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Allaitement et séparation : bébé refuse le biberon, 10 témoignages de mamans

Lorsqu’il est question de séparation et d’allaitement lors d’absences ou lors de la reprise du travail de la mère, la première alternative au sein qui nous vient à l’esprit est le sacro-saint biberon ! Or, les parents peuvent vouloir éviter ce contenant pour des raisons liées au risque de confusion mais il peut aussi arriver que bébé le refuse tout bonnement ! Nous avons déjà vu quelles alternatives s’offraient à nous en termes de contenants, ici. Mais le plus intéressant lorsqu’on souhaite s’informer c’est de lire des partages d’expériences ! Je vous propose donc dans cet article, 10 témoignages de super-mamans qui ont soit dû se résigner à ne rien donner en substitut à leurs bébés, soit dû trouver des solutions alternatives pour les nourrir en leur absence !

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Témoignage de Julie, 27 maman de Léo, 20 mois :

img_7899« J’ai eu la chance de pouvoir prendre un congé parental de 6 mois après mon congé maternité ce qui m’a permis de reprendre le travail aux 9 mois de Léo. Nous avons la chance que Léo soit gardé en famille. Mais voilà Léo refusait absolument tous les contenants autres que le sein. Nous avons testé la tasse à bec dur, la pipette, la cuillère et la baby cup. Lorsque je m’absentais quelques heures avant de reprendre le travail c’était une source d’angoisse pour moi de savoir que mon bébé patientait. Nous avons même décidé de tenter le biberon Calma de chez Medela en étant bien conscient du gros risque de confusion sein tétine, chose qu’il a également totalement refusé (et je l’avoue je préfère qu’il n’ait pas de biberons). Puis nous avons décidé avec son papa de lâcher prise. La reprise du travail arrivant, j’avais prévu du stock de lait tiré que je donnais à la personne qui le gardait ainsi qu’une tasse à bec dur. Les premiers jours il n’a rien voulu prendre et attendait patiemment les tétés retrouvailles. Puis avec beaucoup de patience et d’explications, il a petit à petit accepté la tasse à bec mais sans l’anti-fuite car Léo ne sait pas téter autrement qu’au sein (et c’est toujours le cas aujourd’hui). Attention la tasse à bec et notamment sans anti-fuite comporte également un risque de confusion, comme beaucoup de contenant d’ailleurs. Mais nous avons fait ce choix qui avait l’air de plutôt lui convenir. Il a toujours bu de petites quantités de lait en mon absence et toujours à température ambiante voir même un peu frais. Puis nous sommes progressivement passés à la tasse 360 de chez Munchkin. C’est d’ailleurs celle qu’il utilise encore à l’heure actuelle. Aux environs de ses 1 an et, lorsqu’il était diversifié, j’ai arrêté de fournir du lait (mais pas arrêté les tirages, merci l’hyperlactation). Aujourd’hui, à 20 mois, il ne boit plus de lait en journée en mon absence. Il tète le matin, le soir et la nuit. Faîtes confiance à votre bébé et lâchez prise et vous verrez tout ira bien. »

Témoignage d’Eloise, 28 ans, maman de June et de Masha, 14 mois : 

46aba27b-5c92-4650-a199-d308d05f3650Lorsque j’ai repris le travail de nuit en 12h, j’ai repris à mi-temps. Masha avait  presque 6 mois, pas encore diversifiée et notre allaitement exclusif se déroulait à merveille. Un fort lien s’était créé, si fort qu’elle ne voulait boire qu’à la source.. Je ne pouvais pas lui en vouloir d’avoir un lait pile poil à 37 degrés et adapté a ses besoins du moment. Mais 13h en mon absence, si petite, je trouvais que ça faisait long pour un jeun ! Peu avant ma reprise, on a fait plusieurs essais. J’avais loué un tire lait à la pharmacie et je tirais mon lait juste avant de lui proposer pour que le lait soit « frais » (décongelé, le lait a un léger goût différent). Nous avons essayé avec différents contenants, mais elle ne faisait que grimacer et les repousser. Donné par le papa ou moi, avec ou sans ma présence n’a rien changé non plus. Nous avons laissé tomber, je ne voulais pas que ça en devienne une obsession et surtout je me disais que face à 13h sans la source elle n’aurait pas d’autre choix.. pfff c’était sans connaître son côté déterminé ! Elle n’a jamais pris une goutte de lait, c’était grève de la faim et de la soif ! Chaque nuit travaillée, je partais la boule au ventre, ne pouvant pas la nourrir, la réconforter.. j’en arrivait à culpabiliser de la laisser le soir. Bien sûr le matin à peine arrivée, elle se jetait sur moi, enfin sur mon sein ! J’ai une énorme chance d’avoir son papa qui a été d’un soutien sans failles et avec qui je pouvais partager mes émotions, ce bonheur de reprendre le travail que j’aime tant et la culpabilité que chaque maman connaît. Les semaines passaient et se ressemblaient. Nous avons essayé tous les contenants possibles et imaginables, les flans, yaourt, chaud, froid, tiède, différent goût rien. Elle ne voulait pas de mon lait dans un autre contenant qu’à la source. Et ne voulait pas d’autre aliment non plus. Elle refusait le moindre légume ou fruit ou laitage spécial bébé. Ça a vraiment été une période difficile, de remise en questions. Qu’est ce qu’on fait de mal ? Un problème mécanique de déglutition ? Phobie alimentaire ? Un fort caractère ? Sa façon de me dire je ne veux que toi maman ? Nous ne voulions pas la forcer, la braquer ni en faire une obsession mais je partais en me demandant ce qu’elle allait manger et mon mari se demandait comment il allait gérer la nuit en entendant son estomac gargouiller ! Donc au final ça en devenait une obsession..puis au alentour de 10 mois elle a commencé à accepter mon lait dans une tasse 360. Alléluia ! Chaque nuit travaillée, je tirais mon lait pour « vidanger » mes seins. J’avais un REF et une bonne lactation donc pas besoin de stimuler, simplement de les vider. Mon stock de lait au congèl commençait sérieusement à grimper et je me demandais s’il allait servir un jour. Elle prenait quelques gorgées par-ci par-là, mais au moins elle se nourrissait. Et niveau diversification elle n’acceptait que le camembert ! Allaitée exclusivement à 10 mois, la courbe de poids a commencé à ne pas suivre.  Alors lorsque j’allais à la visite chez le médecin, il fallait que je m’arme d’arguments pour lui prouver que j’avais raison de suivre le rythme de ma fille.  Si elle ne veut pas, c’est qu’elle n’est pas prête ! Aux 1 an de Masha, je suis passée en temps plein toujours de nuit. Maintenant je pars le cœur léger au travail. Elle ne fait pas ses nuits et donc prends toujours mon lait dans la tasse 360 lorsqu’elle se réveille et cherche le sein de mon mari. Elle est toujours en dessous de la courbe de poids ce qui fait flipper mon médecin ! Mais j’ai décidé de lui mentir et de lui dire qu’elle dévore des petits pots entiers ! Haha ! Et bien sûr open(ni)bar comme dirait Sonja ! C’est un bébé en pleine forme qui mange actuellement de tout ! Ce qui me conforte dans l’idée que c’est son rythme à elle, et nous on s’adapte et on évolue avec elle. Si je peux donner deux conseils c’est  : patience et confiance. »

Témoignage de Camille, 34 ans maman de Mellina, 29 mois :

4bf3d9ce-9ef7-46b7-aeb7-942d3cb59736« J’ai pris un congé parental jusqu’au 11 mois de la puce. Mellina a toujours été allaitée à la demande et n’a jamais voulu prendre le biberon. On a commencé la diversification classique à ses 6 mois mais ça n’a pas été un grand succès. Elle mangeait très peu voire quasiment rien. Je commençais à m’inquiéter énormément pour la reprise du boulot. Je tirais quand même mon lait pour avoir des stocks. J’ai commencé à la maison à lui donner un peu de mon lait dans les petits pots de yaourt en verre de la marque la Laitière. Je trouvais le contenu adapté à ses petites mains. Le but c’était que chez la nounou elle puisse boire le lait comme ça. Je lui préparais aussi de la semoule au lait maternelle. Les débuts chez la nounou ont été compliqués. Il y a même un jour où elle avait refusé le lait dans le verre. Mais j’avais toujours lu qu’un bébé ne se laissait pas mourir de faim donc j’essayais de garder mon calme. Au final, tout s’est bien passé. Mellina a appris à boire seule avec la petite tasse et elle s’est mise à manger de plus en plus. Même si la journée elle ne mangeait pas énormément elle se rattrapait bien en fin de journée. Aujourd’hui, à 26 mois elle est encore allaitée 🙂 »

