoup. À 2 ans, il se réveille 1 à 2 fois par nuit entre 1h et 5h30, quand ton réveil sonne à 6h30 ça pique ! Mais je fais avec, je lui fais confiance, quand il n’en aura plus besoin il dormira (avant ses 18 ans j’espère!!). De mon côté, j’ai remarqué que chaque nuit je me réveille pour boire un verre d’eau alors j’ai carrément lâché prise et je me suis habituée à faire une nuit en 2 temps ! Je n’ai pas de cicatrices de l’accouchement, juste de grosses cernes sous les yeux. C’est cliché mais son rire et ses bisous me font oublier la fatigue (au moins 3 minutes !!) »

Témoignage de Claire, maman de 3 enfants de 7 ans, 4 ans et 4 mois : 

« J’ai allaité mon fils 3 ans et 8 mois. Il s’endormait au sein la nuit et aux siestes. A la crèche, il arrivait à s’endormir sans moi. Il a dormi à côté de nous jusqu’à ses 4 mois, quand il se réveillait, je le faisais téter et il se rendormait. A ses 2 ans, je suis tombée enceinte, les tétées me faisaient très mal, il tétait 5 minutes le soir puis son papa restait avec lui pour l’aider à s’endormir. La nuit, il continuait à se réveiller mais ne tétait plus, il nous rejoignait dans notre lit. A 6 ans, il lui arrive de nous rejoindre encore ! Ça a été pareil avec ma fille mais elle est plus longue à s’endormir ! Elle a tété aussi jusqu’à ses 3 ans et 8 mois (j’avais mal à cause de ma 3ieme grossesse donc je lui ai demandé d’arrêter mais ça a mis un peu de temps quand même). Elle dort toute la nuit sans nous réveiller une fois sur 2 à peu près. »

Témoignage de Maeva, maman de Joey et Thaïs : 

767b42d5-3c91-412d-940b-c88c49500b9d« J’ai toujours su que je voulais allaiter. C’était comme une évidence, alors quand Joey est née je n’ai pas eu de doutes, j’allais l’allaiter, et ça aura été 17 mois de pur bonheur et de fusion entre nous deux. Elle a arrêté d’elle-même alors que j’étais enceinte de sa sœur et je n’ai pas insisté, je ne me sentais pas capable d’allaiter deux enfants à la fois. Quand Thaïs est née, l’allaitement à donc repris, pour mon plus grand bonheur. Même si cet allaitement était plus fatiguant, Thaïs était plus demandeuse et avec Joey qui était déjà là, la fatigue générale était plus importante. Mais hors de question d’arrêter tout de suite. Et puis même si Thaïs ne faisait pas ses nuits, je finirai bien par dormir un jour, ça pouvait attendre. Une semaine avant les deux ans de Thaïs je suis partie tout un week-end toute seule et tout s’est très bien passé pour tout le monde et pour des raisons qui me sont propres ce week-end m’a permis de cesser l’allaitement en douceur. En amont et quelques mois avant les tétées avaient déjà été réduites et maintenant que Thaïs ne tète plus et bien elle ne fait toujours pas ses nuits. Avec ou sans biberon d’ailleurs, elle se réveille toujours, ce n’est pas une très grosse dormeuse et contrairement aux croyances populaires le biberon, en opposition à l’allaitement, ne fait pas plus dormir un bébé, en tout cas pas la mienne. J’imagine que c’est une question de temps, et on prendra le temps qu’il faudra, si elle se réveille et bien je vais la rendormir, je suis sa maman je suis aussi là pour ça. Il n’y a pas de solution miracle, ni de biberon magique, il suffit d’être patient et de suivre le rythme de son enfant. »

Témoignage d’Estelle, maman de trois petites filles de 5,5 ans, 4,5 ans et 17 mois : 

4c04c2b8-9b86-4b67-8346-3af4cc157ed1« Mes filles et leurs nuits ! Mes aînées ont 18 mois d’écart, elles sont très proches même physiquement et pourtant….leur sommeil est radicalement opposé alors qu’elles ont toutes les 2 été allaitées. Ma première allaitée exclusivement jusqu’à 6 mois a fait ses nuits au bout d’1 mois (23h-6h) et au bout de 3 mois elle dormait entre 10 et 12h d’affilées sans réveil (ou presque). Je l’endormais au sein tous les soirs. Puis elle s’est sevrée vers 13 mois pendant ma deuxième grossesse et ses nuits ont continué de rouler ! Ma seconde fille, allaitée exclusivement aussi n’a quant à elle jamais dormi plus de 3h d’affilées les 3 premiers mois et se réveillait entre 2 et 5 fois par nuit la première année. Vers 18 mois on a effectué un sevrage nocturne et ses nuits ne se sont pas améliorées. Aujourd’hui, elle a 3,5 ans et ses nuits sont souvent agitées, elle se réveille régulièrement donc on a mis en place un cododo avec elle depuis 9 mois (avant elle était dans sa chambre). Ça permet un endormissement plus serein mais n’évite pas les réveils, mais on a plus besoin de se lever ! On la calme et elle se rendort plus vite que si elle était toute seule. On a de notre côté essayer toutes les méthodes (douces) pour améliorer sont sommeil mais en vain, on a fini par accepter que cela faisait parti d’elle, et on répond présent à ses réveils du mieux qu’on peut même si c’est pas toutes les nuits faciles. Heureusement on est tous les 2 sur la même longueur d’onde et ça c’est très précieux ❤ Aujourd’hui, tout s’est amélioré et après un an de cododo, elle nous a réclamé un lit cabane (son papa en avait fait un pour mon aînée).  Elle y dort donc depuis 3 mois et ça se passe bien. Elle a encore des réveils mais de moins en moins et qui ne nécessitent pas forcément notre présence pour le rendormissement. Gros progrès aussi pour l’endormissement puisqu’elle s’endort toute seule après notre rituel (histoire, tétée, câlin). Heureusement que ça se calme car sa petite soeur de 17 mois se réveille encore 3/4 fois par nui et gérer tout ensemble commençait à devenir compliqué (quelques jours, ça passe, 3/4/5 ans c’est autre chose…!) « 

Témoignage de Cécile, maman de Juliette, 10 mois : 

1078cdae-6122-41a0-ab9e-a62c00f4b1ce« Juliette est allaitée à la demande depuis sa naissance. Les 2 premiers mois, pas de rythme jour/nuit donc les tétées s’enchaînaient à peu près toutes les 3 heures. Un peu après ses 2 mois, nous nous sommes réveillés un matin avec l’impression d’avoir beaucoup dormi… et oui : Juliette avait dormi de 3h du matin jusqu’à 9h ! On a évidement pensé que c’était dû à la fatigue de la grosse « crise du soir » de la veille… Après quelques nuits similaires, plus de coïncidence possible : Juliette fait sa nuit quand, après la dernière tétée vers 1h du matin, je la couche avec nous (honnêtement c’était par flemme de me lever pour la laisser dans son couffin et prendre le risque qu’elle se réveille)…Le choix qui s’est présenté à nous était donc : cododo et 7 ou 8 heures de sommeil par nuit OU bébé dans son couffin et réveil toutes les 3 ou 4 heures…. on a choisi notre sommeil, investi dans un nid cododo et à presque 4 mois Juliette dormait entre 7 et 9 heures par nuit (et donc nous aussi!) ! Aujourd’hui, elle fait des plages de dodo de 5h environ entre chaque réveil. Nous ne lui avons jamais donné de tétine, mais nous lui avons un peu imposé un “doudou” (un petit lange 100% coton avec une tête de lapin en peluche, super léger pour éviter tout risque d’étouffement). Elle dort toujours avec et lorsqu’elle se réveille à moitié entre 2 cycles de sommeil si ma main ou celle de son papa traîne à sa portée elle l’attrape, tétouille doudou et elle se rendort. Évidement elle s’endort encore au sein le soir et si elle saute la dernière tétée du soir le réveil est plus matinal ! Allaitement et sommeil sont donc tout à fait compatibles ! »

Témoignage d’Aurélie, maman de deux garçons de 32 mois et 1 an : 

