sommeil

Résumé de lecture : Etre parent la nuit aussi, Dr William Sears

Le résumé de lecture du jour porte sur l’ouvrage Etre parents la nuit aussi du Dr William Sears. Cet ouvrage est un incontournable sur le rôle des parents et le sommeil des enfants.

William Sears est pédiatre et auteur. Il a été professeur agrégé de médecine clinique à l’Université de Californie à Irvine. Lui et sa femme, Martha Sears (infirmière et consultante en allaitement maternel), sont des spécialistes en matière de parentalité et d’éducation. Ensemble, ils ont écrit de nombreux ouvrages sur le sujet. Ils sont parents de huit enfants dont trois fils médecins.

Résumé :

Dans cet ouvrage de référence, l’auteur se penche sur les besoins des bébés et des jeunes enfants la nuit ainsi que sur les solutions afin de rendre ces premiers mois et années de vie moins difficiles tant pour l’enfant que pour ses parents.

Son objectif affiché est d’aider les nouveaux parents à élever des enfants plus heureux et plus confiants. Il expose sa théorie sur « l’art parental favorisant l’attachement » de façon général et comment la pratique de cet art parental la nuit peut aider les parents, et surtout la mère, à appréhender son rôle de mère, à survire à la fatigue des premiers mois, ainsi qu’à prévenir le syndrome de mort subite du nourrisson. Il prône évidemment le sommeil partagé ainsi que l’allaitement, naturellement facilitateur des nuits tant pour la mère que pour l’enfant. Toutefois, le Dr Sears se penche sur toutes les problématiques connexes, telles que les aliments qui favorisent le sommeil chez l’enfant, le rôle du père la nuit, doit-on laisser bébé pleurer, etc.

Ce qu’il faut en retenir :

Les problèmes liés au sommeil surgissent lorsque les périodes de réveil de votre enfant la nuit dépassent votre capacité à vous y adapter.

Le temps que nos bébés ont passé dans nos bras, au sein de leur mère et dans notre lit ne représente qu’une toute petite partie de leur vie. Toutefois, le souvenir de notre amour et de notre disponibilité constante dureront toute la vie.

L’auteur commence par expliquer sa théorie de l’art parental favorisant l’attachement, le concept, ses récompenses pour les parents et les avantages pour les enfants. Il s’agit pour les parents d’atteindre deux objectifs : connaître leur enfant et l’aider à se sentir bien dans sa peau.

Le Dr Sears recommande ainsi aux parents d’allaiter si possible jusqu’au sevrage naturel expliquant que restreindre l’accès à la source de sécurité de l’enfant risque de laisser des séquelles à long terme sur son bien-être physique et mental. Il recommande également de répondre rapidement aux pleurs de bébé en expliquant que la mère qui agit ainsi accroît sa sensibilité face à son bébé et développe plus rapidement son intuition parentale.

Le Dr Sears met en garde contre le style parental favorisant le détachement dont les partisans prônent le « laisser pleurer » qui en plus d’être négatif propose des recettes toutes faites pour solutionner des problèmes complexes. Or, il n’existe pas, selon lui, de réponses simples aux problèmes complexes d’éducation des enfants. Les enfants sont trop précieux et leurs besoins trop importants pour devenir victimes de conseils bon marché et superficiels.

Concernant les avantages de l’art parental favorisant l’attachement, l’auteur explique que les parents qui mettent en œuvre cette pratique connaissent bien leur enfant et ont des attentes réalistes en ce qui a trait à son comportement. Il explique également que non seulement cet art parental permet une harmonie comportementale au sein de la famille mais qu’il conduit à un changement chimique au niveau de l’organisme de la mère. En effet, les mères qui pratiquent l’art parental favorisant l’attachement produisent davantage de prolactine que les mères qui font preuve de retenue. Et qu’est-ce que la prolactine ? il s’agit de ‘l’hormone maternelle’.

L’auteur termine ce chapitre en exposant les bénéfices de l’art parental favorisant l’attachement pour l’enfant : une estime de soi et de la confiance en l’autre avant tout, mais également un attachement à des personnes et non à des choses, des qualités éducatives accrues ainsi qu’une mise en place de la discipline facilitée.

Rappelez-vous que vous êtes en train d’éduquer le futur conjoint ou la future conjointe de quelqu’un d’autre, le futur père ou la future mère de vos petits-enfants.