Témoignage d’Amandine, 29 ans, maman d’un garçon de 2 ans et 4 mois : 

9e594435-8fec-4969-bff6-51583afbfce9-1« Mon aîné est né avec un beau torticolis rendant les débuts de notre aventure lactée assez difficiles : bouts de sein, compléments avec un Dal et tirage après chaque tétée pour pouvoir complémenter, crevasses… l’allaitement était un incontournable pour moi et je ne me voyais pas arrêter, sous aucun prétexte. Quand enfin les problèmes ont été résolus, la famille m’a poussée à donner mon lait en biberon « sinon j’en ferai un bébé impossible à garder » et « il ne faut pas que je sois égoïste ». La reprise du travail était planifiée pour ses 6 mois, la pédiatre a confirmé les injonctions familiales et m’a dit qu’il était temps de le préparer pour la crèche lors de la visite des 3 mois. La confusion sein/tétine serait un mythe dont les sages-femmes parlent car le vrai problème des bouts de sein utilisés au départ est la stimulation de la lactation. La preuve : il tète désormais sans et il a pas de souci… Convaincue que le biberon est indispensable pour la garde en crèche et par les divers conseils reçus, j’ai donné un pot de lait à papa et un biberon. Premiers signes de faim, papa s’installe confortablement dans le fauteuil, impatient de nourrir son fils et de tester ce dont tous les papas parlent : le vrai rôle du père, donner le biberon. Bien sûr, pas simple pour une première. Bébé s’est tortillé dans tous les sens, il a hurlé et cherché à téter. Papa a abandonné un peu triste mais résolu à recommencer. Il a essayé tous les jours pendant 15 jours. Puis on s’est dit que rien ne pressait et que bébé devait peut-être grandir encore un peu. En vacances, bébé avait 5 mois, il était temps de réessayer.  Papa a tenté sa chance, tatie venue avec nous aussi, grand-mère et grand-père aussi… tous ont eu le même résultat : une soupe de grimaces puis une crise de larmes. Vient le temps de l’adaptation à la crèche. Les puéricultrices me rassurent tout de suite : beaucoup de bébés refusent le biberon en famille et le prennent sans problème à la crèche. Et s’il faisait partie des enfants qui refusent catégoriquement le biberon,  elles connaissent des alternatives. Puis enfin, s’il refuse de manger à la crèche, il se rattraperait avec moi et ne se laisserait pas mourir de faim. Premiers jours de crèche, essais de plusieurs marques de biberons. Bébé refuse tout et boit peu de mon lait. Les nuits sont difficiles mais il est diversifié : il mange sans problème les repas solides à la crèche ce qui me rassure. Les puéricultrices tentent aussi la cuillère et le verre pour donner mon lait. Et là, révélation. Mon bébé sait boire au verre, il se met à boire entre 180 et 250 ml de lait maternel à la crèche. Les nuits restent difficiles et je comprends vite que ce sera désormais notre rythme : les tétées nocturnes sont plus affectives que nourricières. Les stocks de lait congelés sont moins appréciés que le lait tiré la veille pour le lendemain. Je tire mon lait au bureau tous les jours jusqu’à ses 15 mois. Il boira du lait maternel à la crèche jusqu’à ses 18 mois. Aujourd’hui, il a 26 mois. Il est toujours allaité, ne fait toujours pas mes nuits. Son petit frère a 2 mois, nous découvrons le coallaitement. Les injonctions à lui introduire un biberon et une tétine pour éviter les problèmes de l’aîné ont commencé bien avant sa naissance. (Quand bébé est malade, ce sont les grands-parents qui le gardent et donner au verre c’est moins sympa qu’un biberon pour eux…). Et pourtant, il n’en sera rien. Beaucoup mieux informée, je ne prendrai aucun risque pour cet allaitement. Je refuse une confusion sein tétine et mon grand m’a prouvé que les biberons ne sont pas absolument nécessaires pour être gardé. Le petit apprendra aussi à boire au verre quand le spectre de la reprise du travail approchera. Et les grands-parents s’y feront, comme ils s’y sont faits pour le grand ! »

Témoignage de Julia, 27 ans, maman de Rafael, 11 mois : 

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Témoignage de Louise, 25 ans, maman d’une petite fille de 15 mois : 

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Témoignage de Sophie, 30 ans, maman d’une petite fille de 19 mois : 

« Pour nous ça a été allaitement exclusif à la demande, étant en congé parental donc 24h/24h avec bébé je n’ai jamais eu besoin de tirer mon lait pour lui donner. Mais voilà bébé a 9 mois et je dois reprendre le boulot à mi-temps. Elle sera gardée par son papa les 2 jours travaillés. Quelque temps avant la reprise on se dit qu’on va essayer le biberon, je suis contre à cause de la confusion mais mon mari insiste un peu donc je le laisse tenter. Je tire mon lait mais c’est un refus total de la part de ma fille… On essaie d’autre contenant : tasse à bec, verre, pipette… Bref échec total. J’ai même essayé les flans au LM. On se dit qu’elle a besoin de temps que ça viendra mais en fait non, il n’y a que le lait à la source qu’elle accepte. Par chance je travail à quelques minutes de la maison donc je rentre le midi pour la tétée afin d’éviter qu’elle ne manque trop. De plus ma fille a un retard alimentaire sûrement dû à un trouble de l’oralité. Donc à ce moment là mis à part le lait il est très difficile de la faire manger… pas facile pour nous parents de voir son enfant refuser de se nourrir et de ne pas accepter au moins son lait. Petit à petit, ils trouvent leur équilibre, il arrive à lui donner un peu de yaourt et de biscuit pour la faire patienter le temps que je rentre à midi. Ça a été dur pour bébé et pour papa le temps de trouver leur marques et leurs habitudes mais aujourd’hui ça va très bien. 19 mois d’allaitement toujours à la source ! Pour un deuxième enfant je pense que j’essaierai d’introduire plus tôt mon lait (pas au biberon) afin d’essayer de l’habituer à prendre le lait autrement qu’à la source afin de ne pas revivre les mêmes difficultés. »

Témoignage d’Alison, maman d’une petite fille de 26 mois :

f92efe2e-c159-4acd-bcf5-a8870651f24c« J’ai repris le travail à mi temps (2,5 jours par semaine) quand ma fille allait avoir 4 mois. Elle est gardée en micro crèche. Elle a toujours refusée de prendre mon lait autrement qu’au sein. Je lui donnais une tétée en arrivant à la crèche (crèche au top
qui a un fauteuil dans une pièce pour les mamans allaitantes) et puis j’y retournais le midi pendant ma pause pour lui donner une autre tétée. C’était la course pour moi le midi car entre la route et le temps de tétée il me restait à peine 10min pour manger. Mais ce temps de ressourcement ensemble nous faisait beaucoup de bien. C’était dur pour elle d’attendre jusque 12h que j’arrive, vers 11h elle commencée à s’impatienter. Le personnel de la crèche à tout tenté pour lui donner mon lait (c’était du lait frais et non congelé donc pas de problème de lipases). Elles ont essayé au biberon cuillère, à la tasse, à la tasse à bec dur et même au biberon avec différentes tétines, elles ont essayé plus chaud, moins chaud, dans différentes positions dans les bras, dans le transat, dans le fauteuil où je lui donnais la tétée. Les 2 premiers mois ont été compliqués, une fois je n’ai pas pu venir le midi, je suis passée dans l’après-midi, elle est restée près de 6h sans rien dans le ventre. A ses 6 mois et demi, nous avons commencé la DME. A partir de là c’était plus simple car elle avait à manger pour patienter et je venais toujours le midi la nourrir au sein. Mon mari la récupèrait vers 15h et elle prenait le goûter avec lui. Avec la DME on lui a proposé de l’eau au repas et goûter dans une tasse à bec dur. Un jour j’ai proposé à mon mari de lui mettre mon lait au lieu de l’eau et elle a accepté de le boire ainsi. Nous avons proposé de faire la même chose à la crèche (d’autant plus que c’était les même tasses à bec dur de notre ami suédois) mais elle refusait quand même de prendre mon lait.
Vers ses 7 mois elle avait donc la tétée du matin et du midi à la crèche et 15h mon lait à la tasse. Et ce n’était que 2 jours par semaine. De mon côté, les jours où je travaillais je tirais également en fin d’après-midi une fois mon lait. C’était frustrant au début de tirer sans qu’elle ne le prenne, elle a eu des bons bains lactés avec tout ça 🙂 J’ai continué à aller la nourrir le midi à la crèche jusqu’à ses 14 mois. Maintenant elle a 26 mois et elle a toujours la tétée quand on arrive à la crèche le matin. Même si elle a tété au réveil, elle a besoin de ce moment entre nous avant de se quitter, ça fait partie de son rituel de séparation. Et la tétée des retrouvailles est clairement la plus importante au monde pour elle. A partir de septembre je reprends à 70% le boulot mais maintenant il n’y a plus de soucis, je ne tire plus mon lait depuis ses 18 mois et elle passe la journée sans mon lait quand je ne suis pas avec elle. Et les jours où l’on est ensemble c’est des tétées toutes les heures ! »