0cc8dbb2-e425-4293-9f05-423b4e25d589« J’ai allaité mon premier bébé presque 3 mois. J’ai rencontré beaucoup de difficultés. Ayant eu une réduction mammaire, on m’a clairement fait perdre confiance en moi dès les premiers jours après un accouchement marathon et traumatisant, j’étais en mixte avec DAL. La fatigue, le stress et un bébé qui pleure tout le temps, ne dort pas la nuit, ni le jour, ont eu raison de mon allaitement. Pour autant aujourd’hui, Jules a 26 mois, au biberon depuis presque toujours bon mangeur, n’a jamais fait de nuit sans réveil. Il se réveille encore toutes les nuits en pleurs, voire en hurlant, parfois difficile à calmer. Il réclame fréquemment un biberon la nuit, pas par faim mais pas réconfort. Il faut parfois plusieurs heures pour qu’il trouve le sommeil le soir. C’est un petit garçon très sensible et la nuit il a besoin de contact c’est comme ça. Ça s’est empiré avec l’arrivée de son petit frère. Nous avons installé un matelas pour lui dans notre chambre, il se réveille mais ne hurle plus et se rendort. Pour le 2eme bébé, l’allaitement est aussi compliqué et avec DAL à cause d’un frein de langue postérieur. On en est à 6 mois et pour lui (et nous) les nuits sont beaucoup plus calmes par contre, comme quoi ! Aujourd’hui, pour le grand, c’est toujours difficile de le coucher, il faut rester couché avec lui jusqu’à ce qu’il s’endorme (parfois 15 minutes parfois plus d’1 heure) mais ensuite il dort bien, les réveils sont rares même s’il est agité la nuit. Pour le petit qui vient d’avoir 1 an, il s’endort au sein rapidement. Il dort avec moi et se réveille plusieurs fois par nuits, mais généralement, ça ne me réveille pas vraiment, par contre j’ai le dos et les hanches en vrac ! »

Témoignage de Lola, maman d’un garçon et d’une petite fille :

c7a2cdcf-c026-4111-b604-b2862a0e1d33« L’allaitement ici, ça a commencé bien avant la grossesse de ma fille. L’allaitement de mon fils a été un échec total, j’étais jeune, pas informé et j’ai écouté TOUT les mauvais conseils qui m’ont été donné ! Du coup, pour ma fille, je me suis renseignée et je suis venue à connaître le merveilleux groupe de l’allaitement tout un art ! J’y ai puisé des ressources innombrables et une confiance inébranlable. Quand j’ai accouché de ma fille, après 3 semaines, elle commençait à dormir quasi la nuit entière avec juste une tétouille vers 3/4h. Puis il y a eut des pics de croissance avec des nuits de sommeil plus courtes. Puis des périodes de sommeil plus accrues. Ça a été en dent de scie jusqu’à ses 3 ans où je me suis séparée de son papa. Garde alternée, nuit hachées au couteau, nuit collée aux seins…Au final, elle a fini par se sevrer vers 3 ans et demi. Ça n’a absolument rien changé aux nuits ! Mais alors rien du tout. C’est toujours aléatoire. Rien ne peut dire si la nuit sera bonne ou pas. Mais quand elle se réveille, c’est toujours entre 3 et 4h. Comme elle faisait vers ses 3 semaines. Comme elle faisait déjà dans mon ventre !  Ma fille a aujourd’hui 5 ans, et dort la nuit complète à côté de son frère. On vient de déménager et avant ça, elle dormait seule dans sa chambre. Elle se réveillait systématiquement vers 4/5h pour me rejoindre et finir sa nuit avec moi. Depuis, ce n’est plus le cas ! »

Témoignage de Camille, maman d’Ernest, 2 ans : 

img_8080« J’ai allaité exclusivement mon fils jusqu’à ses 23 mois. C’est un bébé qui ne tétait pas efficacement et qui passait par conséquent de nombreuses heures au sein, au prix de fortes douleurs pour moi. La journée j’arrivais à prendre sur moi, mais la nuit avec la fatigue, les douleurs étaient décuplées, d’autant qu’il se réveillait souvent (jusqu’à 8 fois par nuit) et passait 30 à 45 min au sein pour se rendormir. J’ai voulu entamer le sevrage de nuit avec la méthode Gordon autour de ses 1 an mais finalement il me semblait trop petit pour comprendre que je lui refusais le sein j’ai donc repoussé le sevrage. La méthode a porté ses fruits autour de ses 16 mois, il s’est alors mis à se rendormir facilement après avoir bu de l’eau. Il se rendormait parfois sans que j’intervienne et a ainsi fait plusieurs nuits de 10h de sommeil. Il s’est cassé la jambe à ses 18 mois, j’ai alors fait une pause dans le sevrage de nuit puis on a repris doucement autour de ses 20 mois. Le sevrage total s’est fait 3 semaines avant ses 2 ans. Il lui arrive encore de réclamer une tétée mais il n’insiste pas une fois que j’identifie son besoin et que je lui propose une alternative. Il ne tète plus le jour ni la nuit, mais les réveils sont toujours présents. Il lui arrive exceptionnellement de faire une nuit complète mais la plupart du temps il se réveille 1 fois ou plus. Il demande alors un câlin et a besoin de notre contact auprès de lui pour se rendormir. Dans mon cas, le sevrage de nuit a en partie diminué le nombre de réveils mais ne les a pas supprimé. Cela m’a surtout soulagée dans le sens où les phases de ré-endormissement sont moins fatigantes et douloureuses pour moi. Les tétées ont été remplacées par des câlins, mais le besoin de réassurance est toujours bien présent. » 

Témoignage d’Ophélie, maman de deux garçons de 6 ans et 16 mois : 

9bb66859-0170-4417-9d01-14db7b45d583« Tout commence en mai 2013. Accouchement de mon premier bonhomme. Allaitement difficile mal, RED.. il tétait beaucoup. Chose que je ne savais pas c’était les pics de croissance tout ça, je n’y connaissais rien…. Au bout de 3 semaines, j’ai tiré mon lait, il n’y avait que 10ml donc pour moi je n’avais pas assez de lait… »pudlay « .. J’ai décidé de passer au biberon sans prendre notre temps… Et niveau nuits… chaotiques… il les a fait par périodes et encore car on laissait pleurer (ce que je regrette maintenant..). Il a fait de vrais bonnes nuits vers 3 ans, l’âge où il a été à l’école… et encore il y a des petits ratés parfois. Même son petit frère de 9 mois toujours allaité, si on ne compte pas les nouvelles acquisitions ou les dents ou le relfux, fait des meilleures nuits ! A maintenant 6 ans, mon grand a toujours des réveils à cause de terreurs nocturnes, cauchemars, il ne veut pas dormir seul. Chez son papa, par contre, il dort touuuuute la nuit, sans réveils (ils lui ont pas laissé le choix et doit se débrouiller). Pour mon 16 mois, toujours allaité, les nuits…euh…quelles nuits ? En ce moment, merci l’otite et le muguet, mes yeux sont collés avec les 10000 réveils dans la nuit. Sinon en règle générale, il dort plus de 2-3 heures d’affilée. Un jour il dormira plus de 4h ! « 

Témoignage de Mounira, maman de Camil : 

fd8357e9-2e81-4ff8-ab74-a9529b7951b3« Suite à des problèmes de perte de poids j’ai été tire-allaitante pendant 2 mois 1/2. Camil a donc été au biberon de LM. A cette période, les nuits étaient chaotiques (réveil toutes les 2h/3h environ (malgré de grosses quantités de LM). Un jour, par hasard, je le remets au sein et la magie opère, il tète ! J’ai donc repris un allaitement traditionnel à 100% et là, monsieur, a décidé de dormir de 22h à 4h30 (le luxe pour moi). Mais aux alentours de son 4e mois, la régression du sommeil est arrivée et désormais il s’endort à 19h, se réveille à 22h, 2h, 5h et à 8h alors qu’il ne tète plus. Il a juste besoin d un gros câlin, de papouilles et il se rendort. J’ai longtemps cru au mythe selon lequel les bébés au biberon dormaient et les bébés allaités jamais mais mon expérience m’a appris que, peu importe le contenant ou le contenu (LM ou LA) si bébé se réveille c est juste une question de rythme et de physiologie. Bien sûr que j’ai écouté les pédiatres qui me disaient que mon lait n’était pas assez nourrissant bla-bla-bla, j’ai donc tenté de lui donner du lait artificiel avant de dormir et ben vous savez quoi ? IL S’EST RÉVEILLÉ !! Alors arrêtons d’écouter toutes ces fausses idées, juste notre bébé ! »