Le second chapitre porte sur le sommeil de bébé et sur ses particularités. L’auteur y rappelle les concepts bien connus de sommeil paradoxal et sommeil lent et la prédominance du sommeil paradoxal chez l’enfant, et plus encore chez le nourrisson, ainsi que son rôle dans le développement cérébral de bébé. Il rappelle qu’il faut avoir des attentes réalistes en matière de sommeil car chaque bébé est différent et qu’un bébé qui dort toute la nuit n’est pas la norme. Comprendre les cycles de sommeil de l’enfant permet de mieux s’adapter à ses besoins.

Il est ensuite question des avantages du sommeil partagé et de ses bénéfices pour l’enfant. Il insiste sur un point important : le bébé a des besoins. Et accepter que le bébé a des besoins aide aux parents à reconnaître qu’ils ne le gâtent pas et ne les laisse pas les « manipuler » lorsqu’ils lui permettent de dormir avec eux. Le Dr Sears explique ensuite que le sommeil partagé développe l’intuition maternelle. Du côté de bébé, le sommeil partagé aide bébé à organiser son sommeil et à se sentir rassuré. N’oublions pas que ce n’est qu’environ à partir d’un an que bébé acquiert la notion de permanence de l’objet. Avant cela, bébé a besoin de compter sur une figure d’attachement familière pour se sentir en sécurité. Enfin, le sommeil partagé permet aux horloges internes de la mère et de l’enfant de se synchroniser de sorte que tous deux dorment mieux.

L’auteur rappelle que le sommeil partagé facilite l’allaitement et permet d’augmenter le taux de prolactine de la mère.

Bref, l’enfant dort mieux puisqu’il fait le plein de sécurité et de réconfort pendant la nuit.

Les enfants qui dorment seuls (particulièrement ceux qui ne veulent pas dormir seuls) grandissent souvent avec l’idée que le sommeil est un moment épouvantable, une période de séparation.

Le Dr Sears fait ensuite un focus sur les raisons pour lesquelles les parents hésitent à mettre en place le sommeil partagé : influence de la société, avis de médecins (or le médecin est formé pour poser des diagnostics et traiter les maladies non sur l’art d’être un bon parent !!!), le risque de « dépendance », la crainte d’étouffer bébé, la sexualité des parents.

Il conclut sur le sujet en précisant que le sommeil partagé ne fonctionne pas pour tous et que d’autres arrangements peuvent exister. Mais il précise que pour que le sommeil partagé puisse fonctionner, il faut qu’il ait été mis en place dès le départ et que l’enfant et les parents aient « appris » à dormir ensemble.

Le chapitre 4 propose aux parents des conseils pour aider bébé à s’endormir et à rester endormi. Il y aborde l’heure du coucher, les rituels du coucher, la détente ainsi qu’une partie sur comment rendormir bébé.

L’auteur concentre un chapitre sur les méthodes du « laisser pleurer » et fustige ces méthodes qui n’ont, selon lui, d’autre effet que d’amoindrir l’intuition maternelle et saper le sentiment de confiance du bébé. Il insiste sur le fait de conférer un statut de « personne » à l’enfant et dès lors considérer que c’est une personne qui pleure. Vous ne laisseriez pas votre conjoint pleurer. Les méthodes du « laisser pleurer » n’ont d’efficace que d’enseigner à l’enfant que les pleurs n’ont aucune valeur pour communiquer alors qu’il s’agit précisément de son seul moyen de communication…

Une réponse adéquate aux pleurs de bébé la nuit lui apprend à avoir confiance que ses actions ont un effet sur les autres. Le bébé réalise peu à peu qu’il a de la valeur. C’est le début de l’acquisition de l’estime de soi.

Le chapitre 6 traite des bénéfices de l’allaitement nocturne sur le sommeil de l’enfant et de la mère.

Le Dr Sears propose également aux parents une liste de causes du réveil la nuit des enfants (émotionnelles, physiques, environnementales et physiques) ainsi qu’une liste des troubles du sommeil courants chez l’enfant (chapitres 7 et 11).

Le chapitre 8 fait un focus sur le bébé aux besoins intenses. Ce bébé qu’on qualifie tantôt de maussade, épuisant, difficile, exigeant. Le Dr Sears lui préfère le qualificatif de bébé aux besoins intenses. C’est un enfant qui a des besoins au-dessus de la moyenne, des besoins de contact accrus et qui exige beaucoup de temps et d’énergie. Ce sont généralement des bébés dotés d’un tempérament très actif le jour et d’un sommeil plutôt agité la nuit, sans que cela ne soit une obligation.

Les chapitres 9 à 16 traitent de divers sujets connexes, tels que le rôle de l’allaitement dans l’espacement des grossesses (méthode MAMA), le syndrome de mort subite du nourrisson, le parent seul, la mère qui travaille, le voyage avec les enfants ou l’enfant malade ou hospitalisé.