Témoignage d’Astrid, maman d’Adrienne, 16 mois : 

2a36a9ec-401e-4109-b369-d888f112f588« J’ai repris le travail quand Adrienne, ma deuxième fille, avait 5 mois. Je suis en libéral et je travaille 4 jours par semaine. J’avais vaguement essayé de lui donner un biberon avant ma reprise mais elle le refusait et cela me contrariait de ne pas profiter à fond de mon temps d’allaitement exclusif. Je n’ai donc pas insisté en me disant qu’elle s’habituerait à se nourrir différemment quand elle serait gardée et que je continuerai de l’allaiter à 100% quand elle serait avec moi. Sauf qu’elle a catégoriquement refusé les biberons (de lait maternel) à la crèche, ainsi que tout autre contenant. Sa référante peinait à lui donner quelques millilitres à la petite cuillère. Nous avons donc testé les flans de lait maternel que je faisais chaque soir pour le lendemain et elle les a accepté ! Elle se rattrapait également bien en tétant le soir et la nuit. Nous essayons toujours de lui donner sous différentes formes liquides car soyons honnête entre le tire-lait, le travail et les nombreuses tétées nocturnes, les 10 minutes de cuisine de flan c’était les 10 minutes de trop… Au bout de 2 mois nous avons réessayé le lait maternel à la tasse et elle l’a accepté ! »

Témoignage de Floriane, maman d’une petite fille de 17 mois : 

a04c1863-dc83-4af9-b4d2-0efbd5c1a22b« J’ai repris le travail en deux fois :
– La première fois, ce n’était que pour 4 jours de reprise avant les grandes vacances scolaires, ma fille avait 4 mois. Elle avait été gardé quelques heures par ma mère auparavant et celle-ci avait pris une semaine de vacances afin que je puisse reprendre le travail, question administrative oblige. Nous avions à ce moment là essayé de lui donner mon lait à l’aide d’un gobelet, nous avions fait ce choix car ayant déjà une sucette, nous ne voulions pas multiplier les risques potentiels de confusion en introduisant un biberon. Elle en prenait peu, beaucoup finissait à côté et cela se faisait à chaque fois dans les hurlements, bien loin de l’apaisement du tétou. Étant professeur des écoles et n’ayant plus d’élèves pour cette dernière semaine de l’année ma mère profitait de notre pause méridienne pour amener ma fille à l’école afin que je la fasse téter. Elle tétait donc la nuit, le matin avant 8h, heure de mon départ, vers 11h30, vers 13h30, après 17h une fois rentrée et en illimité jusqu’au lendemain. Ma mère devait donc lui donner du lait une fois dans la matinée et une fois dans l’après-midi. Ce fut dur et laborieux car elle n’en voulait pas de cette manière et elle finit le dernier jour par se caler sur les moments où j’étais là pour téter, ne réclamant rien entre temps.
– Face à cette situation et les deux mois nous séparant de son adaptation chez la nounou, nous avons choisi de profiter le l’été pour tester d’autres contenants : verre à bec dur nuby, tasse 360, tasse à bec dur twistshake, softcup. Le système de la softcup comme celui du gobelet ne lui convenait pas elle ne lapait pas et s’énervait. La tasse 360, la twistshake et leurs systèmes d’aspiration étaient trop complexes pour elle (depuis ses 8-10 mois ils sont devenus ses favoris mais pas avant). Le seul plutôt concluant était donc le verre à bec dur nuby, pas de valve donc un débit rapide lorsque le verre était trop penché (mais tjrs moins fort que mon REF!!) et un bec un peu large et long pour une aussi petite bouche, ma fille ayant choisi celui là nous avons donc fonctionné avec, mais les prises restaient peu conséquentes même en mon absence.
A un mois de la reprise, sans grand changement et voyant arriver la reprise à grand pas, nous avons décidé de commencer la diversification. Nous souhaitions à la base faire une DME mais les responsables du mode d’accueil étaient radicalement contre. Nous avons donc commencé une diversification « classique » à ses 5 mois pour deux raisons principales : 1) permettre à ma fille de découvrir les purées avec ses deux parents en vacances, sereinement et à son rythme et 2) pouvoir la confier un mois plus tard à sa nounou avec une possibilité de la nourrir supplémentaire et différente du verre à bec qu’elle ne prenait que très mal. La diversification se passe dans les règles de l’art malgré quelques maux de ventre, elle mange, elle tète et la rentrée arrive donc. En accord avec la pédiatre nous attendons le 7ème mois pour introduire les laitages car je fais moi même une intolérance aux produits laitiers de vache, plutôt faible mais qui m’a contrainte à arrêter tout produit en contenant dans mon enfance. Comme actuellement je mange quelques fromages et produits industriels en contenant, elle est donc en contact avec via mon lait depuis la naissance. L’adaptation se fait donc, tranquillement, la nounou est super et à l’écoute. Elle l’accompagne dans ses besoins. Elle mange bien mais ne prend toujours que très peu de lait au verre, je ne m’en inquiète pas car elle se rattrape le soir et la nuit. Cela inquiète par contre les directrices responsables du multi-accueil familial qui me convoquent à l’occasion de la signature du contrat dans leur bureau… Mon jugement dernier, le jugement du tribunal d’Osiris, appelons ça comme on veut, le fait est qu’après m’avoir expliqué que ma fille n’avait pas la quantité journalière de lait (n’écoutant pas le fait qu’elle tétait pour se rattraper le soir et la nuit, que sa courbe de poids continuait de grimper, que ses couches étaient toujours mouillées,..), que la confusion sein-tétine était un mythe, qu’elle n’existait pas, elle me demandèrent de fournir un biberon pour le lundi suivant en ayant « profité » du week-end pour « l’entraîner » à boire avec. Je ressors donc de ce rdv dépitée, énervée contre ces personnes non formées ni informées alors que ce sont des professionnelles et je m’effondre dans ma voiture pleurant toutes les larmes de mon corps pour cet allaitement que je vais risquer de gâcher, de sacrifier à cause d’elles et d’un fichu biberon. Après plusieurs recherches, quelques échanges je décide d’acheter le biberon calma de Medela (qui éviterait la confusion de débit) pour moi c’est un peu comme choisir entre la peste et le choléra, je n’en ai strictement pas envie, c’est un branle-bas de combat pour en trouver un près de chez moi, j’appelle un bon nombre de pharmacies, j’en achète deux. Ma fille le teste, elle le prend mais pas mieux que le verre, je laisse les deux contenant à la nounou pour qu’elle le constate et qu’elle avise. En parallèle, le moment étant venu, nous commençons donc les laitages à la maison en variant au maximum l’origine (vache, brebis, chèvre), j’essaye également le « flan au lait maternel » dont la texture est refusée en bloc par ma fille et dont la préparation maison n’était pas conforme pour que la nounou puisse le donner. Au bout de 15 jours et après plusieurs refus catégoriques du biberon chez la nounou, le lait est donc remplacé par des laitages d’origines variées. Elle ne voulait et ne veut toujours mon lait qu’à la source, point final. Le biberon est remisé au placard, le tire-lait également car je ne ressens plus le besoin de tirer en journée. Elle tête donc à la demande de 18h à 7h le matin les 3 jours où elle est gardée, ses repas de la journée sont donc complétés avec des laitages et les 4 jours restants c’est tétées à volonté. A ce jour, à bientôt 17 mois, les tétées de nuit ont disparues ou presque (sauf cas de force majeure, dents, fièvre and co), elle continue de téter matin et soir quand elle est gardée et en journée quand elle le réclame quand nous sommes ensemble.  Avec un petit frère ou une petite sœur qui arrivera dans un peu plus de 6 mois, j’espère continuer cette aventure aussi longtemps qu’elle en éprouvera le besoin et je l’espère pouvoir la poursuivre à trois. Si je devais en retenir une chose c’est qu’au lieu de m’épuiser en recherches et en essais infructueux, j’aurais dû avoir plus confiance en elle, en moi, c’est ce qu’on appelle grandir en tant que mère. »

 

 

allaitement, Allaitement et reprise du travail, La Tribu des Parents

Allaitement mixte : 10 témoignages de mamans

Ces témoignages ont été récoltés dans le cadre des articles sur l’allaitement et la reprise. Finalement, l’allaitement mixte concernant bon nombre de mamans en France, il mérite un article dédié sur le blog !