Témoignage de Bérangère, maman d’une petite fille de 5 ans et d’un garçon de 11 mois: 

4c8da2cd-d2eb-4eab-8a09-a9d5860e7d27« Ma fille de 5 ans n’a jamais été allaitée …même pas la tétée de bienvenue et elle se réveille encore la nuit ! Elle a eu un sommeil d’une complexité ++++++ malgré une superbe alimentation (elle a toujours dévoré !). Elle peut, aujourd’hui, dormir une très bonne nuit de 10h et le lendemain se réveiller 3/4-5 fois par nuit…venir nous rejoindre ou pas… Mon fils de 11 mois, allaité a eu un meilleur sommeil que sa sœur dès la naissance. Il est capable d’enchaîner 8h, fait des siestes le matin et l’après midi (1h30 le matin – 2h voire 3h l’après midi) chose que sa sœur aînée ne fait pas / n’a jamais fait !  Elle ne dormait bien qu’en voiture ! Bon, malgré tout, mon fils a le sommeil tout pourri jour et nuit depuis un mois…je sais pas trop pourquoi mais une chose est sure, il prend mon sein et dort bien mieux que sa sœur nourrie au LA ! »

Témoignage de Sabrine, maman d’un garçon de 13 mois : 

8148beed-2be6-41e0-891a-ec10766f1653« Beaucoup pensent que donner le sein ou le biberon conditionne les nuits de bébé, FAUX. Lorsque j’ai su que j’étais enceinte, merveilleux cadeaux de la vie dieu merci, l’allaitement étais une évidence pour moi c’était un projet que je tenais à réaliser peu importe si cela aurait été difficile (il faut croire en soi et persévérer, toutes les mamans en sont capables). Bien sûr, s’en suit LE SOMMEIL. Comment dire qu’un sommeil n’est jamais fixe chez un bébé peu importe son alimentation ! Beaucoup de monde se permettait de me donner des conseils qui leurs ressemblaient à eux et non à moi. Autant vous dire je n’ai écouté personne sauf mon envie et mon instinct de maman. Personnellement, je suis une énorme dormeuse, je peux dormir de 00h à 14h sans aucun soucis mais en ayant un bébé, ceci on l’oublie au pays des rêves ! Mon fils, au début, dormait beaucoup avec un rythme incompréhensible ce qui est normal au début et il se réveillait la nuit vers 3/4/5h du matin et dormait 2/3h après, puis plus tard il se réveillait vers 8/9/10h et idem dormait 2/3h après. Puis à un moment, on a essayé de mettre un rythme pour ses siestes et son sommeil le soir. Ça a marché, il dormait à 22h, pouvait se lever lendemain à 11h par exemple. Puis d’un coup cela n’a plus fonctionné il dormait à 22h, se réveillait à 2h et dormait vers 4h30/5h pendant plusieurs mois et bien sûr on se réveillait très tard le lendemain donc comme rythme ce n’était pas bon du tout mais bébé KO et maman KO donc gros dodo oblige. Puis ça a changé de nouveaux aujourd’hui, encore d’autres rythmes… le sommeil dépend de la maturité de bébé de ce que l’on me dit souvent donc je pense qu’il ne faut pas s’en faire, je me dis qu’un jour il dormira d’une traite sans ses « somnolence tétée ». Bébé demande à téter la nuit et bien que les bruits de couloir en dise autrement, bébé ne veut pas téter que pour manger mais aussi pour se rassurer, sentir maman près de lui, se sentir protégé et câliné et apporter l’affection qu’il demande. Un bébé au biberon se réveille également pour ces besoins là, sauf que le biberon il faut se lever pour le préparer et du coup les somnolences de bébé durent plus longtemps, avec le sein hop dans la bouche et c’est dodo pour les deux ! L’alimentation n’a rien à voir avec le sommeil d’un bébé/enfant. Alors je ne sais pas si le terme « faire ses nuits » signifie quelque chose car chaque enfant a son rythme, et dormir 5h est considéré comme une nuit complète pour un bébé. Pour conclure, mon fils a fait ses nuits très tôt, ne les a plus faites et aujourd’hui, à 13 mois, il dort désormais sans moi pour la sieste ou la nuit (dieu merci) mais toujours dans notre lit et les tétées sont toujours présentes et nombreuses parfois »

Témoignage de Jud, maman de Roxane, 1 an : 

5d169eee-0b93-4ddf-88bb-65769967bdf6« Ma petite Roxane… allaité 40 jours en exclusif et 40 jours en mixte. Elle dormait 7/8h la nuit, dans le meilleur des cas, très peu la journée. Toujours mon lait pour la nuit. J’avais tellement peur de la MSN. Elle pleurait de douleurs dès 3 semaines de vie. RGO, IPLV, pleurs de douleurs ont rythmés nos 3 premiers mois. Alors oui forcément…en LA elle a dormi. Mieux. Car elle ne souffrait plus. Sont arrivés ses 6 mois, des nuits hachées, parfois en miettes. On ne peut pas en vouloir a un bébé qui enchaîne les maladies pendant 1 mois. Mais après ? Après à 8 mois et demi, elle ne dormait toujours pas, je mettais 2h a l’endormir, et elle n’avait rien. Elle me cherchait et pleurait même la nuit dans mes bras. Son IPLV lui a collé un stress et angoisse qui perturbe son sommeil, 6 mois c’est une grande étape pour bébé. Chiropracteur, homéopathie, huiles essentielles…des endormissements redevenus calme après 2 mois de galères, mais je ne sais plus ce que c’est que de dormir plus de 2h d’affilées. J’ai eu du répit 3 nuits, ça m’a déboussolée. Mon bébé avait perdu le chemin vers le marchand de sable et Morphée. J’ai fini par reprendre le travail, au 1er pleur elle finissait en cododo. Mais ça n’a rien changé. Depuis nous avons mis un lit au sol. Puis est venu le kinésiologue. Le seul qui l’aura libéré de ses angoisses. Et depuis ? c’est un bébé qui fait ses nuits et les miennes. Ça fait du bien de ne plus entendre son bébé pleurer d’angoisse. »

Témoignage de Tiphaine, maman d’une petite fille de 1 an : 

906d37a3-d598-46d8-baa8-6d10be6c6b69« Vers l’âge d’un mois ma fille a commencé à espacer les tétés la nuit. Elle n’a jamais tété plus de 3 fois la nuit, bon sauf à la maternité. La journée elle se réveillait toute les 4h pour manger, jusqu’à 6 semaines. A cette période là on est tombé dans le pic de croissance le plus difficile à surmonter (jusqu’à présent), il a duré 10 jours. La journée elle tétait toutes les heures, mais la nuit elle a commencé à sauté 1 tétée et tout naturellement en mangeant autant la journée elle n’a plus eu faim la nuit et c’est là que les grosses nuits ont commencé. A 2 mois et demi elle nous a fait sa première nuit de 12h et depuis c’est comme ça toutes les nuits. Elle a aujourd’hui 1 anet elle est toujours allaitée et sauf grosse poussée dentaire ou pic de croissance, les nuits sont toujours aussi cool ❤ »

Témoignage de Cassandre, maman de deux garçons de 2 ans et demi et 1 an : 