Conclusion :

En conclusion, cet ouvrage m’a beaucoup parlé car il met des mots sur ce que nous tentons de mettre en place avec Bébé Nova depuis sa naissance. L’art parental favorisant l’attachement représente tout à fait notre vision de la parentalité et les bénéfices à long terme que décrit le Dr Sears dans cet ouvrage nous confortent dans les choix que nous avons faits sur tout ce qui entoure l’éveil et l’éducation de notre fille. Par ailleurs, cet ouvrage nous a permis de mettre un qualificatif sur le comportement de Bébé Nova également. Selon les terminologies utilisées par le Dr Sears, Bébé Nova serait un « enfant aux besoins intenses ». C’est exactement ce que je ressens quand je dois décrire sa façon d’être. Elle ne correspond peut être pas à 100% à l’enfant aux besoins intenses que dépeint le Dr Sears dans son ouvrage. Il n’en reste pas moins qu’elle est un enfant exigeant et fatiguant qui demande sans cesse de l’attention, du contact et des soins. Nous l’avons accepté dès le départ et nous comprenons un peu plus chaque jour ses attitudes et ses besoins et essayons d’y répondre de la façon la plus adéquate possible.

La seule chose que je pourrais reprocher à cet ouvrage concerne certains passages un peu désuets (livre écrit en 1985 et retravaillé en 1999) et un rôle femme au foyer de la mère un peu trop prononcé à mon goût (même si il est souvent question de la période congé maternité).

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Prix : 20 €

11 réflexions au sujet de “Résumé de lecture : Etre parent la nuit aussi, Dr William Sears”

  1. J’aime beaucoup tes résumés de lecture! Ils sont très clairs et reprennent l’essentiel du message de l’auteur.
    Le passage sur les problèmes de sommeil de sommeil qui débutent quand on dépasse notre capacité à nous y adapter : en effet quand les gens me demandent si mon bébé fait ses nuits et que je réponds qu’il a besoin encore de téter la nuit. Je me rends compte que les fois où je me sens capable d’y répondre j’ajoute souvent que ça ne me dérange pas mais les fois où je me sens totalement épuisée et dépassée par le nombre de tétée , les réveils nocturnes deviennent un problème… en tout cas ça fait réfléchir et je me rends compte que tout n’est qu’une question de point de vue.

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    1. Merci pour ton commentaire 🙂
      C’est tout à fait ça, mais rassure toi, la nature est bien faite et plus bébé grandit plus notre capacité à supporter les réveils nocturne croît également ! A 15 mois je supportais beaucoup mieux les nuits hachées qu’à 4 mois ! Et puis un jour, bébé enchaîne 6, 7, 8h de sommeil d’affilée et tout cela devient un lointain souvenir 🙂 en revanche, ce qui reste, c’est toute cette attention que tu lui aura donné, tous ces besoins que tu auras comblé et toute cette confiance en soi que tu lui aura insufflée..keep on rocking mama !

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  2. C’est vrai que tu as une facilité à écrire, à faire des résumés et du coup je vais acheter le livre lol car je me reconnais dans ce que dit le Docteur Sears. Merci pour cette lecture.
    Pour Bebe 1 je n’ai pas fait comme cela et pour bébé 2 c’est venu naturellement et effectivement je suis moins fatiguée, il tête, je suis allongée, on se rendort, il a 6 mois et finalement j’aime le savoir près de moi. Pas de coliques vive l’allaitement pour de bon ! Bises

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  3. Excellent résumé (ça me donne envie de le lire!) !
    Tout est une question de point de vue dans la parentalité. Je dirais même qu’il ne faut pas « se mettre au même niveau » mais plutôt considérer que notre enfant est au « même niveau » que nous. Ne fais pas à ton enfant, ce que l’on aimerait pas que l’on te fasse. Et jusque là… je ne me sens pas « si fatiguée » (après m’etre fait à l’idée de nuits hachées) !

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  4. Bonjour,
    Quel résume clair et bien écrit! Que cela fait plaisir à lire! J’ai entendu parler de ce livre sur le site de La Leche League et ce résumé suscite encore plus mon intérêt pour cette approche douce et en rapport avec mon ressenti. Comme il est penible d’entendre notre petite puce si joyeuse la journée pleurer la nuit et de s’entendre dire qu’il faut la laisser pleurer!!! J’etais perdue entre ce que je ressentais et ce qu’on me disait de faire. Me voilà rassurée. Je viens de commander le livre. Merci pour ce résumé encore une fois très bien écrit. Bonne continuation et bon courage avec votre Baby Nova, bébé intense qui a de la chance.

    Aimé par 1 personne

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