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Petit disclaimer pour les lactivistes qui s’aventureraient à lire cet article et à le commenter : nous sommes tous d’accord, et les mamans autrices des témoignages y compris, que le lait maternel est la meilleure alimentation pour nos enfants. On rappelle également que l’allaitement exclusif pendant 6 mois puis jusqu’à au moins 2 ans complété par une diversification, est préconisé et recommandé par tous les organismes nationaux et supranationaux (pour plus d’informations sur le sujet, c’est ici).

Petit disclaimer pour les biberonactivistes qui s’aventureraient à lire cet article et à le commenter : ce qui précède n’a pas été écrit pour vous faire culpabiliser.

On rappelle enfin les risques associés aux sevrage partiel et à la confusion sein/tétine, sur lesquels vous pouvez vous documenter ici.

Seulement voilà, parfois on ne sait pas et on n’obtient pas la bonne information; parfois on n’y arrive pas et on n’a personne pour nous aider; parfois on a des doutes et on a personne pour les dissiper; et parfois aussi, on a fait un choix en connaissance de cause et ce choix que l’autre a fait, qu’on le comprenne ou non, c’est le choix de l’autre et je n’ai aucun droit dessus autre que celui de le respecter.

Témoignage d’Eve, 30 ans, maman d’Ezra, 5 mois :

img_7780« Je suis passée à l’allaitement mixte à l’entrée en crèche au 3,5 mois d’Ezra. Après un essai infructueux, je pensais ne pas tirer suffisamment et n’ai donc pas choisi de tirer mon lait pour la crèche. On a tout de suite utilisé le biberon plutôt qu’une autre alternative car on était mal renseigné. Il y a 3 semaines, Ezra a fait une bronchiolite. Le remplaçant de notre docteur nous a dit: « privilégiez les biberons car téter le sein risque de trop le fatiguer et il va mal respirer, ça peut être dangereux ». Bim, gros coup de stress, on est désemparé et au moindre signe de fatigue ou de difficulté respiratoire pendant la tétée, on prend peur et on donne le biberon. Baisse de lactation, maladie, fatigue, stress, pas vraiment d’épanouissement au taff, etc… ont joué en défaveur de mon allaitement. Ezra vient d’avoir 5 mois et nous sommes en plein dans le pic de la confusion sein/tétine. Il tète mais la succion a beaucoup changé. Le lait vient difficilement, alors il s’énerve et se détourne du sein. On essaie de rectifier le tir mais c’est laborieux et j’ai envie de passer à autre chose pour ne plus pleurer et culpabiliser. On verra quel chemin nous suivrons. La chose la plus importante que j’ai envie de retenir de cette expérience, c’est que j’ai eu la chance de donner le meilleur à mon bébé. Ça n’aura peut être pas duré aussi longtemps que j’aurais voulu. Mais je l’ai fait. Peu importe les difficultés que l’on rencontre, il faut savoir garder confiance en soi et ne pas se culpabiliser. On ne peut pas être bon ou parfait partout. C’est une expérience de vie. Il faut juste en tirer les leçons. On fera différemment pour les prochains bébés à venir. »

Témoignage de Jenifer, 29 ans, doctorante en environnement, maman de Noah, 3 mois :

img_7781« La maternité est une vraie surprise et remplie d’imprévus. Si seulement on m’avait dit que je ne retournerai pas à la maison avec mon bébé ! Suite à une grossesse difficile et un accouchement très long et pénible (31h), j’espérais vraiment réussir mon allaitement. On a emmené mon bébé tout juste après l’avoir posé sur moi, quelque chose n’allait pas. Pneumothorax, arythmie cardiaque et œdème, ils l’ont tout de suite transféré dans un hôpital spécialisé. Il n’a pas pu manger pendant 3 jours. Trois jours où j’ai tiré le maximum de colostrum possible pour lui donner. Suite à son séjour d’une semaine en soins intensifs, notre petit Noah ne savait pas prendre le sein. La clinique d’allaitement n’a rien pu faire pour ça non plus. Même si je n’ai pas pu mettre mon bébé au sein, je voulais qu’il profite de mon lait. J’ai commencé à tirer mon lait 12 fois par jour. Les quantités n’étaient pas au rendez-vous mais j’ai continué. Aujourd’hui, il reçoit la moitié de mon lait au biberon et l’autre moitié de lait infantile. Quand des gens me disent d’abandonner, que ça ne sert à rien de m’obstiner, je leur réponds que je suis sa mère et que je sens au plus profond de moi que cette « moitié » de ration c’est déjà bien et que c’est ce que je peux faire de mieux pour lui. A toutes les mamans pour qui les choses ne se déroulent pas comme prévu, ne lâchez rien. Une infirmière m’a dit « Merci, c’est le meilleur que vous puissiez faire pour votre enfant », alors je vous le dis moi aussi, au nom de votre tout petit « Merci maman de m’offrir ce beau cadeau ». »

Témoignage d’Audrey, ingénieur, maman d’Agathe 15 mois :

img_7782« Avant même d’être enceinte je savais que j’allaiterai, pour moi la question ne se posait pas. Puis Agathe est née, les débuts d’allaitement ont été un peu compliqués et une fois la routine installée, une évidence, je ne me voyais pas du tout arrêter c’était tellement logique pour moi de lui donner le sein quand j’étais là. Je savais qu’il était possible de tirer son lait au travail, mais je ne me voyais pas le faire pour tout un tas de raisons. Alors j’ai essayé de m’informer au max sur l’allaitement mixte, j’étais très à l’aise avec l’idée de donner du LA si c’était en mon absence et si cela me permettait de prolonger mon allaitement. C’était un coup de poker, donner des biberons de LA chez la nounou (ou avec papa le mercredi) et le sein avec moi, soit le soir/nuit/matin, les weekends et pendant les vacances. Je savais que certaines y arrivaient mais je savais aussi que c’était pas gagné. J’ai repris le travail quand Agathe avait 3 mois, pendant les jours d’adaptation chez la nounou j’ai pu voir que je pouvais rester plusieurs heures sans tétées sans douleurs et sans fuites, un soulagement. J’avais des stocks de mon lait au congèl, Agathe prenait le biberon sans problèmes que ce soit mon lait ou du LA. L’aventure a commencé ainsi, c’est la nounou et le papa qui ont dû trouver le rythme des biberons. Agathe tétait au réveil ou avant de partir (entre 6 et 7h) et refusait de prendre un biberon avant midi, là elle prenait 210mL de LA et à 16h 150mL de mon lait ou LA. Elle attendait ensuite mon retour entre 18 et 19h (au début j’essayais de rentrer plus tôt). Assez rapidement est arrivé la période ou elle devait téter plus longtemps pour faire venir le lait et cela l’énervait beaucoup (le biberon n’aidant pas), on a pris le temps, on a donné quelques biberons le weekend et on a trouvé nos solutions, la tétée debout en marchant en attendant la montée de lait a été très utile. La diversification a beaucoup aidé et on a progressivement réduit les quantités de LA. A ses 9 mois, j’ai pris un mois de vacances où on a arrêté les biberons, aujourd’hui elle a presque 15 mois et nous poursuivrons un allaitement classique sans LA. »