30fb1b53-6142-43a1-8be8-8b24602dbdb4« Je tombe enceinte à 27 ans. Je ne me fait pas une idée pré conçue de la maternité mais je l’allaiterai c’est une certitude. Le 28 janvier, j’accouche de mon garçon, en siège par voie basse. Quelle fierté ! J’ai tenu tête et j’ai réussi. L’allaitement c’est autre chose. Je me bats entre deux crevasses, les bouts de sein qui abîment ma lactation, une candidose mammaire. Je me renseigne énormément et finalement j’arrive à me soigner et à retirer les bouts de sein (énorme merci à Sophie de LLL…). Cette période me permet de lire énormément sur le développement de l’enfant et en particulier… le sommeil. Les premières semaines, bébé se réveille très très régulièrement la nuit. Je le met au sein aux signes d’éveils. On nous demande très souvent comment se passe les nuits. On culpabilise un peu parce que « tu sais, le fils de truc, il a fait ses nuits à 2 mois! » au début ça m’atteint. Mais qu’est-ce que je fais de mal ? Les mois passent, je reprends le boulot, bébé se réveille une ou deux fois la nuit. Il se réveille, je le mets au sein, il se rendort, je le recouche, je me rendors. Finalement ça va. Ça va, à part ce regard condescendant et plein d’empathie quand je dis que mon bébé de quelques mois « ne fait pas ses nuits ». Et puis un jour le déclic. En fait, je m’en fous. Je profite de mon bébé, la journée ET la nuit. Et grand bien nous fasse. À 9 mois, après une confusion sein/tétine, l’allaitement s’arrête. On commence le LA. Super !!!! Bébé va dormir toute la nuit. Ah ah. Non, bébé a continué à se réveiller, autant qu’avant, pour la même chose. Manger. Ou se réassurer. Aujourd’hui, il a 2 ans, il se réveille toujours la nuit mais ça lui arrive aussi de faire des nuits d’une traite sans problème. Aujourd’hui, on a pris le parti de profiter de lui, même la nuit. Aujourd’hui, il a un lit au sol, si il veut nous voir au milieu de la nuit, il se lève et nous rejoint dans notre lit. Aujourd’hui, on sait pourquoi on agit comme ça. On sait pourquoi il agit comme ça. Et tout va bien. »

Témoignage de Maeva, maman de 3 garçons : 

51a7e2f0-cfbf-4b1c-99fe-0a9139c61340« Depuis sa naissance, mon second fils n’a toujours pas trouvé un rythme de sommeil. Allaité jusqu’à ses 3 mois puis mis au biberon, encore aujourd’hui il se réveille 2 à 4 fois par nuit pour réclamer un câlin ou juste aller le border. Son aîné allaité jusqu’à ses 6 mois a fait ses nuits à 3 ans et son petit frère de 4 mois allaité exclusivement fait déjà ses nuits (22h-9h sans coupures). Il ne faut pas oublier qu’aucun bébé/enfant ne fera NOS nuits instinctivement. Je pense qu’en tant que parent c’est à nous de prendre leur rythme à eux. Bien entendu parfois je suis fatiguée, agacée de me lever en pleine nuit mais je me dis qu’un jour il sera grand et n’aura plus besoin de mes câlins pour s’endormir. Alors je savoure et j’abuse de ces moments là. Un bébé « gavé » au biberon ne fera pas ses nuits avant un bébé au sein. Ce n’est pas que la faim qui les réveille mais bien souvent l’envie de nous. »

Témoignage de Caroline, maman de Samuel 21 mois :

74e07e62-c2e9-4208-b67c-b15c5a21fe6d« Au cours de ma grossesse, j’ai pris la décision d’allaiter mon fils et de ne pas forcer les choses si ça ne marchait pas. Mon fils nait et l’allaitement se passe à merveille. Il prend bien, grossit. Mais voilà une fois le retour à la maison, se retrouver seule alors qu’à la maternité j’avais toute une équipe derrière moi pour me soutenir dans mon allaitement au vu de la fatigue accumulée avec l’accouchement. Ça a été un moment très difficile et malheureusement au bout de 15 jours, j’ai commencé le sevrage qui a pris 15 jours… Je pensais à l’époque que s’il prenait des biberons il dormirait mieux… mais évidemment ça n’a pas été le cas. A 14 mois il avait encore de multiples réveils la nuit et je regrette tellement d’avoir arrêté mon allaitement alors que tout se passait bien. Aujourd’hui, il a toujours des phases où pendant 3/4 jours, il va se réveiller 1 à 3 fois dans la nuit. Au bout de 3 fois, en général, on finit en cododo où il dort sans se réveiller. Mais il y a aussi des phases où il s’endort jusqu’au lendemain sans réveil. La cause, je ne saurais le dire…mais on s’adapte et en cas de besoin on cododote même si c’est dur car à 21 mois, Monsieur prend beaucoup de place ! Quand je ferais mon deuxième enfant, je me battrais malgré la fatigue car ces moments étaient tellement merveilleux. Je les regrettent encore. »

Témoignage de Florianne, maman d’Axel : 

f7f5e1f2-7748-41e6-94f8-07e498ae3fab« Axel et moi avons connu un début laborieux. Montée de lait à J+6. Pression de la maternité pour biberon de complément, on a résisté et finalement il a repris 100g en une nuit contre +de 300g perdu depuis la naissance. Découverte de mon « REF », et de mon « Hyperlactation »qui ont eu pour principales conséquences gros RGO interne pour lui et mastite à répétition pour moi. Prise de poids lente et en dehors des « courbes » de croissance. Complément de lait de riz un biberon tous les 2 jours. A côté de ça, bébé très (trop) éveillé qui est hypertonique depuis la naissance, très actif et ne connait pas le mot sieste pour les journées. Par contre, il a toujours fait ses nuits dans son berceau (21h-4h), puis (21h-6h30). Pas vraiment de secret ou de rituel pour le moment, surtout une atmosphère apaisante. Musique classique, lumière douce, chuchotements et je pense qu’il doit vraiment dormir de fatigue aussi. Et surtout nous avons depuis le début respecté son rythme de vie sans lui imposer notre mode de vie. Liberté et confiance, si besoin il peut venir en cododo pour se rassurer. Pas facile au début de le laisser dans son berceau et de le redéposer à chaque réveil mais maintenant on apprécie notre persévérance et lui aussi. Journées encore anarchiques car aucun rythme et il faut l’occuper le petit, pile inépuisable et tétées à volonté. Mais grâce au début de la diversification certaines « bonnes habitudes » commencent à s’installer. Peu de soutien du corps médical mais heureusement Papa très impliqué qui est toujours d’un soutien sans faille. S’écouter, faire confiance à bébé et profiter de chaque moment. Je comprends les mamans qui sont passées au LA tant l’allaitement est physiquement, émotionnellement et mentalement intense. Mais quelle belle aventure ❤ Bébé allaité qui fait ses nuits et oui c’est POSSIBLE ❣ »

Témoignage de Laura, maman de Liam, 10 mois et demi : 

bf060560-3672-4d94-85fe-7df1aa502b73« Je suis tombée enceinte très rapidement et allaiter était une évidence. Je ne me suis posée aucune question. Soit j’y arrive soit je n’y arrive pas, mais « le j’y arrive et c’est compliqué  » je n’y avais pas du tout pensé. Liam est arrivé 3 semaines en avance, j’ai eu un accouchement merveilleux et la mise au sein s’est très bien passée. Les sages femmes m’ont bien conseillée concernant les positions mais c’est tout… retour à la maison fatiguant des tétées qui durent entre 1h et 1h30, pas beaucoup de temps pour se reposer. 3 semaines de Liam découverte du pic de croissance, qu’est ce donc ? Je pleure, panique il ne me lâche plus et en plus j’ai mal aux seins (hypersensibilité). Heureusement que la remplaçante de ma sage femme croise ma route… Elle est conseillère en lactation ! Et là ! Ouf elle me rebooste, m’apprend énormément de choses sur l’allaitement et je commence à prendre de plus en plus confiance. Je décide un allaitement à la demande ! Liam dort depuis ses 1 mois, au début 00h-6h environ et à 4 mois, 23h à 8h30/9h. Un bonheur ! Aujourd’hui, Liam se réveille en moyenne une fois par nuit pour une tétée depuis ses 7 mois car il nous a fait 8 dents d’un coup !!! On a eu de sacrées nuits pourries mais aujourd’hui on trouve notre petit rythme même si je rêvev de pouvoir dormir 6 heures d’affilée !! Il nous a mal habitué le petitou !! 20h-8h de ses 4 mois à 7 mois !!! On croise les doigts pour qu’il arrive à retrouver son sommeil petit à petit 🙂 »

Témoignage de maman de Raphael : 

283d5a01-23e7-4739-8202-852880d3c5bc« A la naissance de Raphael j’ai tout de suite voulu l’allaiter. C’était naturel ça me rassurait. Les nuits étaient chaotiques avec des réveils toutes les 1h30 les deux premiers mois puis toutes les 3h jusqu à ses 6 mois. Niveau poids, il grossissait bien et grandissait bien. Le développement était normal. J’en ai entendu des « ton lait n’est pas nourrissant » « c’est parce que tu l’allaites encore »… mais je me bouchais les oreilles. A contrario, j’avais en tête que les femmes qui donnent le biberon « plâtrent » l’estomac de leur bébé et que c’est pour ça qu ils font leur nuit. Sauf qu’à 8 mois suite à un décès et un gros manque de confiance en mon allaitement je n’ai plus réussi à donner le sein à Raphael qui me repoussait ou me mordait. Je suis donc passée de « l’autre côté ». Et j’ai réalisé que non, le sommeil de l’enfant n’est jamais acquis. Il a gardé exactement le même rythme que lorsqu’il était au sein. Aujourd’hui à 23 mois il se réveille encore la nuit au moins 1 fois. Le sommeil de bébé n’est donc jamais acquis ! »

 

 

 

allaitement, Avis Produits

Avis Produit : Tire-lait manuel Lansinoh

Récemment, j’ai pu tester le tire-lait manuel de la marque Lansinoh. Il s’agit d’un tire-lait manuel mais qui a la particularité de proposer 2 phases de tirage à l’instar de ses compères électriques !