Témoignage de Laury, 33 ans, maman d’une petite fille de 7 mois :

img_7783« A partir du moment où j’ai su que je voulais allaiter j’ai commencé à me documenter. J’avais peur mais je me sentais prête de toute façon j’étais déterminée. C’était sans compter sur les conseils datant d’une certaine époque et un mauvais départ. Accouchement par césarienne en urgence, complément donné avant la première tétée sans mon accord voilà comment a débuté mon allaitement. Par la suite bébé plus petit que prévu «qu’il faut compléter pour qu’il grossisse» plus quelques soucis de santé pour moi. Stressée et perdue j’écoute les pros de la maternité. Je me retrouve à faire un allaitement mixte sans le vouloir mais je me dis que c’est passager quand on rentrera tout ça sera fini. Finalement ça dure plus longtemps que prévu mais toujours déterminée je tente vers ses 3 mois de supprimer les compléments (je vous passe l’épisode RGO) j’y arrive de 6 compléments je suis à 2 voire 1 par jour. Entre temps je me décide à voir une conseillère en lactation qui m’encourage et me donne des astuces (DAL..). Mais visite du 4e mois et ma fille n’a pas pris un gramme, le pédiatre m’incite fortement à redonner des compléments, je sais au fond de moi que si je fais ça, un énième retour en arrière sera difficile mais j’ai encore de l’espoir et je cède. Je me dis qu’au moment de la diversification j’arrêterais les compléments. Concrètement aujourd’hui ma fille tète à la demande de jour comme de nuit comme depuis sa naissance mais elle a toujours des compléments de lait artificiel donné au biberon (je connais le risque de confusion sein-tétine). Les règles que je me suis fixées : j’attends au minimum 3h avant de lui donner un biberon et jamais la nuit pour ne pas faire plus de tort à ma lactation. Je regrette de ne pas avoir écouté mon instinct, mais je sais que j’apprends de mes erreurs et que faire le deuil d’un allaitement exclusif n’a pas été facile mais malgré cela cet allaitement fais partie de notre histoire depuis presque 7 mois. Mon souhait: l’allaiter le plus longtemps possible même si je suis consciente que ça peut s’arrêter à tout moment. Et pour le prochain, c’est sur, on fera différemment. »

Témoignage de Maéva, maman d’une petite fille de 5 mois :

img_7784« J’ai repris le travail un peu avant les 3 mois de ma fille, et j’ai réussi à l’allaiter exclusivement au sein pendant 4 mois. Mon stock de lait s’est très vite épuisé et j’angoissais qu’elle n’ait pas de quantités suffisantes chez nounou. Entre la fatigue de la reprise et le fait de ne pas pouvoir tirer au rythme des tétées habituelles (une à deux fois par jour avec un tire lait manuel au lieu de toutes les 2 heures), et pas suffisamment longtemps, je n’avais pas assez de lait pour le lendemain. Le soir et le matin, je tirais à l’électrique (bien mieux) si j’avais encore suffisamment de lait en plus des tétées mais c’était quand même très prenant. J’ai donc versé ma larme quand nous avons décidé d’intégrer au moins un biberon de lait en poudre, mais j’avais l’esprit plus tranquille, ma fille avait pour sur les quantités suffisantes en mon absence. Je tire entre 150ml et 200ml pour nounou, et elle lui fait un deuxième bib en poudre dans la journée, et ma fille tète la nuit matin et soir. Cela fait un mois que nous avons mis en place cet allaitement mixte et je profite de pouvoir continuer mon allaitement même si mon objectif était 6 mois d’allaitement exclusif. Le principal étant de continuer à lui donner le meilleur. Avec la diversification, le but est de diminuer peu à peu les quantités de lait en poudre pour qu’elle n’ait que mon lait en complément. »

Témoignage d’Anissa, 37 ans, heureuse maman de 3 filles (aînée de 3 ans et jumelles de 3 mois) :

img_7785« J’ai allaité ma première fille 6 mois en exclusif et j’ai adoré donc pour moi allaiter mes jumelles était une évidence. Mais je ne me sentais pas capable de faire du 100% , car à la demande avec 1 enfant c’est prenant mais avec 2, je ne voyais pas comment je pouvais y arriver ! Elles ont été hospitalisées 25 jours (car elles sont nées à 34 semaines) et j’ai donc du lancer l’allaitement au tire lait.. La mise au sein a été faite à l hôpital avec des bouts en silicone sur la dernière semaine d’hospitalisation. Une fois rentrées à la maison, les tétées ne sont pas très efficaces de plus la gestion des 2 est très sportive. Au début, elles avaient 1 bib sur 2 de mon lait plus 1 à 2 mise au sein par jour chacune. Puis par manque de temps (14 biberons par jours !!!), avec la fatigue physique et morale ma lactation a diminué. Je fonctionne à flux tendu, elles sont passées de la moitié de LA à 3/4 de LA et 1/4 de lait maternel. J’aime les mettre au sein je suis donc un peu frustré mais sur les conseils @apasdemoa j ai fait venir une IBCLC. Celle-ci m’a conseillé le système du DAL (système d’aide à l’allaitement) et je vais essayer pour plus profiter des mises au sein et ré augmenter ma production de lait maternel. Maintenant elles ont 3 mois et elles savent bien quand elles boivent de mon lait il n’en reste jamais une goutte et en redemande !! C’est un allaitement difficile mais qui me permet de profiter de moments seule avec ma grande et de passer le relais à mon mari pour garder une bonne forme morale tout en étant pleinement disponible pour elles. J’ai mis du temps mais je commence à prendre mon rythme dans cet allaitement mixte. Nous n’excluons pas de laisser tomber le LA pour continuer au lait maternel uniquement au moment de la diversification. »

Témoignage d’Elsa, 40 ans, maman d’une fille de 4 ans et d’un garçon de bientôt 19 mois :

img_7786« J’ai pratiqué l’allaitement mixte pour ma fille. Je savais que je voulais allaiter mais j’étais beaucoup moins bien renseignée que maintenant. Alors à 3 mois je suis passée en allaitement mixte en vue de ma reprise du travail 15 jours plus tard. Il était inconcevable pour moi à l’époque de tirer mon lait au travail. On a mis bien mis 10/15 jours avant que notre fille accepte de prendre le biberon. Ce fut une grande source d’angoisse pour moi. J’ai finalement réussi en la faisant téter et en insérant la tétine du biberon à la place (ni vu ni connu!) et à mon grand étonnement ça a fonctionné. J’ignorais à l’époque ce risque de confusion sein-tétine. Je m’estime donc chanceuse car elle et moi n’avons jamais eu de problème de ce côté là. Après 1 an environ d’allaitement mixte, j’ai arrêté le LA pour ne lui donner que mon lait. Je suis repassée au LM car je trouvais inutile de continuer le LA. Et il faut dire qu’à un moment je donnais aussi un biberon le soir en plus de la tétée car on m’avait qu’elle dormirait mieux…! mais ça n’a absolument rien changé, jamais ! Donc vraiment le LA n’avait plus aucune utilité. Je l’ai allaitée jusqu’à ses 3 ans. Quand à mon fils, il n’a eu comme lait que le mien. J’ai repris le travail après un congé parental de 6 mois, ça a facilité les choses. Il est toujours allaité et je compte si possible et qu’il est d’accord continuer jusqu’à ses 3 ans a lui aussi. »

Témoignage de Maja, maman d’Ana 2 ans et Viktor, 7 ans :

img_7787« Notre histoire d’allaitement a mal commencé : mon fils est né par césarienne d’urgence sous anesthésie générale et il a fait une détresse respiratoire avec suspicion d’infection. Il a été 3 jours en neonat sous perfusion, assistance respiratoire et sonde gastrique. Alors que je me battais 3 étages plus haut avec un tire-lait toute seule, à m’en faire des crevasses, pour sortir un maximum de mon lait afin qu’il lui soit donné à la place du LA qu’on a mis sans mon accord dans sa sonde, on m’apprend que le lait tiré doit subir des analyses avant de lui être donné en neonat. 3 jours d’analyses.. Du lait tiré pour rien puisque mon fils est monté en chambre au bout de 3j. Enfin si, ça m’aura au moins servi à entretenir la lactation avec une mise au sein compliquée, c’était toujours ça de pris. Mal informée, pas soutenue, je ne voyais pas d’autres options que de continuer le LA. Pour nous aider j’ai utilisé des bouts de sein en silicone : je n’avais “quasi pas de mamelon”. Je ne connaissais pas du tout le risque de confusion sein/tétine… mais cela m’a permis d’aider mon fils à prendre le sein d’avoir un débit semblable au bib. Les premiers temps ont été difficile d’autant que je suis tombée malade (maladie qui m’a valu un handicap de 2 ans) mon mari m’a beaucoup aidé pour la mise au sein. Je ne me souviens plus du rythme des bib ni des tétées. Je me souviens qu’à la maternité je notais tout. Puis, de retour à la maison je m’étais installée une application pour noter les tétées, leur durée et fréquence ainsi que les prise de LA avec quantités. J’ai progressivement arrêté de compter, de lire l’heure et automatiquement je donnais moins de bib. J’avais lu sur le site de la LL l’importance de la tétée à la demande, de mettre le plus possible au sein sans trop me poser de question et c’est ce que j’ai fait. Et au bout d’un mois pile d’allaitement mixte on a fini par passer à un allaitement exclusif…un allaitement non écourté qui a duré 6 ans 🙂 »