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  • Ce que promet le produit ? 

Le tire-lait manuel Lansinoh ne nécessite ni pile ni branchement sur secteur. Un bouton sur la poignée permet de basculer de la phase de stimulation à la phase d’extraction, pour reproduire l’action de bébé au sein et ainsi permettre une efficacité d’utilisation absolue. La phase de stimulation rappelle la succion de bébé au début de la tétée alors que la phase d’expression reproduit la succion plus lente et plus longue de bébé.

Pour un confort optimisé, la poignée ergonomique du tire-lait peut être utilisée d’une main afin d’éviter un maximum d’efforts au poignet. Le tire-lait est également doté d’une téterelle « ComfortFit » qui optimise l’étanchéité et accroît l’efficacité et le confort de l’extraction du lait maternel.

La boîte inclut également :

  • un support pour le corps de biberon afin d’assurer la stabilité du tire-lait;
  • un biberon col large Lansinoh, compatible avec tous les tire-lait, capuchons et tétines de la gamme Lansinoh ainsi qu’une tétine;
  • des sachets de conservation.

Le tout est garanti sans BPA ni BPS. Les éléments du tire-lait manuel sont composés de polypropylène, en silicone, en polyéthylène et en SEPS.

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  • Ce que j’en pense ? 

Lorsque Bébé Nova est née, n’ayant aucune connaissance sur le sujet, j’ai d’abord acheté le tire-lait manuel d’Avent avant de louer le Symphony de Medela puis d’acheter le Freestyle de Medela lors de ma reprise.

Je n’arrivais pas à tirer grand chose avec le tire-lait Avent. Et pour cause, avec du recul et mes connaissances d’aujourd’hui, je pense que la taille de la téterelle ne me convenait pas.

C’est le gros point positif de ce tire-lait manuel : il existe deux tailles de téterelles 25,5mm et 30,5mm et le tire-lait est également compatible avec les téterelles Medela ! Si vous êtes dans le cas d’une téterelle trop petite, la marque indique qu’il faut contacter leur service clientèle sur support@lansinoh.fr ou les appeler au +33 9 74 48 19 90 !

L’autre point positif réside dans le système de bi-phases réglable : grâce au bouton situé sur le capuchon, le tire-lait peut être utilisé d’abord en phase de stimulation et dès le réflexe d’éjection, être passé en phase d’expression. C’est vraiment appréciable d’avoir cette flexibilité sur un tire-lait manuel. Rappelons que c’est ce que proposent tous les tire-laits électriques : le tirage commence par une phase de stimulation plus rapide pour « faire venir » le lait. Puis, dès que le réflexe d’éjection se présente, on passe le tire-lait en mode « expression », mouvements plus longs et plus lents comme lorsque bébé tète et déglutit !

En termes de bruit, il fait partie des tire-laits plutôt silencieux et la poignée est confortable.

Ce qu’il lui manque ? J’aurais apprécié un cache hygiénique pour la téterelle.

  • Conclusion 

Il s’agit d’un bon produit, confortable et abordable (environ 35€ en fonction des points de vente). Je ne recommande pas les tire-laits manuels pour les mamans qui tirent au quotidien mais c’est un bon atout pour du tirage occasionnel ou en complément d’un tire-lait électrique !

On apprécie particulièrement l’attention portée par la marque concernant les tailles de téterelles ainsi que les deux phases de tirage.

Prêt, feu, tirez !

allaitement, La Tribu des Parents

Allaitement et séparation : bébé refuse le biberon, 10 témoignages de mamans

Lorsqu’il est question de séparation et d’allaitement lors d’absences ou lors de la reprise du travail de la mère, la première alternative au sein qui nous vient à l’esprit est le sacro-saint biberon ! Or, les parents peuvent vouloir éviter ce contenant pour des raisons liées au risque de confusion mais il peut aussi arriver que bébé le refuse tout bonnement ! Nous avons déjà vu quelles alternatives s’offraient à nous en termes de contenants, ici. Mais le plus intéressant lorsqu’on souhaite s’informer c’est de lire des partages d’expériences ! Je vous propose donc dans cet article, 10 témoignages de super-mamans qui ont soit dû se résigner à ne rien donner en substitut à leurs bébés, soit dû trouver des solutions alternatives pour les nourrir en leur absence !

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Témoignage de Julie, 27 maman de Léo, 20 mois :

img_7899« J’ai eu la chance de pouvoir prendre un congé parental de 6 mois après mon congé maternité ce qui m’a permis de reprendre le travail aux 9 mois de Léo. Nous avons la chance que Léo soit gardé en famille. Mais voilà Léo refusait absolument tous les contenants autres que le sein. Nous avons testé la tasse à bec dur, la pipette, la cuillère et la baby cup. Lorsque je m’absentais quelques heures avant de reprendre le travail c’était une source d’angoisse pour moi de savoir que mon bébé patientait. Nous avons même décidé de tenter le biberon Calma de chez Medela en étant bien conscient du gros risque de confusion sein tétine, chose qu’il a également totalement refusé (et je l’avoue je préfère qu’il n’ait pas de biberons). Puis nous avons décidé avec son papa de lâcher prise. La reprise du travail arrivant, j’avais prévu du stock de lait tiré que je donnais à la personne qui le gardait ainsi qu’une tasse à bec dur. Les premiers jours il n’a rien voulu prendre et attendait patiemment les tétés retrouvailles. Puis avec beaucoup de patience et d’explications, il a petit à petit accepté la tasse à bec mais sans l’anti-fuite car Léo ne sait pas téter autrement qu’au sein (et c’est toujours le cas aujourd’hui). Attention la tasse à bec et notamment sans anti-fuite comporte également un risque de confusion, comme beaucoup de contenant d’ailleurs. Mais nous avons fait ce choix qui avait l’air de plutôt lui convenir. Il a toujours bu de petites quantités de lait en mon absence et toujours à température ambiante voir même un peu frais. Puis nous sommes progressivement passés à la tasse 360 de chez Munchkin. C’est d’ailleurs celle qu’il utilise encore à l’heure actuelle. Aux environs de ses 1 an et, lorsqu’il était diversifié, j’ai arrêté de fournir du lait (mais pas arrêté les tirages, merci l’hyperlactation). Aujourd’hui, à 20 mois, il ne boit plus de lait en journée en mon absence. Il tète le matin, le soir et la nuit. Faîtes confiance à votre bébé et lâchez prise et vous verrez tout ira bien. »

Témoignage d’Eloise, 28 ans, maman de June et de Masha, 14 mois : 

46aba27b-5c92-4650-a199-d308d05f3650Lorsque j’ai repris le travail de nuit en 12h, j’ai repris à mi-temps. Masha avait  presque 6 mois, pas encore diversifiée et notre allaitement exclusif se déroulait à merveille. Un fort lien s’était créé, si fort qu’elle ne voulait boire qu’à la source.. Je ne pouvais pas lui en vouloir d’avoir un lait pile poil à 37 degrés et adapté a ses besoins du moment. Mais 13h en mon absence, si petite, je trouvais que ça faisait long pour un jeun ! Peu avant ma reprise, on a fait plusieurs essais. J’avais loué un tire lait à la pharmacie et je tirais mon lait juste avant de lui proposer pour que le lait soit « frais » (décongelé, le lait a un léger goût différent). Nous avons essayé avec différents contenants, mais elle ne faisait que grimacer et les repousser. Donné par le papa ou moi, avec ou sans ma présence n’a rien changé non plus. Nous avons laissé tomber, je ne voulais pas que ça en devienne une obsession et surtout je me disais que face à 13h sans la source elle n’aurait pas d’autre choix.. pfff c’était sans connaître son côté déterminé ! Elle n’a jamais pris une goutte de lait, c’était grève de la faim et de la soif ! Chaque nuit travaillée, je partais la boule au ventre, ne pouvant pas la nourrir, la réconforter.. j’en arrivait à culpabiliser de la laisser le soir. Bien sûr le matin à peine arrivée, elle se jetait sur moi, enfin sur mon sein ! J’ai une énorme chance d’avoir son papa qui a été d’un soutien sans failles et avec qui je pouvais partager mes émotions, ce bonheur de reprendre le travail que j’aime tant et la culpabilité que chaque maman connaît. Les semaines passaient et se ressemblaient. Nous avons essayé tous les contenants possibles et imaginables, les flans, yaourt, chaud, froid, tiède, différent goût rien. Elle ne voulait pas de mon lait dans un autre contenant qu’à la source. Et ne voulait pas d’autre aliment non plus. Elle refusait le moindre légume ou fruit ou laitage spécial bébé. Ça a vraiment été une période difficile, de remise en questions. Qu’est ce qu’on fait de mal ? Un problème mécanique de déglutition ? Phobie alimentaire ? Un fort caractère ? Sa façon de me dire je ne veux que toi maman ? Nous ne voulions pas la forcer, la braquer ni en faire une obsession mais je partais en me demandant ce qu’elle allait manger et mon mari se demandait comment il allait gérer la nuit en entendant son estomac gargouiller ! Donc au final ça en devenait une obsession..puis au alentour de 10 mois elle a commencé à accepter mon lait dans une tasse 360. Alléluia ! Chaque nuit travaillée, je tirais mon lait pour « vidanger » mes seins. J’avais un REF et une bonne lactation donc pas besoin de stimuler, simplement de les vider. Mon stock de lait au congèl commençait sérieusement à grimper et je me demandais s’il allait servir un jour. Elle prenait quelques gorgées par-ci par-là, mais au moins elle se nourrissait. Et niveau diversification elle n’acceptait que le camembert ! Allaitée exclusivement à 10 mois, la courbe de poids a commencé à ne pas suivre.  Alors lorsque j’allais à la visite chez le médecin, il fallait que je m’arme d’arguments pour lui prouver que j’avais raison de suivre le rythme de ma fille.  Si elle ne veut pas, c’est qu’elle n’est pas prête ! Aux 1 an de Masha, je suis passée en temps plein toujours de nuit. Maintenant je pars le cœur léger au travail. Elle ne fait pas ses nuits et donc prends toujours mon lait dans la tasse 360 lorsqu’elle se réveille et cherche le sein de mon mari. Elle est toujours en dessous de la courbe de poids ce qui fait flipper mon médecin ! Mais j’ai décidé de lui mentir et de lui dire qu’elle dévore des petits pots entiers ! Haha ! Et bien sûr open(ni)bar comme dirait Sonja ! C’est un bébé en pleine forme qui mange actuellement de tout ! Ce qui me conforte dans l’idée que c’est son rythme à elle, et nous on s’adapte et on évolue avec elle. Si je peux donner deux conseils c’est  : patience et confiance. »

Témoignage de Camille, 34 ans maman de Mellina, 29 mois :

4bf3d9ce-9ef7-46b7-aeb7-942d3cb59736« J’ai pris un congé parental jusqu’au 11 mois de la puce. Mellina a toujours été allaitée à la demande et n’a jamais voulu prendre le biberon. On a commencé la diversification classique à ses 6 mois mais ça n’a pas été un grand succès. Elle mangeait très peu voire quasiment rien. Je commençais à m’inquiéter énormément pour la reprise du boulot. Je tirais quand même mon lait pour avoir des stocks. J’ai commencé à la maison à lui donner un peu de mon lait dans les petits pots de yaourt en verre de la marque la Laitière. Je trouvais le contenu adapté à ses petites mains. Le but c’était que chez la nounou elle puisse boire le lait comme ça. Je lui préparais aussi de la semoule au lait maternelle. Les débuts chez la nounou ont été compliqués. Il y a même un jour où elle avait refusé le lait dans le verre. Mais j’avais toujours lu qu’un bébé ne se laissait pas mourir de faim donc j’essayais de garder mon calme. Au final, tout s’est bien passé. Mellina a appris à boire seule avec la petite tasse et elle s’est mise à manger de plus en plus. Même si la journée elle ne mangeait pas énormément elle se rattrapait bien en fin de journée. Aujourd’hui, à 26 mois elle est encore allaitée 🙂 »

Témoignage d’Amandine, 29 ans, maman d’un garçon de 2 ans et 4 mois : 

9e594435-8fec-4969-bff6-51583afbfce9-1« Mon aîné est né avec un beau torticolis rendant les débuts de notre aventure lactée assez difficiles : bouts de sein, compléments avec un Dal et tirage après chaque tétée pour pouvoir complémenter, crevasses… l’allaitement était un incontournable pour moi et je ne me voyais pas arrêter, sous aucun prétexte. Quand enfin les problèmes ont été résolus, la famille m’a poussée à donner mon lait en biberon « sinon j’en ferai un bébé impossible à garder » et « il ne faut pas que je sois égoïste ». La reprise du travail était planifiée pour ses 6 mois, la pédiatre a confirmé les injonctions familiales et m’a dit qu’il était temps de le préparer pour la crèche lors de la visite des 3 mois. La confusion sein/tétine serait un mythe dont les sages-femmes parlent car le vrai problème des bouts de sein utilisés au départ est la stimulation de la lactation. La preuve : il tète désormais sans et il a pas de souci… Convaincue que le biberon est indispensable pour la garde en crèche et par les divers conseils reçus, j’ai donné un pot de lait à papa et un biberon. Premiers signes de faim, papa s’installe confortablement dans le fauteuil, impatient de nourrir son fils et de tester ce dont tous les papas parlent : le vrai rôle du père, donner le biberon. Bien sûr, pas simple pour une première. Bébé s’est tortillé dans tous les sens, il a hurlé et cherché à téter. Papa a abandonné un peu triste mais résolu à recommencer. Il a essayé tous les jours pendant 15 jours. Puis on s’est dit que rien ne pressait et que bébé devait peut-être grandir encore un peu. En vacances, bébé avait 5 mois, il était temps de réessayer.  Papa a tenté sa chance, tatie venue avec nous aussi, grand-mère et grand-père aussi… tous ont eu le même résultat : une soupe de grimaces puis une crise de larmes. Vient le temps de l’adaptation à la crèche. Les puéricultrices me rassurent tout de suite : beaucoup de bébés refusent le biberon en famille et le prennent sans problème à la crèche. Et s’il faisait partie des enfants qui refusent catégoriquement le biberon,  elles connaissent des alternatives. Puis enfin, s’il refuse de manger à la crèche, il se rattraperait avec moi et ne se laisserait pas mourir de faim. Premiers jours de crèche, essais de plusieurs marques de biberons. Bébé refuse tout et boit peu de mon lait. Les nuits sont difficiles mais il est diversifié : il mange sans problème les repas solides à la crèche ce qui me rassure. Les puéricultrices tentent aussi la cuillère et le verre pour donner mon lait. Et là, révélation. Mon bébé sait boire au verre, il se met à boire entre 180 et 250 ml de lait maternel à la crèche. Les nuits restent difficiles et je comprends vite que ce sera désormais notre rythme : les tétées nocturnes sont plus affectives que nourricières. Les stocks de lait congelés sont moins appréciés que le lait tiré la veille pour le lendemain. Je tire mon lait au bureau tous les jours jusqu’à ses 15 mois. Il boira du lait maternel à la crèche jusqu’à ses 18 mois. Aujourd’hui, il a 26 mois. Il est toujours allaité, ne fait toujours pas mes nuits. Son petit frère a 2 mois, nous découvrons le coallaitement. Les injonctions à lui introduire un biberon et une tétine pour éviter les problèmes de l’aîné ont commencé bien avant sa naissance. (Quand bébé est malade, ce sont les grands-parents qui le gardent et donner au verre c’est moins sympa qu’un biberon pour eux…). Et pourtant, il n’en sera rien. Beaucoup mieux informée, je ne prendrai aucun risque pour cet allaitement. Je refuse une confusion sein tétine et mon grand m’a prouvé que les biberons ne sont pas absolument nécessaires pour être gardé. Le petit apprendra aussi à boire au verre quand le spectre de la reprise du travail approchera. Et les grands-parents s’y feront, comme ils s’y sont faits pour le grand ! »