Témoignage de Valentine, maman d’une petite fille de 3,5 ans et d’un garçon de 4 mois :

img_7788« J’ai dû passer à l’allaitement mixte, à gros contre-cœur quand ma fille a eu 3,5 mois. Essayer d’expliquer pourquoi je n’ai pas réussi un allaitement exclusif serait trop long: 15j de néonat avec un bébé de petit poids (retard de croissance), mauvaises informations venant même d’une ibclc, des galactogènes pris dès la maternité, ma propre inexpérience..Je tenais tellement à cet allaitement : la seule chose naturelle que je pouvais faire, la conception et la naissance ayant été médicalisés. La prise de poids les 3 premiers mois était très lente et j’avais plus que l’impression de ne pas avoir assez de lait dès le midi malgré mes nombreuses lectures sur l’allaitement. Je passais de plus en plus de temps avec ma fille au sein et les tétées étaient de mois en moins efficaces alors que je pratiquait l’hyper-alternance et l’hyper-compression des seins sur les conseils qu’on m’avait donné. J’étais obnubilé par l’allaitement. Mon mari était inquiet. Les couches sont devenues moins mouillées. Jusqu’à ce que la couche de nuit devienne sèche et la suivante peu remplie. J’ai pris peur et j’ai reconsulté la conseillère ibclc. Là, à 3,5mois il y avait une cassure de courbe. On a commencé l’introduction de biberons. J’ai beaucoup pleuré pour les premiers bibs, surtout ceux donnés par moi-même. L’entendre déglutir sans la sensation de téter mon sein a été horrible! Mais j’ai eu la grande chance que ma fille passe sans problèmes du sein au biberon (de LM tiré ou de LA) puis repasse au sein dans la même « tétée » et qu’elle ne fasse pas de confusion! Les tétées étaient bien sûr privilégiées avec quelques petits biberons en fonction de sa demande. En 15j, ma fille a pris 800g. A 6 mois, ma fille a été gardé où elle prenait de mon lait tiré (je n’arrivais pas à tirer beaucoup) et du LA, avec tétées à gogo soir/nuit/matin et un petit biberon de LA le soir en plus. J’ai tiré mon lait jusqu’à ses 18 mois. J’ai allaité pour notre plus grand bonheur jusqu’à ses 33 mois. J’étais alors en début de grossesse, je n’ai rapidement plus eu une goutte de lait. Mon 2e allaitement est bien plus serein et facile heureusement. »

allaitement, Allaitement et reprise du travail, La Tribu des Parents

Allaitement et reprise du travail : 38 témoignages de workingmums

L’idée de regrouper tous les témoignages récoltés sur l’allaitement et la reprise du travail me trotte dans la tête depuis un moment !

Les voici donc compilés, 38 récits de wonder-working-mums toutes plus fortes les unes que les autres et qui nous montrent que contrairement à une croyance fort répandue, la reprise du travail ne rime pas forcément avec la fin de votre allaitement !

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Il y a en a pour tous les goûts : infirmière en 12 heures, coiffeuse, avocate, professeure, comptable, ingénieure informatique, doctorante et j’en passe !

Entre celles qui tirent confortablement installées à leurs bureaux et celles qui tirent dans des cagibis en passant par celles qui tirent dans leurs voitures ! Lire la suite « Allaitement et reprise du travail : 38 témoignages de workingmums »

allaitement, La Tribu des Parents

J’allaite encore et alors ? : petit guide de survie de l’allaitement non écourté

Vous aviez beaucoup aimé le petit guide de survie des fêtes de famille (à retrouver ici), je vous propose un nouveau petit guide de survie, cette fois-ci focus allaitement non écourté !

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Alors comme d’habitude, on s’arme de son plus beau second degré et on vient rire un coup parce que comme j’aime à le dire mieux vaut en rire qu’en pleurer !

Faut pas se leurrer, celles qui se prennent le plus de remarques intrusives, désobligeantes, de jugements, de regards en biais, ce ne sont pas les allaitantes de bébés, ni les biberonnantes d’ailleurs. Non, les allaitantes de bébés jouissent d’une aura d’admiration jusqu’à 4 à 6 mois, âge à partir duquel les biberonnantes prennent le relais et endossent à leur tour la couronne de la « bonne mère ». Celles qui se sentent le plus ovnis, sont celles qui font partie de la rare population d’allaitantes de bambins.

Mais avant toute chose, un bambin c’est quoi ?

Lire la suite « J’allaite encore et alors ? : petit guide de survie de l’allaitement non écourté »

allaitement, La Tribu des Parents, Résumés de lectures

L’allaitement dans la lecture jeunesse

Chez les Novas, on aime la lecture et, sans surprises, Bébé Nova aussi ! Je prends autant, voire plus de plaisir à choisir ses livres que je n’en ai à choisir les miens, en tentant de m’adapter à ses goûts et ses préférences. Ce n’est d’ailleurs souvent pas le livre qui me plaît à moi qui lui plaira forcément à elle. J’ai également vite réalisé que beaucoup de livres pour enfants sont écrits ou illustrés sans prendre en compte les principaux intéressés : textes pas à propos, illustrations peu adaptées.

Pourtant ces premières lectures participent de façon certaine à ce que nos enfants penseront demain, aux représentations qu’ils auront de la vie, au développement de leur imaginaire, à la formation de leurs peurs et de leurs rêves.

Ils sont un outil de transmission de connaissances et de savoir d’une part, d’apprentissage d’autre part. Mais également un outil de communication et de compréhension. Ils leur permettent d’entrevoir de façon figurée le monde qui les entoure.

On conviendra alors aisément que les livres ont un rôle bien plus important à jouer que celui de simple divertissement.

Dans ce plaisir de la lecture, j’ai fais la rencontre de Valentine, libraire à ses heures et grande fan de livres (logique direz-vous !), que je laisse se présenter !


Bonjour! Alsacienne d’adoption, j’ai fait ma formation de libraire en Suisse et ai vécu plusieurs années à Paris. Pendant mon apprentissage, je me suis découvert un intérêt immense pour la littérature jeunesse, en particulier pour les romans ado. Depuis la naissance de ma fille, je suis avec elle non-stop et j’ai redécouvert les albums pour bébé et enfant, que j’aime présenter sur mon compte Instagram. Ma grossesse m’a ouvert la voie du maternage et de l’éducation positive. Passionnée depuis par le portage, l’allaitement, le cododo, le respect et l’écoute de l’enfant, j’amasse avec bonheur tous les livres que je rencontre sur ces thèmes, afin de créer une jolie bibliothèque bienveillante et éclairée.


Ensemble, nous avons eu l’idée de vous proposer un article réunissant deux choses pour lesquelles nous militons toutes deux : l’importance de la transmission autour de l’allaitement et l’importance de la lecture.

Cette volonté de vous proposer un article qui combine lecture et allaitement part du triste constat que pas ou trop peu de livres pour enfants proposent en tant que norme la représentation de l’allaitement. On trouvera au mieux rien, au pire des biberons et des tétines s’imposant alors naturellement dans l’esprit des enfants comme la norme pour nourrir bébé.

Alors si comme nous, vous avez envie de proposer votre vision de la norme à vos enfants, nous vous proposons ci-dessous une sélection de livres qui expliquent l’allaitement, l’illustrent ou l’évoquent simplement.

  • Les livres sur le thème de l’allaitement

  • Les tétées de Maïté, Jeanne Sélène, illustré par Isaa 

visuel-ululeSuper ouvrage sur l’allaitement d’un bambin ! Avec l’âge, la tétée s’enrichit et devient multiple. En tant que maman allaitante d’un bambin, je trouve cet ouvrage doux et réaliste à la fois. Connaissez-vous toutes les tétées de Maïté ? A noter que l’ouvrage est postfacé par Claude Didierjean-Jouveau herself !


L’avis de la libraire :

rond-ulule-grande-faimUne magnifique ode à l’allaitement et à ses bienfaits : la tétée qui nourrit, celle qui guérit, la tétée qui console et celle qui endort. Il y a la tétée de retrouvaille et celle qui ne sert à rien mais qui est pourtant indispensable. Tout ceci mis en beauté par des illustrations douces et colorées qui donnent envie de serrer contre nous ceux qu’on aime !


  • Mammifère, Marion Cadet, Editions du Hêtre

img_5587Ce beau livre propose à chaque page une illustration représentant un animal et une particularité de l’allaitement de son espèce ainsi qu’un bienfait de l’allaitement maternel humain. Il s’agit d’un très beau livre dont les douces illustrations sont un bonheur pour les yeux des grands et des petits.