Témoignage de Julia, 27 ans, maman de Rafael, 11 mois : 

b0fc95c1-72e6-430d-8e7e-bbd946aec95c« Rafael avait 4 mois lorsque j’ai repris le travail. 1 mois et demi avant ma reprise nous avons tout essayé : biberons de plusieurs marques, tasse, seringue, soft cup, DAL. Rien n’y fait ; Rafael ne veut que le sein. Mon médecin me répétait sans cesse de ne pas m’inquiéter , un bébé ça ne se laisse pas mourir de faim. J’ai donc repris le travail la boule au ventre ; mon bébé ne mangeant que quelques cuillères de purée en mon absence. Les personnes gardant Rafael ont tentées, en mon absence, de lui donner mon lait, en vain…Rafael refuse aujourd’hui toujours catégoriquement le biberon. Malgré les difficultés liées au fait que Rafael ne boive pas de lait en mon absence, sa courbe de poids est toujours restée correcte. Il tête toujours le matin avant que je parte travailler et quand je rentre. Lorsque je suis présente, il tête à la demande. La diversification étant avancée, je suis moins stressée qu’auparavant et notre aventure lactée se poursuit avec bonheur ! »

Témoignage de Louise, 25 ans, maman d’une petite fille de 15 mois : 

1de02eba-d087-4faf-a68b-f4e63c985cd2« J’ai eu la chance de reprendre le travail au 6 mois de ma fille. Je voulais continuer d’allaiter alors j’ai loué mon tire lait, fais du stock en amont. Le premier jour j’ai laissé ma fille chez nounou seulement la matinée. Elle n’avait pas bu de lait mais elle avait tété le matin donc ça ne m’a pas inquiétée. J’avais décidé de commencer la diversification à 5 mois pour que la nounou puisse donner autre chose si nécessaire (bien évidemment je rappelle que l’OMS préconise 6 mois!!). Le jour de ma reprise, je l’avais réveillée pour qu’elle tète avant mon départ, j’avais donné 200 ml de lait pour la journée + 200 ml de lait congelé à déposer dans son congélateur « au cas ou ». Je la récupère le soir, nounou me dit qu’elle n’a rien bu à la tasse 360 donc elle a essayé avec la pipette du doliprane. Elle a bu 10 ml. Et moi qui tirait des 300 ml au boulot ! Je ne savais pas trop quoi en faire… je ne me suis pas inquiétée pour ma fille car j’avais lu qu’elle pouvait se priver de lait la journée. En effet, la nuit elle tétait énormément pour compenser! Et la journée elle mangeait un repas + yaourt et une compote ( attention, les laitages peuvent entraîner un sevrage). Aujourd’hui, elle est toujours allaité à la demande en ma présence, et ne boit toujours pas de lait en mon absence ! ».

Témoignage de Sophie, 30 ans, maman d’une petite fille de 19 mois : 

« Pour nous ça a été allaitement exclusif à la demande, étant en congé parental donc 24h/24h avec bébé je n’ai jamais eu besoin de tirer mon lait pour lui donner. Mais voilà bébé a 9 mois et je dois reprendre le boulot à mi-temps. Elle sera gardée par son papa les 2 jours travaillés. Quelque temps avant la reprise on se dit qu’on va essayer le biberon, je suis contre à cause de la confusion mais mon mari insiste un peu donc je le laisse tenter. Je tire mon lait mais c’est un refus total de la part de ma fille… On essaie d’autre contenant : tasse à bec, verre, pipette… Bref échec total. J’ai même essayé les flans au LM. On se dit qu’elle a besoin de temps que ça viendra mais en fait non, il n’y a que le lait à la source qu’elle accepte. Par chance je travail à quelques minutes de la maison donc je rentre le midi pour la tétée afin d’éviter qu’elle ne manque trop. De plus ma fille a un retard alimentaire sûrement dû à un trouble de l’oralité. Donc à ce moment là mis à part le lait il est très difficile de la faire manger… pas facile pour nous parents de voir son enfant refuser de se nourrir et de ne pas accepter au moins son lait. Petit à petit, ils trouvent leur équilibre, il arrive à lui donner un peu de yaourt et de biscuit pour la faire patienter le temps que je rentre à midi. Ça a été dur pour bébé et pour papa le temps de trouver leur marques et leurs habitudes mais aujourd’hui ça va très bien. 19 mois d’allaitement toujours à la source ! Pour un deuxième enfant je pense que j’essaierai d’introduire plus tôt mon lait (pas au biberon) afin d’essayer de l’habituer à prendre le lait autrement qu’à la source afin de ne pas revivre les mêmes difficultés. »

Témoignage d’Alison, maman d’une petite fille de 26 mois :

f92efe2e-c159-4acd-bcf5-a8870651f24c« J’ai repris le travail à mi temps (2,5 jours par semaine) quand ma fille allait avoir 4 mois. Elle est gardée en micro crèche. Elle a toujours refusée de prendre mon lait autrement qu’au sein. Je lui donnais une tétée en arrivant à la crèche (crèche au top
qui a un fauteuil dans une pièce pour les mamans allaitantes) et puis j’y retournais le midi pendant ma pause pour lui donner une autre tétée. C’était la course pour moi le midi car entre la route et le temps de tétée il me restait à peine 10min pour manger. Mais ce temps de ressourcement ensemble nous faisait beaucoup de bien. C’était dur pour elle d’attendre jusque 12h que j’arrive, vers 11h elle commencée à s’impatienter. Le personnel de la crèche à tout tenté pour lui donner mon lait (c’était du lait frais et non congelé donc pas de problème de lipases). Elles ont essayé au biberon cuillère, à la tasse, à la tasse à bec dur et même au biberon avec différentes tétines, elles ont essayé plus chaud, moins chaud, dans différentes positions dans les bras, dans le transat, dans le fauteuil où je lui donnais la tétée. Les 2 premiers mois ont été compliqués, une fois je n’ai pas pu venir le midi, je suis passée dans l’après-midi, elle est restée près de 6h sans rien dans le ventre. A ses 6 mois et demi, nous avons commencé la DME. A partir de là c’était plus simple car elle avait à manger pour patienter et je venais toujours le midi la nourrir au sein. Mon mari la récupèrait vers 15h et elle prenait le goûter avec lui. Avec la DME on lui a proposé de l’eau au repas et goûter dans une tasse à bec dur. Un jour j’ai proposé à mon mari de lui mettre mon lait au lieu de l’eau et elle a accepté de le boire ainsi. Nous avons proposé de faire la même chose à la crèche (d’autant plus que c’était les même tasses à bec dur de notre ami suédois) mais elle refusait quand même de prendre mon lait.
Vers ses 7 mois elle avait donc la tétée du matin et du midi à la crèche et 15h mon lait à la tasse. Et ce n’était que 2 jours par semaine. De mon côté, les jours où je travaillais je tirais également en fin d’après-midi une fois mon lait. C’était frustrant au début de tirer sans qu’elle ne le prenne, elle a eu des bons bains lactés avec tout ça 🙂 J’ai continué à aller la nourrir le midi à la crèche jusqu’à ses 14 mois. Maintenant elle a 26 mois et elle a toujours la tétée quand on arrive à la crèche le matin. Même si elle a tété au réveil, elle a besoin de ce moment entre nous avant de se quitter, ça fait partie de son rituel de séparation. Et la tétée des retrouvailles est clairement la plus importante au monde pour elle. A partir de septembre je reprends à 70% le boulot mais maintenant il n’y a plus de soucis, je ne tire plus mon lait depuis ses 18 mois et elle passe la journée sans mon lait quand je ne suis pas avec elle. Et les jours où l’on est ensemble c’est des tétées toutes les heures ! »

Témoignage d’Astrid, maman d’Adrienne, 16 mois : 