L’avis de la libraire

img_5557Avec des illustrations douces, poétiques et lyriques, l’autrice présente une ode à l’allaitement animale. Chaque page ramène à une des raisons d’allaiter (nourrir, réchauffer, consoler, endormir, câliner, soigner…) et une maman et son petit l’illustrent avec un texte intéressant sur la façon qu’ont les animaux d’allaiter. Nous découvrons que les marcassins peuvent téter en courant, que la renarde perd les poils de son ventre pour aider son petit à trouver ses mamelles et que le cachalot peut allaiter 13 ans. Pour clore ce panel d’images tendres, la mère humaine et son enfant rappellent l’important de cet or liquide et tout ce qu’il apporte dans nos vies.


  • Que veux-tu bébé ?, Tupera Tupera, Phaidon Press 

img_5588Le livre sur le thème de l’allaitement le plus connu en France je dirais ! Il s’agit d’un livre dont la forme ronde attise déjà l’intérêt de l’enfant. Puis l’histoire simple mais efficace du bébé qui ne parle pas encore et qui finit par exprimer par des pleurs son souhait de téter après plusieurs propositions infructueuses fait participer son jeune lecteur. Chez les Novas c’est un classique. Il est lu au moins une fois par jour.


L’avis de la libraire :

img_5589Un petit album carrément fun et décomplexé qui étonne même par son format rond et son côté design. Rond, oui, pour rappeler divers objets : un ballon, un tambourin, jusqu’au visage du bébé et surtout du sein nourricier et câlin! Il sonne terriblement vrai et fera rire toutes les mamans ayant allaité ! Un must.


  • Toi, moi et la tétée, Monica Calaf & Michel Fuentes, éditions Le Hêtre Myriadis

img_5586Un joli livre qui raconte chronologiquement l’histoire de l’allaitement : de la naissance, aux premières dents, à la diversification pour finir avec le sevrage. Les illustrations sont jolies et très explicites.


L’avis de la libraire : 

img_5559De la naissance où Bébé a rampé jusqu’au sein nourricier, à la vie quotidienne, avec l’endormissement au sein, les tétées qui rassurent et qui câlinent, jusqu’au sevrage naturel, ce livre raconte l’aventure de l’allaitement non écourté. Présentant également le portage et le cododo, il s’agit d’un des ouvrages les plus connus autour du maternage proximal. C’est doux, poétique, un album qui se garde comme un des plus beaux souvenirs d’une maman.


  • Bébé a faim, Virginie Maillard, édité par Bougribouillons

img_5585Un de mes livres préférés qui aborde de façon simple et claire le sujet de la durée de l’allaitement et de la transmission. Pourquoi bébé grimace ? Parce qu’il a faim. Laisser les enfants observer cet acte si naturel. Répondre aux questions des enfants plus grands et leur expliquer les choses. J’aime autant l’histoire que les illustrations.


L’avis de la libraire :

img_5562Mano rend visite à sa marraine qui vient d’avoir une adorable petite Enola. Fasciné par la délicatesse de ses doigts, il l’observe téter puis s’endormir au sein. Son papa lui rappelle qu’il a tété durant 6 mois lui aussi, mais que certaines mamans allaitent leur petit plus longtemps, jusqu’à 2 ans voire plus, et que c’est une décision propre à chacun. Ce magnifique livre illustré, écrit et édité par Bougribouillons, dont le blog parle de motricité libre, DME, maternage, présente à merveille l’allaitement non écourté, d’une manière simple et naturelle, comme chacun devrait le percevoir.


  • On a volé mes tétées, Texte de Christelle Vaudour et illustrations de Daphné Dejay, Daphné Dejay Editions

img_5583Un petit livre sur le sevrage, préface signée Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau s’il vous plait ! Les illustrations sont jolies et colorées, inspiration Niki de Saint Phalle sur les bords, peut être un poil trop agressives pour les enfants selon moi.


L’avis de la libraire :

img_5560Avec un air de livre d’art et des illustrations spectaculaires un brin abstraites voire conceptuelles, ce livre traite du sujet pas toujours facile du sevrage. Avec une approche très rassurante et positive, il explique aux enfants que oui, les tétées sont parties mais que l’amour est là, toujours aussi fort et lumineux. Entre nostalgie et promesse de grands bonheurs à venir.


  • Mama, Who Drinks Milk Like me ? (Maman, qui boit du lait comme moi ?), Melissa Panter, First Paperback Edition

img_5582Un super livre en anglais qui traite de façon scientifique et curieuse de l’allaitement en racontant les habitudes d’allaitement des autres espèces. C’est proche du livre Mammifère décrit plus haut en ce qui concerne le contenu mais très différent du côté des illustrations !


L’avis de la libraire :

img_5563Sous forme de dialogue, un enfant et sa mère parlent de l’allaitement des animaux. Avec des illustrations originales, pop et colorées, le livre a un air de petit documentaire scientifique. On y découvre que les bébés hippopotames peuvent téter sous l’eau, que le girafon tète jusqu’à ce qu’il soit assez fort pour se défendre face aux prédateurs et que si le baleineau crachait la quantité de lait qu’il boit chaque jour, il remplirait plus de deux baignoires entières. Le mot de la fin est magnifique : la maman rassure son enfant, il pourra téter autant de temps qu’il le voudra.


  • Mama’s Milk (Le lait de maman), texte de Michael Elsohn Ross et illustrations d’Ashley Wolff, Tricycle Press

img_5580Encore un livre superbe en anglais dans lequel est racontée l’histoire de la tétée humaine tandis que les images illustrent en parallèle les tétées animales. Le livre se termine avec quelques particularités des tétées animales selon les différentes espèces.


L’avis de la libraire :

img_5566Un album aux dessins un brin vintage et très doux qui présent des scènes d’allaitement. Le texte en rime comme un poème parle des bienfaits du lait maternel et de la tendresse que ressent une maman, qu’elle soit animale ou humaine, pendant qu’elle nourrit son petit. Les dessins sont vraiment touchants et le texte se lit comme une berceuse à chantonner doucement pendant que l’enfant s’endort au sein.


  • Nursies when the Sun Shines, texte de Katherine Havener et illustrations de Sara Burrier, Elea Press

img_5581Et un dernier un livre en anglais, et quelle dommage encore une fois qu’il n’existe pas en français ! Ce livre traite du sevrage nocturne. Mais pas le sevrage nocturne de façon générale, il est clairement indiqué pour les bambins. L’auteur l’écrit d’ailleurs explicitement à la fin de l’ouvrage, il n’est pas question de proposer le sevrage nocturne aux bébés et même pour les bambins, l’auteur préconise de tester et s’ils ne sont pas prêts d’en rester là avec le sevrage. L’idée du livre est d’expliquer à l’enfant qu’à la tombée de la nuit, les tétées vont dormir et qu’au levé du jour, les tétées sont réveillées et prêtes pour la tétée ! Les illustrations sont douces et agréables et le cododo y est illustré à titre de norme.


L’avis de la libraire :

img_5564Avec des illustrations douces et féminines, ce livre traite du sevrage nocturne. Comme expliqué au-dessus, cela n’est pas une invitation au sevrage, surtout pas pour les bébés, mais plutôt une alternative si cela convient au bambin. L’enfant entre ces deux parents s’endort, tout le monde dort, même les tétées. Grâce aux repères bien expliqués – La nuit, il fait noir, on dort / le jour on est réveillé, on peut téter – et aux indications bienveillantes, l’enfant peut se rassurer, les câlins seront toujours là pour lui.


 

  • Les livres autour de l’allaitement

  • Renardeau, Irina Korschunow, éditions L’école des loisirs

img_5579Belle histoire d’un maman renard qui trouve un renardeau et qui l’adopte. L’allaitement y est naturellement évoqué lorsque celle-ci lui propose de téter à plusieurs reprises. C’est un très bon ouvrage pour les enfants qui apprennent à lire.


L’avis de la libraire :

img_5565Une adorable histoire d’adoption : une renarde accueille un petit renardeau abandonné. La douce maman le fait téter, le rassure, le protège face au danger et l’intègre dans sa tanière où se trouvent ses trois bébés. Le lendemain, on comprend que les quatre petits renards ont la même odeur : celle de l’amour et de leur maman. Une fable irrésistible et touchante qui fera fondre tous les lecteurs!


  • Seins, Agnès Rosenstiehl, éditions Autrement

img_5578Un de mes livres préférés qui n’est pas à proprement parler un livre pour bébés. Il est drôle et permet de parler allaitement, seins, poitrines de tous genres et de toutes tailles tout en faisant découvrir l’art à nos enfants. En effet, les illustrations ne sont autres que des tableaux d’illustres peintres.


L’avis de la libraire :

img_5567Un livre d’art thématique autour des seins et de ce qu’ils représentent : fierté féminine, bijoux en décolleté, douceur, parfum de rose, une ode à la beauté… et surtout l’allaitement, l’or liquide nourrissant, le plus grand pouvoir des femmes qui fait d’elles l’univers tout entier.


  • Agathe et les petits bonheurs, Catherine Dumonteil Kremer, éditions PEPS

img_5577Chouette livre qui permet d’instaurer un rituel du coucher. L’allaitement y est illustré à la fin du livre lorsque Agathe s’endort en tétant. Le livre propose également à titre de norme le cododo lorsqu’à Agathe raconte que dans sa famille, ils dorment tous ensemble !


L’avis de la libraire :

img_5568Pour se rappeler des petits bonheurs qui embellissent le quotidien, ceux qui donnent le plus de bonheur : un bisou de maman, un câlin avec le chat, le goût d’une bonne pêche, observer un escargot… Jusqu’au coucher en cododo entre ses parents, au sein de sa maman. Une magnifique histoire autour du maternage proximal et de la joie.


  • Petit Ours Brun et le bébé, éditions Bayard Jeunesse

img_5576Peut être le seul livre pour enfant « grand public » à illustrer la tétée. Petite anecdote tout de même, dans la version vidéo de « Petit Ours Brun et le bébé », la tétée a été remplacée par un biberon !


L’avis de la libraire :

img_5569Même si c’est un peu étrange de voir une ourse humanisée donner le sein, ça n’en reste pas moins une série culte qui se lit énormément donc rien que pour ça, il vaut la peine d’être dans cette sélection. Oui, à noter que pour la version animée, la tétée a été remplacée par le biberon, hélas.


  • Que fais-tu bébé, He Zhihong, éditions Seuil Jeunesse

img_5575Ce magnifique ouvrage illustre les bébés du monde. Les illustrations sont des peintures sur soie de l’auteur. L’allaitement y est évoqué lorsque l’un des bébés mange.


L’avis de la libraire :

img_5571Avec des mots doux, simples et des images universelles, cet album dessiné à la peinture sur soie présente les bébés du monde entier : portés, entourés d’animaux, découvrant la marche et la nature… On y voit un bébé tétant tout contre sa mère.


  • Ma maman a besoin de moi, Mildred Pitts Walter/Claude et Denise Millet, éditions Les Belles Histoires

img_5574Il s’agit d’un livre qui traite de l’arrivée d’un deuxième enfant et donc d’un petit frère ou d’une petite sœur et de l’importance pour l’aîné de sentir qu’il peut aider ses parents. L’allaitement y est évoqué lorsque la mère doit nourrir le bébé. C’est un chouette livre sur la place de l’aîné qui peut permettre aux parents d’expliquer cette période difficile que peut être l’arrivée d’un deuxième enfant.


L’avis de la libraire :

img_5572Un superbe album pour préparer un enfant à devenir grand frère. Les dessins sont sublimes et présentent une famille noire des Etats-Unis, et dévoile une illustration toute en tendresse d’allaitement.


  • Conclusion

J’ai pris beaucoup de plaisir à acheter, lire et commenter ces ouvrages avec Valentine. Ils intègrent maintenant naturellement la bibliothèque familiale et Bébé Nova a déjà ses favoris ! Je suis sure qu’en fonction de vos préférences, celles de vos enfants, ainsi que la précieuse aide de Valentine, vous trouverez chaussure à votre pied parmi la liste. Et finalement,  en conclusion j’écrirais que des ouvrages sur l’allaitement, il n’y en a peut-être pas beaucoup, mais ceux qui existent sont vraiment de beaux livres qui valent la peine d’être lus !

Valentine : Quelle superbe opportunité que d’écrire un article sur l’allaitement avec Sonja ! L’allaitement et le maternage forment mon quotidien depuis la naissance de ma puce. Soucieuse de rendre l’art de l’allaitement accessible à tous, je collectionne les albums sur le sujet, pour le plus grand bonheur de ma petite Eva ! Grâce à Sonja, j’ai découvert plein de nouveaux titres qu’il me tarde à adopter!

 

 

 

La Tribu des Parents, Résumés de lectures

Résumé de lecture : Que faire quand bébé pleure ? Vivre avec un bébé aux besoins intenses, du Dr William Sears

Le résumé de lecture du jour porte sur l’ouvrage Que faire quand bébé pleure ? Vivre avec un bébé aux besoins intenses du Dr William Sears. C’est dans cet ouvrage que le Dr Sears et sa femme, Martha, identifient et nomment ces bébés que tout le monde s’accorde à qualifier injustement de difficiles, épuisants, gâtés, maussades. Ce sont, selon eux, simplement des bébés aux besoins intenses.

William Sears est pédiatre et auteur. Il a été professeur agrégé de médecine clinique à l’Université de Californie à Irvine. Lui et sa femme, Martha Sears (infirmière et consultante en allaitement maternel), sont des spécialistes en matière de parentalité et d’éducation. Ensemble, ils ont écrit de nombreux ouvrages sur le sujet (voir ici pour un résumé de lecture de son ouvrage Etre parent la nuit aussi). Ils sont parents de huit enfants dont trois fils médecins.

Chaque bébé vient au monde avec un niveau de besoins qui lui est propre, en fonction de son tempérament particulier et de sa capacité à s’ajuster à son environnement.

Résumé :

Le but de cet ouvrage est de permettre aux parents de bébés exigeants, injustement qualifiés de difficiles, épuisants, capricieux, de voir leurs bébés sous un jour nouveau : il s’agit de bébés aux besoins intenses, des enfants suffisamment intelligents pour demander des soins de première qualité qui leur permettront de réaliser leur plein potentiel.

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La Tribu des Parents

Les bébés « aux besoins intenses » (« BABI »)

Lorsque notre fille est née, nous avons rapidement été au pieds du mur avec ce bébé dont les besoins semblaient largement dépasser ce que l’on pouvait observer en moyenne autour de nous. Elle avait ce besoin de bras constant, un besoin de succion hors norme, des pleurs qui montaient en un instant au stade d’étouffement. Autant de signes qui nous ont alerté et nous ont fait penser que notre enfant n’était pas « normal » et qui nous faisaient régulièrement douter du chemin de bienveillance et de maternage proximal que nous avions alors timidement empruntés.

Ajoutez à cela tous les commentaires de l’entourage proche, médical ou collègues de travail et vous obtenez des parents pleins d’inquiétude et de doutes sur leurs capacités en tant que parents…

Pourtant, nous essayions de répondre au maximum à ses besoins, d’être à l’écoute à chaque instant et du coup nous sentions encore plus démunis face à ses réactions. Était-ce notre faute ? Étions-nous trop à l’écoute de ses besoins et en avions-nous fait un enfant « gâté » ? Ou au contraire, étions nous trop faibles pour répondre à ses besoins ?  Avions-nous atteint notre limite ? Déjà ? N’étions nous pas capable d’y répondre de façon adéquate ?

Autant de questions que nous nous sommes posés des milliers de fois…

Mais en face de ces traits de bébé « trop demandeur », nous avions un bébé super curieux, éveillé, très conscient de son environnement et de son entourage. Un bébé actif et aux interactions multiples. Et ces traits très positifs nous confortaient, eux, sur la route que nous empruntions et sur le fait que malgré ses besoins intenses, nous y répondions de manière efficace, faisant d’elle un bébé qui semblait épanoui.

Nous avions également très vite écarté quelconque piste médicale, notre fille ne montrant pas de signes de douleur ou d’inconfort.

A la reprise du boulot, j’ai repris la lecture que j’avais mise au placard depuis la naissance de Bébé Nova par manque de temps. Mes trajets maison-boulot et mes séances de tirage de lait me permettaient de recommencer à lire. J’ai troqué mes polars contre des ouvrages sur les sujets qui m’intéressaient davantage à ce moment là (allaitement, sommeil, éducation, etc). Et c’est à la lecture de l’ouvrage du Dr Sears, Etre parents la nuit aussi (dont vous pouvez retrouver un résumé de lecture ici), que j’ai appris l’existence de ce qu’il appelle les BABI : les bébés aux besoins intenses. J’y ai tout de suite reconnu quelques traits de ma fille dans la description qu’en faisait le Dr Sears :

Ce bébé épuisant porte plusieurs qualificatifs : bébé maussade, bébé difficile, bébé qui souffre de coliques et bébé exigeant. A mesure que ce type de bébé grandit, on lui appose l’étiquette des « terribles deux ans », d’enfant hyperactif, d’enfant rebelle. Je préfère dire qu’il s’agit de bébés et d’enfants aux besoins intenses.

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