2a36a9ec-401e-4109-b369-d888f112f588« J’ai repris le travail quand Adrienne, ma deuxième fille, avait 5 mois. Je suis en libéral et je travaille 4 jours par semaine. J’avais vaguement essayé de lui donner un biberon avant ma reprise mais elle le refusait et cela me contrariait de ne pas profiter à fond de mon temps d’allaitement exclusif. Je n’ai donc pas insisté en me disant qu’elle s’habituerait à se nourrir différemment quand elle serait gardée et que je continuerai de l’allaiter à 100% quand elle serait avec moi. Sauf qu’elle a catégoriquement refusé les biberons (de lait maternel) à la crèche, ainsi que tout autre contenant. Sa référante peinait à lui donner quelques millilitres à la petite cuillère. Nous avons donc testé les flans de lait maternel que je faisais chaque soir pour le lendemain et elle les a accepté ! Elle se rattrapait également bien en tétant le soir et la nuit. Nous essayons toujours de lui donner sous différentes formes liquides car soyons honnête entre le tire-lait, le travail et les nombreuses tétées nocturnes, les 10 minutes de cuisine de flan c’était les 10 minutes de trop… Au bout de 2 mois nous avons réessayé le lait maternel à la tasse et elle l’a accepté ! »

Témoignage de Floriane, maman d’une petite fille de 17 mois : 

a04c1863-dc83-4af9-b4d2-0efbd5c1a22b« J’ai repris le travail en deux fois :
– La première fois, ce n’était que pour 4 jours de reprise avant les grandes vacances scolaires, ma fille avait 4 mois. Elle avait été gardé quelques heures par ma mère auparavant et celle-ci avait pris une semaine de vacances afin que je puisse reprendre le travail, question administrative oblige. Nous avions à ce moment là essayé de lui donner mon lait à l’aide d’un gobelet, nous avions fait ce choix car ayant déjà une sucette, nous ne voulions pas multiplier les risques potentiels de confusion en introduisant un biberon. Elle en prenait peu, beaucoup finissait à côté et cela se faisait à chaque fois dans les hurlements, bien loin de l’apaisement du tétou. Étant professeur des écoles et n’ayant plus d’élèves pour cette dernière semaine de l’année ma mère profitait de notre pause méridienne pour amener ma fille à l’école afin que je la fasse téter. Elle tétait donc la nuit, le matin avant 8h, heure de mon départ, vers 11h30, vers 13h30, après 17h une fois rentrée et en illimité jusqu’au lendemain. Ma mère devait donc lui donner du lait une fois dans la matinée et une fois dans l’après-midi. Ce fut dur et laborieux car elle n’en voulait pas de cette manière et elle finit le dernier jour par se caler sur les moments où j’étais là pour téter, ne réclamant rien entre temps.
– Face à cette situation et les deux mois nous séparant de son adaptation chez la nounou, nous avons choisi de profiter le l’été pour tester d’autres contenants : verre à bec dur nuby, tasse 360, tasse à bec dur twistshake, softcup. Le système de la softcup comme celui du gobelet ne lui convenait pas elle ne lapait pas et s’énervait. La tasse 360, la twistshake et leurs systèmes d’aspiration étaient trop complexes pour elle (depuis ses 8-10 mois ils sont devenus ses favoris mais pas avant). Le seul plutôt concluant était donc le verre à bec dur nuby, pas de valve donc un débit rapide lorsque le verre était trop penché (mais tjrs moins fort que mon REF!!) et un bec un peu large et long pour une aussi petite bouche, ma fille ayant choisi celui là nous avons donc fonctionné avec, mais les prises restaient peu conséquentes même en mon absence.
A un mois de la reprise, sans grand changement et voyant arriver la reprise à grand pas, nous avons décidé de commencer la diversification. Nous souhaitions à la base faire une DME mais les responsables du mode d’accueil étaient radicalement contre. Nous avons donc commencé une diversification « classique » à ses 5 mois pour deux raisons principales : 1) permettre à ma fille de découvrir les purées avec ses deux parents en vacances, sereinement et à son rythme et 2) pouvoir la confier un mois plus tard à sa nounou avec une possibilité de la nourrir supplémentaire et différente du verre à bec qu’elle ne prenait que très mal. La diversification se passe dans les règles de l’art malgré quelques maux de ventre, elle mange, elle tète et la rentrée arrive donc. En accord avec la pédiatre nous attendons le 7ème mois pour introduire les laitages car je fais moi même une intolérance aux produits laitiers de vache, plutôt faible mais qui m’a contrainte à arrêter tout produit en contenant dans mon enfance. Comme actuellement je mange quelques fromages et produits industriels en contenant, elle est donc en contact avec via mon lait depuis la naissance. L’adaptation se fait donc, tranquillement, la nounou est super et à l’écoute. Elle l’accompagne dans ses besoins. Elle mange bien mais ne prend toujours que très peu de lait au verre, je ne m’en inquiète pas car elle se rattrape le soir et la nuit. Cela inquiète par contre les directrices responsables du multi-accueil familial qui me convoquent à l’occasion de la signature du contrat dans leur bureau… Mon jugement dernier, le jugement du tribunal d’Osiris, appelons ça comme on veut, le fait est qu’après m’avoir expliqué que ma fille n’avait pas la quantité journalière de lait (n’écoutant pas le fait qu’elle tétait pour se rattraper le soir et la nuit, que sa courbe de poids continuait de grimper, que ses couches étaient toujours mouillées,..), que la confusion sein-tétine était un mythe, qu’elle n’existait pas, elle me demandèrent de fournir un biberon pour le lundi suivant en ayant « profité » du week-end pour « l’entraîner » à boire avec. Je ressors donc de ce rdv dépitée, énervée contre ces personnes non formées ni informées alors que ce sont des professionnelles et je m’effondre dans ma voiture pleurant toutes les larmes de mon corps pour cet allaitement que je vais risquer de gâcher, de sacrifier à cause d’elles et d’un fichu biberon. Après plusieurs recherches, quelques échanges je décide d’acheter le biberon calma de Medela (qui éviterait la confusion de débit) pour moi c’est un peu comme choisir entre la peste et le choléra, je n’en ai strictement pas envie, c’est un branle-bas de combat pour en trouver un près de chez moi, j’appelle un bon nombre de pharmacies, j’en achète deux. Ma fille le teste, elle le prend mais pas mieux que le verre, je laisse les deux contenant à la nounou pour qu’elle le constate et qu’elle avise. En parallèle, le moment étant venu, nous commençons donc les laitages à la maison en variant au maximum l’origine (vache, brebis, chèvre), j’essaye également le « flan au lait maternel » dont la texture est refusée en bloc par ma fille et dont la préparation maison n’était pas conforme pour que la nounou puisse le donner. Au bout de 15 jours et après plusieurs refus catégoriques du biberon chez la nounou, le lait est donc remplacé par des laitages d’origines variées. Elle ne voulait et ne veut toujours mon lait qu’à la source, point final. Le biberon est remisé au placard, le tire-lait également car je ne ressens plus le besoin de tirer en journée. Elle tête donc à la demande de 18h à 7h le matin les 3 jours où elle est gardée, ses repas de la journée sont donc complétés avec des laitages et les 4 jours restants c’est tétées à volonté. A ce jour, à bientôt 17 mois, les tétées de nuit ont disparues ou presque (sauf cas de force majeure, dents, fièvre and co), elle continue de téter matin et soir quand elle est gardée et en journée quand elle le réclame quand nous sommes ensemble.  Avec un petit frère ou une petite sœur qui arrivera dans un peu plus de 6 mois, j’espère continuer cette aventure aussi longtemps qu’elle en éprouvera le besoin et je l’espère pouvoir la poursuivre à trois. Si je devais en retenir une chose c’est qu’au lieu de m’épuiser en recherches et en essais infructueux, j’aurais dû avoir plus confiance en elle, en moi, c’est ce qu’on appelle grandir en tant que mère. »

 

 

allaitement, La Tribu des Parents

Allaitement et Fêtes : puis-je boire et manger de tout ?

Les fêtes approchent à grands pas, vous vous êtes privé de beaucoup de choses pendant les fêtes précédentes si vous étiez enceinte et maintenant vous allaitez.. Or Tata Ginette et mamie Josette vous ont dit qu’en allaitant, vous allez encore devoir vous priver !

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Qu’en est-il réellement ?

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